Le Blog de Nicolas Dupont-Aignan - Blog NDA

09 10 2019

Les compromissions inacceptables de Christophe Castaner avec les islamistes

Dans un débat organisé par CNEWS, Abdallah Zekri, responsable de la Mosquée de Paris et Délégué Général du Conseil Français du Culte Musulman, a fait connaitre de très graves informations sur Christophe Castaner.

M. Zekri a dénoncé l’hypocrisie de Christophe Castaner qui a inauguré à Lyon avec Gérard Collomb l’Institut français de civilisation musulmane à Lyon (IFCM), un centre cofinancé par la Ligue islamique mondiale (LIM) de 2 700 mètres carrés lié à la grande mosquée de la ville. Sur la photo, diffusée par Valeurs Actuelles, on aperçoit M. Castaner posant avec Mohammed Al-Issa, président de la LIM et ancien ministre de la Justice saoudienne !

Autrement dit, M. Castaner a soutenu un énième institut financé par des islamistes étrangers et s’est affiché avec une personnalité qui a appliqué la charia la plus obscurantiste et violente, qui recourt notamment à la décapitation, aux coups de fouets, à la ségrégation contre les femmes, les apostats, les Chrétiens ou les homosexuels.

C’est Mohammed Al-issa qui fut le ministre lors de la condamnation de l’écrivain et blogueur Raif Badawi à 1 000 coups de fouet et 10 ans de prison.

M. Zerki a rappelé à juste titre que la Ligue islamique Mondiale avait largement soutenu l’islamisme politique à travers le monde. M. Zerki parle même de financement au terrosime. En France, la LIM a financé de nombreuses mosquées islamistes mais s’est aussi fait connaitre par ses poursuites judiciaires contre la liberté de conscience, notamment contre Charlie Hebdo ou Michel Houellebecq.

Les accusations de M. Zekri sont d’autant plus inquiétantes qu’il n’est lui-même pas connu pour être particulièrement critique vis-à-vis des mouvements islamistes. Si M. Zekri a toujours reconnu la supériorité des lois républicaines sur les lois religieuses –encore heureux pour le délégué général du CFCM ! -, il s’est opposé à des mesures de bon sens comme la fermeture des mosquées salafistes.

Si M. Zekri s’inquiète des fréquentations de M. Castaner, c’est donc que le Ministre de l’Intérieur a dépassé les bornes.

Comment croire une seconde à la détermination du gouvernement à lutter contre l’islamisme qui nourrit le terrorisme quand on connait ce genre de relations et de compromissions inacceptables ? Comment l’Etat français pourrait-il vouloir éradiquer le salafisme et le wahhabisme quand on connait les relations inacceptables de nos élites dirigeantes avec l’Arabie Saoudite et les autres monarchies du Golfe ?

En réalité, les dirigeants français sont incapables de combattre le terrorisme car ils sont moralement et intellectuellement compromis avec l’islamisme. M. Castaner est le triste exemple de ce double langage permanent, prétendant mener une guerre sans merci contre nos ennemis tout en posant avec leurs soutiens financiers et moraux.

Encore hier à l’Assemblée Nationale, ni le Ministre de l’Intérieur ni le Premier Ministre n’ont eu le courage de nommer notre adversaire. Ils parlent de « meurtrier » et de « terrorisme » mais refusent de dénoncer l’islamisme en tant que tel. Quel aveuglement et quelle lâcheté !

Force est de constater que seules les propositions faites par Debout la France sont à même de combattre frontalement le terrorisme en s’attaquant à la racine du mal : l’islamisme sous toutes ses formes. Je remarque d’ailleurs que ce combat dépasse les clivages traditionnels. Sous la précédente mandature, Nathalie Kosciuszko-Morizet avait déposé une Proposition de loi pour interdire la « prédication subversive », en particulier le salafisme.

Il est plus que jamais nécessaire de redéposer une telle proposition de loi et de mettre d’état de nuire tous les fanatismes religieux qui mettent leurs croyances au-dessus des lois de la République et des valeurs de la France. Une telle loi permettrait de nous débarrasser des mosquées islamistes mais aussi des imams qui prêchent la haine. A ce titre, renforcer considérablement nos services de renseignement pour surveiller ces mosquées est une urgence absolue.

Nous devons renforcer nos exigences sur la laïcité. Debout la France propose d’imposer un « serment de laïcité » à tous les fonctionnaires et les employés des services publics. Bien sûr, ce serment ne permettra pas d’éviter certains double-discours fanatiques mais il enverra un message clair à l’extrême majorité de la population. Il faut enfin interdire le port du voile islamique au travail d’une façon claire et définitive ainsi que toutes les revendications communautaristes qui se manifestent à l’école (négation de la Shoah, contestation des enseignements scientifiques, refus des cours de sport) ou encore à l‘hôpital, notamment le refus par certains hommes d’être soignés par des femmes et vice-versa.

Les attentats et les attaques islamistes ne sont pas des phénomènes isolés mais l’aboutissement d’idéologies fanatiques qui gangrènent progressivement la société française jusqu’à devenir hors-contrôle. Combattre réellement l’islamisme consiste à assécher l’ensemble des idéologies mortifères et ses manifestations insupportables contraires à toutes nos valeurs.

23 09 2019

Commission Européenne : on reprend les mêmes pour le pire !

Après des mois de négociations, nous savons donc les noms des différents Commissaires de la nouvelle Commission Européenne.

Sans surprise, Ursula Van Der Leyen suivra la même ligne que son prédécesseur Jean-Claude Juncker. De nombreux membres de la Commission Juncker sont même reconduits à l’instar de l’autrichien Johannes Hahn ou bien Frans Timmermans, le socialiste qui était pourtant candidat à la Présidence de la Commission.

Personne n’a élu madame Van Der Leyen, qui n’était même pas candidate aux Européennes ! Une fois encore, le système de l’Union Européenne recycle les socialistes, les centristes et la fausse droite. Si les électeurs perdent à tous les coups, la soupe est bonne pour les européistes !



Pire encore, la Commission renouvelle ses membres les plus incompétents et dont le bilan a été sanctionné par les urnes aux élections ! Prenons Phil Hogan, Commissaire sortant chargé de l’agriculture, qui a détruit la PAC et laissé le marché s’ouvrir à toutes les concurrences déloyales, notamment avec le Canada via le CETA. Le voilà chargé du portefeuille le plus stratégique de l’Union Européenne : le Commerce !

Comment croire que monsieur Hogan, représentant Irlandais, pays qui accueille les pires fraudes fiscales des multinationales comme les GAFAM, va défendre nos intérêts ? Autant nommer Wilbur Ross, le Secrétaire Américain au Commerce, directement à la Commission Européenne !

Autre incompétente notoire reconduite, la danoise Margrethe Vestager à la Concurrence. Adulée par la pensée unique, c’est pourtant elle qui a interdit toute formation de champions industriels européens et le pillage de nos entreprises nationales ! C’est Mme Vestager qui a autorisé, avec Emmanuel Macron, General Electric à acheter Alstom ! C’est aussi elle qui a refusé de protéger le marché ferroviaire européen contre la concurrence déloyale des Chinois ou des Canadiens !



Cette Commission comporte de nouvelles personnalités dont le bilan politique est déplorable. Ainsi, l’italien Paolo Gentiloni, ancien chef d’Etat italien, hérite du portefeuille européen de l’économie alors que son bilan en Italie est si dramatique qu’il avait été durement défait par les électeurs en 2018. Comment accepter la nomination de Didier Reynders à la Justice européenne alors qu’il a été accusé en 2012 d’avoir rencontré en Arabie Saoudite un Prince condamné en France et soumis à un mandat d’Interpol pour trafic de drogue ?

Enfin, nous pourrions nous réjouir qu’une Française soit chargée du dossier du marché intérieur et de l’industrie de la défense. Hélas, Sylvie Goulard, est une Française de papier et une mondialiste de cœur et d’esprit ! Ephémère Ministre des Armées, Mme Goulard a dû démissionner suite à des soupçons de détournement des fonds européens dans le cadre des affaires des Assistants européens. Pire, lorsqu’elle était députée européenne, elle a touché 10 000 euros par mois d’un think tank américain sans fournir de véritable travail. Elle est aussi accusée par le journal Marianne d’avoir des liens avec des lobbys du milieu financier allemand. Alors que l’Allemagne cherche depuis des mois à détourner à son profit les tous nouveaux instruments financiers européens de soutien à l’industrie de la défense, on ne peut que se poser la question de savoir quels intérêts défend vraiment Mme Goulard ? En tout cas pas la France ni les Français.



Rien ne change à Bruxelles. Nous avons une Commission qui rassemble le pire, semblable à celles de Monsieur Juncker et celles de Monsieur Barroso : des gens non-élus, souvent défaits dans leurs pays, aux contacts troubles, mêlés à d’innombrables conflits d’intérêts. On peut aussi noter l’absence totale de représentation démocratique puisque les Commissaires nommés par la plupart des pays, notamment en France, en Italie ou en Belgique, ne sont pas issus des partis ou même des courants de pensée politique qui ont gagné les élections. Le message pour les électeurs est terrible et confirme la dimension anti-démocratique de l’Union Européenne.

La Commission Van Der Leyen n’apportera donc aucune réponse aux problématiques européennes et la machine folle de bureaucratisation et d’expansion perpétuelle des pouvoirs de la Commission en place depuis l’Acte Unique ne fera que continuer sa route. Pendant ce temps, les autres pays du monde agissent sans nous et l’Union Européenne semble condamnée à regarder sans pouvoir agir réellement.

Donald Trump continuera à défendre les Etats-Unis aux dépens de l’Europe, tout comme la Chine ou la Russie. La Commission Européenne ne construit pas l’avenir des Européens, elle sort nos peuples de l’Histoire.

Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La France, Député de l’Essonne.

19 09 2019

« Il y a vraiment quelque chose de pourri au royaume »… de France.

En cette rentrée l’instrumentalisation du pouvoir judiciaire par la Macronie atteint des sommets.

Bien entendu, je ne partage pas les options politiques de Jean-Luc Mélenchon. Je sais qu’il a eu tort de s’emporter mais il ne mérite pas cet acharnement digne des pires procès staliniens.

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09 09 2019

Rapport Goulet – Grandjean : qu’attend le Gouvernement pour lutter contre la fraude sociale ?

D’après les premières révélations d’un rapport parlementaire sur la fraude sociale remis au Gouvernement le 3 septembre, le système social français connait d’importants dysfonctionnements qui permettent une fraude s’élevant à plusieurs milliards d’euros. Dans un pays où les classes moyennes sont asphyxiées fiscalement alors que les services publics se dégradent et que 9 millions de citoyens vivent sous le seuil de pauvreté, l’Etat a le devoir de mettre fin à la fraude sociale qui n’est autre que du vol.

Si les chiffres évoqués dans le rapport Goulet-Grandjean sont à interpréter avec précaution, ils démontrent toutefois l’existence de biais révélant une fraude massive du système social français. En effet, le Répertoire national d’identification des personnes physiques, qui permet de vérifier l’état civil des personnes nées en France et de certifier l’identité d’un individu pour l’administration fiscale ou les organismes de Sécurité sociale, serait loin d’être à jour : il compterait 84,2 millions de personnes « réputées en vie » contre 67 millions de Français recensés selon l’Insee, de même que 3,1 millions de centenaires contre 21.000 recensés en 2016. Même si certaines personnes peuvent désormais vivre à l’étranger ou être décédées sans que l’administration française n’en ait été informée… nul doute au regard de ces éléments que le potentiel de fraudes est extrêmement élevé !

A ce jour, il apparait difficile d’avancer avec précision le montant que cette fraude représente : la députée LREM Carole Grandjean l’estime entre 3 et 10% du montant total des prestations sociales, soit entre 14 et 45 milliards d’euros…

Quoi qu’il en soit, la France ne peut plus tolérer un système social qui étouffe ceux qui contribuent, n’offre pas assez à ceux qui le méritent, et remplit les poches des fraudeurs. Il est inacceptable que des individus abusent malhonnêtement de la générosité des Français ! L’Etat doit non seulement révéler l’ampleur de la fraude sociale aux Français, mais il doit aussi agir pour la limiter, et sanctionner ses auteurs.

C’est pourquoi en janvier 2019 lors de la crise des gilets jaunes, Debout La France a proposé un plan réaliste de 32 milliards d’euros d’économies de bon sens pour financer la relance du pouvoir d’achat des Français. Ainsi, nous avons estimé à près de 16 milliards d’euros les économies réalisées en mettant fin aux principaux abus de l’assistanat dans notre pays : conditionner le RSA à une journée de travail d’insertion par semaine rendue à la collectivité, suspendre les aides sociales aux familles d’enfants délinquants, et surtout lutter fermement contre les fraudeurs sociaux notamment contre le scandale des 1,8 million de fausses cartes vitales, révélé par le magistrat Charles Prats.

Au regard de l’ampleur de la fraude sociale dans notre pays, il y a urgence à mettre en application les préconisations du rapport Goulet-Grandjean, notamment : améliorer les procédés de mise à jour du Répertoire national d’identification des personnes physiques, limiter la durée de vie des cartes vitales, interdire le versement de prestations sociales sur les comptes épargne, obliger les Français à déclarer tout changement d’adresse, mieux contrôler les prestations qui sont versées à des allocataires à l’étranger. Les solutions avancées par Charles Prats constituent également des pistes intéressantes pour limiter la fraude, comme le « passage à la biométrisation des numéros de sécurité sociale avec obligation pour tous de se ré-immatriculer ».

L’injustice sociale qui règne dans notre pays est devenue insupportable. C’est pourquoi j’attends avec impatience que le rapport parlementaire soit rendu public et que le Gouvernement annonce les mesures qu’il prendra pour lutter contre le fléau de la fraude sociale.

Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La France, Député de l'Essonne.

28 08 2019

Il est urgent de contrôler les naissances en Afrique pour développer le continent !

Le 20 mai 2019 lors d’un débat sur LCI consacré à la crise migratoire qu’affronte l’Europe, j’avais abordé la question de la démographie africaine en réclamant un contrôle des naissances au Sahel. Ma déclaration avait alors suscité l’hystérie collective sur le plateau, poussant même Yannick Jadot à qualifier mes propos de « scandaleux ».

Alors que les amis faussement écologistes de Yannick Jadot font culpabiliser les jeunes en Europe pour les inciter à ne pas faire d’enfants, je m’étonne que leur champion m’interdise d’évoquer le contrôle des naissances en Afrique : le taux de fécondité en Europe ne s’élève qu’à 1,6 enfant par femme contre près de 6 au Sahel ! La population d’Afrique subsaharienne devrait ainsi doubler d’ici 2050 pour dépasser les 2 milliards d’habitants et quadrupler d’ici 2100 (rapport de l’ONU du 17 juin 2019). Nul doute qu’une telle explosion démographique constitue une menace pour l’avenir écologique de notre planète et la stabilité du monde.

Qu’ai-je dit de si condamnable alors même que l’ancien Président du Nigéria, Goodluck Jonathan, a appelé les Nigérians en 2012 « à n’avoir que le nombre d’enfants qu’ils peuvent élever » afin de réussir le développement de leur pays ?

Qu’ai-je dit de si condamnable alors même que le Président du Niger, Mahamadou Issoufou, a déclaré en 2018 avoir « pris des mesures pour réduire la natalité » afin de « maitriser la croissance démographique » !

Qu’ai-je dit de si condamnable alors même que l’ancien Premier Ministre du Mali, Moussa Mara, a affirmé dans une interview pour L’Opinion en juin 2016 qu’il est « urgent de mettre en œuvre des politiques de contrôle des naissances » pour ne pas rater la transition démographique nécessaire à la réussite du développement de l’Afrique ?

N’en déplaise aux dirigeants français et aux bonnes âmes qui se targuent de bons sentiments comme Yannick Jadot, on ne peut résumer la résolution de la crise migratoire à un accueil illimité des migrants en Europe. Pire, cette solution consensuelle chez les défenseurs de la pensée unique aggrave le problème. Comme l’affirme le Président sénégalais Macky Sall : « la vocation de la jeunesse africaine n’est pas d’atteindre les rives de l’Europe, nous devons combattre l’émigration clandestine et trouver des solutions sur le continent africain ». Car en privant les pays africains de leurs forces vives, l’Europe freine le développement de l’Afrique qui mettrait fin à l’émigration clandestine.

Face au défi de la transition démographique, la France doit impulser en Europe un véritable plan d’aide aux pays africains. Cette coopération doit s’inscrire dans une démarche multilatérale qui respecte les souverainetés étatiques et empêche l’émergence de toute nouvelle hégémonie sur le continent africain.

La limitation des naissances doit avant tout passer par la prise de conscience des Africains qu’il s’agit de la condition sine qua none du développement de leur continent. Comme le préconise Moussa Mara, l’Afrique doit sensibiliser les populations et particulièrement les femmes « à la contraception, à l’accès au service de planification familiale, aux grossesses à risques , sur les conséquences des grossesses pour les filles trop jeunes, sur l’intérêt d’organiser le futur des enfants », etc.

Cette prise de conscience doit s’accompagner d’une véritable politique de libération des femmes visant à les émanciper du fanatisme religieux et à leur donner accès à une éducation universelle de qualité, puis à un travail. Le ralentissement de la croissance démographique permettra ainsi aux Etats africains de dégager les ressources publiques indispensables à l’émergence d’un réel développement : déploiement d’infrastructures, système d’éducation et de santé, etc.

De plus, afin d’assurer la stabilité du continent et la pérennité de son développement, l’Europe doit s’engager auprès de ses partenaires africains pour éradiquer toutes les formes d’extrémisme religieux, comme les islamistes de Boko Haram.

Alors que 237 millions de personnes en Afrique subsaharienne souffrent de sous-nutrition chronique, l’Europe doit aider son continent voisin à assurer son autosuffisance alimentaire. Cette ambition passe par des programmes qui favorisent les coopérations agricoles Sud-Sud en se basant sur un modèle agricole localisé qui garantit des revenus décents, à partir des villages et petites villes structurant les territoires.

Enfin, l’Europe doit contribuer à financer massivement un programme d’investissements qui permette la réalisation de grands projets comme la « grande muraille verte », initiée par l’Union africaine pour lutter contre le réchauffement climatique et protéger les terres agricoles face à l’avancée du désert en développant des écosystèmes verts reliant Dakar à Djibouti. Elle doit aussi s’engager dans un ambitieux plan d’infrastructures électriques décarbonées qui accélère l’émergence de réseaux de transports, techniques et industries nécessaires à l’essor du continent africain.

Le 21ème siècle est chargé de défis : on ne peut parler d’environnement, de stabilité du monde ou encore d’immigration si on ne résout pas le problème de la surchauffe démographique au Sahel, qui empêche la réussite du développement de l’Afrique.

Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La France, Député de l’Essonne.

09 08 2019

Préparation des universités d'été de fin Aout

Bonjour à toutes et à tous

Nous vous laissons l'espace "commentaires" de ce billet pour regrouper vos réflexions et propositions qui n'auraient pas pu êtres indiquées dans l’enquête officielle Cela permettra de vous confronter les uns les autres sur tous les sujets dont vous aimeriez parler en relations avec l'évolution de DEBOUT LA FRANCE

Dans le respect de nos pluralités...... comme toujours

Les modérateurs

Un mois après les élections européennes et quelques jours après l’annonce par la Commission européenne de la conclusion d’un accord de libre-échange controversé avec le Mercosur, Emmanuel Macron et son Gouvernement ont définitivement approuvé l’application en France du CETA, traité négocié par l’Union européenne avec le Canada.

Ces traités de libre-échange auront un impact significatif sur le quotidien des Français et l’avenir de notre planète : ils constituent tous deux une véritable menace démocratique, écologique, sanitaire et socio-économique.

A ce titre, l’hypocrisie du gouvernement et d’Emmanuel Macron n’a aucune limite. Ils épuisent les Françaises et les Français à coup de slogans écologiques et de taxes punitives, mais ils mènent une politique qui aggrave le dérèglement climatique et la pollution !

Je suis heureux que Nicolas Hulot affirme enfin sans ambiguïté que le libre-échange sauvage et la mondialisation commerciale sont la cause principale de la destruction de notre environnement et de notre modèle social. Cette positon de bon sens défendue par Debout la France depuis toujours fait de plus en plus consensus. Néanmoins, je constate que nous serions la seule famille politique à avoir le courage de mettre nos actes en accord avec nos paroles, comme toujours.

Sans doute n’avons-nous pas assez expliqué à nos concitoyens à quel point la problématique écologique était au cœur du projet de Debout la France. Il faut montrer clairement que le patriotisme économique est consubstantiel du développement durable.

1/ Une menace démocratique.

Depuis de nombreuses années la Commission de Bruxelles négocie, sous l’influence des lobbies et dans le dos des Etats, des traités de libre-échange qui engagent de force les 28 Etats-membres de l’Union européenne.

Ainsi, le CETA conclu en octobre 2016 est entré en application dans notre pays il y a près de deux ans, sans même que les autorités françaises n’aient eu leur mot à dire. Pendant la campagne présidentielle de 2017, Emmanuel Macron avait promis de « faire modifier ce texte » si son impact sur l’environnement était jugé négatif par une Commission d’experts indépendants qu’il nommerait. Malgré l’avis fortement négatif de cette Commission qui a remis son rapport le 8 septembre 2017, le Gouvernement a définitivement approuvé le CETA. Qu’importe si les Français ont été trahis. Emmanuel Macron détenant la majorité absolue au sein de l’Assemblée nationale, la ratification du CETA le 17 juillet ne sera donc qu’une simple formalité.

Egalement négocié en toute opacité par la Commission européenne, il y a fort à parier que l’application en France du traité UE-Mercosur connaîtra le même sort que le CETA, au mépris des Français.

Par-delà le processus antidémocratique de négociation et d’entrée en vigueur des traités de libre-échange qui s’imposent aux Etats, certaines clauses du CETA remettent en cause la justice telle que nous la connaissons en démocratie.

En effet, l’accord instaure le mécanisme de tribunal d’arbitrage entre investisseurs et Etats (ICS), mode de règlement extra-judicaire des conflits : plutôt que se soumettre à la sentence d’un juge, les multinationales pourront recourir à des « tribunaux privés » afin d’attaquer des Etats qui oseraient défendre leurs intérêts en ne respectant pas le dogme libéral. Fin 2017, le CIRDI révélait que dans 61% des cas, les groupes privés gagnent au détriment des pouvoirs publics, de l’intérêt général, de la souveraineté nationale. La privatisation de la justice conduit donc généralement à infliger des amendes à l’Etat… aux frais du contribuable !

La démocratie ne devrait-elle pas primer sur les intérêts économiques et financiers des multinationales ? La démocratie ne devrait-elle pas s’imposer à l’idéologie ultra-libérale et mondialiste qui profite aux multinationales, plutôt que s’y soumettre ? Sur la forme comme sur le fond, les traités de libre-échange négociés par l’UE avec le Canada et le Mercosur incarnent donc le recul progressif de notre démocratie au profit de l’argent roi.

2/ Une menace écologique.

L’urgence écologique implique que nous luttions en priorité contre les émissions de gaz à effet de serre qui provoquent le réchauffement de notre planète. Derrière les belles déclarations écologiques d’Emmanuel Macron, du Gouvernement français et des dirigeants européens se cache la réalité des actes : ils multiplient les atteintes à l’environnement et augmentent les émissions de gaz à effet de serre.

En effet, les traités de libre-échange conclus par l’Union européenne avec le Canada et le Mercosur ont essentiellement vocation à accroître massivement les échanges commerciaux avec l’Europe : ils intensifieront donc les flux transatlantiques de marchandises avec le Canada et le Mercosur respectivement situés à plus de 6000 km et 10.000 km de l’Europe, au mépris de lourdes conséquences comme la pollution de l’air et de la mer, la disparition de la biodiversité dans les fonds marins, etc.

Alors que le récent rapport du Haut Conseil pour le Climat confirme que les émissions nettes importées représentent 60% de nos émissions nationales de gaz à effet de serre (en 2015), il conviendrait de privilégier la production nationale et locale pour réduire drastiquement l’impact de l’activité humaine sur le réchauffement climatique. Pourtant, les traités de libre-échange avec le Canada et le Mercosur s’opposent directement au développement des circuits courts : d’une part car ils privilégient des circuits très longs, d’autre part car ces derniers représentent une concurrence déloyale par rapport aux circuits courts en matière quantitative et qualitative (normes environnementales, sanitaires, sociales, etc.).

En plus de ne pas respecter les engagements de l’accord de Paris sur le climat, les pays du Mercosur contribuent activement à la déforestation de notre planète (Amazonie) et appliquent des normes environnementales en deçà de nos exigences qui se répercutent sur la qualité des produits et qui inonderont le marché européen.

Les pays du Sud ont raison de dire que les pays occidentaux, en particulier l’Europe, ont sacrifié leurs forêts primaires pour assurer leur développement économique massif. Néanmoins, c’est justement parce que nous tirons des leçons de nos erreurs passées que nous ne voulons pas les réitérer. Pour sauver l’Amazonie et l’ensemble des forêts primaires du sud, il est essentiel d’offrir un autre espoir à nos partenaires que des accords de libre-échange, basé sur des produits basiques que nous pouvons fabriquer à proximité des consommateurs. Les pays européens devraient plutôt proposer des plans de co-développement (coopération scientifique, partage de certains brevets, investissements durables, etc) pour que les membres du Mercosur offrent un meilleur avenir à leurs habitants tout en préservant leurs richesses naturelles exceptionnelles.

Cela fait des décennies que les pays européens, dont la France, n’ont pas une politique de co-développement et de coopération à la hauteur de leurs promesses. Comment s’étonner alors que les gouvernements des pays du Sud ne nous fassent pas confiance ? Nous devons complètement changer nos relations internationales si nous voulons sauver la planète de la prédation.

N’oublions pas non plus le sort indigne réservé aux peuples premiers amérindiens par certains gouvernements du Mercosur, en particulier le Brésil. Chassées de leurs propres terres, interdites de vivre selon leurs traditions, menacées physiquement par de véritables mafias, ces tribus doivent être protégées par la communauté internationale et en particulier la France. En tant que gaullistes, la dignité de tous les peuples, puissants ou humbles, est au cœur de notre idéal humaniste. Jacques Chirac a longtemps honoré ce combat.

Ainsi, les traités de libre-échange négociés par l’Union européenne et approuvés par nos dirigeants sont directement complices d’accroître la crise écologique et d’accélérer le réchauffement climatique de notre planète.

3/ Une menace sanitaire et un mépris de la dignité animale.

En plus d’avoir un impact nocif sur l’environnement, les traités de libre-échange avec le Canada et le Mercosur constituent une menace pour la santé des consommateurs européens et le traitement des animaux.

Un an après l’entrée en vigueur du CETA imposée par l’Union européenne, un article de RTL écrit par Virginie Garin révélait que la France laissait encore entrer depuis le Canada du colza OGM sans indication sur l’étiquette malgré l’obligation en Europe, du saumon transgénique malgré son interdiction en Europe, ou encore 42 pesticides toxiques interdits dans notre pays mais autorisés au Canada.

De même, la Commission d’experts indépendants mise en place par Emmanuel Macron a déclaré que le CETA est « muet sur les questions de bien-être animal, de l’alimentation animale (farines animales ou non ?), et de l’administration d’antibiotiques comme activateurs de croissance ». Le rapport déplore également l’absence de nombreux contrôles des importations pour éviter que des viandes vendues en Europe n’aient été élevées avec des hormones de croissance ou ne soient contaminées.

Les producteurs du Mercosur appliquent des normes environnementales, sociales et sanitaires extrêmement faibles qui inonderont le marché européen de produits de mauvaise qualité : antibiotiques utilisés comme hormones de croissance, usage de produits phytosanitaires interdits en Europe, élevages industriels massifs bien loin de l’élevage paysan français, etc. On se souvient en France, le refus quasi-unanime des fermes-usines comme la « ferme des 1000 vaches » : en Amérique, des élevages monstrueux de 10.000 bêtes sont la norme et non l’exception !

Même si d’importants progrès restent à faire, l’élevage français est l’un des plus respectueux de la dignité animale. Tous les acteurs des filières s’accordent pour favoriser davantage encore le respect des animaux, notamment en améliorant considérablement les conditions d’abattage et en mettant fin à des pratiques cruelles. Comment tolérer de pactiser avec le pire de l’agrobusiness mondial en Amérique du Nord et du Sud qui ne voit l’animal que comme une machine à faire du profit ?

Rappelons que l’Union Européenne peine déjà à assurer la sécurité sanitaire et la traçabilité de la viande de certains pays européens (scandales de la viande de cheval roumaine ou du bœuf avarié polonais). Comment croire une seconde que l’UE sera capable de contrôler la production au Canada et encore pire, dans les pays du Mercosur ? A ce titre, la présidente de la FNSEA Christiane Lambert, indiquait le 5 juillet sur RMC que seuls 10% du cheptel brésilien étaient tracés et identifiés contre 100% des animaux élevés en France.

Le journal Le Monde a également révélé le même jour que 1600 tonnes de poulet contaminé à la salmonelle autorisées à l’exportation au Brésil avaient été arrêtées à la frontière britannique et renvoyées à destination. Voilà le sérieux des « contrôles » brésiliens !

En acceptant l’application du CETA et de l’accord avec le Mercosur, la France va nécessairement importer des produits qui ne pourraient pas être légalement produits ni consommés sur son sol à cause de leur dangerosité. Nous assistons une fois de plus au recul de la dignité et de la protection de l’Homme, au profit d’une société de consommation déshumanisée et profondément anarchique.

4/ Une menace économique et sociale.

Le principe même d’un accord de libre-échange repose sur la suppression des droits de douanes.

Ainsi, le CETA lève près de 98% des droits de douanes entre l’UE et le Canada. Bien que les échanges soient facilités dans la quasi-totalité des secteurs de biens et de services, ce sont essentiellement nos éleveurs et agriculteurs qui se retrouvent pénalisés par l’accord. En effet, ils se retrouvent en concurrence avec les filières notamment laitière, bovine (de 4.161 à 45.840 tonnes/an) et porcine (de 5549 à 75.000 tonnes/an) qui s’insèrent progressivement dans le marché européen et le satureront à terme ; de plus, seules 12% des 1349 indications géographiques européennes sont reconnues et donc protégées par l’accord. Quant à l’accès aux marchés publics canadiens, il passera de 10 à 30% pour les entreprises européennes alors que 90% des marchés publics européens sont déjà ouverts aux entreprises canadiennes : il s’agit d’un déséquilibre inadmissible.

De même, le traité UE-Mercosur va lever près de 92% des taxes sur les produits latino-américains importés au sein de l’UE : en facilitant plus encore que le CETA l’accès à son marché dans des secteurs européens en difficulté, particulièrement en France (bovin, volaille, sucre…), l’Union européenne met en péril notre économie notamment nos éleveurs et agriculteurs. Chaque année, ce sont ainsi 99.000 tonnes de bœufs, 100.000 tonnes de volailles et 180.000 tonnes de sucre qui inonderont notre marché, s’ajoutant aux quotas récemment offerts par l’UE au Canada (CETA) ou encore au Japon (JEFTA). Nos exploitations familiales et à taille humaine seront confrontées à une véritable concurrence déloyale, notamment face aux « usines à viande » latino-américaines dans le secteur bovin.

La propagande du Gouvernement essaie de faire croire que ces quotas sont minimes par rapport aux productions françaises et européennes. Quelle mauvaise foi ! En effet, la consommation de viande en Europe n’augmente plus et la production est suffisante. Ainsi, toute importation supplémentaire au rabais créera une surproduction qui fera encore baisser des prix qui ne permettent déjà pas à nos paysans de vivre décemment de leur travail !

Pire, certaines données mises en avant sont mensongères. Ainsi, le Gouvernement et l’Union européenne prétendent que l’importation supplémentaire de 180.000 tonnes de sucre et 650.000 tonnes d’éthanol ne créera aucun problème. En réalité, ces montants reviennent à doubler les importations actuelles et représentent la production de 7 sucreries européennes, alors même que deux établissements ont déjà fermé en France cette année suite à la politique absurde de fin des quotas sucriers menée par la Commission de Bruxelles.

Par ailleurs, le traité avec le Mercosur est totalement déséquilibré. L’Union européenne a fait le choix de privilégier l’exportation des services dans les Etats du Mercosur, sacrifiant son secteur agricole dont la France est leader. Notre pays se soumet à un accord « européen » qui institutionnalise une concurrence déloyale farouche avec le Mercosur et ne profitera en Europe qu’à l’Allemagne. En effet, bien que 91% des taxes soient levées sur les produits européens exportés dans les pays du Mercosur, les clauses commerciales concernent en priorité l’automobile allemande, les machines industrielles allemandes, et la chimie allemande ! Les quelques avantages en faveur de la France se résument essentiellement à des volets consacrés au domaine pharmaceutique et au secteur viticole, de même qu’au maintien de protections déjà existantes comme des appellations d’origine contrôlée : à l’instar du CETA, il y a fort à parier que toutes nos AOC ne seront pas protégées par l’accord…

Qu’il s’agisse du traité avec le Canada et surtout de celui avec le Mercosur, il est inacceptable d’importer massivement des biens dont les normes de production sont en totale contradiction avec les efforts imposés aux producteurs français en termes d’exigences sociales, sanitaires et environnementales !

Le modèle social et économique que nous offre l’Union européenne repose sur la loi du plus fort, la concurrence sauvage et la précarisation des populations. Est-ce donc cela, le progressisme dont se targue tant Emmanuel Macron ?

Fondamentalement anti-démocratiques, le CETA et l’accord UE-Mercosur menacent notre économie et surtout la santé des consommateurs européens. Ils portent manifestement atteinte à notre environnement et contribuent activement à l’accélération du réchauffement climatique. En réalité, ces traités incarnent l’inverse des promesses affichées par nos dirigeants français et européens : ils renforcent même les menaces globales qui constituent les grands défis du 21ème siècle.

21 06 2019

Quand les GAFAM remplacent l’Etat et la démocratie !

Que l’on vive à Limoges, Buenos Aires ou Jaipur, ne pourrait-on pas penser que des parents iront créer un "compte web" sur un réseau social actuel ou futur pour leur bébé, à peine né (et pourquoi pas avant sa naissance !), avant même de le déclarer à l’Etat civil ?

Alors que les GAFAM concentrent les plus hauts niveaux de sécurité de stockage de leurs données et offrent un portefeuille infini de services, d’applications et bientôt de moyens de paiement souvent gratuits de prime abord, pourquoi ne deviendraient-ils pas naturellement le moyen unifié d’authentification des nouveaux « citoyens du monde » ?

Au final, a quoi servirait l’officier d’Etat civil si Facebook, Google ou toute autre multinationale semblent tout offrir à ses utilisateurs ?

Allons plus loin.

Pourquoi pour une inscription dans un établissement scolaire, une crèche, obtenir le droit de voyager, le fait d’ouvrir un compte bancaire, ces acteurs ne demanderaient pas seulement une signature électronique à juste titre vérifiée par un réseau social plutôt qu’une pièce d’identité émise par un Etat ?

Cédric O, secrétaire d’état chargé du numérique, le dénonçait bien dans son allocution du 28 mai dernier à l’Assemblée Nationale à propos de la future identité numérique : Si la puissance publique ne s’en charge pas ce sont d’autres, notamment les GAFA qui l’imposeront par l’usage. Un moyen également d’éviter, dit-il, la "dérive orwélienne".

Force est de constater pour une fois que le gouvernement semble prendre la mesure des défis que nos démocraties affrontent. Mais que prend-il comme mesures ?

En effet, derrière les apparences séduisantes des promesses des GAFAM se trouve la triste réalité du pillage des données personnelles et de la privatisation de l’identité des citoyens. Au fur et à mesure des avancées techniques et des oligopoles exercés de facto par quelques multinationales, les GAFAM ont pris un contrôle démesuré sur nos vies et veulent maintenant s’attaquer au cœur même de notre démocratie : la citoyenneté et la nationalité.

La stratégie commerciale des GAFAM, sous couvert d'une gratuité apparente et factuelle pour le grand public, est d'être un portefeuille de services dits de back-office. Ces fonctionnalités unitaires deviennent incontournables pour ses clients que sont les grands groupes et les myriades de startup aliénées par ce système dont il est quelque part l'agrégateur et l'émulateur. Engrangeant ainsi des bénéfices énormes, la recherche théorique sur l'IA est ainsi financée pour que ces sociétés aient le monopole absolu de ce nouvel eldorado commercial.

Si les GAFAM contrôlent votre vie, qui contrôlera les GAFAM ? C’est bien le principe même de la démocratie qui est en cause. Bien sûr, les anarchistes avaient alerté quant à l’emprise de l’Etat national sur les libertés individuelles. Mais ces empiétements étaient organisés et garantis par la démocratie, à savoir que le pouvoir exercé par l’Etat était librement consenti par les citoyens réunis en communauté nationale. Quand un gouvernement démocratique outrepasse ou trahit son mandat, il est remplacé par le vote des citoyens mécontents. Quand nous serons mécontents de Facebook, qui remplacera son PDG ? Sûrement pas les citoyens français pris au piège des promesses de la multinationale ! Quand les GAFAM collecteront et contrôleront nos votes électroniques pour un tiers, son client (un Etat, l'UE), quels recours aurons-nous ? Durant la campagne européenne de 2019, nous avons tenté avec notre liste et notamment notre n°2 Stéphanie Gibaud, lanceuse d’alerte dans l’affaire UBS, de sensibiliser l’opinion pour mettre fin à l’impunité des GAFAM qui va de pair avec leur expansion sans limite ! En vain.

Nous pouvons déjà constater l’emprise des GAFAM sur le commerce. Des méta-moteurs comme GOOGLE SHOPPING ou AMAZON vous permettent de faire tous vos achats et d’avoir accès à un large panel d’offres des services… Ils tentent déjà par tous les moyens d’échapper aux règles démocratiques d’imposition et de taxation.

Si vous avez une entreprise qui utilise des services logiciels de MICROSOFT, par exemple, de domiciliation comme REGUS, de réseau social professionnel comme Linked-In, vous vous rendez compte que cette facturation se fait d’ores et déjà à l’étranger, en particulier dans les parasites fiscaux que sont le Luxembourg, l’Irlande et Jersey.

Quand vous payez sur AMAZON avec votre compte Paypal … est-ce vraiment des euros qui sont manipulés ou juste une compensation d’une monnaie immatérielle, innommée, universalisée propriétaire de la plateforme ?

FACEBOOK va lancer sa monnaie, la LIBRA. Fort de ses plus de 2 milliards d’inscrits actifs (35 millions en France, mars 2019), Facebook tente d’usurper le pouvoir central des Etats depuis l’Antiquité : celui de battre monnaie comme garant des relations sociales des personnes soumises à son autorité.

L’alliance du réseau Facebook, des transactions sécurisées que permet sa plateforme et de la connaissance intime des profils des utilisateurs peut être redoutable. Facebook peut s’imposer comme un intermédiaire incontournable des biens et services, avoir des services bancaires entièrement en ligne, avec son IA et une connaissance de votre intimité pour vous "ranker", c’est-à-dire vous classer… pour faire des prêts à la consommation avec une monnaie dans un environnement entièrement clos (opaque même) et extra-étatique, c’est-à-dire potentiellement en dehors de tout Etat de droit.

Les méthodes de prise de pouvoir des GAFAM sur nos vies pour contourner les Etats démocratiques dépassés par les événements sont maintenant claires : il faut enfin y mettre un terme car les GAFAM deviennent tout simplement trop puissants dans les mains d’une oligarchie au sens propre du terme, qui répond non pas aux règles de la démocratie mais du profit des actionnaires et/ou des ambitions des dirigeants/fondateurs/actionnaires.

Les démocraties ont su coopérer entre elles pour réguler, tant bien que mal, la finance, le commerce et imposer des règles communes aux multinationales, par exemple des normes sanitaires. Il est grand temps que la coopération des démocraties s’élargisse à la régulation numérique. L’Etat et les institutions doivent se battre pour réaffirmer leurs prérogatives et leur souveraineté sur la monnaie, l’imposition et la garantie de toutes les libertés de leurs citoyens.

La création de GAFAM européens a été la grande absente du débat des élections européennes ; c’est criminel et irresponsable compte tenu des enjeux sur ce qui constitue l’identité même de l’Europe : la démocratie, les libertés individuelles et nos valeurs humanistes qui doivent dominer les lois du marché.



Nicolas Dupont-Aignan

Le Gouvernement aura attendu que les élections européennes soient passées avant de présenter sa réforme de l’assurance-chômage qui s’attaque aux chômeurs plutôt que de s’attaquer aux causes du chômage, et ce, au mépris de tout accord avec les syndicats.

Les objectifs de la réforme de l’assurance-chômage du Gouvernement cherchent encore à punir les Françaises et les Français qui traversent des difficultés au lieu de résoudre les vrais problèmes, à savoir le chômage lui-même et les fraudeurs qui abusent du système.

Bien sûr, notre système a besoin d’économies et d’incitations à reprendre un travail pour ceux qui le peuvent. C’est d’ailleurs pour cette raison que Debout la France propose le « Travail Universel » à savoir l'obligation que tout bénéficiaire des aides sociales, dont le chômage, consacre 1 jour par semaine à la collectivité.

Cependant, la France compte près de 2.5 millions de chômeurs, dont 990 000 chômeurs de longue durée, pour seulement 200 000 emplois vacants selon la Dares. Autrement dit, si tous les emplois disponibles en France étaient occupés, il resterait 2.3 millions de chômeurs.

Ainsi, il ne faut pas inverser les responsabilités politiques ! La grande majorité des chômeurs subissent une politique économique absurde et ne peuvent pas inventer des emplois qui n’existent pas.

Ce n’est pas en durcissant injustement les critères d’accès aux droits du chômage ni en baissant les indemnités des chômeurs par une révision des modalités de calcul ou encore en instaurant une dégressivité pour les cadres, que les demandeurs d’emploi de bonne foi retrouveront un travail !

De plus, le Gouvernement n’apporte pas de solution efficace à la précarisation progressive du marché du travail. Cette précarisation se traduit notamment par la multiplication des contrats courts alors même que près de 70% des embauches correspondent à des contrats de moins d’un mois. Bien qu’Emmanuel Macron a promis durant sa campagne présidentielle qu’il instaurerait un système de bonus-malus pour pénaliser les entreprises qui ont abusivement recours aux contrats courts, nous pouvons déplorer que le dispositif mis en place à partir de 2020 ne se cantonne qu’à sept secteurs d’activité et qu’il exclue certains domaines parmi les plus concernés comme ceux du bâtiment, de la santé ou encore de l’audiovisuel. Par ailleurs, l’instauration d’une contribution de 10€ par CDD d’usage est symboliquement positive mais ne changera concrètement pas grand chose.

Enfin, si certains dispositifs de formation et d’accompagnement peuvent aller dans le bon sens notamment afin de palier les quelques 200.000 emplois inoccupés et d’adapter les compétences aux métiers nouveaux, ils restent insuffisants face au chômage de masse qui persiste dans notre pays, notamment chez les seniors.

En vérité, cette réforme n’est pas à la hauteur des mutations de notre modèle économique ni des évolutions du marché du travail qui en découlent. Le meilleur moyen de réaliser des économies et de réduire le chômage ne repose ni sur des mesurettes technocratiques ni sur quelques coupes budgétaires, mais bien sur une vision ambitieuse permettant de créer de l’emploi.

Or, le véritable levier de création d’emploi consiste créer de la richesse en menant une politique de relance de la croissance dont voici les axes majeurs proposés par Debout La France :

- Patriotisme économique et concurrence loyale: la France doit se défendre dans la mondialisation et abroger la directive « travailleurs détachés » (qui permet à des centaines de milliers de travailleurs européens low-cost d’occuper 600.000 contrats sur notre sol sans payer les charges sociales françaises).

- Un choc fiscal de bon sens : l’exécutif doit mettre fin au matraquage fiscal des ménages, rétablir la justice fiscale entre les multinationales et les TPE/PME, et accorder des bonus fiscaux aux entreprises qui produisent, investissent et embauchent sur notre territoire.

- Une commande publique au service de l’économie nationale : comme aux États-Unis, l’argent des contribuables doit créer des emplois en France en réservant au moins 50% des commandes publiques aux entreprises produisant dans notre pays.

- Un État stratège : l’État doit protéger ses fleurons nationaux, s’appuyer sur les forces vives du pays pour exporter à l’étranger et développer sur notre sol de grands programmes d’avenir en investissant massivement dans les infrastructures, la recherche, l’innovation et l’industrie.

Nicolas Dupont-Aignan Député de l’Essonne Président de Debout La France

Gerbert Rambaud Avocat au barreau de Lyon et de Paris Délégué national DLF au Progrès social et à la Participation

24 05 2019

APPEL AUX FRANCAIS

Françaises, Français,

Alors que vous êtes appelés à voter, le 26 mai, je veux vous rappeler l’importance de ces élections européennes. J’ai décidé de vous écrire directement pour vous rappeler le sens de mon combat pour la France.

En politique, il y a deux façons d’agir : en conscience et par intérêt. Toute ma vie, j’ai agi en conscience.

Il y a plus de 10 ans j’ai quitté l’UMP, en conscience, sur la question européenne. J’ai refusé, en 2008, que le vote des Français, clair et sans ambigüité, de mai 2005 portant sur la Constitution européenne soit nié par la ratification parlementaire du Traité de Lisbonne. Au-delà du scandale démocratique, cette décision a fixé un système européen qui aggrave les problèmes du pays et les difficultés que chacun de vous ressent, au quotidien. J’ai tiré les conséquences de cette trahison et j’ai créé Debout la République, devenu Debout la France. Cette rupture est toujours d’actualité. J’ai souhaité être candidat pour défendre les intérêts de la France et des Français en Europe. Alors que tous les chefs de parti opportunistes se cachent derrière leur tête de liste, j’ai voulu porter ce projet européen, une nouvelle fois, devant les Français.

Mon projet n’a jamais varié. Je veux remplacer l’Union européenne des technocrates par l’Europe des nations libres et des projets concrets. Je veux remplacer l’Union européenne par l’Europe : notre civilisation géniale et ingénieuse rassemblant des grands peuples et des Etats-nations dont la force cumulée dépasse toutes les autres régions du monde, cette Europe charnelle qui n’est en rien ce monstre froid qui nous étouffe.

Lors de ces élections européennes, nous défendons des principes simples qui peuvent rassembler les Français autour de la France.

Vous rendre le pouvoir

D’abord, je veux rendre le pouvoir aux Français. Une élite corrompue a pris le pouvoir et vend notre pays, notre démocratie, notre patrimoine, nos grands groupes, nos terres agricoles à des intérêts étrangers ou privés pour en retirer les bénéfices et en devenir les salariés. Ceux qui dirigent la France et ceux qui dirigent l’Union européenne partagent les mêmes intérêts. Ce ne sont pas les intérêts de la France et des Français.

Les Français doivent redevenir maîtres de leur destin. Les traités européens qui nous lient doivent être renégociés, toute décision contraire à nos intérêts doit être refusée. Les technocrates qui prétendent incarner l’intérêt général européen doivent être mis à pied et rendre des comptes aux seuls représentants élus des peuples.

Retrouver nos frontières

Nous devons retrouver nos frontières nationales contre l’immigration que nous subissons : une invasion insupportable. Les Français sont inquiets de leur devenir en tant que peuple, le devoir d’un homme d’Etat est d’y répondre. Pour cela, je veux aussi expulser les clandestins et les criminels étrangers, instaurer un délai de carence de 5 ans pour l’accès aux aides sociales des nouveaux arrivants. Mais ces actions ne seront efficaces que si nous déployons une réelle aide au développement pour les pays d’émigration en particulier, les pays africains.

Contre la concurrence déloyale

Je veux mettre un terme à la concurrence déloyale qui mine l’Europe et entretient la discorde entre les peuples européens. L’Union européenne actuelle a ouvert nos marchés à la concurrence déloyale des autres puissances économiques du monde sans aucune contrepartie. Mais l’Union européenne a aussi créé une concurrence insupportable entre les pays européens. Cela concerne les travailleurs détachés, mais aussi de plus en plus de professions libérales notamment médicales qui sont soumises à une concurrence scandaleuse de professionnels médicaux issus d’autres pays européens moins formés et moins expérimentés.

Stop au matraquage fiscal

Je veux rendre l’argent des Français aux Français. Dans la crise économique que vit notre pays et que subissent nos compatriotes, il est inadmissible que la France contribue davantage au budget européen qu’elle ne reçoit. Cet écart inadmissible doit être rendu à nos compatriotes. Les Français étouffent sous le poids des taxes et des impôts, le travail n’est pas récompensé à sa juste valeur, le patrimoine accumulé par des années de travail et d’économies est surtaxé, les retraités qui ont travaillé toute leur vie sont méprisés.

Pour notre civilisation

Alors que nos églises sont attaquées, que les actes christianophobes se multiplient, notre civilisation millénaire est en péril. Nous devons la défendre coute que coute. Nous ne formons pas une génération spontanée, les Français de même que tous les peuples européens sont les héritiers de plusieurs siècles d’histoire. Tout à la fois fille aînée de l'Église et mère de la Révolution, l’histoire de France est une synthèse exceptionnelle. Les racines chrétiennes sont un élément constitutif de l’identité française.

Cet héritage est au service d’une certaine idée de l’homme car la politique est d’abord au service des plus pauvres, des plus petits, des plus faibles. Le pouvoir n’est fécond et porteur d’espoir que s’il est soumis à l’exigence de justice qui domine tout car « l'épée de Damoclès restera suspendue tant que, dans la société, chaque homme ne trouvera pas sa place, sa part et sa dignité ».

Une Europe ambitieuse au service des peuples

La France et l’Europe doivent porter une grande ambition au service des peuples. Les eurocrates qui dirigent l’Union européenne sont enfermés dans une vision étriquée de l’Europe limitée à un ensemble de normes. L’Europe que nous voulons doit être porteuse d’un idéal, celui de la coopération des nations et de l’amitié entre les peuples, réunis autour de projets concrets dans le domaine industriel, universitaire, de l’espace, de la santé, de la recherche. L’Europe doit nous permettre de réaliser ensemble de grands projets à vocation mondiale, l’Europe doit nous permettre d’être les premiers au monde.

Ces quelques phrases du général de Gaulle résument notre volonté : « L’Europe ça sert à quoi ? Ça doit servir à ne pas se laisser dominer ni par les Américains, ni par les Russes. A six, nous devrions pouvoir arriver à faire aussi bien que chacun des deux super-grands. Et si la France s’arrange pour être la première des Six, ce qui est à notre portée, elle pourra manier ce levier d’Archimède. Elle pourra entrainer les autres. L’Europe, c’est le moyen pour la France de redevenir ce qu’elle a cessé d’être depuis Waterloo : la première au monde. »

Françaises, Français, le choix de dimanche 26 mai est crucial. Choisissez des candidats honnêtes et droits qui vous défendront, jour après jour, face aux puissances néfastes qui veulent que la France et les Français disparaissent. Votez pour la liste « le courage de défendre les Français » dont j’ai l’honneur d’être à la tête, au service de la France et des Français.



Nicolas Dupont-Aignan Député de l’Essonne Président de Debout La France

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22 05 2019

« Gloire aux pays où l’on parle, honte aux pays où l’on se tait »

La campagne européenne s’achève. Depuis des mois avec mes amis de Debout la France et des formations politiques amies, nous sommes les rares à respecter les Français en parlant vraiment d’Europe.

Dès le 23 septembre 2018, nous avons publié notre manifeste qui prend à bras-le-corps les problèmes du continent et propose de vraies solutions pour rendre aux Nations leur liberté, c’est-à-dire leur démocratie, tout en préparant de vraies coopérations pour affronter la Chine et les Etats-Unis.

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Le 9 mai 1950, Robert Schuman, alors ministre des Affaires étrangères, propose la création d’une organisation chargée de mettre en commun les productions française et allemande de charbon et d’acier. Cette déclaration est considérée comme l’acte fondateur de la construction européenne. En 1985, lors du Conseil européen de Milan, les dirigeants de la CEE font du 9 mai la Journée de l’Europe. Dans tous les pays membres, les citoyens sont appelés à fêter l’organisation et découvrir ses institutions et ses symboles.

L’Union européenne est tellement populaire que tout le monde se fiche de la Journée de l’Europe. Certes, chaque 9 mai, quelques militants fédéralistes font de la propagande dans les écoles et les médias mondialistes diffusent des documentaires dignes des heures les plus sombres de l’URSS. Mais les peuples, eux, s’intéressent à cette Journée à peu près autant qu’à la pensée politique de Stéphane Guillon. Totalement exclus de la construction européenne, pourquoi la fêteraient-ils ? Ils en sont même les victimes. C’est particulièrement vrai pour les Français.

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08 05 2019

Remplaçons l’Europe oligarchique par celle des nations libres.

L’Union européenne nous protégerait de la guerre. Les européistes le proclament sans cesse. Est-ce si sûr aujourd’hui, alors que nous commémorons la capitulation de l’Allemagne nazie ?



Il est vrai que les Pères fondateurs de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) avaient vécu les deux conflits mondiaux et étaient donc à juste titre obsédés par la paix. En liant les économies et en normalisant les relations entre ses membres, la CECA croyait répondre à ce désir impérieux. Au reste, face à la menace soviétique, il est certain que l’OTAN était un rempart bien plus crédible que l’armée luxembourgeoise. D’ailleurs, dès 1954, la soumission de certains gouvernements continentaux aux Etats-Unis se manifestait sans fard dans le projet de Communauté européenne de défense (CED). Notre parlement l’avait fort heureusement rejeté. Et si les chars russes n’ont jamais déferlé sur Paris, c’est moins grâce aux belles paroles de certains idéalistes héritiers des Munichois que, en plus des missiles américains, à la force atomique créée par le général de Gaulle. Militairement, hormis la France et la Grande-Bretagne, aucune nation européenne ne s’est donnée les moyens de répondre aux périls du dehors. C’est toujours le cas. L’une des raisons jamais évoquée de l’excellente santé des finances allemandes, c’est que Berlin consacre seulement 1,3% de son PIB à sa défense contre 1,8% pour Paris. Pour lutter contre le terrorisme islamique en Afrique, nos soldats sont bien seuls. Pour leur sécurité, plutôt qu’à eux-mêmes, nos « partenaires » préfèrent s’en remettre à Washington.



Mais il n’y a pas que l’ennemi extérieur qui inquiète. Il y a également le fonctionnement de l’UE. En privant, traité après traité, les nations qui la composent du droit de disposer d’elles-mêmes, elle est à l’origine de crises économique, démocratique et culturelle.



Les élargissements successifs ont fait le lit d’une concurrence déloyale entre nations pourvues de modèles sociaux-économiques trop différents. Les pays les plus développés, à l’instar du nôtre, financent via les subventions de Bruxelles l’industrie et l’agriculture des autres. Le dumping social est généralisé. En interdisant aux Etats d’investir dans leur économie, l’Union européenne livre ses grands groupes aux OPA du monde entier. Nous ouvrons nos portes à toutes les importations tandis que les autres taxent fortement tout ce que nous exportons. Voilà le triste idéal des européistes : faire de l’Europe un hypermarché. A leurs yeux, les peuples sont des consommateurs avant d’être des citoyens.



Le traité de Maastricht a fait primer le droit communautaire sur les droits nationaux. Il a en outre doté l’UE d’institutions qui, renforcées par le traité de Lisbonne, réduisent les chefs de gouvernement au statut de gouverneurs et les parlements à celui de chambres d’enregistrement. La souveraineté est passée des nations à Bruxelles. Cette dérive, les peuples français et hollandais ont tenté de la stopper en 2005. On sait la suite… La conception que la technocratie européenne et ses supplétifs se font de la démocratie est la suivante : soit sous souscrivez à nos desseins, soit nous vous les imposons. Le pouvoir national est devenu impuissant. Le moindre projet de loi nécessite d’obtenir l’aval de Bruxelles en amont.



Enfin, l’UE ne sait pas qui elle est. Il faut se souvenir qu’en 2005, les rédacteurs du projet de constitution avaient refusé d’évoquer nos racines chrétiennes dans le préambule de ce texte imbitable. Le processus d’adhésion de la Turquie se poursuit. Depuis 2015, la gestion lamentable des vagues migratoires venues d’Afrique et du Moyen-Orient montre l’incapacité de Bruxelles à protéger nos frontières. Derrière celles-ci, il y a des cultures anciennes et fragiles que l’immigration met au supplice. Tandis que l’islamisme croît partout en Europe, nos élites préfèrent nier ce phénomène quand elles n’accusent pas d’une façon orwellienne ceux qui osent le dénoncer d’en être responsables. Notre modèle républicain souffre des attaques conjuguées d’immigrés désireux d’imposer leurs mœurs et de belles âmes habitées par une pathologique haine de soi.



En niant le sentiment national, en suivant servilement la feuille de route mondialiste, en imposant une immigration de masse, l’UE produit de terribles tensions dans chaque pays. Plutôt que de s’amender, l’oligarchie au pouvoir jette l’anathème sur les « populistes » suspects de trop écouter ce que leur disent leurs concitoyens. La prison bruxelloise risque d’imploser sous la pression des Européens qui n’en peuvent plus d’être traités de la sorte.



L’Europe actuelle nous mène au désastre. Elle doit rendre le pouvoir qu’elle a volé aux peuples. Pour que la France soit à nouveau prospère et souveraine, je propose notamment :



La suppression de la directive sur les travailleurs détachés et de ramener contre contribution au budget européen à son montant de 2002, c’est-à-dire 2 milliards d’euros contre 11 aujourd’hui.



La réforme de la Commission en un simple secrétariat général et la sujétion de la BCE et de la CJUE aux Etats membres.



Le rétablissement des frontières nationales et le renvoi de tous les demandeurs d’asile déboutés.



Ainsi, nous allons remplacer l’Europe oligarchique par celle des nations libres. Chacune de ces dernières pourra s’associer à d’autres pour mener de grands projets industriels ou technologiques. C’est cette Europe-là, légère et pragmatique, que je veux rebâtir avec les Français et les 23 partis alliés de Debout la France. L’occasion est historique. Il faut la saisir le 26 mai. Recouvrons enfin l’espoir d’une France florissante et apaisée dans une Europe juste et raisonnable.

30 04 2019

L’urgence du protectionnisme européen

Le 11 avril 2019, le Premier ministre chinois Li Keqiang et son homologue croate Andrej Plenkovicont ont lancé la construction de la pile principale du pont de Peljesac en Croatie.

En juin 2017, la Commission européenne avait alloué 357 millions d’euros pour ce projet, soit 85 % du coût total (environ 420 millions d’euros). Rappelons que ce financement ne tombe pas du ciel : il provient de la contribution nette des nations européennes au deuxième rang desquelles figure la France dont le solde net vis-à-vis de l’UE est négatif de 70 milliards d’euros sur la période 2008-2017.

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Inculte et mégalomane. Car comment pourrait-on autrement qualifier un président de la République qui traite l’incendie d’une merveille du monde comme Notre Dame de Paris comme une occasion de bâtir une nouvelle cathédrale à la place de l’ancienne et ainsi de laisser sa marque dans l’histoire ?

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25 04 2019

Comment l'Union européenne a légalisé le voile islamique en entreprise

Le 18 avril dernier, la Cour d’appel de Versailles a annulé le licenciement d’une salariée qui refusait de retirer son voile islamique malgré les demandes répétées des clients et de sa hiérarchie. La salariée ne sera pas seulement indemnisée, elle sera réintégrée de force dans l’entreprise qui avait osé demander le respect de la laïcité. De façon intéressante, la salariée portant le voile islamique est mieux protégée que le salarié licencié pour faute qui n'avait en réalité rien à se reprocher...

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18 04 2019

Mineurs délinquants étrangers : un gouvernement loin d’être à la hauteur

On les appelle les enfants des rues du 18ème arrondissement de Paris. Ces mineurs isolés toxicomanes et violents, pour la plupart Algériens et Marocains, sévissent depuis plusieurs années dans notre capitale. Cambriolages, violences aux personnes et trafics de stupéfiants, des délits punis d’une peine d’emprisonnement de plus en plus nombreux si on en croit une récente enquête effectuée sur le sujet.

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26 03 2019

Relocalisation, dépollution, sanctuarisation : les trois piliers de la révolution écologique

La pollution atmosphérique et la dégradation accélérée de l’environnement menacent aujourd’hui directement l’avenir de l’humanité. Relever le défi de la transition écologique n’est plus une option : c’est un devoir envers les générations futures mais aussi un impératif économique et sanitaire pour notre propre intérêt à tous.

La situation actuelle est catastrophique : menace grandissante du réchauffement climatique, pollution de l’air, chute de la biodiversité, extinction d’espèces, artificialisation accélérée des espaces naturels... Ce sombre constat est connu de tous. Dès les années 1960, la biologiste américaine Rachel Carson dénonçait le rôle de certains pesticides dans la disparition de plusieurs espèces d’oiseaux. Il suffit d’une simple promenade en forêt pour comprendre que le printemps silencieux qu’elle craignait est malheureusement devenu une réalité.

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Le piège de l’antiracisme idéologique

L’épisode a fait sensation le mois dernier. En marge de l’acte 14 des Gilets jaunes à Paris, Alain Finkielkraut est insulté par un salafiste. Ce dernier dit notamment au philosophe : « La France est à nous » et « Sale sioniste ». Parce que l’excité porte un de ces gilets qui font trembler le pouvoir macronien depuis quatre mois, les médias aux ordres pratiquent l’amalgame ; ils croient enfin tenir la preuve que les révoltés du samedi sont tous antisémites. La voilà, la « peste brune » !

Alain Finkielkraut est trop intelligent et trop honnête pour hurler avec les loups. Il fallait voir, le lendemain, l’effroi des journalistes quand, invité sur leurs plateaux, il refusait de réduire les Gilets jaunes aux crétins qui infiltrent tous les mouvements et, surtout, pointait l’origine des attaques dont il avait été la cible ce jour-là : l’islamisme. Il enfonçait le clou en rappelant cette évidence : l’immense majorité des actes antisémites est, aujourd’hui en France, le fait de musulmans qui veulent refaire chez nous le conflit israélo-palestinien. Qu’en est-il des actes racistes en général, alors que nous fêtons la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale ?

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09 03 2019

Au lendemain du 8 mars, hommage à Marie-Madeleine Fourcade

En ce lendemain du 8 mars 2019, je souhaite rendre hommage à une femme, gaulliste, qui marqua l’histoire par son courage et sa lucidité : Marie-Madeleine Fourcade.

Née en 1909, elle s’engagea avant la guerre dans le mouvement de tous ceux qui aimaient la France et voulaient la protéger face à la menace allemande. Elle devint le bras droit du colonel Loustaunau-Lacau, de quinze ans son aîné, dans la création du plus grand réseau de renseignement de toute l’Europe occupée, le réseau Alliance, qui fournira d’inestimables renseignements à l’Intelligence service britannique. Après l’arrestation du chef de réseau par une certaine police française aux ordres de l’Allemagne, Marie-Madeleine Fourcade prend aussitôt la tête d’Alliance, à seulement 33 ans. Elle dirigera l’organisation d’une main de maître jusqu’à la fin de la guerre, malgré les arrestations, les déportations et les assassinats.

Après la guerre, Mme Fourcade sera l’une des principales figures du mouvement gaulliste et se distinguera notamment lors du retour au pouvoir du Général.

Son dernier engagement politique fut la campagne des élections européennes de 1979 sur la liste du RPR. Au Parlement européen, elle siégea dans un groupe dont le nom illustre l’œuvre de toute une vie : Défense des intérêts de la France en Europe.

Nicolas Dupont-Aignan

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