Le Blog de Nicolas Dupont-Aignan - Blog NDA

Depuis son arrivée à l’Elysée, Emmanuel Macron n’a cessé de parler « d’urgence écologique » mais n’a jamais pris des actes en conséquence.

Pire, il a manipulé l’écologie pour imposer des taxes, réduit les aides à l’isolation des logements et poursuivi une politique mondialiste anti-climat avec la signature de plusieurs traités de libre-échange avec le Canada (CETA), le Mexique, le Viet Nam, etc.

Face aux membres de la Convention citoyenne, il a simulé un virage à 180 degrés mais en réalité, il continue à gagner du temps pour ne rien faire !

Les vraies décisions urgentes sont renvoyées à de nouveaux comités et autres palabres alors qu’il existe un consensus politique très large en France pour agir à la fois pour l’environnement, la relocalisation industrielle, une agriculture de proximité, la justice sociale et la dignité animale.

En réalité, Emmanuel Macron parle beaucoup mais ne fait rien car ces consensus de bon sens gênent de gros intérêts financiers et des lobbies contraires à l’intérêt général.

La seule promesse concrète semble être la modification de la Constitution et la création de « l’écocide ». En 2005, Jacques Chirac a intégré la Charte de l’Environnement dans la Constitution, cela n’a rien changé sans action concrète !

Seule la volonté populaire peut donner la force d’agir ! Aussi, Debout la France exige un référendum immédiat sur les 10 sujets suivants qui ont été largement débattus depuis des décennies :

1/ La suspension des accords de libre-échange déloyaux et anti-écologiques comme le CETA ainsi que l’instauration d’une taxe carbone aux frontières européennes.

2/ Une grande politique d’isolation des logements et le changement des chauffages polluants. Le coût des travaux sera financé par les économies d’énergie réalisées et un grand plan de formation permettra de lutter contre le chômage, ce plan impliquant la fin des travailleurs détachés.

3/ La relocalisation d’une industrie respectueuse de l’environnement via un fonds de soutien de 2 milliards d’euros par an, comme vient de la faire le Japon mais aussi l’attribution prioritaire des marchés publics à la production locale et aux emplois en France.

4/ La promotion du recyclage, de la réparation des biens et de l’économie circulaire pour mettre fin à tous ces objets importés qui ne durent que quelques années, coûtent cher aux ménages et multiplient les déchets polluants.

5/ La priorité donnée à l’agriculture durable et bio, en baissant la TVA sur l’alimentation saine de proximité et grâce à un plan d’autonomie alimentaire française, y compris la fin des importations de soja qui tue la forêt amazonienne.

6/ Mettre la santé et le bien-être au cœur de notre société. Abandonner les projets couteux inutiles au profit de l’équilibre du territoire. Par exemple, pourquoi dépenser des milliards d’euros dans Linky ou encore la 5G sans les études de précaution, alors que tant de territoires ruraux sont encore des zones blanches sans réseau mobile ni internet rapide ?

7/ Défendre la dignité animale, pilier d’un vrai humanisme avec la fin des traitements cruels et une aide à toutes les associations de terrain utiles à l’intérêt général.

8/ Un grand plan de développement du transport de marchandises par le train mais aussi le développement massif du transport électrique et de l’hydrogène. Par exemple, la centrale de Fessenheim pourrait devenir la 1ère usine de production d’hydrogène 100% durable.

9/ Le redéploiement de l’argent public dans des priorités utiles aux Français. Par exemple, les 24 milliards d’euros prévus pour les éoliennes en mer dont les riverains ne veulent pas permettraient de remplacer l’intégralité des chaudières à fioul très polluantes et couteuses pour les familles concernées.

10/ La fin de la concentration des emplois, des services publics et des richesses dans quelques métropoles. Il faut favoriser les petites et moyennes villes pour dynamiser les terroirs qui sont la richesse de notre pays et permettra aux habitants de mieux vivre.

Cette liste n’est pas exhaustive et DLF dispose d’un programme écologique intégral. Néanmoins, il s’agit des priorités largement consensuelles qui n’attendent que le soutien du peuple français pour contrecarrer l’inaction totale d’Emmanuel Macron, qui gagne du temps politique mais fait perdre des années précieuses à la France !

En tant que candidat à la présidentielle en 2017, j’ai assisté aux différentes manipulations qui ont entaché cette élection déterminante.

Les révélations faites par Elianne Houlette devant la Commission d’Enquête Parlementaire le 10 juin dernier puis mises en valeur hier par la presse confirment la manipulation que j’ai dénoncée depuis le début, à savoir la manipulation de la procédure judicaire pour déconsidérer la droite et ouvrir mécaniquement la route de l’Elysée à Emmanuel Macron.

Mettons d’emblée les choses au clair. Je n’ai jamais soupçonné l’existence d’un « cabinet noir » ou que les griefs contre M. Fillon étaient montés de toute pièce. Et pour cause, je n’ai aucun moyen de le savoir. En revanche, il était et il reste évident pour tout acteur de la vie publique que la procédure judicaire suivie n’était pas normale et qu’elle interférait avec l’élection au mépris de la démocratie.

Rappelons que l’élection présidentielle a été extrêmement serrée. Seules 450 000 voix ont empêché M. Fillon d’être présent au 2nd tour et M. Macron n’avait lui-même que 970 000 voix d’avance sur la seconde place. Or M. Fillon n’a réuni, selon les sondages sortis des urnes, que 56% des électeurs UDI dont beaucoup ont choisi M. Macron par rejet de l’affaire judiciaire.

Quant à ma candidature, il ne m’a manqué que quelques milliers de voix pour passer la barre des 5%. Or, contrairement aux calomnies rapportées par des officines, l’affaire Fillon a créé une mobilisation d’un électorat gaulliste hésitant entre lui et moi mais qui, tétanisé par la défaite annoncée par les sondages, a voté utile en faveur de M. Fillon.

L’élection présidentielle a donc bien été truquée et les conséquences sont gravissimes : le pouvoir d’Emmanuel Macron, déjà bien affaibli, montre une fois encore qu’il ne repose sur aucune base démocratique incontestable.

Les révélations de Mme Houlette portent bien sur les pressions subies quant à la remontée des informations au jour le jour vers le Parquet Général et la volonté de sa dirigeante Catherine Champrenault, d’accélérer la procédure. Mme Houlette fait clairement état d’une convocation durant laquelle le Parquet Général lui a demandé d’ouvrir contre son gré et dans les plus bref délais une information judiciaire contre M. Fillon.

Ces pressions sont d’autant plus flagrantes qu’après l’élection, les procédures sont devenues immédiatement bien moins urgentes. Le procès Fillon s’est finalement tenu près de trois ans plus tard. De qui se moque-t-on ?

On connaissait déjà les manipulations médiatiques de la campagne, la couverture hallucinante du ministre-candidat Macron, un temps de parole sans lien avec les règles du CSA tandis que d’autres candidats étaient censurés des débats au mépris des règles démocratiques.

Au-delà de la candidature de M. Fillon, c’est tout le débat présidentiel qui a littéralement été pourri par cette affaire. Les grandes questions-clés pour la France, les Françaises et les Français n’ont pu être traitées. Les sujets de fond étant devenus inaudibles, les terribles conséquences du programme d’Emmanuel Macron n’ont pu être combattues à la loyale. Ce n’est qu’après l’élection que nos concitoyens ont découvert la vérité, provoquant de graves crises sociales avec les Gilets Jaunes et le mouvement contre la réforme des retraites.

Pire encore, le tintamarre mis en scène sur l’affaire Fillon a permis aux nombreuses « affaires » Macron de passer inaperçues : mensonges sur les ventes d’Alstom, de Technip, de Lafarge et d’Alcatel ; accords honteux avec les concessionnaires d’autoroute et de gestion de l’aéroport de Toulouse, deux contrats sévèrement critiqués ensuite par la Cour des Comptes; disparition d’au moins 2 millions d’euros de patrimoine entre les déclarations du ministre Macron et du candidat ; donateurs illégaux et levers de dons à l’étranger… la liste n’est pas exhaustive !

Enfin, les révélations sur l’affaire Fillon confirment à quel point nos institutions sont malades et rongées par les réseaux de copinage. La dirigeante du Parquet Général est une ancienne collaboratrice de Ségolène Royal dont la nomination, selon la presse, a été décidée par François Hollande suite à un voyage aux Antilles avec son ancienne compagne. Comment peut-on tolérer de telles pratiques dans une démocratie ?

Notre République n’est ni transparente, ni démocratique. Comme M. Fillon, M. Mélenchon et son parti ont fait les frais de perquisitions à grand spectacle qui ont cherché à donner une image déplorable à son parti au lieu de débattre des sujets de fond. Ces derniers jours, Mme Le Pen a été victime de violences lors de ses déplacements sans aucune réaction des institutions. Enfin, aux Européennes, le 3ème de liste de Debout la France a été victime d’une agression au couteau orchestrée pour des raisons politiques, sans aucune réaction une fois encore de l’Etat.

En revanche, quand des manifestants font des tags sur une permanence macroniste, ce ne serait ni plus ni moins qu’un « attentat » !

Ce système du « 2 poids 2 mesures » permanent et ce clientélisme à tous les étages de la République sont intolérables.

Les révélations de Mme Houlette ne doivent pas rester sans lendemain. Il faut ouvrir un vaste débat sur l’indépendance de la justice et les contre-pouvoirs dans notre pays tout en menant un grand ménage dans les rouages de l’Etat.

16 06 2020

Je demande l’état d’urgence sécuritaire à Dijon !

Depuis près de trois jours, Dijon est le théâtre de scènes de guérillas intolérables. La France devient le terrain de jeu des trafiquants, des mafias armées, des communautarismes… cette balkanisation de la société est le résultat de décennies de laxisme judiciaire et d’immigration massive.

Avant qu’une guerre civile ne devienne inéluctable sur notre sol, nous devons tout faire pour rétablir l’ordre public et remettre la France debout face à un Etat démissionnaire qui s’est trop longtemps couché.

Par faiblesse à l’égard de la voyoucratie et complaisance à l’égard du communautarisme, le Président de la République et son Gouvernement ont laissé les zones de non-droit prospérer, les voyous impunis et la nation se diviser. Ils ont même été jusqu’à abandonner, récemment, nos forces de l’ordre face à la pression d’une minorité militante communautariste qui défie l’autorité. Emmanuel Macron qui nous promettait encore dimanche soir « l’ordre républicain » est en réalité incapable de traduire ses belles paroles en actes concrets.

Nous devons faire respecter un ordre juste dans notre pays. C’est pourquoi nous demandons au Gouvernement de prendre d’urgence des mesures de bon sens :

1/ « Fouiller et arrêter ». La mise en place d’un état d’urgence sécuritaire pour rétablir l’ordre public : lancer une opération d’envergure pour nettoyer notre territoire des armes de guerre infiltrées et démanteler les trafics, donner les moyens à nos forces de l’ordre d’intervenir pour neutraliser les voyous, etc.

2/ « Condamner ». La fin du laxisme judiciaire pour appliquer le principe de tolérance 0 : exécution systématique d’une sanction ferme pour chaque délit ou crime commis, instauration de peines-planchers pour les multirécidivistes et agresseurs de pompiers, policiers, gendarmes et soignants, réquisition des casernes désaffectées pour enfermer les voyous, etc.

3/ « Expulser ». Le contrôle strict de l’immigration pour assurer la sécurité et renforcer la cohésion nationale : expulsion systématiques des délinquants et criminels étrangers, contrôle des frontières nationales pour lutter contre l’immigration illégale et les trafics, durcissement des critères de l’asile pour n’accueillir que les vrais réfugiés, expulsion systématique des déboutés du droit d’asile et des clandestins, etc.

Debout La France demande que ces mesures d’urgence s’accompagnent plus généralement d’une augmentation drastique des effectifs et moyens de nos forces de l’ordre, d’un vaste plan de construction d’au moins 20.000 nouvelles places de prison, d’une politique migratoire raisonnée qui renoue avec le principe d’assimilation républicaine et d’une lutte implacable contre les communautarismes (notamment islamiste) qui sont en train de gangréner notre société.

La décennie à venir sera déterminante pour forger la société que nous laisserons à nos enfants. Debout La France fera tout pour que les Français fassent le choix du sursaut plutôt que se résigner au chaos.

Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout La France Député de l’Essonne

Un « Ségur de la santé » s’est ouvert hier pour que le gouvernement et les représentants des soignants hospitaliers trouvent un nouveau chemin pour l’hôpital public. Debout la France s’en félicite.

Néanmoins, certaines mesures parfaitement consensuelles auraient déjà dû faire l’objet d’engagements précis, en particulier la hausse des salaires des personnels hospitaliers très en-deçà de la moyenne de l’OCDE. Ces demandes étaient déjà consensuelles après les grèves des mois passés.

En vérité, on peut craindre que le gouvernement cherche à gagner du temps pour conditionner la revalorisation des salaires et la hausse des moyens hospitaliers. Le gouvernement sait que les soignants disposent d’un soutien massif des Français aujourd’hui. Mais que pourra faire l’opinion publique au terme des négociations le 15 juillet, au cœur de l’été ?

Cette absence de mesures fermes dès aujourd’hui inquiète car les différentes annonces d’Emmanuel Macron n’ont pas été à la hauteur des attentes ni des besoins, d’autant plus que la petite musique sur l’allongement du temps de travail hospitalier se fait entendre de plus en plus.

Il est naturellement hors de question de conditionner la hausse des salaires des soignants à l’augmentation du temps de travail. Nos soignants ne comptent pas leurs heures depuis 20 ans. La plupart des Français feraient 35H mais les soignants, dont le métier est difficile, devraient en faire plus ?

Le temps de travail n’est pas un sujet tabou mais il doit être traité à part entière et non pas comme la conséquence d’une augmentation salariale parfaitement méritée. Si les représentants des soignants trouvent le moyen d’augmenter volontairement le temps de travail avec des améliorations de salaires correspondantes, ce sera une belle nouvelle pour le service public, mais tout chantage entre la hausse des salaires et le temps de travail est inacceptable.

Déjà entre 2007 et 2012, la hausse des salaires des infirmiers avait été conditionnée à la fin de la pénibilité pour leur retraite, un procédé scandaleux et injuste.

Une fois la hausse des salaires actée, ce Ségur pourra discuter des autres bonnes mesures mises au débat, comme la collégialité des décisions, la réforme drastique du tarif à l’acte et la coopération fluide sur chaque territoire entre les établissements publics et privés.

Néanmoins, le véritable juge de paix de la réussite de ce Ségur sera la hausse durable du budget de la santé en France. La France vieillit, les technologies sont de plus en plus chères et la population augmente : il n’est pas possible de faire toujours plus avec toujours moins, bien au contraire.

Debout la France avait manifesté son inquiétude quand le Premier Ministre avait affirmé que la France reviendrait à son étiage bas de 5000 lits de réanimation alors que ce nombre, bien inférieur aux standards allemands, japonais, ou coréens, avait montré sa totale insuffisance. Il faut au contraire, doubler durablement la capacité de lits de réanimation en France sur le territoire, avec les moyens humains et les respirateurs nécessaires.

Ainsi, Debout la France maintient les propositions concrètes suivantes.

Tout d’abord, seule une bonne articulation entre l’hôpital et la médecine de ville peut nous permettre d’être efficace. La crise sanitaire de Covid-19 a d’ailleurs démontré à quel point nos autorités se sont égarées en concevant leur plan blanc sans y associer les premiers acteurs de Santé Publique, que sont les personnels soignants de nos villes et les représentants de la médecine libérale !

Il faut également des hausses de salaires substantielles, qui alignent les salaires des infirmiers, aides-soignants et toutes les professions de santé sur les standards de l’OCDE. Pour les infirmiers ou aides-soignants, il s’agit d’une augmentation moyenne immédiate de 20% qui pourrait se faire, dans un premier temps, par une prime permanente défiscalisée.

Il s’agit ensuite de hausse significative des effectifs. La France dispose en moyenne de 2 infirmiers et d’un médecin en moins pour 1000 habitants que l’Allemagne. Il faut atteindre cet objectif pour améliorer les soins mais aussi pour mettre fin aux horaires et aux conditions de travail infernaux de nos soignants. Le gouvernement a annoncé des passerelles de formation rapide que DLF a toujours soutenues. Néanmoins, seule l’amélioration des salaires déjà évoquée permettra d’une part de ramener vers le service public des professionnels qui ont changé de voie faute de reconnaissance et d’autre part, d’attirer des nouvelles générations. A ce titre, il faut d’urgence alléger les coûts des formations médicales qui empêchent des jeunes d’accomplir leur vocation de soignant.

La hausse des effectifs et des moyens permettra d’augmenter le potentiel de lits de réanimation de notre pays, qui doit tout simplement doubler pour atteindre les standards de nos partenaires comme l’Allemagne. Cela implique, au minimum, un passage de 5000 à 10 000 lits bien répartis sur le territoire. Ce doublement aura un coût de 2.5 milliards d’euros, coût qu’il est possible d’optimiser en utilisant ces lits à d’autres soins quand ils ne sont pas nécessaires pour faire face à une crise sanitaire. Là encore, le modèle allemand est riche d’enseignements.

Il faut accélérer le désendettement des hôpitaux. Le plan du gouvernement était bien trop modeste à cet égard alors que l’idée était bonne. Il faut en réalité transférer l’ensemble des dettes hospitalières vers l’Etat via une monétisation de la Banque de France puisque cette dette correspond à un service public bénéficiant à toutes les générations. Libérés de ce fardeau, les hôpitaux retrouveront des capacités d’investissements et repartiront sur de bonnes bases. Bien entendu, ce transfert devra s’accompagner d’une étude transparente sur les gestionnaires défaillants, qui devront être remplacés et au contraire, d’une valorisation des bonnes pratiques des meilleurs établissements.

Enfin, il faut rouvrir des hôpitaux de proximité pour rétablir la justice territoriale avec un réseau de soin assuré par une meilleure reconnaissance et l’intégration de la médecine de ville et des maisons de santé. La crise du Covid a montré une nouvelle fois que la médecine de ville, largement oubliée des dirigeants parisiens, n’était pas intégrée aux dispositifs sanitaires comme il se devait. Ces professionnels sont pourtant en première ligne, en particulier pour une épidémie comme le Covid 19.

Ces mesures auront un coût certain. Debout la France a toujours assumé que la modernisation du système de santé français imposait une hausse des dépenses. Le vieillissement de la population et l’arrivée des nouvelles technologies imposent de fait des coûts supplémentaires. En voulant dépenser moins en dehors de toute réalité démographique, la technocratie a tout simplement dégradé le système de soins français et mis nos soignants dans des conditions de travail impossibles. Nous maintenons que la situation impose d’assumer une hausse de 3% par an des dépenses de santé pour dégager les marges de manœuvre suffisantes et que l’ensemble de la reprise de la dette par l’Etat permettra de dégager plusieurs centaines de millions d’euros pour l’investissement.

La hausse des dépenses pourrait être compensée par une lutte active contre la fraude à la carte vitale, estimée à 14 milliards d’euros par an, la fin de l’AME pour les clandestins (1 milliard d’euros) ainsi qu’une baisse du train de vie de l’Etat.

La santé est une priorité nationale et un droit fondamental de nos concitoyens, il faut avoir le courage d’en assumer le coût tout en reconnaissant le dévouement des personnels soignants à leur juste valeur.

Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La France, Député de l'Essonne.

22 05 2020

Le Gouvernement parle mais les usines ferment

Après la catastrophe sanitaire que nous avons vécue et qui continue de nous menacer, les Françaises et les Français ne tolèrent plus les conséquences tragiques de la désindustrialisation organisée par les gouvernements successifs.

Les meilleurs médecins, infirmières et soignants ont besoin d’une industrie nationale fiable et innovante à leurs côtés pour assurer la quantité et la qualité des matériels et des médicaments. La « start-up nation » macroniste n’est pas seulement synonyme de chômage et de bas salaires, mais aussi une menace sur la vie des citoyens eux-mêmes.

Naturellement, le gouvernement a senti le vent du boulet et a rapidement adopté une rhétorique en faveur de la relocalisation des usines. Bruno Le Maire en particulier n’a pas hésité à affirmer que la désindustrialisation avait été l’une « des pires erreurs » des gouvernements passés, lui qui a participé à presque tous les gouvernements des 20 dernières années et qui a toujours soutenu les règles absurdes de l’Union Européenne ouvrant nos frontières à la concurrence déloyale, anti-sociale et anti-écologique.

Nous serions ravis si le gouvernement avait sincèrement pris conscience de ses erreurs et changé de politique. Il n’en est rien ! Les paroles trompent nos concitoyens qui doivent se fier aux actes.

Tout d’abord, le gouvernement ne fait rien pour relocaliser durablement la production de matériel médical et de médicaments. Alors que la Chine a multiplié sa production de masques par 10, le gouvernement français, au bout de trois mois, peine à doubler la production malgré les multiples initiatives de la société civile. Le Maroc réussit à produire 7 fois plus de masques par habitant que la France ! Le projet de rouvrir l’usine de masque Sperian, en Bretagne, est renvoyé en septembre alors que tous les professionnels s’accordent à dire qu’un tel site pouvait rouvrir en deux ou trois mois.

Pire encore, le gouvernement refuse d’intervenir pour sauver des usines qui ont un rôle stratégique afin d’assurer notre souveraineté sanitaire. Ainsi, DLF a demandé la nationalisation temporaire de l’usine Luxfer, seul fabriquant en France de bouteilles d’oxygène médical. Le site a été fermé par un fonds d’investissement qui cherche à détruire les machines protégées par les ouvriers. Bruno Le Maire a refusé de lever le petit doigt et s’en est remis, comme toujours, à des investisseurs étrangers…

Alors que les pénuries de médicaments sont maintenant reconnues par tous, le gouvernement a refusé toutes nos propositions pour mobiliser la Pharmacie Centrale des Armées et l’Agence des équipements et produits de la Santé, capables de produire elles-mêmes nombre de molécules mais aussi de coordonner une nouvelle production nationale, puis un plan de relocalisation. Emmanuel Macron a d’ailleurs été pris en flagrant-délit d’incompétence sur le scandale du vaccin de Sanofi, promis aux Américains dans le dos des Français.

Même quand le contribuable paie, le gouvernement est incapable de défendre les usines et emplois industriels français. Comment accepter de mobiliser 5 milliards d’euros d’argent public à Renault sous la forme de prêts alors que le Canard Enchaîné a révélé entre 5000 et 9000 emplois menacés ?

Au contraire, les PME et les entreprises intermédiaires industrielles sont comme toujours méprisées par la technocratie de Bercy et Bruno Le Maire. Le 1er fabricant de lit français, ADOVA, avec 6 sites et 1000 employés, s’est vu refusé son prêt garanti alors que l’entreprise dégage des profits après de lourds efforts de restructuration et le maintien d’un savoir-faire « fabriqué » en France.

Le bilan est encore plus accablant dans les autres secteurs industriels : ces derniers sont victimes d’un lourd silence médiatique, les lumières étant focalisées sur l’épidémie.

Arcelor Mittal poursuit ainsi le démantèlement de la sidérurgie française. Profitant de la crise sanitaire, la multinationale a fermé un 1er haut-fourneau de Fos-sur-Mer le 23 mars et veut fermer le 2nd en juin, mettant 2500 salariés et 1500 sous-traitants au chômage tout en détruisant l’outil de production de plusieurs centaines de millions d’euros. A Florange en Lorraine, le groupe a fermé définitivement la cokerie alors qu’il avait promis de maintenir l’activité jusqu’en 2022 !

General Electric a aussi profité de la crise pour poursuivre le démantèlement d’Alstom à Belfort et en France. Le groupe a osé écrire à ses 270 sous-traitants pour demander une baisse de 20% de leurs prix ! Comment ces entreprises pourraient accomplir de telles coupes ? Il s’agit d’un chantage pour préparer de nouvelles délocalisations, en particulier les activités d’entretien et d’ingénierie de haut-niveau. Les syndicats ont démontré que la direction américaine de General Electric transférait des commandes de l’usine de Belfort vers ses sites américains tout en manipulant la comptabilité pour que les sites français passent artificiellement dans le rouge et soient fermés. Le gouvernement ne fait strictement rien et pour cause, c’est Emmanuel Macron qui a vendu Alstom à General Electric !

Enfin, rien ne change au niveau européen. Pendant que le gouvernement promet la main sur le cœur de tout changer, les signatures des traités de libre-échange déloyaux continuent ! Le 12 février, l’Union Européenne a signé un traité avec le Vietnam, accord accepté par le Conseil européen le 30 mars, y compris par le gouvernement français. Le 28 avril avec le Mexique ! D’autres accords sont prévus avec la Nouvelle Zélande, l’Australie, la Bolivie, l’Angola… Bientôt l’Inde, l’Indonésie et des dizaines de pays africains. Pire encore, le traité avec les Etats-Unis a bien été relancé contre l’avis de la France !

En réalité, les belles paroles du gouvernement ne valent rien car on ne peut attendre de ceux qui ont créé les problèmes qu’ils puissent les résoudre. Ce gouvernement, comme les gouvernements précédents, n’ont pas été des victimes de la désindustrialisation, ils l’ont bel et bien organisée ! Emmanuel Macron a été responsable comme Ministre de l’Economie du plus grand nombre de pillages industriels de la 5ème République (Alstom, Technip, Lafarge, Alcatel, etc.)

En restant soumis aux traités européens actuels et aux dogmes de la mondialisation sauvage, ils démontrent chaque jour qu’ils ne veulent rien changer aux malheurs de la France. Nous devons convaincre les Françaises et les Français de nous faire confiance pour appliquer une politique de rupture avec ce système, qui recréera une industrie française souveraine pour notre pays.

Nicolas Dupont-Aignan, Député de l'Essonne, Président de Debout La France

17 05 2020

L’imposteur et le héros : une histoire de la Macronie à Montcornet

Emmanuel Macron a décidé de se rendre dimanche 17 mai à Montcornet, dans l’Aisne, pour y lancer les commémorations célébrant les 50 ans de la mort du Général de Gaulle, les 80 ans de l’Appel du 18 juin et les 130 ans de sa naissance à Lille.

C’est à Montcornet au printemps 1940 que Charles de Gaulle, alors colonel, tentera de mettre en pratique la doctrine qu’il avait défendue en faveur de la guerre mécanisée face aux troupes allemandes. Hélas, la 4ème division cuirassée, assemblée à la hâte, ne dispose ni des hommes ni du matériel ni de la couverture aérienne nécessaires. Pendant que les armées allemandes se modernisaient, l’Etat-major sénile de la France était resté bloqué en 1918, se croyant à l’abri de la barbarie hitlérienne derrière la ligne Maginot.

Armées de courage et de détermination, les troupes dirigées par De Gaulle mèneront une des rares contre-offensives de la Bataille de France qui, sans être une victoire militaire décisive, constituera une victoire morale déterminante pour l’âme de la future Résistance. Aveuglés par le défaitisme, les dirigeants français refusèrent de voir dans l’héroïsme des soldats français de 1940, la preuve que la guerre pouvait être menée et gagnée.

En tant qu’amoureux de la France et gaulliste, je devrais me réjouir qu’un Président de la République choisisse pour la 1ère fois d’honorer le souvenir de la bataille de Montcornet. Hélas, le personnage d’Emmanuel Macron et la politique qu’il mène sont si contraires à l’esprit et à la lettre du gaullisme que cet hommage raisonne comme une énième insulte à la Nation.

Charles de Gaulle n’a jamais manipulé l’Histoire de France pour monter sur un piédestal. Il cherchait à être digne du récit national sans se l’approprier pour construire une fausse gloire. Au contraire, nous savons déjà qu’Emmanuel Macron ne va pas rendre un hommage humble au Général ni tirer les leçons de ce grand Homme pour changer sa politique lamentable.

De la même façon qu’il avait osé projeter son propre parcours de haut-fonctionnaire vendu à la finance internationale dans les pas de Jeanne d’Arc, Emmanuel Macron va s’approprier l’héritage gaullien pour créer sa propre mythologie personnelle. A Orléans en 2016, Emmanuel Macron avait assimilé son propre mépris de l’éthique républicaine élémentaire au courage de la protectrice de la France. En véritable faussaire de la morale et de l’histoire, il avait prétendu que Jeanne avait accompli son propre rêve alors qu’elle n’avait fait que suivre son devoir sacrificiel.

Jamais un chef de l’Etat français n’avait osé défigurer à tant de reprises nos figures nationales et insulter notre Histoire. Qu’espérer d’un Président de la République qui ose dire que la colonisation française a été un « crime contre l’humanité » ?

Hélas, il ne s’arrêtera pas tant que les urnes ne l’auront pas expédié aux oubliettes. Emmanuel Macron a décidé de rendre hommage à Montcornet à « l’esprit de résistance » alors que sa politique soumise aux pires idéologies de la mondialisation sauvage a provoqué l’une des pires catastrophes sanitaires que notre pays ait connue. Personne ne sera dupe de cette énième tartufferie, mais le mal sera fait.

Imagine-t-on le Général de Gaulle refuser obstinément de contrôler les frontières nationales pour protéger les Françaises et les Français d’une épidémie meurtrière alors que même nos partenaires européens choisissaient de se protéger ?

Imagine-t-on le Général de Gaulle mentir sciemment à ses compatriotes sur la doctrine sanitaire, prétendant que les masques sont inutiles, que les tests ne sont pas vitaux ? Mensonges d’autant plus intolérables qu’ils ne visent qu’à couvrir l’incapacité du gouvernement à disposer des matériels médicaux nécessaires pour protéger notre peuple et nos soignants.

Imagine-t-on le Général de Gaulle humilié par le PDG d’un laboratoire pharmaceutique français, qui préfère honorer des commandes prioritaires chez une puissance étrangère au lieu de soigner son propre pays d’origine ?

Imagine-t-on le Général de Gaulle attendre de l’Union Européenne de remplir les missions que le gouvernement français est incapable d’honorer ? Jamais le Général de Gaulle n’aurait osé affirmer qu’une souveraineté européenne inexistante est la solution au salut de la France alors qu’il savait déjà, dès 1958, que l’illusion fédéraliste européenne ne mènerait à rien, sinon détruire la souveraineté nationale française, la seule capable de défendre nos intérêts et notre sécurité.

Imagine-t-on enfin le Général de Gaulle fuir ses propres responsabilités comme le fait systématiquement Emmanuel Macron ? Combien de fois a-t-on entendu le Président de la République pérorer, bien à l’abri des murs institutionnels, qu’il était le seul responsable de sa politique et qu’on « vienne le chercher » pour réclamer des comptes ? Hélas, quand son échec est flagrant, il se défausse sur ses subordonnés et pire, sur les Français eux-mêmes, accusés d’être irresponsables face au Covid 19 alors qu’ils n’ont fait que suivre la propagande du gouvernement.

Une fois encore, je refuse de me taire en laissant Emmanuel Macron revendiquer un héritage dont il n’est pas digne. Le Général de Gaulle appartient à la Nation entière. Ce faisant, personne ne peut s’approprier cet héritage, mais tous doivent le défendre de toute récupération indécente.

Emmanuel Macron a de nombreux personnages historiques français à sa disposition pour ses discours politiques comme Aristide Briand, Edouard Daladier, Jean Monet, Robert Schuman, François Mitterrand ou François Hollande. Qu’il laisse Charles de Gaulle et les héros de Montcornet en paix.

Pendant que le projet de loi prorogeant l’état d’urgence sanitaire était débattu à l’Assemblée nationale, le Gouvernement a présenté les détails de son plan de déconfinement qui débutera le 11 mai. Si la volonté de déconfinement est une excellente nouvelle pour l’ensemble de nos compatriotes, je regrette que les annonces de l’exécutif comportent encore trop d’incohérences et de mesures dangereuses. Parce que ce Gouvernement a perdu toute crédibilité dans sa lutte contre l’épidémie et que le projet de loi contient des dispositions aberrantes, je voterai contre la prolongation de l’état d’urgence sanitaire.

Alors que le Premier Ministre exclut l’ouverture des parcs, jardins et collèges dans les départements classés rouges, il a annoncé que les écoles primaires rouvriraient à partir du 11 mai. Cette décision est particulièrement dangereuse dans les 32 départements (notamment en Ile-de-France, Grand Est, Hauts-de-France et Bourgogne-Franche-Comté) où le virus circule activement et les services de réanimation sont au bord de la saturation. Avec Debout La France, nous proposons un report en septembre de la réouverture des écoles qui constituent de véritables bouillons de culture !

De plus, nous demandons instamment que le Gouvernement renonce à sa décision irresponsable de réduire le nombre de lits de réanimation pour retrouver le niveau d’avant crise. En effet, notre pays doit tirer les leçons de la crise que nous venons de traverser : alors que nous disposions en 2017-2018 de seulement 309 lits de soins aigus (intensifs et réanimation) pour 100.000 habitants, nous devons accroître notre capacité d’accueil pour atteindre le niveau de pays qui ont réussi à faire face à l’épidémie comme l’Allemagne (602 pour 100.000 habitants), la Corée (714) ou encore le Japon (779). A cet effet, nous demandons au Gouvernement d’augmenter durablement le nombre actuel de lits capables de faire de la réanimation, et de rouvrir des hôpitaux fermés en France parmi lesquels le Val-de-Grâce. La France doit anticiper pour assurer une capacité de réanimation suffisante en cas de deuxième vague épidémique : aucun citoyen ne doit être privé d’hospitalisation. Par la même occasion, nous regrettons que le Gouvernement n’ait pas mis en place un plan industriel de relocalisation des médicaments vitaux pour assurer notre indépendance sanitaire dans les plus brefs délais.

Ensuite, si je me réjouis du déconfinement progressif des Français et des commerces, les mesures du Gouvernement restent insuffisantes pour assurer la sécurité de la population, et par conséquent dangereuses. En effet, nous proposons avec Debout La France d’étendre le port obligatoire du masque non seulement dans les transports, mais en plus dans l’espace public et notamment dans les commerces. A ce titre, nous proposons que l’Etat distribue gratuitement un lot vital minimal de masques par foyer pour garantir un égal accès à tous les Français. Nous demandons également que les soignants et les personnes vulnérables, de par leur âge ou leurs pathologies, soient dotés de masques FFP2 qui les protègent d’une contamination par une tierce personne. De même, l’exécutif doit apporter des garanties sur le nombre de tests qui seront réalisés à partir du 11 mai, puisque le Canard Enchainé a révélé que seuls 285.000 tests pourraient être effectués contre 700.000 promis par l’exécutif ! Qu’en est-il vraiment ?

Par ailleurs, il est absurde que les Français voient leurs déplacements limités alors que les personnes venant de l’étranger ne soient pas toutes soumises, notamment celles venant de l’Union européenne, à un dépistage et un isolement obligatoires lors de l’entrée sur le territoire national. D’autant que l’Europe est le continent qui compte le plus de cas et de victimes dans le monde ! Après avoir confiné les Français durant deux mois, comment le Gouvernement peut-il refuser de confiner le pays pour éviter d’importer de nouveaux cas ? Avec Debout La France, nous proposons un contrôle sanitaire aux frontières et une quatorzaine obligatoire pour toute entrée sur le sol français.

Enfin, je refuse de signer un chèque en blanc jusqu’au 10 juillet au Gouvernement, tant pour son bilan que pour sa volonté d’y échapper. En effet, l’exécutif est responsable du fiasco que traverse la France depuis plusieurs mois par son manque d’anticipation, et ce malgré nos alertes, et n’a pas hésité un seul instant à mentir délibérément à plusieurs reprises (masques, tests, etc.) pour chercher à dissimuler son incompétence. Au regard du bilan du Gouvernement, il m’apparait irresponsable de lui accorder plus longtemps des pouvoirs exorbitants. De plus, au prétexte de protéger à juste titre les élus locaux dans l’exécution des décisions du Gouvernement, les députés En Marche en profitent pour organiser une auto-amnistie préventive en faveur de l’exécutif en cas de futurs procès. Face à un tel scandale, j’ai déposé un amendement visant à garantir la protection des élus locaux contraints à appliquer les ordres du Gouvernement dans le cadre du déconfinement, et un second amendement pour supprimer les dispositions exonérant l’exécutif de sa responsabilité pénale. J’ai aussi proposé un amendement pour assurer un contrôle de l’action du Gouvernement face au Covid19 grâce à la mise en place d’un Comité transpartisan composé des principales forces politiques de France.

Le 11 mai 2020 s’amorce la sortie d’un confinement inédit dans notre pays. Nous avons une pensée pour nos compatriotes de Mayotte où l’épidémie continue à circuler très gravement et attendons du Gouvernement une vigilance et une action toute particulière pour ses habitants. Debout La France réaffirme qu’il vaut mieux un excès de prudence plutôt que la légèreté et les mensonges auxquels le Gouvernement nous a hélas habitués. Ainsi, nous alertons sur les risques de sa politique irresponsable et proposons des mesures de bon sens afin que les Français puissent renouer avec leur vie normale en toute sécurité.

Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La France, Député de l’Essonne.

02 05 2020

Attentat du 27 avril à Colombes

Ce lundi 27 avril, à Colombes, aux environs de 17h30, un automobiliste a foncé délibérément sur deux motards de la Police, en train de procéder à un contrôle de véhicule. A l'heure où j'écris ces lignes, ces deux motards, grièvement blessés, sont hospitalisés et l'un d'entre eux est dans un état particulièrement grave. L'"automobiliste" a été appréhendé.

Comme il est maintenant tristement habituel après une attaque terroriste, les médias, la classe politique, sont extrêmement discrets sur le sujet et, quand ils en parlent, évoquent les faits en éprouvant toujours quelque difficulté à mettre les mots justes sur ces "événements". Alors, il faut commencer par là. Oui, cette attaque est un attentat terroriste islamiste ! Si l'on ne commence pas par nommer avec une courageuse précision les tragédies que vit notre société, nous nous condamnons à les faire prospérer.Et le Chef de l'Etat comme le gouvernement sont, depuis leur entrée en fonction, des spécialistes de haut vol de la fausse résolution des problèmes, par leur négation pure et simple. Ainsi, ils requalifient les actes terroristes en faits divers isolés, oeuvres de pseudo-aliénés qui regarderaient davantage la psychiatrie que la justice.Dans la rhétorique macronienne, les actes terroristes sont à classer entre les accidents de la circulation et les conflits de voisinage et les islamistes qui commettent des attentats sont des déséquilibrés en proie à des crises de démence passagère. Mais cette fois, Macron n'a rien dit. Il n'a même pas voulu fatiguer son pouce présidentiel en tweetant quelques mots sur cet attentat. Cela ne l'intéresse pas. Notre "chef de guerre" auto-proclamé, toujours plus lyrique lorsqu'il désigne le Covid-19 comme l'ennemi que nous combattrons sans merci, n'a rien à dire lorsqu'un islamiste attaque notre civilisation en s'en prenant à nos forces de l'ordre.

Ce terroriste est un homme de 29 ans, Youssef T., connu pour des faits de violences. Il a déclaré après son arrestation, vouloir "mourir en martyr". Une lettre a été retrouvée à bord de son véhicule, lettre dans laquelle il manifestait sa volonté d'instaurer la Charia de façon universelle. On voit bien l'itinéraire hélas! ordinaire du petit délinquant de banlieue qui passe à l'acte terroriste au nom d'Allah. Le terreau des cités sensibles est tout à fait favorable au développement de la voyoucratie islamisée.La haine de la Police y règne à plusieurs titres : les empêcheurs de dealer en rond sont aussi, avec l'école, la seule présence républicaine au sein de ces cités. Ils apparaissent aux yeux de ces petits barbares comme une armée d'occupation française qui menace l'intégrité de leur territoire et contrarie leur projet de mise en place de la Charia.

Mais la lettre de Youssef T. faisait également référence à la haine qui lui est venue en regardant des images de Gaza. Ce terroriste auto-qualifié de pro-palestinien mâtine son islamisme d'un vernis politique qui s'incarne dans un nébuleux combat pour une Palestine libre, c'est-à-dire, dans le langage des terroristes islamistes, pour la destruction de l'Etat d'Israël. Cet élément vaut, à lui seul, à Youssef T. d'être célébré ou -à tout le moins- exempté de toute intention terroriste, sur les réseaux sociaux par la canaille pro-djihadiste. Mais cela cause aussi de l'embarras dans les rangs de la gauche, toujours prompte à réagir dès que le commencement d'un soupçon de bavure policière se fait jour, et trop souvent muette lorsque les forces de l'ordre sont prises pour cibles par les voyous de cité.. Il est vrai qu'il ne faut pas décevoir sa clientèle électorale et depuis que les socialistes Terra-novistes, les macronistes intersectionnalistes ou les Insoumis indigénistes ont renoncé à défendre le monde ouvrier au profit des "minorités visibles", la cause palestinienne a quitté les rangs du combat politique pour devenir un symbole, celui de l'oppression de l'Islam par l'Etat d'Israël, les juifs, l'Occident, tous confondus dans une même haine irrationnelle, mortifère et assassine. Pour s'en convaincre, il suffit d'observer que le sort des Palestiniens ne présente d'intérêt que lorsqu'ils sont présentés comme victimes de Tsahal. Le Hamas, en revanche, peut torturer à loisir, tuer à volonté, jamais la moindre condamnation n'émane des belles âmes pro-palestiniennes. Il faut dire avec assurance et détermination que les municipalités de gauche qui célèbrent des terroristes palestiniens, les acteurs de la politique qui évoquent le conflit israélo-palestinien dès qu'un vote communautaire leur paraît bénéfique, ont une responsabilité dans la haine antisémite et anti-occidentale qui se développe sans cesse davantage dans notre société.

Il y a quelques jours encore, le hashtag "mortauxporcs", incitant au meurtre de policiers faisait une belle carrière sur Twitter. Tous ceux qui ne s'en sont pas indignés, voire, pour certains, qui ont approuvé ce mot d'ordre, ont une responsabilité dans ce dernier attentat.

Castaner lui-même, qui comprend les difficultés du confinement dans les cités et minimise -avec Sibeth Ndiaye- les violences anti-policières, a une responsabilité dans la banalisation de ces actes.

Le Président Macron, particulièrement, est coupable de lâcheté en n'osant pas réagir à un attentat commis contre nos policiers, contre notre civilisation. Seules semblent compter à ses yeux les lignes comptables émanant des instances bruxelloises, thuriféraires des marchés et négatrices des peuples.

A Debout la France, nous croyons en notre civilisation, en notre Nation, et nous nous battons avec tout notre coeur pour leur préservation.

26 04 2020

Nos banlieues brûlent et nous regardons ailleurs

Alors que le confinement fait l’objet d’une surveillance drastique et que l’impressionnant nombre d’amendes dressées est un enjeu de communication pour le Ministère de l’Intérieur, force est de constater qu’en la matière l’intransigeance gouvernementale connait de spectaculaires exceptions. En apparence, nul ne saurait échapper à la règle commune, la loi est dure mais c’est la loi, et les témoignages de l’application inconditionnelle, voire brutale et parfois injuste des dispositifs légaux ne manquent pas. Ainsi, nous avons tous en tête la verbalisation dans les Tarn d’une femme de 79 ans venue saluer son mari de 93 ans, confiné EHPAD, à 500 mètres de son domicile, à travers une vitre fermée, pour « violation du cordon sanitaire ». Et les exemples de toutes espèces sont nombreux : tel habitant du Val d’Oise a écopé de 135 euros d’amende pour être allé acheter une baguette de pain, telle jeune femme des Pays de Loire a dû s’acquitter de la même somme pour avoir voulu nourrir ses chevaux au pré et l’on ne compte plus les contraventions dont ont été gratifiées des femmes sorties pour acheter des protections hygiéniques ou de la teinture pour cheveux, produits jugés comme n’étant pas de première nécessité. La multiplication de ces exemples pourraient se faire à l’envi.

Cependant, certains quartiers de nos grandes villes semblent jouir d’une loi d’exception. Ces quartiers que l’on s’obstine à nommer « populaires », alors que c’est la canaille islamisée qui y règne en maître depuis des années, ne semblent pas astreints à des règles aussi rigides. Christophe Castaner lui-même a appelé les forces de l’ordre à « faire preuve de discernement », formule euphémisante pour recommander implicitement aux policiers de ne pas mettre les pieds dans les cités sensibles.

Un accident médiatisé, qui s’est produit la dans la nuit de samedi à dimanche derniers, a mis à mal toute idée d’esprit républicain dans un grand nombre de nos cités.

Un homme de 30 ans -et non pas un « jeune » comme nous le présentent les principaux médias- à moto a heurté la portière d’un véhicule de police et a été blessé à la jambe (il n’a pas eu la jambe arrachée, comme nous l’ont dit les médias dans un premier temps) à Villeneuve-la-Garenne.

Depuis, et sans que les médias ou le gouvernement ne s’en émeuvent particulièrement, nous assistons à des émeutes à Villeneuve-la-Garenne mais aussi dans d’autres villes de la région parisienne : Meudon, Suresnes, La Courneuve, Nanterre, Evry… Ce phénomène touche également les banlieues d’un grand nombre de villes de France, telles que Strasbourg, Lille, Lyon, Limoges…

Les policiers, les pompiers - qui interviennent chaque soir sur des feux de poubelles et de voitures - sont pris pour cibles, caillassés et visés par des tirs de mortier. La foultitude de vidéos que l’on trouve sur les réseaux sociaux atteste de la grande violence qui se déchaîne contre les forces de l’ordre et les pompiers. En l’occurrence, les 10 000 prisonniers libérés de façon anticipée par madame Belloubet au début du confinement forment, pour partie, un excellent renfort pour ces voyous affrontant la police. Signalons, encore une fois, la désastreuse action de la ministre de la Justice qui paradoxalement déconfine les prisons en période de confinement. Elle remet en liberté délinquants et criminels sans imaginer que cela pourrait avoir des conséquences tragiques sur l’ordre public.

Les images que nous voyons sont celles d’authentiques scènes de guérillas urbaines et elles nous sont présentées comme de simples réactions à ce que les émeutiers appellent une « bavure », voire une tentative de meurtre de la part des policiers.

Cette prétendue « bavure » concerne un homme dont il n’est pas inutile de préciser le pedigree : quatorze fois condamné pour trafic de stupéfiants, refus d’obtempérer, outrages, violences aggravées, extorsion, et qui se trouvait au moment des faits sous contrôle judiciaire pour menace de mort avec un hachoir. Le seul fait que cet individu soit en liberté illustre l’insupportable laxisme judiciaire et l’impéritie gouvernementale dont profitent les voyous de banlieue.

Ajoutons que cet homme circulait sans casque, en excès de vitesse, sur une moto non homologuée, en méprisant l’obligation de confinement. Mais la situation est encore plus grave que celle que nous présentent avec retenue les médias. Il ne s’agit pas d’un appel à la justice après une prétendue « bavure », il s’agit d’éprouver la puissance d’une contre-société qui se construit contre la République, contre la France. C’est une prise de pouvoir territorial, menée, à chaque fois, par une minorité agissante, violente, déterminée. Dans la nuit de lundi à mardi, le commissariat du quartier de la Meinau, à Strasbourg, a été incendié aux cris d’ « Allahou Akbar ! ». Bien naïfs ceux qui ne voient là qu’une révolte sociale. Il y a un mouvement général, mené encore une fois par une minorité, de tentative de prise en main de ces quartiers, pour y faire régner la loi des caïds et de l’islam.

Le trafic de drogue constitue également un enjeu fondamental qui nécessite à lui seul l’éloignement de la police et de toute présence étatique, même si les gouvernements successifs, depuis des décennies, ont laissé prospérer cette activité pour acheter la paix sociale. Le hashtag « mort aux porcs » connait une belle carrière en accompagnement de ces émeutes. Émeutes anti-flics, émeute anti-France.

Malgré la gravité de la situation, Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, nous assure qu’ « il n’y a pas lieu d’avoir des inquiétudes » et que les faits sont de « faible intensité ». Le gouvernement hésite entre minimisation et négation des problèmes, comme si l’occultation était une modalité de la solution.

À Debout la France, nous considérons que pour affronter les problèmes, il faut d’abord les nommer avec justesse. Notre volonté d’arriver au pouvoir est aussi liée à la volonté de résoudre le problème des banlieues et permettre aux gens qui ne posent pas problème de vivre sereinement dans des cités aujourd’hui gangrenées par la voyoucratie. Des mesures urgentes doivent être prises pour sauver nos banlieues : • couvre-feu pendant la période du confinement • création de dizaines de milliers de places de prison dans les casernes désaffectées • suspension de tout type d’aide sociale aux familles de délinquants et expulsion des familles de délinquants des offices HLM • reconduite à la frontière de tous les délinquants et criminels de nationalité étrangère • opération de maintien de l’ordre par l’armée dans les cités sensibles • mise en place de peines plancher pour les trafiquants de drogue et les émeutiers de cité

« Il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire, quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire » nous dit Clemenceau. Macron et son gouvernement n’ont ni volonté ni courage, si ce n’est l’obsession de l’auto-célébration et la passion de la dissimulation. L’épisode des banlieues nous le montre une fois de plus.

Nicolas Dupont-Aignan, Député de l'Essonne, Président de Debout La France.

24 04 2020

Avec l’Union Européenne, ce sont toujours les Français qui paient !

Pendant que toute l’attention des français est tournée vers les modalités et dates du déconfinement, le gouvernement continue à gâcher des milliards d’euros des contribuables français dans une Union Européenne qui a démontré pour la énième fois sa totale incapacité.

Ainsi, je me suis opposé à la hausse de 2 milliards d’euros de la contribution financière de la France au budget de la Commission Européenne, soit un total de plus de 23 milliards d’euros !

A l’issue de ce conseil européen du 23 avril, Emmanuel Macron, dans l’incantation, appelle les 27 pays de l’UE à aller "plus loin, plus fort" vers la souveraineté européenne. Il démontre d’ailleurs que ses discours sur le « monde d’après » qui remettrait la souveraineté française en avant n’étaient que des balivernes.

Selon lui, les Etats ne peuvent pas seuls financer un plan de relance économique européen. Et il quémande à l’Union Européenne, une capacité commune d’endettement de sortie des crises sanitaire, économique et sociale. Mais cette déclaration naïve sonne comme un aveu d’échec total et un mensonge envers les Français de bonne foi.

D’une part, il n’a pas compris qu’une souveraineté ne peut être que nationale et non européenne puisque l’Union européenne n’est pas une nation. Il ne croit pas en la France parce qu’il privilégie d’abord la préservation de l’unité de l’UE et du marché unique.

De plus E. Macron veut faire croire aux français à deux mythes : l’aide financière de l’UE et la solidarité européenne.

1) L’aide financière de l’UE n’est qu’une spoliation des impôts des Français :

Lors de la réunion du 9 avril dernier, un accord a été acté pour soutenir les économies nationales sur la base de 540 milliards d’euros et sous forme d’un paquet de trois mesures :

- Les contributions financières des Etats permettront à la Commission européenne de financer les dispositifs de chômage partiel (SURE) pour 100 milliards d’euros. - Le Mécanisme Européen de Stabilité (MES), entièrement financé par les Etats membres, est mobilisé pour un montant de 240 milliards d’euros pour les gouvernements qui le solliciteront. Les fonds du MES sont des emprunts que les États bénéficiaires devront rembourser avec intérêts en contrepartie de reformes structurelles, sauf dans le cas de la lutte contre le coronavirus. - la Banque Européenne d’Investissement (BEI), dont le capital appartient aux Etats, prévoit d’accorder 200 milliards d’euros de prêts aux entreprises.

Tout comme pour la PAC, le problème de cette aide financière de la troïka (CE, MES, BEI) - dont la technostructure sous influence allemande - est que ces prêts proviennent de notre argent public donc des impôts des français.

Depuis 2010, la France a versé 16.3 milliards d’euros directement au MES et s’expose à 143 milliards de garanties appelables en cas de défaillances. Notre pays est actionnaire à hauteur de 47 milliards d’euros dans la BEI. En somme : prête-moi ta montre je te donnerai l’heure !

Entre 2007 et 2017, la France a versé 75 milliards d’euros de plus que ce que l’UE ne lui a rendu en subvention. En 2018, cette perte nette a été de 7.5 milliards d’euros.

Non seulement l’aide financière de la troïka est d’origine française mais en plus ce plan européen est trop faible, trop tardif et trop complexe. Cette usine à gaz budgétaire est une aberration politique.

2) La solidarité européenne n'existe pas

Depuis le traité de Maastricht en 1992, les déséquilibres économiques, financiers et sociaux entre les pays du Nord et du Sud s’aggravent, sans que les premiers ne veuillent aider les seconds.

En effet, l’idée proposée par l’Italie, l’Espagne et la France, de « corona bonds », ces euro-obligations mutualisées entre pays européens, a été refusée catégoriquement par l’Allemagne, les Pays-Bas et les pays scandinaves. Mais ce projet fédéral de l’UE d’un fonds de relance économique européen massif de 1000 milliards d’euros avec une capacité commune d’endettement entre les 27 pays ainsi que des transferts budgétaires réels de l’Allemagne vers l’Italie, l’Espagne ou la France, ne verra jamais le jour.

La seule certitude est que l’union européenne profite de l’opportunité politique de la catastrophe sanitaire du COVID19 comme « alibi » pour pousser à tout prix son agenda d’intégration des Etats membres dans son fédéralisme bruxellois. L’objectif caché de l’UE est la prise de contrôle des finances publiques des états-membres voire une mise sous tutelle comme la Grèce, en particulier pour l’Italie, l’Espagne et peut-être la France compte tenu du fiasco financier du gouvernement.

Contrairement à la volonté d’E Macron d’une mise en esclavage pour dette des français avec les solutions de la troïka, Debout La France propose un projet simple, rapide et efficace, d’un plan de renflouement national de la France de 200 Mds € refinancé par la politique monétaire.

Pour restaurer la confiance, Debout la France réclame l’ouverture d’un débat démocratique sur le mode de refinancement du « plan de renflouement de la France » contre l’effondrement de notre économie.

Ne laissons pas notre destin français être décidé par des technocrates et un gouvernement incapable. La France indépendante dans l’Europe peut très bien agir vite, grâce au refinancement du duo BCE et Banque de France, pour empêcher d’être d’ici 2022 à la fois en dépression économique et sous la tutelle budgétaire de Bruxelles, de Berlin et du MES au Luxembourg. Et à terme, comme le Royaume-Uni, un financement direct de l'Etat auprès de la Banque de France, serait idéal.

C’est parce que les nations européennes seront libres qu’elles pourront coopérer de manière constructive et efficace, le strict contraire de l’UE fédéraliste actuelle.

Nicolas Dupont-Aignan, Député de l’Essonne, Président de Debout La France.

Bernard Monot, Ancien Député européen, stratégiste économique.

13 04 2020

Les irresponsables, selon Emmanuel Macron

Souvenez-vous, mardi 31 mars, Emmanuel Macron était en visite à Saint-Barthélémy d'Anjou, à l'usine Kolmi-Hopen qui fabrique, notamment, des masques FFP2.

Lors de cet exercice de pure communication, le Président a appelé de ses voeux une relocalisation industrielle sur le territoire national, ce qui est un revirement complet de ses positions idéologiques et une condamnation sans appel de l'ensemble de son oeuvre politique. Mais chez l'homme du "en même temps", les contradictions sont constitutives des lignes politiques et il faudrait être vraiment optimiste pour parier sur la constance d'Emmanuel Macron en matière de patriotisme industriel.

Mais cette visite angevine a aussi été l'occasion pour le Président de la République de réitérer sur un ton péremptoire son obsession du moment : Que, surtout, personne ne se permette de critiquer son action ou celle du gouvernement ! "Ceux qui (...) cherchent déjà à faire des procès, alors que nous n'avons pas gagné la guerre, sont irresponsables".

Alors que nous ne disposons pas en quantités suffisantes de gel hydro-alcoolique, de masques, de respirateurs, de lits d'hôpital... Il serait interdit de s'interroger sur la méthode Macron !

Interdit de se demander comment nous pouvons subir une telle pénurie alors que la France représente 1% de la population mondiale et 15% des dépenses de santé.

Interdit de s'interroger sur les raisons qui font que l'Allemagne réalise 500 000 tests par semaine quand la France n'en fait que 30 000. Interdit de reprendre le Ministre de la Santé, Olivier Véran, lorsqu'il déclare, en début de semaine, "il n'y a eu aucun retard, l'anticipation a été absolue" face au COVID-19.

Interdit de remettre en cause l'efficacité du Directeur général de la Santé, Jérôme Salomon. Interdit de rappeler son action passée, alors qu'il était conseiller de Marisol Touraine (Ministre de la Santé sous François Hollande). Il a décidé, en accord avec la Ministre, de la libéralisation de la gestion des stocks de masques et -pour ne plus avoir à maintenir ces stocks- il a opté pour une entrée en dépendance totale de la production chinoise. "L'idée ce n'était plus d'avoir des stocks gigantesques mais de pouvoir en faire fabriquer rapidement en Asie", résume un ancien conseiller de Marisol Touraine. Un autre abandon de la souveraineté nationale en matière sanitaire...

Interdit de s'interroger sur l'utilité de la porte-parole du gouvernement, Sibeth N'Diaye, qui s'est déjà illustrée en assumant "mentir pour le Président", qui avait envoyé à un journaliste, le texto aussi imbécile qu'irrespectueux "Yes, la meuf est dead" pour confirmer la mort de Simone Veil; et qui nous explique que, si l'on n'avait pas fourni de masques de protection aux Français, c'est parce qu'ils ne sauraient pas les mettre !

Interdit de commenter les mots d'Emmanuel Macron qui déclarait, le 12 février dernier, en s'adressant à sa majorité, engluée dans ce lamentable épisode du deuil parental : "Soyez fiers d'être des amateurs !". En dehors du fait que la formule présidentielle relevait elle-même davantage de l'amateurisme que de la réflexion inspirée, elle résumait une grande partie des problèmes politiques qui se posent à la France depuis l'élection d'Emmanuel Macron et, plus nettement encore, depuis le début de la crise du COVID-19.

Le Président de la République a répété à de nombreuses reprises que nous étions en guerre, uniquement pour imposer l'idée d'une union sacrée derrière sa personne. Mais Emmanuel Macron n'est pas un chef de guerre. En dehors du fait qu'il a, à la suite de nombreux autres, abandonné l'idée de souveraineté nationale et -c'en est une conséquence- les hôpitaux, les industries, l'agriculture... il ne saurait passer pour un chef de guerre. Il n'est que l'auxiliaire zélé de la loi du marché qui consiste à "laisser faire, laisser passer". La fermeture des frontières, seule protection des peuples libres, lui est toujours apparue comme un insupportable retour à l'ancien monde, dont il souhaite la destruction définitive. Sa passion des frontières ouvertes lui a même fait proférer de dangereuses inepties, telles que : "Le virus n'a pas de passeport", comme si le COVID-19 voyageait librement, sans être transmis par des individus qui -eux- ont des passeports ! La courte vue d'Emmanuel Macron le pousse à dire : "Nous ne renoncerons à rien (...); Surtout pas aux terrasses, aux salles de concert, aux fêtes des soirs d'été", le 11 mars, c'est-à-dire six jours avant le confinement. Si "gouverner, c'est prévoir", alors le pouvoir actuel ne gouverne pas. Il se réfugie derrière des collèges d'experts, qui ne sont pas tous d'accord entre eux, et qui permettent au Président et au gouvernement de s'exonérer de toute responsabilité.

"L'action, ce sont des hommes au milieu des circonstances", écrivait le Général de Gaulle, qui ne s'est pas appuyé sur un groupe d'experts pour lancer son appel à la Résistance, le 18 juin 1940. Les circonstances actuelles nous montrent qu'Emmanuel Macron est l'homme de l'inaction, de la mauvaise foi et de l'autoritarisme.

11 04 2020

Réindustrialisation de la France ? Emmanuel Macron doit cesser de nous prendre pour des pigeons !

Mardi 31 mars, Emmanuel Macron a visité la plus grande usine de masques de France, Kolmi-Hopen dont la mobilisation est exemplaire. Il a annoncé que notre pays produirait 15 millions de masques par semaine d’ici fin-avril, soit un doublement de la production française quand la Chine a multiplié la sienne par six !

Dans une France dirigée par un gouvernement favorable au « fabriqué en France », notre pays compterait au moins une usine de masques de plus, le site Sperian. Hélas, Emmanuel Macron n’a pas bougé le petit doigt pour sauver cette usine, fermée en septembre 2018 après une longue agonie. Au plus fort de sa production, cette usine bretonne produisait 20 millions de masques par mois en rythme normal, sans doute beaucoup plus avec les cadences qu’a pu atteindre Kolmi-Hopen.

La contradiction majeure entre le nouveau discours de circonstance d’Emmanuel Macron et ses actes passés n’est pas anecdotique. Comment faire confiance à un homme dont toute la carrière professionnelle et politique mais aussi toute la doctrine affirmée et réaffirmée à de multiples reprises a consisté à balayer l’industrie nationale ?

Emmanuel Macron est un menteur. Je le sais personnellement puisque lors de l’unique débat de la campagne présidentielle en 2017, il m’a menti devant des millions de Français. Alors que je lui demandais des explications sur le pillage d’Alstom par les Américains de General Electric, il répondit qu’il n’avait eu « rien à connaître » dans cette affaire. C’était déjà faux à l’époque - il a personnellement signé le décret de dépeçage le 5novembre 2014 comme Ministre de l’économie - mais la Commission d’Enquête parlementaire montrera même qu’il avait agi dès juin 2012 dans le dos du Président Hollande lui-même, qu’il conseillait comme Secrétaire Général Adjoint.

Je ne crois pas une seule seconde aux annonces d’Emmanuel Macron sur la « souveraineté nationale et européenne » car ses actes présents, au cœur même de la crise que traverse notre pays, ne correspondent nullement à ses belles paroles.

Ce samedi 18 mars, le gouvernement a annoncé la commande d’un milliard de masques d’ici fin juin. Ils viendront tous de Chine. Pendant ce temps-là, la France aura produit, au mieux, 150 millions de masques.

Autrement dit, le gouvernement commet la même erreur qui a provoqué le scandale actuel, en maintenant à 90% notre dépendance de masques envers la Chine. Or, ce pays peut très bien avoir une rechute épidémique ou des troubles liés aux conséquences du virus. Pire encore, on sait déjà que la surproduction chinoise est parfois de mauvaise qualité : la Hollande vient de renvoyer 50% d’une commande défectueuse, incident loin d’être isolé.

En réalité, Emmanuel Macron n’a pris aucune décision de rupture pour relancer la production française. Il ne fait que de la communication pour gérer la pénurie grâce à la mobilisation exceptionnelle des usines actuelles, de leurs dirigeants et employés ainsi que d’initiatives privées qu’il faut saluer comme elles le méritent. En revanche, le gouvernement n’a jamais lancé le moindre « effort de guerre » productif.

Par exemple, si le gouvernement veut montrer qu’il veille à la souveraineté industrielle, je l’engage à sauver deux usines stratégiques en redressement judicaire : FAMAR, dernière usine à produire de la chloroquine et Luxfer, seul site capable de produire des bouteilles d’oxygène sous 4 semaines et dont les machines sont à l’arrêt, protégées par des ouvriers courageux contre un fonds vautour qui veut détruire l’outil productif.

J’ai saisi le Conseil d’Etat pour contraindre le gouvernement à sauver ces deux sites rentables économiquement en plus d’être stratégiques. La haute juridiction a renvoyé la responsabilité au gouvernement. Que ce dernier prenne donc ses responsabilités et transforme les paroles en actes !

Emmanuel Macron ne veut rien changer mais il veut faire croire aux Français qu’il avait compris que tout devait changer. Rappelons-nous que les élites dirigeantes incompétentes avaient déjà promis de tout changer après la crise financière et économique de 2007-2008. Les mêmes belles paroles pour une politique encore pire ! Les citoyens-contribuables ont renfloué les banques et les multinationales qui ont encore aggravé la mondialisation sauvage et la désindustrialisation !

Le courageux Arnaud Montebourg a cru pouvoir peser au sein de « l’ancien monde » mais ses tentatives se sont heurtées au faux « nouveau monde », Emmanuel Macron lui-même qui a mis en échec tous ses projets avant de le remplacer purement et simplement. Finalement, le « redressement productif n’a jamais eu lieu » car les faux-culs qui avaient menti aux Français n’en avaient cure ! Pire encore, Emmanuel Macron a bradé à lui seul autant de fleurons industriels que plusieurs gouvernements entiers avant lui : Alstom, Technip, Lafarge et des dizaines d’industries anonymes mais qui font la richesse d’une nation.

Les idées n’existent que par les hommes et les femmes qui les portent et ils ne changeront jamais. Que nos concitoyens cessent d’écouter les balivernes des incapables qui les ont conduits dans l’impasse. Nous sommes prêts à gouverner autrement, fidèles aux valeurs et aux programmes que nous avons toujours défendus même quand ils étaient honnis par le système. Renvoyons Emmanuel Macron et les idées catastrophiques qu’il incarne aux oubliettes de l’Histoire pour rebâtir une France forte, libre et juste.

Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La France, Député de l’Essonne.

06 04 2020

Si gouverner c’est prévoir, alors ce pouvoir a perdu le peu le crédit dont il jouissait encore

L’épidémie en cours nous contraint d’abord à l’humilité. Comme tant d’autres avant lui, ce virus rappelle à chacun d’entre nous combien la vie est fragile. Un organisme microscopique peut terrasser un homme en quelques jours. La formidable amélioration de l’hygiène et de la médecine au XXe siècle nous avait presque fait oublier que nous sommes à la merci des humeurs de la biologie. Et que nous ne sommes que de passage ici-bas. Aussi, j’aime à croire que cette très dure épreuve permet aux Françaises et aux Français de penser à eux-mêmes, à leurs parents, leurs amis, leurs concitoyens et en particulier aux plus fragiles. Qu’ils réfléchissent aussi à ce qui fait un peuple et au sens de la vie. Ce qui compte, ce n’est pas le but mais le chemin, les actes que l’on pose et les idées que l’on porte chaque jour et qui dessinent la marque que nous laisserons en partant.

Face à cette grave crise sanitaire, j’ai volontairement pris du recul. L’heure était à l’union derrière nos soignants, nos forces de l’ordre, nos militaires, nos pompiers, le personnel de la grande et de la petite distribution, des transports, les fonctionnaires, tous ceux qui, depuis plusieurs semaines déjà, sont en première ligne dans le combat contre le coronavirus ou grâce à qui le pays continue de tourner. Nous ne les remercierons jamais assez. Certains ont payé de leur vie leur courage – et il y en aura d’autres, hélas. Cet altruisme et la gratitude qui le récompense manifestent la cohésion d’un peuple. C’est face aux difficultés qu’un homme révèle sa vraie nature. Il en va de même d’une nation.

Mais la reconnaissance et le recueillement n’empêchent pas la critique. Comme dans le cas des attentats islamistes, l’appel ou plutôt l’injonction à l’« union sacrée » sert trop souvent au complexe politico-médiatique d’outil pour faire taire ses opposants. La gestion de l’épidémie de Covid-19 par le pouvoir macroniste mérite déjà d’être sévèrement blâmée. En vérité, par-delà les acteurs de ce désastre, c’est tout un système qui est aujourd’hui sur le banc des accusés.

Le 24 janvier, tandis que les autorités chinoises luttaient contre la maladie, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, pourtant elle-même médecin, déclarait crânement : « Le risque d’importation de cas depuis Wuhan est modéré, il est maintenant pratiquement nul parce que la ville est isolée. Les risques de cas secondaires autour d’un cas importé sont très faibles, et les risques de propagation du coronavirus sont très faibles ». A l’époque, ceux qui, comme moi, réclamaient la plus extrême prudence étaient moqués par le pouvoir. On nous accusait, on m’accusait de « jouer avec les peurs ». Reprenant les éléments de langage de l’Elysée, les grands médias présentaient l’épidémie comme un problème chinois, exotique, avec des pangolins et des chauves-souris. Non, affirmaient-ils, il n’y avait aucune raison de s’inquiéter. Des médecins cathodiques, qui ne connaissaient rien au sujet, qui n’avaient rien lu sur lui, prétendaient qu’il s’agissait d’une « grippette ». Quelques jours après l’intervention de la ministre, le coronavirus débarquait en France après s’être installé en Italie. Entre-temps, dans le cadre d’un match de football opposant l’Olympique lyonnais à la Juventus de Turin, les supporters de cette dernière – plusieurs milliers – avaient été autorisés à se rendre à Lyon. Il est vrai que seule la Lombardie était alors rudement touchée par le virus, et comme les villes de Turin et de Milan ne sont distantes que de 150 kilomètres…

Le Covid-19 est nouveau, sournois, et les Français peuvent entendre que les spécialistes n’aient pas immédiatement saisi sa dangerosité. Du reste, les témoignages qui nous parvenaient de Chine puis d’Italie étaient rien moins que rassurants. Nombreux étaient déjà les personnels de santé qui, chez nous, réclamaient des masques FFP2 et plus généralement du matériel afin de faire face à la crise sanitaire qu’ils annonçaient, cependant qu’Agnès Buzyn s’apprêtait à « conquérir » la mairie de Paris.

J’étais alors également de ceux qui demandèrent au gouvernement de fermer nos frontières. Réponse ? Nous jouions avec les peurs, bien sûr. La peur, toujours la peur… Elle est pourtant bonne conseillère, la peur. Confrontés à l’inconnu, à quelque chose qui pourrait nous nuire, elle est non seulement une réaction logique, humaine, mais elle permet de mieux se défendre le cas échéant. Durant ces semaines de confusion au sommet de l’Etat, l’attitude la plus responsable eût consisté à prendre les mesures les plus fermes afin de briser la vague qui nous fonçait dessus. Inutile, la fermeture des frontières ? Tellement inutile qu’elle fut décidée après, tard, trop tard. C’est pour des raisons purement idéologiques qu’Emmanuel Macron a refusé durant près d’un mois de nous couper de nos voisins et de la Chine. Il devrait s’en mordre les doigts. J’use du conditionnel car, malheureusement, chez les ultralibéraux dont il est le Guide Suprême, les principes priment toujours les faits. En l’occurrence, la libre circulation des biens et des personnes, qui est sa religion, passait avant la protection des Français. Pendant deux mois, des avions en provenance de Chine, et même carrément de la province de Wuhan, ont continué d’atterrir dans nos aéroports.

Quand les cas commencèrent à s’accumuler chez nous, nous découvrîmes ébahis que nous n’étions pas prêts du tout. Ecoutant les médecins qui suppliaient qu’on leur fournît enfin des masques FFP2, j’avais interpellé le gouvernement. Réponse ? Des ricanements. Ces fameux masques, le gouvernement nous disait un jour que nous n’en avions pas besoin, puis un autre jour que nous en avions bien assez en réserve, puis encore un autre jour que nous en fabriquions beaucoup et qu’ils arriveraient très rapidement dans les services hospitaliers. Désormais, nous connaissons la vérité. Sous Roseline Bachelot, en 2010, nous en avions plus d’un milliard en stock ; dix ans plus tard, au début de l’épidémie, nous en possédions moins de cent millions, qui plus est uniquement des masques chirurgicaux. Pourquoi cette fonte vertigineuse ? Entre ces deux dates, les ministres successifs avaient changé de doctrine ; pour faire des économies, pour complaire au dogme libéral selon lequel le flux est toujours préférable au stock, la décision fut prise, sous Xavier Bertrand, de ne pas renouveler ce dernier. En cas de crise, écrivaient les services du ministère de la Santé, nous n’aurions qu’à en commander en… Chine. L’abandon de nos réserves de masques a été définitivement acté sous Marisol Touraine. Qui était son conseiller chargé de la sécurité sanitaire ? Jérôme Salomon, aujourd’hui Directeur général de la Santé.

Pour soigner un malade, encore faut-il savoir de quoi il souffre. Les pays qui résistent le mieux au coronavirus sont ceux qui testent massivement leur population. A l’heure où j’écris ces mots, l’Allemagne dénombre 1500 morts et la Corée du Sud, un peu moins de 200, contre plus de 8000 en France – et encore, ce dernier chiffre n’intègre pas les morts dans les EHPAD, où a lieu une véritable hécatombe si l’on en croit ceux qui y travaillent, trop souvent sans aucune protection. Le 16 mars, le Directeur général de l’OMS lançait à l’adresse de tous les gouvernements : « Testez, testez, testez tous les cas suspects de Covid-19 ». Pourquoi ne le fait-on pas chez nous ? Durant des semaines, le pouvoir a répondu que nous avions bien assez de tests mais qu’il fallait les réserver aux cas les plus graves. C’était encore un mensonge. Dans un article daté du 25 mars, France Bleu nous apprend que : « Pour l’instant,les laboratoires français et les usines manquent de matériel. Aujourd’hui, on n’a pas assez de composants pour produire ces tests : les réactifs pour détecter le virus, les bâtonnets qui servent à introduire le réactif dans la narine du patient. » Certains composants ne sont fabriqués qu’en… Chine. D’autres le sont aux Etats-Unis, qui ont choisi de garder pour eux les tests qu’ils produisent. Si nous avions vraiment eu des réserves de tests, combien de malades auraient pu être pris en charge plus tôt et peut-être sauvés ?

Le 7 mars, Emmanuel Macron invitait les Français à sortir, à se rendre au théâtre, ce qu’il faisait d’ailleurs lui-même ce soir-là. Le 15 mars, jour du premier tour des municipales, son épouse donnait elle aussi l’exemple en se baladant sur les quais de Seine. Il ne fallait pas avoir peur. 48 heures plus tard, Emmanuel Macron décrétait un confinement de quinze jours au moins. Dans son allocution, il ne manquait pas de nous gronder. La vérité, c’est que le confinement est le résultat de son imprévoyance. Nous sommes enfermés depuis bientôt trois semaines et allons le rester parce que nous n’avons ni masques FFP2, ni tests, ni respirateurs artificiels en quantité suffisante, et parce que l’hôpital public, en conflit avec le pouvoir depuis de longs mois, n’est pas capable d’accueillir les dizaines de milliers de malades que le Covid-19 va forcément faire. L’inconséquence du pouvoir, qu’il nie à grand coups de slogans creux, de complaintes lyriques ou guerrières dont Emmanuel Macron a le secret, accouche donc d’une mesure de coercition jamais vue en temps de paix.

Aujourd’hui, les frontières de l’UE et les nôtres sont enfin closes – décision qui était jugée absurde, inutile, nationaliste par ceux-là mêmes qui l’ont donc prise ensuite, je le rappelle. Et alors que, du fait du confinement, notre industrie tourne au ralenti, nous essayons de produire et de commander le plus de masques, de gel hydro-alcoolique, de tests. Que faisait Agnès Buzyn en janvier ? Que faisait Olivier Véran, son successeur, en février ? Récemment, la candidate malheureuse à la mairie de Paris s’est épanchée dans Le Monde. Elle a dit notamment que, si elle avait pleuré le jour de son départ, c’était parce qu’elle savait que « la vague du tsunami était devant nous ». Mesure-t-elle la gravité de cette confession ? De deux choses l’une : soit elle savait vraiment et son silence d’alors est passible de la Cour de Justice de la République, soit elle ne savait pas et dès lors son incompétence, en plus de lui interdire de briguer n’importe quel mandat, devrait également la priver de patientèle. Olivier Véran, qui a menti sur les masques et les tests, devra lui aussi rendre des comptes. De même, bien entendu, que le chef du gouvernement, leur chef,Edouard Philippe.

Mais j’ai dit précédemment que ce n’est pas seulement des personnes qui sont en cause, c’est tout un système, leur système: le mondialisme. La disparition de nos stocks de masques FFP2, l’absence de tests, de gel hydro-alcoolique et même de chloroquine, cette molécule dont l’efficacité est âprement défendue par le Professeur Raoult, ont pour fondement la libre circulation des biens et des personnes, la recherche maximale de profits pour quelques-uns au détriment de tous. Nous avons constaté pendant deux mois que l’importation frénétique de produits chinois valait bien à leurs yeux quelques morts Européens, dommages collatéraux de la concurrence libre et, en vérité, complétement faussée. Pourquoi fabriquer chez nous, avec nos normes sociales et sanitaires, nos compétences et notre savoir-faire quand on peut importer des produits moins chers des quatre coins de globe ? Les Françaises et les Français, les Européens comprennent peut-être un peu mieux aujourd’hui pourquoi ce modèle est injuste pour nos travailleurs, délétère pour notre industrie, dangereux pour nos peuples et notre souveraineté. Ceux qui incarnent le mondialisme, qui en sont les promoteurs les plus fanatiques viennent à présent nous dire, sans la moindre honte, à l’instar d’Emmanuel Macron le 17 mars, que « rien ne sera jamais plus comme avant ». Parole d’alcoolique. Pour rester poli, il faudrait être bien naïf pour les croire.

Suivant l’avis du conseil scientifique qu’il a institué et derrière lequel il se cache, se dégageant ainsi de ses responsabilités et donc de futures poursuites pénales, l’exécutif va très probablement annoncer la prolongation du confinement à l’issue des quinze premiers jours. Hélas, puisque nous ne disposons pas d’autres armes pour juguler l’épidémie, nous devons le respecter à la lettre. Aussi, je pense à tous ceux que l’on prive de leur liberté, qui sont seuls, qui ont peur pour eux-mêmes et leurs proches, qui ne peuvent même pas enterrer dignement leurs défunts. En 2017, je mettais en garde mes compatriotes contre Emmanuel Macron, qui est à la politique ce que les bulles spéculatives sont à l’économie : une mortelle illusion. Quand nous aurons gagné cette bataille, en plus de ses ministres et de ceux qui les ont précédés, ce n’est pas le Président de la République qui devra tirer les conclusions de la crise mais c’est les Français qui devront tirer les conclusions de sa présidence hystérique, brutale, lunatique, inconséquente. Car si la crise est mondiale, il est certain que la France aurait pu mieux s’en protéger si, depuis tant d’années, elle n’avait pas eu à sa tête des mystiques du « grand marché » planétaire.

Si gouverner c’est prévoir, alors ce pouvoir a perdu dans cette dramatique affaire le peu le crédit dont il jouissait encore. Et le mondialisme avec lui.

Après avoir refusé le confinement total et le renforcement des dépistages demandés par le Syndicat des Jeunes Médecins le 22 mars, le Conseil d’Etat a décidé de rejeter les propositions de Debout La France (DLF) pour lutter contre la pandémie de Covid19.

En refusant de constater l’échec de la politique du Gouvernement et l’insuffisance des nouvelles mesures prises, le Conseil d’Etat balaie les espoirs de millions de Français et conforte l’incompétence qui a mis notre pays dans une telle tragédie.

DLF demandait le rachat des deux seules usines pouvant produire en France respectivement de la chloroquine et des bouteilles d’oxygène pour respirateur de réanimation ; sachant que la première est en redressement judiciaire et la deuxième est à l’arrêt depuis mai 2019. Il s’agissait évidemment d’éviter le risque de pénurie de ces deux productions vitales !

Hélas, le Conseil d’Etat a renvoyé la balle au Gouvernement. Les Français apprécieront que le Conseil d’Etat considère qu’il n’est pas vital d’assurer un approvisionnement national de chloroquine et d’oxygène face à l’épidémie malgré les pénuries que nous subissons déjà !

DLF demandait également d’accroître la production de masques afin que les soignants, les forces de l’ordre et à terme tous les Français en soient équipés. Selon le Conseil d’Etat : « l’argument d’une carence caractérisée dans la production et la mise à disposition de masques n’est pas assorti des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé ».

Les soignants, les forces de l’ordre et les Français seront heureux d’apprendre qu’ils ne manquent pas de masques alors que le Gouvernement lui-même a finalement reconnu une pénurie qu’il avait niée pendant plusieurs mois ! Comment le Conseil d’Etat peut-il croire sur parole les engagements que le Gouvernement n’a jamais respectés jusqu’à présent ?

DLF demandait d’accroître la production de tests en France afin de garantir un approvisionnement certain. Selon le Conseil d’Etat, à l’image de sa décision contre le Syndicat des Jeunes Médecins : « les autorités ont pris les dispositions avec l’ensemble des industriels en France et à l’étranger pour augmenter les capacités de tests dans les meilleurs délais ». Le Conseil d’Etat dispose-t-il d’informations du Gouvernement que les Français ignorent ? Le cas échéant, les citoyens méritent de le savoir !

En réalité, le Gouvernement continue de faire reposer la quasi-totalité de sa stratégie contre le Covid19 sur les importations chinoises sans comprendre que les pays étrangers pourraient réquisitionner les tests produits chez eux ou que leur système productif pourrait s’arrêter de nouveau en cas de 2ème vague épidémique !

Au lieu de tirer les leçons du terrible échec des trois derniers mois, le Conseil d’Etat espère dans notre bonne étoile pour que les autres pays veuillent bien nous approvisionner.

Enfin, DLF demandait l’application effective du confinement dans les zones de non-droit, alors que la presse a prouvé que le Gouvernement refusait de le faire appliquer par peur que les quartiers s’embrasent.

Selon le Conseil d’Etat, « il n’apparaît pas qu’une décision de principe ait été prise de ne procéder à aucun contrôle ou à des contrôles restreints dans certaines parties du territoire, ni de ne pas sanctionner la méconnaissance des interdictions ». Il nie d’un revers de la main les milliers de vidéo de violation du confinement dans ces quartiers, les témoignages des policiers et soignants, les dizaines d’articles de presse relatifs à la violation du confinement dans ces quartiers ainsi que la narration précise du Canard Enchaîné du 25 mars relatant les décisions du Gouvernement de ne rien faire contre ces voyous.

Debout La France regrette cette décision et continuera à proposer des solutions concrètes à tous les problèmes qu’affronte notre pays face au Covid 19.

Nicolas Dupont-Aignan

16 03 2020

Face à la crise sanitaire, le Gouvernement doit agir vite et fort

Le gouvernement a désormais pleinement conscience de la gravité de l’épidémie de Covid19. Hélas, des mesures de confinement drastiques vont devoir être imposées aux Français faute d’avoir pris au bon moment les décisions nécessaires. Néanmoins, le temps n’est plus aux regrets mais à la mobilisation totale contre l’épidémie.

Les sacrifices douloureux que feront les Français ne doivent pas être vains. Le confinement est sans doute indispensable mais ne sera efficace que s’il est complété par les mesures que nous proposons pour protéger notre peuple et limiter les conséquences pour la France. Aussi j’implore le gouvernement d’écouter nos propositions qui s’inspirent des pays qui ont réussi à limiter la propagation de l’épidémie comme Taïwan, Hong Kong et Singapour.

Lors des échanges des partis politiques organisé aujourd’hui par Edouard Philippe à 15h30, je proposerai des mesures précises :

   - Contrôler nos frontières, mesure adoptée par l’essentiel de nos partenaires.
   - Systématiser les tests de dépistage, ce qui a permis à la Corée du Sud de baisser drastiquement le taux de mortalité du virus.
   - Distribuer massivement les masques, en priorité pour nos personnels hospitaliers mais aussi la médecine de ville et les soignants libéraux laissés trop longtemps à l’écart. Ces masques doivent aussi être distribués aux professionnels de secours, de sécurité et de transports, puis devront être généralisés à la population. 
   - Pour produire ces masques, convertir des usines textiles de la même manière que le groupe LVMH convertit ses usines pour produire du gel hydro alcoolique.
   - Mobiliser l’armée si le gouvernement rencontre des problèmes de distribution du matériel de soin.
   - Attribuer de nouveaux moyens pour notre hôpital public, mais aussi les cliniques. Assurer en particulier la disponibilité de lits de réanimation et la production de respirateurs comme le fait l’Allemagne.
   - Produire par les organismes agréés (Pharmacie Centrale des Armées et Agence Générale des Equipements et Produits de Santé) des médicaments vitaux qui sont hélas importés.

Le gouvernement doit ensuite prendre les mesures économiques et sociales pour éviter l’effondrement de notre économie et la précarité de nos compatriotes.

De bonnes mesures ont été prises sur la couverture du chômage technique et partiel ainsi que le report de certaines charges. Debout la France propose également de :

   Garantir que notre pays pourra assurer la sécurité alimentaire et matérielle de la population, y compris en limitant dès maintenant certaines exportations alimentaires.
   Pour tous les indépendants, verser une indemnisation forfaitaire journalière sans paperasserie inutile. Un geste devrait être imposé aux bailleurs pour imposer une baisse provisoire des loyers commerciaux.
   Sanctuariser l’épargne des Français contre tout risque de défaillance bancaire.
   Exiger de la Banque Centrale Européenne qu’elle mette à disposition toutes les liquidités nécessaires à la trésorerie des entreprises et au financement des plans de sauvetage de l’Etat.



J’espère de tout cœur que le Gouvernement écoutera enfin nos recommandations et s’inspirera des bons exemples étrangers.

Notre pays dispose des ressources et de toutes les compétences pour faire face et vaincre rapidement l’épidémie.

Nicolas Dupont-Aignan

12 03 2020

Coronavirus : ma réaction à l’allocution d’Emmanuel Macron

Afin de limiter la propagation du Coronavirus dans notre pays, le Président de la République vient d’annoncer plusieurs mesures parmi lesquelles la fermeture des écoles et universités. Si cette dernière mesure était indispensable, elle ne suffira toutefois pas à endiguer l’épidémie sans moyens concrets pour protéger nos soignants (notamment des masques), généraliser les tests de dépistage, ou encore contrôler nos frontières.

En effet, le Président de la République n’a apporté aucune réponse concrète aux personnels de santé dévoués sur le terrain qui n’ont toujours pas les équipements nécessaires pour se protéger, en particulier les professionnels libéraux, pourtant en première ligne. Alors qu’il était d’un milliard d’unités en 2011, le stock d’Etat de masques chirurgicaux est de 87 millions aujourd’hui. Quant au stock de masques FFP2, il est inexistant alors que nous disposions de 700 millions de masques en 2011 ! Quand nos soignants seront-ils équipés pour d’une part pouvoir se protéger, et d’autre part éviter de contaminer leurs patients ?

Ensuite, Emmanuel Macron n’a absolument pas évoqué l’élargissement des tests de dépistage pour la population. Pourtant, la Corée du Sud et l’Allemagne ont démontré à quel point une telle politique était efficace pour les pays qui n’avaient pas contrôlé leurs frontières dès le début de l’épidémie.

Enfin, le Chef d’Etat n’a pas apporté de réponse précise face au manque de moyens dans notre hôpital public, en particulier concernant la disponibilité de lits de réanimation si jamais les cas graves se multipliaient. L’exemple tragique de nos amis italiens montre qu’il faut se préparer au pire pour protéger au mieux les Françaises et les Français. D’autant plus qu’aucune mesure préventive n’a été annoncée pour anticiper des éventuelles ruptures d’approvisionnement de matériels et médicaments produits en Chine ou ailleurs en Asie.

A terme, j’espère que nous tirerons les enseignements de cette crise sanitaire, à commencer par la nécessité de reconstruire l’hôpital public français, de disposer de stocks stratégiques de masques FFP2 et autres matériels de protection indispensables, et de relocaliser nos productions stratégiques et vitales, à l’instar des principes actifs des médicaments utilisés.

Ce soir, je souhaite apporter mon plus sincère soutien à nos personnels soignants qui sont et seront dans les prochaines semaines en première ligne. Je continuerai à réclamer les mesures qui s’imposent pour faire face à l’épidémie. L’union nationale, oui, mais avec des actes concrets et efficaces… La situation est trop grave pour se satisfaire de belles paroles et demi-mesures.

Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La France, Député de l’Essonne.

08 03 2020

Journée internationale des droits des femmes

Debout la France propose des mesures concrètes pour l’égalité femmes/hommes

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25 02 2020

Préserverons notre dissuasion nucléaire, bouclier de l’indépendance de la France !

Prononçant un discours consacré à l’environnement stratégique de la France et à la dissuasion nucléaire, le jeudi 7 février dernier à l’Ecole militaire, Emmanuel Macron entendait fixer sa vision politique dans le domaine, régalien par excellence, de la défense nationale. De la part du chef de l’Etat, conduisant la politique étrangère d’une puissance nucléaire disposant d’un siège de membre permanent au Conseil de sécurité des nations unies, chef de ses armées aujourd’hui engagées face au terrorisme djihadiste au Sahel comme au Levant, l’on aurait espéré hauteur de vue, clarté et détermination. Las, il n’en a rien été.

Au fil d’une litanie de poncifs stratégiques, nous apprenions sans surprise excessive que le monde était incertain, la compétition stratégique entre puissances vive et la mondialisation déstabilisatrice. M. Macron a surtout saisi l’occasion de réaffirmer le caractère vital à ses yeux d’une « culture stratégique européenne » qui reste, de son propre aveu, à construire. Le spectacle vingt fois donné de l’incapacité des Européens à partager une vision stratégique de leur environnement, nourrissant le pénible feuilleton de « l’Europe de la défense », n’a pas dissuadé le Président Macron d’ajouter avec témérité sa pierre à l’absence d’édifice.

Appelant de ses vœux une autonomie stratégique européenne qui bute depuis des décennies sur le manque d’intérêt des autres Etats membres, le Président de la République n’a pas craint la répétition. M. Macron a d’ailleurs lui-même rappelé - comme pour conjurer le triste destin que la cruelle réalité réserve à son initiative - qu’en 1999, au Conseil européen de Cologne, les gouvernements de l’Union avaient déjà solennellement affirmé leur volonté de se doter des moyens de faire face collectivement aux menaces stratégiques auxquelles l’Europe est confrontée. Ces déclarations, comme on le sait, n’avaient été suivies d’aucun effet.

Ces paresseuses impasses, exposées une énième fois et semblant à peine convaincre M. Macron lui-même, ne sont pas seulement source de lassitude pour qui s’intéresse à la défense de la France et entend lui faire jouer dans le monde un rôle qui soit digne de son rang. Dans la mesure où elles engagent le sort de la force de dissuasion nucléaire, elles constituent surtout une illusion dangereuse et, partant, une grave faute pour celui dont notre constitution fait le garant de l’indépendance nationale. M. Macron, en effet, a jugé bon de proposer aux Etats européens qui le souhaiteraient d’ouvrir un « dialogue stratégique » sur le rôle de la dissuasion nucléaire française. Ces Etats seraient même invités à participer aux exercices extrêmement sensibles conduits par nos forces stratégiques qui assurent la crédibilité de notre dissuasion.

Après l’échec de M. Sarkozy à construire une véritable « Europe de la défense » dans l’élan d’un retour servile dans le commandement intégré de l’OTAN, après les vains efforts de M. Hollande pour faire « primer le pacte de sécurité sur le pacte de stabilité », nul doute que les initiatives actuelles se briseront également sur le mur du désintérêt opposé par les autres grands Etats européens, au premier rang desquels l’Allemagne. Mais d’ici là, quelles concessions dangereuses pour l’indépendance stratégique du pays ne consentirons-nous pas dans le fol espoir d’entraîner derrière nous nos partenaires réticents ? Les appels récents, au plus haut niveau de l’Etat allemand, à aliéner notre dissuasion et la mettant sous le contrôle de l’Union européenne ou de l’OTAN, ce qui condamnerait irrémédiablement notre autonomie stratégique, ne constituent-ils pas des avertissements suffisamment clairs ? Ce « dialogue stratégique » avec nos partenaires européens portant sur la dissuasion française ne prépare-t-il pas le terrain pour suggérer ultérieurement l’idée d’un partage de son fardeau financier, et in fine de son contrôle ? A quoi, sinon, servirait-il alors que, comme le rappelle M. Macron lui-même, la force de dissuasion française contribue par sa seule existence à la sécurité de l’Europe, à condition qu’elle soit crédible c’est-à-dire à la main d’une autorité unique et non d’un comité multinational ? Les ambitions affichées sont donc dangereuses si elles ont quelque substance, ou vaines si elles en sont dépourvues ; dans tous les cas elles sont coupables.

Les bonnes intentions ne font pas une politique étrangère et, a fortiori, une stratégie de défense nationale cohérente. Prisonnier de son mantra européen comme un investisseur ayant tout misé sur une valeur spéculative en chute libre, M. Macron double aujourd’hui la mise à crédit et en pure perte. Les combinaisons savantes par lesquelles on cherche à dissimuler l’impossibilité à s’entendre derrière des formules contournées, art stérile dans lequel les artisans de la construction européenne son passés maîtres, doit impérativement s’arrêter au seuil des questions touchant à la défense du pays. La force de dissuasion nucléaire, construite depuis 1958 grâce à un effort national majeur et durable, sous la conduite de l’Etat et avec l’accord intime de la nation, constitue aujourd’hui le recours ultime de la France et le bouclier de son indépendance. Legs de l’action du général de Gaulle, c’est grâce à elle que la notre pays peut aujourd’hui parler d’une voix forte à la superpuissance d’hier comme à celle de demain. Fermement maintenue par l’effort d’investissement de l’Etat, servie par l’excellence de nos armées, elle fait l’objet d’un précieux consensus national. Puisse-t-elle être maintenue par celui qui en a la charge, suprême mais temporaire, au-dessus des jeux partisans et des « partages européens » où l’on perd sa capacité à agir seul au bénéfice d’une impuissance collective.

Car « l’épée est l’axe du monde et la grandeur ne se divise pas. »

Nicolas Dupont-Aignan Député de l’Essonne Président de Debout La France

22 02 2020

Plus c’est gros, plus ça passe ? Les 10 mensonges du gouvernement sur les retraites

1. Selon E. Philippe, « Tout le monde sera gagnant » avec sa réforme alors qu’en réalité, l’essentiel des retraités seront perdants !



Au 20H de TF1 du 11 décembre 2019, Edouard Philippe a promis que « tout le monde » serait gagnant avec sa réforme de retraite, ce qui est arithmétiquement impossible.



En effet, si le nombre de retraités augmente mais que la part de richesse nationale (PIB) consacrée aux retraites n’augmente pas, il est impossible de donner plus à certaines sans retirer des droits à d’autres.



Or, d’après le gouvernement lui-même, le rapport entre le nombre d’actifs et les retraités entre 2019 et 2050 va passer d’environ 1.7 à 1.3, soit une hausse des retraités par rapport aux actifs de 23%.



En revanche, la part du PIB consacrée aux retraites va baisser de 14% en 2020 à 12.9% en 2050



Aussi, pour maintenir le pouvoir d’achat des retraités, il faudrait sur les 30 prochaines années que la hausse du PIB particulièrement dynamique, entre 1,5% et 1,8% par an.



En réalité, la réforme organise la paupérisation des retraités.



C’est d’ailleurs pour cette raison que le gouvernement supprime la prise en compte des 25 meilleures années dans le privé et des six derniers mois dans le public. Ce système permettait de valoriser les pensions de retraite à la hausse en écartant les périodes difficiles ou précaires. En prenant en compte toute la carrière, y compris les mauvaises périodes, la pension va automatiquement chuter !



Ainsi, les pensions vont baisser en moyenne de 10 à 20% selon les professions et les carrières pour un départ à la retraite avant 64 ans. En effet, le gouvernement utilise la nouvelle notion d’âge pivot pour embrouiller les Français.



En créant « l’âge pivot », le gouvernement va imposer un malus à ceux qui partent entre 62 et 64 ans. La retraite réelle des Français baissera car une majorité de séniors a déjà du mal à garder un emploi jusqu’à 62 ans !



L’âge pivot est d’ailleurs la raison pour laquelle même les syndicats « réformistes » comme la CFDT ont appelé à la grève car le coup porté au pouvoir d’achat des retraités est énorme !



2. Un régime universel ? Non, un régime spécial pour les plus hauts revenus !



Le gouvernement prétend fusionner les 42 régimes pour en créer un seul régime universel En vérité : E. Macron crée un régime pour les très hauts revenus qui alimenteront les fonds de pension privés, en particulier américains.



La réforme diminue de 60% le seuil maximum de revenus soumis aux cotisations retraites. Autrement dit, les salaires supérieurs à 120 000 euros ne paieront plus 28.12% de cotisation mais une simple contribution de 2.81% au-dessus de ce plafond.



Les 300 000 plus hauts revenus ne contribueront donc pas comme les autres Français, soit une perte de recettes 3 milliards d’euros de cotisation par an pour le régime général. Et après, le gouvernement prétend réduire le déficit ?



Les plus hauts revenus pourront donc se tourner vers des fonds de pension, bien plus rentables pour ceux qui ont les moyens financiers pour optimiser leurs placements.



Comme par hasard, la loi PACTE du 22 mai 2019 a autorisé les fonds de pension étrangers, en particulier le fonds américain BlackRock, à gérer l’épargne par capitalisation en France.



Le patron de BlackRock a d’ailleurs déclaré que cette réforme constituait « une amélioration du système d’épargne retraite volontaire ». Pourquoi un patron américain intervient-il dans le débat français s’il n’y a un intérêt pour lui ?



En réalité, après la suppression sans condition de l’ISF ou la baisse de « flat tax » sur la finance, Emmanuel Macron a créé un régime spécial pour les plus favorisés !



3. Un régime plus simple à comprendre ? Non, une énième usine à gaz !



Depuis deux ans, le projet du gouvernement est cacophonique, affirmant tout et son contraire.



En août 2019, Emmanuel Macron avait indiqué qu’il souhaitait "un accord sur la durée de cotisation, plutôt qu'un accord sur l'âge" pour finalement soutenir la création d’un « âge pivot » à 64 ans.



Finalement, cet « âge pivot » est devenu un « âge d’équilibre »…



Lors de la présentation de la réforme le mercredi 11 décembre 2019, Edouard Philippe annonce la fin des régime spéciaux…le lendemain, les policiers obtiennent de vagues promesses sur le maintien de leur départ précoce en retraite, bien compréhensible du fait de la dangerosité de leur métier !



En réalité, le gouvernement a promis l’égalité entre tous les Français mais ne cesse de recréer des exceptions toutes plus compliquées les unes que les autres, pour avoir l’air de céder sur la forme mais en mettant des clauses techniques pour ne pas financer ces droits.

DLF a toujours soutenu un projet de réforme des retraites clair et transparent. Il faut que chaque Français ait les mêmes droits, notamment en reconnaissant la pénibilité. Ainsi tous les métiers difficiles (ouvriers, policiers, personnels soignants, vrais cheminots, BTP, pompiers, militaires, etc.) auront les mêmes avantages basés sur des faits objectifs.

4. Le jeu de dupe sur les 62 ans pour partir à la retraite.



Dans son programme présidentiel, E. Macron avait promis de maintenir l’âge de départ à la retraite à 62 ans.



Il prétend maintenir la possibilité de partir à 62 ans mais c’est un mensonge par rapport à ses engagements car la pension de retraite diminuera drastiquement d’au moins 10% (avec un âge d’équilibre de 64 ans, soit 5% par an). Qui peut prétendre que l’âge de départ n’est pas changé si le prix à payer est 10% de sa pension ?



La création d’un « âge d’équilibre » signifie en réalité un allongement du temps de travail qui pourra s’aggraver au fil du temps dans le dos des Français.



Ainsi, les « cas-type » présentés par le gouvernement dans son étude d’impact sur la loi sur la réforme des retraites sont TOUS basés sur un âge d’équilibre de 65 ans ! Selon Libération, l’âge d’équilibre pour les jeunes nés en 1990 sera même de 67 ans.



5. L’arnaque de la retraite minimum de 1000€ pour tous, en particulier pour les carrières au SMIC, les agriculteurs ou les « carrières heurtées »



Selon les simulations du gouvernement communiquées dans le rapport Delevoye et l’étude d’impact, le système actuel est parfois meilleur pour les personnes ayant effectué leur carrière en étant salariées au SMIC.



Ainsi pour les générations nées entre 1975 et 1989, la pension de retraite pour un départ avant 65 ans est meilleure dans le système actuel !



Pour les personnes nées entre 1990 et 2003, le système est meilleur jusqu’à un départ à 64 ans.



Avec la réforme, la retraite à 64 ans en 2044 d’une personne au SMIC sera aussi de… 1065€ ! Il n’y a donc strictement aucun progrès social pour les personnes modestes.



En revanche, le système actuel garantit pour les smicards qui partent à 62 ans une retraite de 926€ euros en 2020, contre 881€ pour la réforme Macron à partir de 2042.



Les pensions vont donc diminuer pour les revenus supérieurs au SMIC entre 10 et 20% sans augmenter pour les plus modestes, qui devront au contraire travailler deux ans de plus jusqu’à 64 ans pour obtenir 1000€.



DLF propose au contraire de garantir un minimum de pension de 1000€ pour une personne qui a travaillé jusqu’à 62 ans.



Le gouvernement joue beaucoup sur sa promesse de garantir 1000€ pour tous les Français qui ont eu « une carrière complète ». Les Français sont naturellement solidaires des agriculteurs et des femmes par exemple, qui ont souvent des retraites indignes par rapport à leur contribution réelle à notre société.



D’une part, il faut bien comprendre ce que signifie une « carrière complète ». D’après le rapport Delevoye, il s’agit au moins de travailler jusqu’à 64 ans, mais certaines simulations communiquées par le gouvernement indiquent même des carrières de 66 ans pour les femmes à temps partiel.



Par ailleurs, il existe déjà un revenu minimum garanti aux retraités, l’Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées (ASPA).



Or, avec l’inflation, l’ASPA atteindra déjà les 1000€ entre 2025 et 2026, soit exactement l’année d’application de cette promesse d’Emmanuel Macron. Une belle arnaque de pure communication !



6. Réduire les injustices envers les femmes ? L’hypocrisie du gouvernement !



Les pensions des femmes sont aujourd’hui 42% inférieures à celles des hommes, une injustice intolérable car cela ne reflète pas la contribution réelle des Françaises à la richesse nationale, elles qui assument l’essentiel des tâches familiales au détriment de leur carrière professionnelle.



De nombreuses femmes travaillent aussi auprès de leur conjoint sans disposer de revenus équivalents à leur travail (conjointes d’artisans, de commerçants, d’agriculteurs, etc.).



Or, la première cause de cette différence est la moindre rémunération des femmes, de l’ordre de 23.7% pour l’ensemble des carrières, y compris avec les écarts de temps de travail – écarts qui correspondent néanmoins très souvent à des obligations familiales pour le ménage.



Le Gouvernement prend-il des mesures contre ces écarts ? Non. 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 1,7% d'inflation (2021-2017) 803 € 833 € 868 € 903 € 918 € 934 € 950 € 966 € 982 € 999 € 1 016 € 2% d'inflation (2021-2017) 803 € 833 € 868 € 903 € 921 € 939 € 958 € 977 € 997 € 1 017 € 1 037 € Trajectoire naturel de l'ASPA

Le Gouvernement va-t-il reconnaître le travail des conjointes d’artisans, commerçants, agriculteurs ? Non.

L’autre cause des faibles retraites des femmes est la difficulté à atteindre une carrière complète pour les mêmes raisons, ce qui pénalise d’autant plus leur pension.



Le système actuel tente de limiter cette difficulté en accordant 8 trimestres à chaque femme par enfant, ce qui permet de rattraper les carrières incomplètes.



Or, le gouvernement supprime ces 8 trimestres par enfant ainsi que le bonus de 10% de pension offerts à partir du 3ème enfant pour le remplacer par un simple bonus de 5% par enfant et 2% supplémentaire à partir du 3ème enfant.



Il prévoit que 2.5% seront d’emblée attribués aux femmes et que les 2.5% restant seront au choix du ménage, attribués à la femme ou l’homme. Or, comme les salaires des hommes restent de fait plus élevés faut d’action du gouvernement, les familles seront incitées à attribuer ces bonus aux hommes. Au final les pensions des femmes ne s’amélioreront pas. Pire, en cas de divorce, elles seront spoliées.



Au final, l’Institut de Protection Sociale a calculé que les femmes seraient bel et bien perdantes, avec une baisse de pension de -9% pour les femmes avec 1 enfant et -20% avec trois enfants.



7. Le gouvernement poursuit la destruction de la politique familiale française qui devrait au contraire garantir le financement des retraites !



Alors que la natalité est une clé du financement du système des retraites, puisque les jeunes générations actives financent les retraites de ceux qui ont travaillé auparavant, et ainsi de suite, le gouvernement poursuit la destruction de la politique familiale française qui avait permis à notre pays d’être le rare pays occidental à garder un taux de natalité autour de 2 enfants par femme.



Comme vu au point précédent, l’Institut de Protection Sociale a calculé que les mères d’un enfant perdraient 9% de pension, 15% pour deux enfants, 20% pour trois enfants et ainsi de suite.



8. La fausse garantie du point par les partenaires sociaux.



Edouard Philippe tente d’amadouer les syndicats en leur confiant la responsabilité de la valeur du point, c’est-à-dire le niveau des pensions de retraite.



Or, tous les syndicats ont compris qu’ils ne contrôleraient rien mais serviraient de boucsémissaires si les retraites devaient baisser.



En effet, si le gouvernement décide de baisser les ressources des retraites –par exemple, en élargissant les avantages pour les plus hauts revenus comme il vient de le faire- ou en menant une politique économique stupide qui crée du chômage et baisse les ressources des retraites, les partenaires sociaux seront contraints de baisser le point même s’ils ne le veulent pas !



C’est d’ailleurs exactement ce qu’il s’est passé en Suède après la crise économique de 2008. Le point a été baissé deux fois car le gouvernement n’attribuait pas les ressources financières nécessaires pour maintenir le pouvoir d’achat des retraités. En 2010, les pensions ont baissé d’un seul coup de 6% et en 2014 de 2%.



Pire encore, ce sera le Parlement qui aura de toute façon le dernier mot, les partenaires sociaux ne seront donc là que pour le symbole.



9. Le gouvernement manipule la gravité du déficit



Le 21 novembre 2019, le Conseil d’Orientation des Retraites a publié une étude estimant le déficit des retraites entre 8 et 16 milliards d’euros en 2025.



Bien sûr, ce chiffre cherche à faire peur aux Français, mais il faut le remettre en perspective car le versement total des retraites est aujourd’hui de 320 milliards d’euros et sera de 350 milliards en 2025.



Surtout, ce déficit pourrait tout à fait être comblé par une meilleure gestion du système des retraites avec des ressources dont le gouvernement ne parle jamais :



- Les 10 à 15 milliards de fraude à la Sécurité sociale par an, en particulier les fausses pensions de retraite. Le travail du magistrat Charles Prats puis du rapport parlementaire de Nathalie Goulet ont identifié des milliers de faux retraités qui touchent des pensions à l’étranger ainsi que 1.8 millions de fausses cartes vitales.



- Des économies sur l’ASPA versée aux étrangers qui n’ont jamais cotisé un seul centime en France s’ils vivent sur le territoire depuis 10 ans ! Un étranger de 65 ans qui n’a jamais travaillé en France peut toucher autant qu’un travailleur français pauvre !



- Le paiement des cotisations par les travailleurs détachés étrangers ou leur remplacement par des travailleurs français (900 millions d’euros)



Par ailleurs, le système des retraites avait anticipé les difficultés démographiques de la France qui expliquent ce déficit en prévoyant des réserves financières qui se montent à 137 milliards d’euros en 2019.



C’était une anticipation de bon sens ! Bien sûr, il faut utiliser cet argent avec sagesse et ne pas financer des cadeaux irresponsables avec, mais ces réserves doivent cependant servir à équilibrer le système !



Enfin, à partir de 2024, le gouvernement disposera d’une ressource fiscale de 24 milliards d’euros par an.



En effet depuis 1995, les contribuables paient la CRDS (0.5% des revenus) et une part de CSG qui sont reversées à la CADES (la caisse d’Amortissement de la dette sociale), un organisme créé pour amortir la dette sociale accumulée depuis trente ans.



En 2024, cette dette sociale sera remboursée. Les recettes de la CADES seront donc à disposition. Une partie doit revenir aux Français par des baisses d’impôts mais pourquoi ne pas utiliser une partie de la somme pour équilibrer aussi le régime des retraites ?



10. Le gouvernement ne parle jamais de la création d’emplois et de richesse qui sont pourtant les clés du financement des retraites!



Depuis 30 ans, les gouvernements ont affaibli l’économie et installé le chômage de masse. Ils sont responsables de la destruction de richesse qui affaibli notre système social et accuse les Français de leurs propres incompétences.



Le gouvernement continue d’ignorer que la réindustrialisation de notre pays est le seul moyen de sortir de la crise permanente. C’est d’autant plus absurde que la réforme des retraites vise le long-terme, période qui permettrait d’organiser la valorisation du « fabriqué en France ».



500 000 emplois industriels ont été détruits en dix ans en France contrairement à d’autres pays industriels comme l’Allemagne, la Suisse, le Japon, la Corée qui ont su défendre l’industrie. Or chaque emploi industriel induit la création de 1.5 à 3 emplois grâce à la richesse produite.



Ces 500 000 emplois industriels représentent à eux seuls au moins 5 milliards d’euros de cotisation retraite par an. Il est possible de faire revenir ces emplois et d’en créer de nouveaux grâce à une vraie politique favorisant le « fabriqué en France ».



Quant aux emplois induits, ils représenteraient 7 à 10 milliards d’euros de cotisations.

18 02 2020

Islamisme : avec Emmanuel Macron, une « reconquête républicaine » en trompe l’oeil !

En déplacement à Mulhouse, le Président de la République a présenté un « plan de lutte » contre le « séparatisme islamiste », dont certaines mesures comme la fin des « imams détachés » envoyés par d’autres pays et la suppression des ELCO vont dans le bon sens. Toutefois, par clientélisme, naïveté ou incompétence, le plan de lutte d’Emmanuel Macron est loin d’être à la hauteur : nous avons attendu presque trois ans pour des mesurettes, alors que notre pays est en guerre contre l’islamisme ! Derrière l’autosatisfecit du Président et ses belles promesses se cache en réalité la démission de l’Etat.

Debout La France a toujours considéré que chaque Française et chaque Français est libre dans notre pays de pratiquer la religion de son choix dans le strict respect des lois de la République, comme le font la majorité des Français musulmans.

Mais laisser prospérer le communautarisme, c’est faire le jeu de l’islamisme et du séparatisme vis-à-vis de la République. Dans notre pays, l’Islam politique est devenu un véritable patriotisme de substitution, une idéologie contraire aux valeurs de notre République comme l’a récemment démontrée l’affaire Mila. Un sondage Ifop pour la Fondation Jean Jaurès en septembre 2019 doit nous alarmer sur l’inquiétante avancée de l’islamisme dans notre société. En effet, 27% des Français musulmans considèrent que la loi islamique (charia) doit primer sur les lois de la République.

Dans certains territoires, le séparatisme a déjà gagné en violant nos principes républicains de liberté d’expression, d’égalité entre les femmes et les hommes, de fraternité par-delà les religions, de laïcité... Cette conquête islamiste s’opère souvent avec la complicité d’élus islamo-gauchistes ou islamo-centristes, de même qu’avec le soutien d’associations et lieux de culte sous l’influence de puissances étrangères.

La ville de Mulhouse est l’exemple même de l’avancée du communautarisme séparatiste, puisque le Qatar y a financé pour 14 millions d’euros la construction d’une « mosquée cathédrale », An-Nour, qui sera en réalité un véritable « village islamique » avec en plus d’une des plus grandes mosquées de France (4000m² au sol), son propre centre commercial, son groupe scolaire, sa morgue, sa piscine, ses espaces coiffure et fitness… un « centre de vie » au mode de vie « communautaire islamique », qui marque en réalité un véritable séparatisme avec le mode de vie « à la Française » ou « à l’européenne ».

Les militants de l’Islam politique menacent de nous diviser en communautarisant la nation française. A l’instar des cultes catholique et israélite dans le passé, l’Islam doit se plier aux lois de la République et l’Etat doit cesser d’être faible face au communautarisme et à l’islamisme qui en découlent. C’est pourquoi Debout La France demande :

- 1/ L’éducation comme priorité : rétablir l’autorité dans les établissements scolaires et privilégier les fondamentaux notamment linguistiques, contrôler avec fermeté les écoles hors contrat et les familles des quartiers qui font le choix de déscolariser leur enfant afin de l’instruire à domicile, s’assurer que la suppression des ELCO au profit des EILL assure dans les faits un véritable contrôle des enseignants et de leurs programmes afin que cette annonce ne soit pas un simple changement de statut, etc.

- 2/ La fermeté face aux islamistes : l’expulsion systématique des fichés S étrangers, l’isolement en prison des islamistes condamnés, le refus du rapatriement des djihadistes sur notre sol et la déchéance de nationalité pour les binationaux ayant participé à une entreprise terroriste.

- 3/ L’interdiction de la « prédication subversive », en particulier le salafisme, comme l’a proposé Nathalie Kosciuszko-Morizet à l’Assemblée nationale durant la précédente législature. Une telle loi permettrait de fermer les mosquées islamistes et associations radicales sous couvert d’activités sportives, culturelles, religieuses...

- 4/ L’interdiction des financements étrangers des lieux de culte : la « transparence » et le « contrôle » promis par Emmanuel Macron ne garantiront en aucun cas d’empêcher l’influence prosélytiste de puissances étrangères.

- 5/ La fermeture des 200 mosquées dans laquelle est prêchée la haine, et l’obligation d’un « serment de fidélité des imams à la France et à la République », reconnaissant notamment la liberté d’expression, l’apostasie, l’égalité entre les femmes et les hommes, la tolérance envers les minorités sexuelles, mais aussi refusant les financements étrangers des lieux de cultes.

- 6/ Le renforcement du renseignement territorial afin d’adapter l’action de l’Etat aux problématiques des différents quartiers.

- 7/ L’interdiction du port du voile islamique dans les services publics, hôpitaux, universités et entreprises. Il est porteur d’un prosélytisme communautariste et symbole de la soumission de la femme.

- 8/ L’obligation de signer un « serment de laïcité » à tous les fonctionnaires et employés des services publics.

- 9/ Le contrôle strict de l’immigration pour renforcer la cohésion nationale : contrôle des frontières nationales, limitation du regroupement familial, durcissement des critères de l’asile pour accueillir les vrais réfugiés, expulsion systématique des déboutés du droit d’asile et des clandestins, etc.

Le cancer islamiste veut tuer notre civilisation. Ne tolérons plus l’intolérance. Face aux adeptes et alliés de l’Islam politique, face à la démission de l’Etat, choisirons-nous la voie de la soumission obscurantiste ou de la reconquête de notre liberté républicaine ? Les mots ne suffisent plus, il faut des actes forts.




Nicolas Dupont-Aignan, Député de l’Essonne, Président de Debout La France.

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