Le Blog de Nicolas Dupont-Aignan - Blog NDA

Après avoir refusé le confinement total et le renforcement des dépistages demandés par le Syndicat des Jeunes Médecins le 22 mars, le Conseil d’Etat a décidé de rejeter les propositions de Debout La France (DLF) pour lutter contre la pandémie de Covid19.

En refusant de constater l’échec de la politique du Gouvernement et l’insuffisance des nouvelles mesures prises, le Conseil d’Etat balaie les espoirs de millions de Français et conforte l’incompétence qui a mis notre pays dans une telle tragédie.

DLF demandait le rachat des deux seules usines pouvant produire en France respectivement de la chloroquine et des bouteilles d’oxygène pour respirateur de réanimation ; sachant que la première est en redressement judiciaire et la deuxième est à l’arrêt depuis mai 2019. Il s’agissait évidemment d’éviter le risque de pénurie de ces deux productions vitales !

Hélas, le Conseil d’Etat a renvoyé la balle au Gouvernement. Les Français apprécieront que le Conseil d’Etat considère qu’il n’est pas vital d’assurer un approvisionnement national de chloroquine et d’oxygène face à l’épidémie malgré les pénuries que nous subissons déjà !

DLF demandait également d’accroître la production de masques afin que les soignants, les forces de l’ordre et à terme tous les Français en soient équipés. Selon le Conseil d’Etat : « l’argument d’une carence caractérisée dans la production et la mise à disposition de masques n’est pas assorti des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé ».

Les soignants, les forces de l’ordre et les Français seront heureux d’apprendre qu’ils ne manquent pas de masques alors que le Gouvernement lui-même a finalement reconnu une pénurie qu’il avait niée pendant plusieurs mois ! Comment le Conseil d’Etat peut-il croire sur parole les engagements que le Gouvernement n’a jamais respectés jusqu’à présent ?

DLF demandait d’accroître la production de tests en France afin de garantir un approvisionnement certain. Selon le Conseil d’Etat, à l’image de sa décision contre le Syndicat des Jeunes Médecins : « les autorités ont pris les dispositions avec l’ensemble des industriels en France et à l’étranger pour augmenter les capacités de tests dans les meilleurs délais ». Le Conseil d’Etat dispose-t-il d’informations du Gouvernement que les Français ignorent ? Le cas échéant, les citoyens méritent de le savoir !

En réalité, le Gouvernement continue de faire reposer la quasi-totalité de sa stratégie contre le Covid19 sur les importations chinoises sans comprendre que les pays étrangers pourraient réquisitionner les tests produits chez eux ou que leur système productif pourrait s’arrêter de nouveau en cas de 2ème vague épidémique !

Au lieu de tirer les leçons du terrible échec des trois derniers mois, le Conseil d’Etat espère dans notre bonne étoile pour que les autres pays veuillent bien nous approvisionner.

Enfin, DLF demandait l’application effective du confinement dans les zones de non-droit, alors que la presse a prouvé que le Gouvernement refusait de le faire appliquer par peur que les quartiers s’embrasent.

Selon le Conseil d’Etat, « il n’apparaît pas qu’une décision de principe ait été prise de ne procéder à aucun contrôle ou à des contrôles restreints dans certaines parties du territoire, ni de ne pas sanctionner la méconnaissance des interdictions ». Il nie d’un revers de la main les milliers de vidéo de violation du confinement dans ces quartiers, les témoignages des policiers et soignants, les dizaines d’articles de presse relatifs à la violation du confinement dans ces quartiers ainsi que la narration précise du Canard Enchaîné du 25 mars relatant les décisions du Gouvernement de ne rien faire contre ces voyous.

Debout La France regrette cette décision et continuera à proposer des solutions concrètes à tous les problèmes qu’affronte notre pays face au Covid 19.

Nicolas Dupont-Aignan

16 03 2020

Face à la crise sanitaire, le Gouvernement doit agir vite et fort

Le gouvernement a désormais pleinement conscience de la gravité de l’épidémie de Covid19. Hélas, des mesures de confinement drastiques vont devoir être imposées aux Français faute d’avoir pris au bon moment les décisions nécessaires. Néanmoins, le temps n’est plus aux regrets mais à la mobilisation totale contre l’épidémie.

Les sacrifices douloureux que feront les Français ne doivent pas être vains. Le confinement est sans doute indispensable mais ne sera efficace que s’il est complété par les mesures que nous proposons pour protéger notre peuple et limiter les conséquences pour la France. Aussi j’implore le gouvernement d’écouter nos propositions qui s’inspirent des pays qui ont réussi à limiter la propagation de l’épidémie comme Taïwan, Hong Kong et Singapour.

Lors des échanges des partis politiques organisé aujourd’hui par Edouard Philippe à 15h30, je proposerai des mesures précises :

   - Contrôler nos frontières, mesure adoptée par l’essentiel de nos partenaires.
   - Systématiser les tests de dépistage, ce qui a permis à la Corée du Sud de baisser drastiquement le taux de mortalité du virus.
   - Distribuer massivement les masques, en priorité pour nos personnels hospitaliers mais aussi la médecine de ville et les soignants libéraux laissés trop longtemps à l’écart. Ces masques doivent aussi être distribués aux professionnels de secours, de sécurité et de transports, puis devront être généralisés à la population. 
   - Pour produire ces masques, convertir des usines textiles de la même manière que le groupe LVMH convertit ses usines pour produire du gel hydro alcoolique.
   - Mobiliser l’armée si le gouvernement rencontre des problèmes de distribution du matériel de soin.
   - Attribuer de nouveaux moyens pour notre hôpital public, mais aussi les cliniques. Assurer en particulier la disponibilité de lits de réanimation et la production de respirateurs comme le fait l’Allemagne.
   - Produire par les organismes agréés (Pharmacie Centrale des Armées et Agence Générale des Equipements et Produits de Santé) des médicaments vitaux qui sont hélas importés.

Le gouvernement doit ensuite prendre les mesures économiques et sociales pour éviter l’effondrement de notre économie et la précarité de nos compatriotes.

De bonnes mesures ont été prises sur la couverture du chômage technique et partiel ainsi que le report de certaines charges. Debout la France propose également de :

   Garantir que notre pays pourra assurer la sécurité alimentaire et matérielle de la population, y compris en limitant dès maintenant certaines exportations alimentaires.
   Pour tous les indépendants, verser une indemnisation forfaitaire journalière sans paperasserie inutile. Un geste devrait être imposé aux bailleurs pour imposer une baisse provisoire des loyers commerciaux.
   Sanctuariser l’épargne des Français contre tout risque de défaillance bancaire.
   Exiger de la Banque Centrale Européenne qu’elle mette à disposition toutes les liquidités nécessaires à la trésorerie des entreprises et au financement des plans de sauvetage de l’Etat.



J’espère de tout cœur que le Gouvernement écoutera enfin nos recommandations et s’inspirera des bons exemples étrangers.

Notre pays dispose des ressources et de toutes les compétences pour faire face et vaincre rapidement l’épidémie.

Nicolas Dupont-Aignan

12 03 2020

Coronavirus : ma réaction à l’allocution d’Emmanuel Macron

Afin de limiter la propagation du Coronavirus dans notre pays, le Président de la République vient d’annoncer plusieurs mesures parmi lesquelles la fermeture des écoles et universités. Si cette dernière mesure était indispensable, elle ne suffira toutefois pas à endiguer l’épidémie sans moyens concrets pour protéger nos soignants (notamment des masques), généraliser les tests de dépistage, ou encore contrôler nos frontières.

En effet, le Président de la République n’a apporté aucune réponse concrète aux personnels de santé dévoués sur le terrain qui n’ont toujours pas les équipements nécessaires pour se protéger, en particulier les professionnels libéraux, pourtant en première ligne. Alors qu’il était d’un milliard d’unités en 2011, le stock d’Etat de masques chirurgicaux est de 87 millions aujourd’hui. Quant au stock de masques FFP2, il est inexistant alors que nous disposions de 700 millions de masques en 2011 ! Quand nos soignants seront-ils équipés pour d’une part pouvoir se protéger, et d’autre part éviter de contaminer leurs patients ?

Ensuite, Emmanuel Macron n’a absolument pas évoqué l’élargissement des tests de dépistage pour la population. Pourtant, la Corée du Sud et l’Allemagne ont démontré à quel point une telle politique était efficace pour les pays qui n’avaient pas contrôlé leurs frontières dès le début de l’épidémie.

Enfin, le Chef d’Etat n’a pas apporté de réponse précise face au manque de moyens dans notre hôpital public, en particulier concernant la disponibilité de lits de réanimation si jamais les cas graves se multipliaient. L’exemple tragique de nos amis italiens montre qu’il faut se préparer au pire pour protéger au mieux les Françaises et les Français. D’autant plus qu’aucune mesure préventive n’a été annoncée pour anticiper des éventuelles ruptures d’approvisionnement de matériels et médicaments produits en Chine ou ailleurs en Asie.

A terme, j’espère que nous tirerons les enseignements de cette crise sanitaire, à commencer par la nécessité de reconstruire l’hôpital public français, de disposer de stocks stratégiques de masques FFP2 et autres matériels de protection indispensables, et de relocaliser nos productions stratégiques et vitales, à l’instar des principes actifs des médicaments utilisés.

Ce soir, je souhaite apporter mon plus sincère soutien à nos personnels soignants qui sont et seront dans les prochaines semaines en première ligne. Je continuerai à réclamer les mesures qui s’imposent pour faire face à l’épidémie. L’union nationale, oui, mais avec des actes concrets et efficaces… La situation est trop grave pour se satisfaire de belles paroles et demi-mesures.

Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La France, Député de l’Essonne.

08 03 2020

Journée internationale des droits des femmes

Debout la France propose des mesures concrètes pour l’égalité femmes/hommes

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25 02 2020

Préserverons notre dissuasion nucléaire, bouclier de l’indépendance de la France !

Prononçant un discours consacré à l’environnement stratégique de la France et à la dissuasion nucléaire, le jeudi 7 février dernier à l’Ecole militaire, Emmanuel Macron entendait fixer sa vision politique dans le domaine, régalien par excellence, de la défense nationale. De la part du chef de l’Etat, conduisant la politique étrangère d’une puissance nucléaire disposant d’un siège de membre permanent au Conseil de sécurité des nations unies, chef de ses armées aujourd’hui engagées face au terrorisme djihadiste au Sahel comme au Levant, l’on aurait espéré hauteur de vue, clarté et détermination. Las, il n’en a rien été.

Au fil d’une litanie de poncifs stratégiques, nous apprenions sans surprise excessive que le monde était incertain, la compétition stratégique entre puissances vive et la mondialisation déstabilisatrice. M. Macron a surtout saisi l’occasion de réaffirmer le caractère vital à ses yeux d’une « culture stratégique européenne » qui reste, de son propre aveu, à construire. Le spectacle vingt fois donné de l’incapacité des Européens à partager une vision stratégique de leur environnement, nourrissant le pénible feuilleton de « l’Europe de la défense », n’a pas dissuadé le Président Macron d’ajouter avec témérité sa pierre à l’absence d’édifice.

Appelant de ses vœux une autonomie stratégique européenne qui bute depuis des décennies sur le manque d’intérêt des autres Etats membres, le Président de la République n’a pas craint la répétition. M. Macron a d’ailleurs lui-même rappelé - comme pour conjurer le triste destin que la cruelle réalité réserve à son initiative - qu’en 1999, au Conseil européen de Cologne, les gouvernements de l’Union avaient déjà solennellement affirmé leur volonté de se doter des moyens de faire face collectivement aux menaces stratégiques auxquelles l’Europe est confrontée. Ces déclarations, comme on le sait, n’avaient été suivies d’aucun effet.

Ces paresseuses impasses, exposées une énième fois et semblant à peine convaincre M. Macron lui-même, ne sont pas seulement source de lassitude pour qui s’intéresse à la défense de la France et entend lui faire jouer dans le monde un rôle qui soit digne de son rang. Dans la mesure où elles engagent le sort de la force de dissuasion nucléaire, elles constituent surtout une illusion dangereuse et, partant, une grave faute pour celui dont notre constitution fait le garant de l’indépendance nationale. M. Macron, en effet, a jugé bon de proposer aux Etats européens qui le souhaiteraient d’ouvrir un « dialogue stratégique » sur le rôle de la dissuasion nucléaire française. Ces Etats seraient même invités à participer aux exercices extrêmement sensibles conduits par nos forces stratégiques qui assurent la crédibilité de notre dissuasion.

Après l’échec de M. Sarkozy à construire une véritable « Europe de la défense » dans l’élan d’un retour servile dans le commandement intégré de l’OTAN, après les vains efforts de M. Hollande pour faire « primer le pacte de sécurité sur le pacte de stabilité », nul doute que les initiatives actuelles se briseront également sur le mur du désintérêt opposé par les autres grands Etats européens, au premier rang desquels l’Allemagne. Mais d’ici là, quelles concessions dangereuses pour l’indépendance stratégique du pays ne consentirons-nous pas dans le fol espoir d’entraîner derrière nous nos partenaires réticents ? Les appels récents, au plus haut niveau de l’Etat allemand, à aliéner notre dissuasion et la mettant sous le contrôle de l’Union européenne ou de l’OTAN, ce qui condamnerait irrémédiablement notre autonomie stratégique, ne constituent-ils pas des avertissements suffisamment clairs ? Ce « dialogue stratégique » avec nos partenaires européens portant sur la dissuasion française ne prépare-t-il pas le terrain pour suggérer ultérieurement l’idée d’un partage de son fardeau financier, et in fine de son contrôle ? A quoi, sinon, servirait-il alors que, comme le rappelle M. Macron lui-même, la force de dissuasion française contribue par sa seule existence à la sécurité de l’Europe, à condition qu’elle soit crédible c’est-à-dire à la main d’une autorité unique et non d’un comité multinational ? Les ambitions affichées sont donc dangereuses si elles ont quelque substance, ou vaines si elles en sont dépourvues ; dans tous les cas elles sont coupables.

Les bonnes intentions ne font pas une politique étrangère et, a fortiori, une stratégie de défense nationale cohérente. Prisonnier de son mantra européen comme un investisseur ayant tout misé sur une valeur spéculative en chute libre, M. Macron double aujourd’hui la mise à crédit et en pure perte. Les combinaisons savantes par lesquelles on cherche à dissimuler l’impossibilité à s’entendre derrière des formules contournées, art stérile dans lequel les artisans de la construction européenne son passés maîtres, doit impérativement s’arrêter au seuil des questions touchant à la défense du pays. La force de dissuasion nucléaire, construite depuis 1958 grâce à un effort national majeur et durable, sous la conduite de l’Etat et avec l’accord intime de la nation, constitue aujourd’hui le recours ultime de la France et le bouclier de son indépendance. Legs de l’action du général de Gaulle, c’est grâce à elle que la notre pays peut aujourd’hui parler d’une voix forte à la superpuissance d’hier comme à celle de demain. Fermement maintenue par l’effort d’investissement de l’Etat, servie par l’excellence de nos armées, elle fait l’objet d’un précieux consensus national. Puisse-t-elle être maintenue par celui qui en a la charge, suprême mais temporaire, au-dessus des jeux partisans et des « partages européens » où l’on perd sa capacité à agir seul au bénéfice d’une impuissance collective.

Car « l’épée est l’axe du monde et la grandeur ne se divise pas. »

Nicolas Dupont-Aignan Député de l’Essonne Président de Debout La France

22 02 2020

Plus c’est gros, plus ça passe ? Les 10 mensonges du gouvernement sur les retraites

1. Selon E. Philippe, « Tout le monde sera gagnant » avec sa réforme alors qu’en réalité, l’essentiel des retraités seront perdants !



Au 20H de TF1 du 11 décembre 2019, Edouard Philippe a promis que « tout le monde » serait gagnant avec sa réforme de retraite, ce qui est arithmétiquement impossible.



En effet, si le nombre de retraités augmente mais que la part de richesse nationale (PIB) consacrée aux retraites n’augmente pas, il est impossible de donner plus à certaines sans retirer des droits à d’autres.



Or, d’après le gouvernement lui-même, le rapport entre le nombre d’actifs et les retraités entre 2019 et 2050 va passer d’environ 1.7 à 1.3, soit une hausse des retraités par rapport aux actifs de 23%.



En revanche, la part du PIB consacrée aux retraites va baisser de 14% en 2020 à 12.9% en 2050



Aussi, pour maintenir le pouvoir d’achat des retraités, il faudrait sur les 30 prochaines années que la hausse du PIB particulièrement dynamique, entre 1,5% et 1,8% par an.



En réalité, la réforme organise la paupérisation des retraités.



C’est d’ailleurs pour cette raison que le gouvernement supprime la prise en compte des 25 meilleures années dans le privé et des six derniers mois dans le public. Ce système permettait de valoriser les pensions de retraite à la hausse en écartant les périodes difficiles ou précaires. En prenant en compte toute la carrière, y compris les mauvaises périodes, la pension va automatiquement chuter !



Ainsi, les pensions vont baisser en moyenne de 10 à 20% selon les professions et les carrières pour un départ à la retraite avant 64 ans. En effet, le gouvernement utilise la nouvelle notion d’âge pivot pour embrouiller les Français.



En créant « l’âge pivot », le gouvernement va imposer un malus à ceux qui partent entre 62 et 64 ans. La retraite réelle des Français baissera car une majorité de séniors a déjà du mal à garder un emploi jusqu’à 62 ans !



L’âge pivot est d’ailleurs la raison pour laquelle même les syndicats « réformistes » comme la CFDT ont appelé à la grève car le coup porté au pouvoir d’achat des retraités est énorme !



2. Un régime universel ? Non, un régime spécial pour les plus hauts revenus !



Le gouvernement prétend fusionner les 42 régimes pour en créer un seul régime universel En vérité : E. Macron crée un régime pour les très hauts revenus qui alimenteront les fonds de pension privés, en particulier américains.



La réforme diminue de 60% le seuil maximum de revenus soumis aux cotisations retraites. Autrement dit, les salaires supérieurs à 120 000 euros ne paieront plus 28.12% de cotisation mais une simple contribution de 2.81% au-dessus de ce plafond.



Les 300 000 plus hauts revenus ne contribueront donc pas comme les autres Français, soit une perte de recettes 3 milliards d’euros de cotisation par an pour le régime général. Et après, le gouvernement prétend réduire le déficit ?



Les plus hauts revenus pourront donc se tourner vers des fonds de pension, bien plus rentables pour ceux qui ont les moyens financiers pour optimiser leurs placements.



Comme par hasard, la loi PACTE du 22 mai 2019 a autorisé les fonds de pension étrangers, en particulier le fonds américain BlackRock, à gérer l’épargne par capitalisation en France.



Le patron de BlackRock a d’ailleurs déclaré que cette réforme constituait « une amélioration du système d’épargne retraite volontaire ». Pourquoi un patron américain intervient-il dans le débat français s’il n’y a un intérêt pour lui ?



En réalité, après la suppression sans condition de l’ISF ou la baisse de « flat tax » sur la finance, Emmanuel Macron a créé un régime spécial pour les plus favorisés !



3. Un régime plus simple à comprendre ? Non, une énième usine à gaz !



Depuis deux ans, le projet du gouvernement est cacophonique, affirmant tout et son contraire.



En août 2019, Emmanuel Macron avait indiqué qu’il souhaitait "un accord sur la durée de cotisation, plutôt qu'un accord sur l'âge" pour finalement soutenir la création d’un « âge pivot » à 64 ans.



Finalement, cet « âge pivot » est devenu un « âge d’équilibre »…



Lors de la présentation de la réforme le mercredi 11 décembre 2019, Edouard Philippe annonce la fin des régime spéciaux…le lendemain, les policiers obtiennent de vagues promesses sur le maintien de leur départ précoce en retraite, bien compréhensible du fait de la dangerosité de leur métier !



En réalité, le gouvernement a promis l’égalité entre tous les Français mais ne cesse de recréer des exceptions toutes plus compliquées les unes que les autres, pour avoir l’air de céder sur la forme mais en mettant des clauses techniques pour ne pas financer ces droits.

DLF a toujours soutenu un projet de réforme des retraites clair et transparent. Il faut que chaque Français ait les mêmes droits, notamment en reconnaissant la pénibilité. Ainsi tous les métiers difficiles (ouvriers, policiers, personnels soignants, vrais cheminots, BTP, pompiers, militaires, etc.) auront les mêmes avantages basés sur des faits objectifs.

4. Le jeu de dupe sur les 62 ans pour partir à la retraite.



Dans son programme présidentiel, E. Macron avait promis de maintenir l’âge de départ à la retraite à 62 ans.



Il prétend maintenir la possibilité de partir à 62 ans mais c’est un mensonge par rapport à ses engagements car la pension de retraite diminuera drastiquement d’au moins 10% (avec un âge d’équilibre de 64 ans, soit 5% par an). Qui peut prétendre que l’âge de départ n’est pas changé si le prix à payer est 10% de sa pension ?



La création d’un « âge d’équilibre » signifie en réalité un allongement du temps de travail qui pourra s’aggraver au fil du temps dans le dos des Français.



Ainsi, les « cas-type » présentés par le gouvernement dans son étude d’impact sur la loi sur la réforme des retraites sont TOUS basés sur un âge d’équilibre de 65 ans ! Selon Libération, l’âge d’équilibre pour les jeunes nés en 1990 sera même de 67 ans.



5. L’arnaque de la retraite minimum de 1000€ pour tous, en particulier pour les carrières au SMIC, les agriculteurs ou les « carrières heurtées »



Selon les simulations du gouvernement communiquées dans le rapport Delevoye et l’étude d’impact, le système actuel est parfois meilleur pour les personnes ayant effectué leur carrière en étant salariées au SMIC.



Ainsi pour les générations nées entre 1975 et 1989, la pension de retraite pour un départ avant 65 ans est meilleure dans le système actuel !



Pour les personnes nées entre 1990 et 2003, le système est meilleur jusqu’à un départ à 64 ans.



Avec la réforme, la retraite à 64 ans en 2044 d’une personne au SMIC sera aussi de… 1065€ ! Il n’y a donc strictement aucun progrès social pour les personnes modestes.



En revanche, le système actuel garantit pour les smicards qui partent à 62 ans une retraite de 926€ euros en 2020, contre 881€ pour la réforme Macron à partir de 2042.



Les pensions vont donc diminuer pour les revenus supérieurs au SMIC entre 10 et 20% sans augmenter pour les plus modestes, qui devront au contraire travailler deux ans de plus jusqu’à 64 ans pour obtenir 1000€.



DLF propose au contraire de garantir un minimum de pension de 1000€ pour une personne qui a travaillé jusqu’à 62 ans.



Le gouvernement joue beaucoup sur sa promesse de garantir 1000€ pour tous les Français qui ont eu « une carrière complète ». Les Français sont naturellement solidaires des agriculteurs et des femmes par exemple, qui ont souvent des retraites indignes par rapport à leur contribution réelle à notre société.



D’une part, il faut bien comprendre ce que signifie une « carrière complète ». D’après le rapport Delevoye, il s’agit au moins de travailler jusqu’à 64 ans, mais certaines simulations communiquées par le gouvernement indiquent même des carrières de 66 ans pour les femmes à temps partiel.



Par ailleurs, il existe déjà un revenu minimum garanti aux retraités, l’Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées (ASPA).



Or, avec l’inflation, l’ASPA atteindra déjà les 1000€ entre 2025 et 2026, soit exactement l’année d’application de cette promesse d’Emmanuel Macron. Une belle arnaque de pure communication !



6. Réduire les injustices envers les femmes ? L’hypocrisie du gouvernement !



Les pensions des femmes sont aujourd’hui 42% inférieures à celles des hommes, une injustice intolérable car cela ne reflète pas la contribution réelle des Françaises à la richesse nationale, elles qui assument l’essentiel des tâches familiales au détriment de leur carrière professionnelle.



De nombreuses femmes travaillent aussi auprès de leur conjoint sans disposer de revenus équivalents à leur travail (conjointes d’artisans, de commerçants, d’agriculteurs, etc.).



Or, la première cause de cette différence est la moindre rémunération des femmes, de l’ordre de 23.7% pour l’ensemble des carrières, y compris avec les écarts de temps de travail – écarts qui correspondent néanmoins très souvent à des obligations familiales pour le ménage.



Le Gouvernement prend-il des mesures contre ces écarts ? Non. 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 1,7% d'inflation (2021-2017) 803 € 833 € 868 € 903 € 918 € 934 € 950 € 966 € 982 € 999 € 1 016 € 2% d'inflation (2021-2017) 803 € 833 € 868 € 903 € 921 € 939 € 958 € 977 € 997 € 1 017 € 1 037 € Trajectoire naturel de l'ASPA

Le Gouvernement va-t-il reconnaître le travail des conjointes d’artisans, commerçants, agriculteurs ? Non.

L’autre cause des faibles retraites des femmes est la difficulté à atteindre une carrière complète pour les mêmes raisons, ce qui pénalise d’autant plus leur pension.



Le système actuel tente de limiter cette difficulté en accordant 8 trimestres à chaque femme par enfant, ce qui permet de rattraper les carrières incomplètes.



Or, le gouvernement supprime ces 8 trimestres par enfant ainsi que le bonus de 10% de pension offerts à partir du 3ème enfant pour le remplacer par un simple bonus de 5% par enfant et 2% supplémentaire à partir du 3ème enfant.



Il prévoit que 2.5% seront d’emblée attribués aux femmes et que les 2.5% restant seront au choix du ménage, attribués à la femme ou l’homme. Or, comme les salaires des hommes restent de fait plus élevés faut d’action du gouvernement, les familles seront incitées à attribuer ces bonus aux hommes. Au final les pensions des femmes ne s’amélioreront pas. Pire, en cas de divorce, elles seront spoliées.



Au final, l’Institut de Protection Sociale a calculé que les femmes seraient bel et bien perdantes, avec une baisse de pension de -9% pour les femmes avec 1 enfant et -20% avec trois enfants.



7. Le gouvernement poursuit la destruction de la politique familiale française qui devrait au contraire garantir le financement des retraites !



Alors que la natalité est une clé du financement du système des retraites, puisque les jeunes générations actives financent les retraites de ceux qui ont travaillé auparavant, et ainsi de suite, le gouvernement poursuit la destruction de la politique familiale française qui avait permis à notre pays d’être le rare pays occidental à garder un taux de natalité autour de 2 enfants par femme.



Comme vu au point précédent, l’Institut de Protection Sociale a calculé que les mères d’un enfant perdraient 9% de pension, 15% pour deux enfants, 20% pour trois enfants et ainsi de suite.



8. La fausse garantie du point par les partenaires sociaux.



Edouard Philippe tente d’amadouer les syndicats en leur confiant la responsabilité de la valeur du point, c’est-à-dire le niveau des pensions de retraite.



Or, tous les syndicats ont compris qu’ils ne contrôleraient rien mais serviraient de boucsémissaires si les retraites devaient baisser.



En effet, si le gouvernement décide de baisser les ressources des retraites –par exemple, en élargissant les avantages pour les plus hauts revenus comme il vient de le faire- ou en menant une politique économique stupide qui crée du chômage et baisse les ressources des retraites, les partenaires sociaux seront contraints de baisser le point même s’ils ne le veulent pas !



C’est d’ailleurs exactement ce qu’il s’est passé en Suède après la crise économique de 2008. Le point a été baissé deux fois car le gouvernement n’attribuait pas les ressources financières nécessaires pour maintenir le pouvoir d’achat des retraités. En 2010, les pensions ont baissé d’un seul coup de 6% et en 2014 de 2%.



Pire encore, ce sera le Parlement qui aura de toute façon le dernier mot, les partenaires sociaux ne seront donc là que pour le symbole.



9. Le gouvernement manipule la gravité du déficit



Le 21 novembre 2019, le Conseil d’Orientation des Retraites a publié une étude estimant le déficit des retraites entre 8 et 16 milliards d’euros en 2025.



Bien sûr, ce chiffre cherche à faire peur aux Français, mais il faut le remettre en perspective car le versement total des retraites est aujourd’hui de 320 milliards d’euros et sera de 350 milliards en 2025.



Surtout, ce déficit pourrait tout à fait être comblé par une meilleure gestion du système des retraites avec des ressources dont le gouvernement ne parle jamais :



- Les 10 à 15 milliards de fraude à la Sécurité sociale par an, en particulier les fausses pensions de retraite. Le travail du magistrat Charles Prats puis du rapport parlementaire de Nathalie Goulet ont identifié des milliers de faux retraités qui touchent des pensions à l’étranger ainsi que 1.8 millions de fausses cartes vitales.



- Des économies sur l’ASPA versée aux étrangers qui n’ont jamais cotisé un seul centime en France s’ils vivent sur le territoire depuis 10 ans ! Un étranger de 65 ans qui n’a jamais travaillé en France peut toucher autant qu’un travailleur français pauvre !



- Le paiement des cotisations par les travailleurs détachés étrangers ou leur remplacement par des travailleurs français (900 millions d’euros)



Par ailleurs, le système des retraites avait anticipé les difficultés démographiques de la France qui expliquent ce déficit en prévoyant des réserves financières qui se montent à 137 milliards d’euros en 2019.



C’était une anticipation de bon sens ! Bien sûr, il faut utiliser cet argent avec sagesse et ne pas financer des cadeaux irresponsables avec, mais ces réserves doivent cependant servir à équilibrer le système !



Enfin, à partir de 2024, le gouvernement disposera d’une ressource fiscale de 24 milliards d’euros par an.



En effet depuis 1995, les contribuables paient la CRDS (0.5% des revenus) et une part de CSG qui sont reversées à la CADES (la caisse d’Amortissement de la dette sociale), un organisme créé pour amortir la dette sociale accumulée depuis trente ans.



En 2024, cette dette sociale sera remboursée. Les recettes de la CADES seront donc à disposition. Une partie doit revenir aux Français par des baisses d’impôts mais pourquoi ne pas utiliser une partie de la somme pour équilibrer aussi le régime des retraites ?



10. Le gouvernement ne parle jamais de la création d’emplois et de richesse qui sont pourtant les clés du financement des retraites!



Depuis 30 ans, les gouvernements ont affaibli l’économie et installé le chômage de masse. Ils sont responsables de la destruction de richesse qui affaibli notre système social et accuse les Français de leurs propres incompétences.



Le gouvernement continue d’ignorer que la réindustrialisation de notre pays est le seul moyen de sortir de la crise permanente. C’est d’autant plus absurde que la réforme des retraites vise le long-terme, période qui permettrait d’organiser la valorisation du « fabriqué en France ».



500 000 emplois industriels ont été détruits en dix ans en France contrairement à d’autres pays industriels comme l’Allemagne, la Suisse, le Japon, la Corée qui ont su défendre l’industrie. Or chaque emploi industriel induit la création de 1.5 à 3 emplois grâce à la richesse produite.



Ces 500 000 emplois industriels représentent à eux seuls au moins 5 milliards d’euros de cotisation retraite par an. Il est possible de faire revenir ces emplois et d’en créer de nouveaux grâce à une vraie politique favorisant le « fabriqué en France ».



Quant aux emplois induits, ils représenteraient 7 à 10 milliards d’euros de cotisations.

18 02 2020

Islamisme : avec Emmanuel Macron, une « reconquête républicaine » en trompe l’oeil !

En déplacement à Mulhouse, le Président de la République a présenté un « plan de lutte » contre le « séparatisme islamiste », dont certaines mesures comme la fin des « imams détachés » envoyés par d’autres pays et la suppression des ELCO vont dans le bon sens. Toutefois, par clientélisme, naïveté ou incompétence, le plan de lutte d’Emmanuel Macron est loin d’être à la hauteur : nous avons attendu presque trois ans pour des mesurettes, alors que notre pays est en guerre contre l’islamisme ! Derrière l’autosatisfecit du Président et ses belles promesses se cache en réalité la démission de l’Etat.

Debout La France a toujours considéré que chaque Française et chaque Français est libre dans notre pays de pratiquer la religion de son choix dans le strict respect des lois de la République, comme le font la majorité des Français musulmans.

Mais laisser prospérer le communautarisme, c’est faire le jeu de l’islamisme et du séparatisme vis-à-vis de la République. Dans notre pays, l’Islam politique est devenu un véritable patriotisme de substitution, une idéologie contraire aux valeurs de notre République comme l’a récemment démontrée l’affaire Mila. Un sondage Ifop pour la Fondation Jean Jaurès en septembre 2019 doit nous alarmer sur l’inquiétante avancée de l’islamisme dans notre société. En effet, 27% des Français musulmans considèrent que la loi islamique (charia) doit primer sur les lois de la République.

Dans certains territoires, le séparatisme a déjà gagné en violant nos principes républicains de liberté d’expression, d’égalité entre les femmes et les hommes, de fraternité par-delà les religions, de laïcité... Cette conquête islamiste s’opère souvent avec la complicité d’élus islamo-gauchistes ou islamo-centristes, de même qu’avec le soutien d’associations et lieux de culte sous l’influence de puissances étrangères.

La ville de Mulhouse est l’exemple même de l’avancée du communautarisme séparatiste, puisque le Qatar y a financé pour 14 millions d’euros la construction d’une « mosquée cathédrale », An-Nour, qui sera en réalité un véritable « village islamique » avec en plus d’une des plus grandes mosquées de France (4000m² au sol), son propre centre commercial, son groupe scolaire, sa morgue, sa piscine, ses espaces coiffure et fitness… un « centre de vie » au mode de vie « communautaire islamique », qui marque en réalité un véritable séparatisme avec le mode de vie « à la Française » ou « à l’européenne ».

Les militants de l’Islam politique menacent de nous diviser en communautarisant la nation française. A l’instar des cultes catholique et israélite dans le passé, l’Islam doit se plier aux lois de la République et l’Etat doit cesser d’être faible face au communautarisme et à l’islamisme qui en découlent. C’est pourquoi Debout La France demande :

- 1/ L’éducation comme priorité : rétablir l’autorité dans les établissements scolaires et privilégier les fondamentaux notamment linguistiques, contrôler avec fermeté les écoles hors contrat et les familles des quartiers qui font le choix de déscolariser leur enfant afin de l’instruire à domicile, s’assurer que la suppression des ELCO au profit des EILL assure dans les faits un véritable contrôle des enseignants et de leurs programmes afin que cette annonce ne soit pas un simple changement de statut, etc.

- 2/ La fermeté face aux islamistes : l’expulsion systématique des fichés S étrangers, l’isolement en prison des islamistes condamnés, le refus du rapatriement des djihadistes sur notre sol et la déchéance de nationalité pour les binationaux ayant participé à une entreprise terroriste.

- 3/ L’interdiction de la « prédication subversive », en particulier le salafisme, comme l’a proposé Nathalie Kosciuszko-Morizet à l’Assemblée nationale durant la précédente législature. Une telle loi permettrait de fermer les mosquées islamistes et associations radicales sous couvert d’activités sportives, culturelles, religieuses...

- 4/ L’interdiction des financements étrangers des lieux de culte : la « transparence » et le « contrôle » promis par Emmanuel Macron ne garantiront en aucun cas d’empêcher l’influence prosélytiste de puissances étrangères.

- 5/ La fermeture des 200 mosquées dans laquelle est prêchée la haine, et l’obligation d’un « serment de fidélité des imams à la France et à la République », reconnaissant notamment la liberté d’expression, l’apostasie, l’égalité entre les femmes et les hommes, la tolérance envers les minorités sexuelles, mais aussi refusant les financements étrangers des lieux de cultes.

- 6/ Le renforcement du renseignement territorial afin d’adapter l’action de l’Etat aux problématiques des différents quartiers.

- 7/ L’interdiction du port du voile islamique dans les services publics, hôpitaux, universités et entreprises. Il est porteur d’un prosélytisme communautariste et symbole de la soumission de la femme.

- 8/ L’obligation de signer un « serment de laïcité » à tous les fonctionnaires et employés des services publics.

- 9/ Le contrôle strict de l’immigration pour renforcer la cohésion nationale : contrôle des frontières nationales, limitation du regroupement familial, durcissement des critères de l’asile pour accueillir les vrais réfugiés, expulsion systématique des déboutés du droit d’asile et des clandestins, etc.

Le cancer islamiste veut tuer notre civilisation. Ne tolérons plus l’intolérance. Face aux adeptes et alliés de l’Islam politique, face à la démission de l’Etat, choisirons-nous la voie de la soumission obscurantiste ou de la reconquête de notre liberté républicaine ? Les mots ne suffisent plus, il faut des actes forts.




Nicolas Dupont-Aignan, Député de l’Essonne, Président de Debout La France.

13 02 2020

Traité de libre-échange UE-Vietnam : la triple trahison des Républicains et d'En Marche

Debout La France dénonce la décision prise il y a quelques heures par le Parlement Européen de valider l'accord de Libre-échange entre l'Union Européenne et la République du Vietnam. Ce traité a été notamment adopté avec le soutien des eurodéputés LR qui nous promettaient aux élections européennes de s'opposer aux traités de libre-échange comme François-Xavier Bellamy, Arnaud Danjean et Agnès Evren ainsi qu’avec le soutien d'En Marche, notamment le vote de Nathalie Loiseau et de la caution écologique Pascal Canfin !

Malgré toutes les promesses, les traités de libre-échange signés par l'UE s'accumulent et vont de pire en pis. Après les critiques contre le CETA et le TAFTA, nous aurions pu penser que la Commission avait changé un minimum son discours sur les traités de libre-échange surtout à l'heure du "Green New Deal" annoncé par Ursula Van der Leyen. Rien n'a changé comme en témoigne ce nouveau traité honteux. Ce traité est une triple trahison !

Une trahison environnementale car cet accord va augmenter les échanges commerciaux maritimes qui dégagent massivement de la pollution et participent gravement au réchauffement climatique. L'Union Européenne et la France ne partagent que peu de normes environnementales avec ce pays qui est un des pires en matière de déforestation : 78% de la surface de la forêt Vietnamienne ont disparu entre 1990 et 2005. Le pays a été placé en 2017 sur la liste des pays sujets à des pratiques de pêche illégales et non durables par l'Union Européenne (pêche INN).

Une trahison économique et sociale avec la mise en concurrence face à un pays dont le salaire minimum est de 168€/mois, un droit du travail désastreux et surtout la persistance du travail infantile avec 1.75 millions d'enfants au travail, mais aussi des pratiques d'esclavage moderne avec une estimation de 420.000 personnes en situation de servitude. Tout cela pour un gain économique estimé à 1.9 Mds d'€ soit 0.01% de PIB d'ici 2035 !

Une trahison de nos valeurs démocratiques avec la signature d'un accord avec un régime communiste totalitaire fondé sur le monopôle d'un parti unique sur la vie du pays, l'absence de syndicats et d'une presse indépendante (indice liberté de la presse: 175ème sur 180), ou encore un recours à la torture et aux disparitions forcées (226 morts suspectes entre 2011 et 2014).

Cet accord est une faute morale majeure de nos dirigeants qui s’engagent dans la signature d’un traité de libre-échange avec un des derniers régimes communistes totalitaires au monde au mépris des fameuses « valeurs de l’UE » et notamment de la défense des droits de l’Homme. Il s’agit d’un accord négocié dans l’ombre, sans information des citoyens car tout à fait injustifiable. La Commission démontre là le délire de son dogmatisme autour du libre-échange. Il est inacceptable que nous ayons des relations commerciales aussi ouvertes avec une dictature communiste qui exporte les produits de l’exploitation humaine !

Il est impératif qu'Emmanuel Macron bloque ce traité. Hélas, il est impossible pour les Français d'attendre un tel acte de la part d'un Président qui a brisé sa promesse de bloquer le CETA. Le traité UE/Vietnam est contraire aux objectifs des accords de Paris, son approbation par les eurodéputés de LaRem démontre à quel point le discours environnemental du Président de la République est contredit par les actes. Il est nécessaire de développer dès aujourd'hui une alternative patriote qui, en 2022, annulera l’application de ces traités néfastes pour la France et les Français.




Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout la France, Député de l’Essonne.

07 02 2020

Huit ans de prison pour avoir préparé un attentat islamiste

Dans la plus totale indifférence médiatico-politique, Alain Feuillerat, un ex-militaire de 37 ans, a été condamné mercredi 5 février par le Tribunal correctionnel de Paris à 8 ans de prison (assortis d’une peine de sûreté des deux tiers) pour avoir préparé un attentat en 2017 au nom de DAESH. Cette préparation a été des plus achevées puisque Feuillerat avait, sur des clés USB, le texte de son projet, très précisément décrit. Il y évoquait le meurtre des militaires et sa volonté de mourir en « martyr ». Il a été arrêté juste avant de passer à l’acte et sa motivation semblait des plus affermies puisqu’il portait à ce moment-là sur lui, les insignes de DAESH, un fusil à pompe, deux révolvers et trois couteaux de commando. Il venait de découper le grillage d’enceinte de la base.

La faiblesse de sa condamnation semble peu explicable au vu des faits qui lui sont reprochés. On pourrait imaginer que, près de trois ans après les faits, cet ex-militaire ait pris ses distances avec l’islam radical, et ait exprimé des regrets. Il n’en est rien. Sa radicalisation, qui date de 2015, n’a rien perdu de sa violence et de sa haine anti-française. Il a ainsi réitéré à la barre les propos qu’il avait tenus au lendemain des attentats contre Charlie Hebdo : « Les auteurs des attentats méritent des médailles ». Toujours devant le tribunal, ce fiché S depuis 2015 a déclaré au sujet de l’Etat islamique : « Pour moi, c’est le top ». Et, sans ambages, il nous a offert sa vision de la République française : « La République est une insulte à Dieu. Elle n’a pas de légitimité, pas d’avenir. Elle fait l’objet d’un décret divin de destruction. »

En dépit de ces propos qui sont une déclaration de guerre à notre pays, à notre civilisation, le Tribunal, dans sa grande mansuétude, n’a retenu que 8 années de prison que - bien sûr- cet individu ne purgera pas intégralement.

Ce jugement, rendu au nom de tous les Français, est une insulte à la mémoire des centaines de morts que la France a eu le malheur de connaître dans des attentats islamistes depuis 2012. Cette incapacité à punir, à donner des peines exemplaires, nous condamne à subir sans fin des récidives.

J’accuse le système actuel d’être aux ordres d’un Etat laxiste.

J’accuse le Président de la République et son gouvernement d’être indifférents aux risques d’attentats que court la population.

J’accuse le Président et son gouvernement d’être lâches et résignés en laissant des individus dangereux et fanatisés sortir de prison après quelques courtes années passées dans le confort de cellules individuelles, où les journées se déroulent entre prières, lecture du Coran et musculation.

J’accuse le Président et son gouvernement de nier le fait que DAESH mène une guerre à la France.

A Debout la France nous préconisons :

• d’appliquer l’article 411.4 du Code Pénal qui prévoit 30 ans de prison pour toute personne reconnue coupable d’intelligence avec l’ennemi. • de créer une Cour de sûreté de l’Etat qui mette en oeuvre une justice d’exception avec des procédures accélérées et une impossibilité d’octroyer des remises de peine. • de créer des établissements pénitentiaires dédiés et une mise en oeuvre de la perpétuité réelle aux Iles Kerguelen.

L’insupportable bienveillance du système judiciaire français actuel repose sur l’idée que chacun mérite une seconde chance. Les terroristes aussi ont droit à une seconde chance, celle de réussir un attentat lorsque la première tentative a échoué.

A Debout la France nous refusons que les valeurs universalistes de générosité de notre pays bénéficient à ceux qui veulent sa destruction.

03 02 2020

Interdiction du blasphème : Belloubet démission !

Après nous avoir imposé le retour de Syrie des djihadistes "français", Madame Belloubet tord, une fois de plus, le cou aux libertés fondamentales de notre pays en faisant de l'expression libre sur les religions une "atteinte à la liberté de conscience". Ce n'est ni plus ni moins qu'un retour à l'interdiction du blasphème.

Le Parquet, soutenu par Madame Belloubet, a failli se changer en tribunal de l'Inquisition avant de revenir au droit, aux faits et au bon sens : on peut critiquer toutes les religions sans être accusé "d'attiser les haines" ! Je dis "religion" mais cette innovation dans l'interprétation de la loi ne concerne, en vérité, que l'Islam. Un triste comique appointé par France-Inter s'est récemment distingué sur les ondes de la radio d'Etat en nous imposant une pauvre chanson à la fois anti-chrétienne et homophobe appelant Jésus, désigné comme "pédé" à se faire "enculer". Ni le Parquet, ni la Ministre de la Justice n'ont estimé nécessaire de se pencher sur la création de ce jeune auteur, assez peu prometteur, il est vrai. Et c'est tant mieux. Le mauvais goût et la vulgarité ne rentrent pas dans des catégories juridiques. Sauf s'il est question d'Islam.

La jeune Mila, âgée de seize ans, s'est exprimé sur les réseaux sociaux -après avoir été harcelée par un internaute musulman- sur l'Islam. En des termes assez violents, il faut bien le dire, mais qui - en aucun cas !- ne quittent le domaine policé de la liberté d'expression. Il était question, dans son intervention, de religion et non pas des individus. Il n'y a eu aucune incitation à la haine de sa part. Mais la réaction des fanatiques ne s'est pas fait attendre. Des milliers de messages de haine, des menaces de mort et des menaces de viol ont été adressés à la jeune fille.

Cette histoire nous révèle plusieurs choses. D'abord, ce que l'on sait déjà, que la critique de l'Islam est un exercice à présent périlleux en France et attaquer l'Islam expose à des manœuvres d'intimidation parfois extrêmement violentes, et nous avons tous en tête l'attentat contre "Charlie Hebdo". Mais il faut savoir aussi qu'à présent s'exprimer sur l'Islam peut également conduire à des poursuites judiciaires.

C'est une démonstration de soumission à l'Islam dont nous gratifie Nicole Belloubet, toute honte bue, en soutenant Abdallah Zekri, le délégué général du CFCM qui déclarait, parlant de Mila : "elle l'a cherché, elle assume".

Le Gouvernement reste silencieux et peu de responsables politiques affirment soutenir pleinement Mila.

A "Debout la France", nous n'avons pas peur d'affirmer les valeurs de liberté de notre pays. Nous y sommes attachés de façon intransigeante par amour pour la France, ce qui semble être un sentiment tout à fait étranger au Président Macron et à son Gouvernement. Il est vrai que cela demande aussi du courage, ce qui n'est décidément pas la qualité principale de l'Exécutif !

01 02 2020

Brexit, le retour de la démocratie en Europe

Il aura fallu attendre plus d’un quart de siècle pour qu’un Etat-membre, le Royaume-Uni, ait le courage d’imposer enfin la volonté de son peuple à l’Union Européenne.

En 1992, aucun eurocrate, aucun éditorialiste, aucun dirigeant n’avait trouvé à redire que les Français adoptent le traité de Maastricht par référendum à une courte majorité (51.04%). En revanche, dès que les peuples se sont rendu compte que l’Union Européenne ne remplissait aucune de ses promesses, et défigurait l’idée de coopération européenne, l’oligarchie a trouvé tous les prétextes possibles pour bafouer les référendums des Français, des Hollandais, des Irlandais et même le résultat des élections nationales grecques ou italiennes quand leur résultat ne plaisait pas à Bruxelles !

Enfin, est arrivé le référendum britannique. La nation de naissance de la démocratie moderne, berceau des libertés individuelles, ne pouvait tolérer les atteintes de plus en plus autoritaires à sa souveraineté. Face à l’hystérie collective qui s’est emparée des élites européistes promptes à prédire toutes les catastrophes possibles, le Royaume-Uni a répondu avec son éternel flegme, calme et humour. Intimidations, menaces, manœuvres parlementaires, obstructions diverses et variées, tout a été fait avant puis après le vote pour confisquer le vote britannique comme on avait confisqué le vote français en 2005. Mais les Anglais ont tenu parce qu’ils croient avant toute autre chose, à la démocratie et à leur identité nationale, deux idées sœurs que l’Union Européenne bafoue chaque jour davantage.

Le courage de Boris Johnson n’a pas été de se fier au peuple britannique. Il savait qu’il lui donnerait raison, ce qui explique pourquoi les opposants au Brexit craignaient de telles élections anticipées ! Son véritable courage a été d’affronter l’oligarchie européenne et ses relais à la chambre des Communes ! Ainsi, il n’a fallu que quelques semaines pour résoudre les pseudo-blocages de l’accord de sortie qui n’existaient que dans l’imagination des anti-Brexit !

Si les dirigeants avaient tenu compte des volontés et des votes des peuples depuis 25 ans, le Brexit n’aurait sans doute jamais eu lieu. Hélas, la meilleure preuve objective du fanatisme bureaucratique de l’Union Européenne et des gouvernements français successifs est ce mépris systématique de la démocratie et des conséquences réelles de leurs politiques folles –immigration, chômage, inégalités sociales, déclassement technologique…

Une fois ce diagnostic posé, quelles leçons tirer du Brexit pour l’avenir de la France et de l’Europe ? Tout d’abord, il n’y a rien à espérer des dirigeants qui ont construit et défendu l’UE. L’essentiel des parlementaires britanniques qui étaient contre le Brexit ont refusé d’appliquer le vote du peuple, comme ce fut le cas des parlementaires français en 2007. Le seul moyen de redonner sa liberté à la France et de changer complétement la construction européenne, c’est de gagner les élections pour remplacer les incapables qui nous gouvernent. Deuxièmement, la France n’est pas le Royaume-Uni et les Français ne sont pas des Anglais. Notre pays entretient avec la construction européenne un lien particulier, fondé sur l’espoir que l’Europe permette à la France de travailler en paix avec ses voisins et de rayonner dans un monde multipolaire. Le scepticisme constant que le peuple britannique a toujours affiché pour l’Europe, de Churchill à Boris Johnson, en passant par Margaret Thatcher, n’a rien à voir avec la volonté de notre peuple.

Aussi, je n’ai jamais compris pourquoi ceux qui, condamnant les européistes qui imposent leur idéologie aux peuples, souhaitent bizarrement imposer aux Français un « Frexit » dont ils ne veulent pas davantage. Le Général de Gaulle lui-même avait montré la voie à suivre. Membre fondateur, la France a le poids nécessaire pour remettre l’Europe sur de bons rails, à savoir une coopération de nations libres, qui maitrisent leurs frontières, leurs lois et leur budget. Sans la France, l’Union Européenne n’existe plus et ce faisant, si la France veut changer l’Europe, l’Europe changera.

Enfin, il faut maintenir les meilleures relations possibles avec nos amis britanniques. Des dizaines de milliers d’emplois français dépendent du commerce avec nos voisins, tout comme le sort de nos pêcheurs. Je me réjouis de voir que le ton du gouvernement est devenu plus conciliant à mesure que le Brexit était inévitable. On sait déjà que la coopération militaire entre nos deux pays demeurera. A titre de symbole, un réacteur de recherche sur le nucléaire du futur, un projet de coopération européenne qui était au point mort depuis des années vient tout juste de reprendre du service… Preuve s’il en fallait que la fin de l’Union européenne sera bel et bien le renouveau de l’Europe !

En tant que Président de Debout la France, je suis particulièrement fier de m’être battu pendant plus de dix ans avec mon ami Nigel Farage, qui a montré la voie du référendum. Puis aux dernières élections européennes, c’est avec la même fierté que nous nous sommes alliés avec les Tories de Boris Johnson. Je ne leur souhaite pas seulement bonne chance, car le choix de la démocratie ne doit rien au hasard. Je leur dis merci, merci pour la démocratie et à bientôt, pour l’Europe, la vraie.

30 01 2020

Le Coronavirus s’étend mais le Gouvernement attend !

Le 30 janvier 2020,

Debout La France tient à assurer son entière confiance en nos autorités sanitaires et son total soutien aux personnels de santé. Toutefois, nous émettons des doutes quant à la légèreté de l’action et de la communication du Gouvernement pour limiter la propagation du Coronavirus en France.

Dès lundi 27 janvier, Debout La France demandait au Ministère de la Santé la mise en œuvre d'un plan de précaution comme dans plusieurs autres pays du monde, en vain. Depuis, l’épidémie de Coronavirus s’est développée de manière exponentielle, notamment en Asie : en une semaine, les foyers épidémiques virulents se sont multipliés, le nombre de cas déclarés a explosé de 555 à plus de 7700 et les décès sont malheureusement passés de 17 à 170 !

Alors que la Chine confine des dizaines de millions d’habitants et que de plus en plus de pays adoptent des mesures de précaution drastiques, le Gouvernement français mène une politique d’affiches d’information dans les aéroports et se vante de la seule présence d’une équipe médicale à Roissy. Ces dispositions sont-elles à la hauteur des enjeux ? Même British Airways vient d’annoncer la suspension de ses vols avec la Chine.

Face à l’accélération de la propagation du Coronavirus (taux de reproduction de 1,9) et à son agressivité (taux de mortalité de 2,39%) reconnues par la communauté scientifique internationale (CDC, OMS, etc.), Debout La France demande au Gouvernement de prendre six mesures de bon sens :

1/Contrôle thermique dans les avions. Par exemple en Russie et en Turquie, les passagers venant de Chine sont contrôlés dès l’atterrissage à bord de l’avion par du personnel médical équipé de caméras thermiques, avant même l’arrivée aux douanes. La Ministre de la Santé estime cette mesure inefficace car certaines personnes peuvent être asymptomatiques ou bien avoir fait baisser leur température par une prise de médicament. Mais ce contrôle constitue une précaution minimale pour détecter la majorité des personnes atteintes de fièvre !

2/ Obligation de compléter un formulaire de traçabilité pour toute entrée sur le territoire. Par mesure de précaution, il est indispensable de connaitre les zones dans lesquelles les voyageurs arrivant en France ont transité au cours des 14 derniers jours. Comme lorsqu’on se rend aux Etats-Unis par exemple, ce formulaire devrait être rempli dans l’avion pour tous les vols arrivant sur le territoire français et pas seulement ceux provenant de Chine et du Sud-est asiatique.

3/ Suspension des vols en provenance des zones à haut risque de contagion en Chine, à l’exception du rapatriement des Français qui le souhaitent et du retour dans leur pays des personnes de nationalité chinoise.

4/ Confinement de précaution à domicile pendant 14 jours correspondant à la période d’incubation, avec arrêt maladie pour tous les voyageurs en provenance des zones à haut risque de contagion en Chine.

5/ Rétablissement des contrôles aux frontières nationales. Le dogme de la « libre circulation » ne doit pas mettre la population française en danger !

6/ Relance de la production nationale des principes actifs des médicaments dont beaucoup sont délocalisés en Chine, pour ne pas dépendre de la production chinoise en cas d’explosion de l’épidémie.

A Debout La France, nous regrettons qu’aucune de ces dispositions de bon sens n’ait jusqu’alors été prise par le Gouvernement. Ces mesures de précaution élémentaires adoptées dans plusieurs pays, en plus d’une communication régulière et transparente de la part du Ministère de la Santé, permettront de prévenir les risques d’une épidémie dans notre pays, de rassurer nos compatriotes et d’éviter toute psychose inutile, qui surchargerait notamment nos urgences déjà saturées.

Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout La France Député de l’Essonne

24 01 2020

Accord de libre-échange UE-Vietnam : Nouvelle Commission, nouvelles trahisons !

La nouvelle Commission Européenne d’Ursula Van Der Leyen et Emmanuel Macron nous l’avait promis. Finie la politique commerciale européenne dissimulée dans l’ombre des cabinets de Bruxelles… les citoyens pourraient participer, les traités commerciaux seraient fondés sur le progrès social avec la reconnaissance de nos normes, nos droits sociaux et nos exigences écologiques.

Mais chassez le naturel et le voilà qui revient toujours au galop ! Dans le silence le plus total en dehors de Debout la France, l’ancienne Commission Juncker avait ouvert des négociations de libre-échange avec la République du Vietnam, dictature communiste.

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21 01 2020

Agression d’un bus de pèlerins : stop à l’impunité des violences contre les Catholiques !

Dimanche dernier, un groupe d’individus armés et cagoulés a pris d’assaut un car où une cinquantaine de personnes innocentes, dont des enfants, s’étaient installés pour un pèlerinage en Mayenne.

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18 01 2020

"Fin de l’égalité républicaine !"

"Le nouveau bac se met en place dans les lycées. C’est la fin de l’égalité républicaine. Courage aux élèves de première qui vont passer leurs premières épreuves lundi."

http://www.debout-la-france.fr/actualite/nicolas-dupont-aignan-fin-de-legalite-republicaine

14 01 2020

L’hôpital public s’effondre mais Emmanuel Macron regarde ailleurs

Debout La France apporte son soutien aux 1000 médecins qui menacent de démissionner de leurs fonctions administratives pour alerter le Gouvernement sur l’effondrement de l’hôpital public.

Depuis plus de 10 mois, des centaines de services d’urgence sont « en grève » sur tout le territoire pour dénoncer l’absence de moyens afin d’assurer leur mission. Je tiens à saluer leur conscience professionnelle car malgré leur situation de grève, les médecins et soignants ont continué à prendre en charge les patients. Je déplore que le Gouvernement ait méprisé leurs revendications pour ne proposer en septembre 2019 qu’un maigre plan d’aide de 250 millions d’euros par an sur trois années. Les mesurettes évoquées par Mme Buzyn, dont certaines étaient nécessaires, sont malheureusement loin d’être à la hauteur du défi car elles ne règlent pas les véritables causes de la dégradation de nos hôpitaux publics.

En 2000, l’OMS reconnaissait que la France « offrait les meilleurs soins de santé généraux » ! De meilleur système de santé au monde, la France n’a cessé de dégringoler dans les classements.

Partout en France, de plus en plus de services d’urgences sont débordés notamment car le système de soins de proximité a été gravement affaibli par les Gouvernements successifs ! Ainsi, 95 hôpitaux de proximité ont été fermés entre 2013 et 2017, soit 7% des établissements, conduisant à ce que 6% des Français habitent à plus de 30 minutes d’un service d’urgences. C’est indigne d’un pays comme le nôtre. A cela s’ajoutent des objectifs d’économies toujours plus drastiques et un mode de gouvernance technocratique des hôpitaux beaucoup trop déconnecté des réalités, qui dégradent les conditions de travail des professionnels, réduisent le nombre d’effectifs, diminuent le nombre de lits (perte de 69.000 en 15 ans !), augmentent le temps d’attente des patients, privilégient la rentabilité quotidienne à l’impératif d’intérêt général…

Preuve que le Gouvernement ne cherche pas à solutionner cette crise inédite, le budget 2020 de la Sécurité sociale prévoit que les hôpitaux pourtant majoritairement en difficulté financière (six sur dix !) devront encore faire 800 millions d’euros d’économies ! De même, la médecine de ville libérale a été sacrifiée puisque le nombre de généralistes en exercice a baissé de 8,5% depuis 2007 et l’Ordre des médecins anticipe une chute de 25% d’ici 2030 !

L’effondrement de l’hôpital public et de la médecine de proximité s’accélèrent alors même que la population française croît tant par sa natalité que par l’immigration massive ! Et ce, dans un contexte de vieillissement de la population.

Au regard des enjeux, il y a donc urgence à sauver l’hôpital public. C’est pourquoi Debout la France propose un plan d’ensemble qui permette de régler le problème d’accès aux soins tout en investissant dans la médecine de proximité :

- Assumer une hausse de l'Objectif National des Dépenses d'Assurance Maladie (ONDAM), actuellement de 2,5%, jusqu’à 3% par an afin d’accorder à la France les moyens financiers d’assurer un système de soins en rapport avec sa démographie. Nous devons d’urgence mettre fin aux économies imposées aux hôpitaux, revaloriser les salaires des médecins et aides soignants tout en garantissant un nombre suffisant de lits dans nos infrastructures. Notre système de santé, tout en maitrisant ses finances, doit remplir sa mission de service public en sortant enfin de la seule logique de rentabilité suivie par l’actuel Gouvernement ! - Le coût de cette hausse sera assuré par des économies réalisées sur d’autres dépenses : train de vie de l’Etat, immigration, contribution à l’Union Européenne, lutte contre les fraudes dont le montant pourrait s’élever à un minimum de 14 milliards d’euros selon le pré-rapport parlementaire Goulet/Grandjean. - Ouvrir des hôpitaux de proximité et surtout plus de 1000 maisons de santé dans les zones sous-dotées en couverture médicale. - Sortir de la tarification à l’acte dans les hôpitaux. - Revaloriser les consultations des généralistes et inciter fiscalement ces derniers à s’installer dans les déserts médicaux. - Créer une 5ème branche de la sécurité sociale en charge de la Dépendance pour mettre en œuvre les moyens spécifiques d’accueil et de maintien à domicile de nos ainés. - Supprimer l’Aide Médicale d’Etat et encadrer sévèrement l’ouverture de la CMU aux étrangers résidants en France pour stopper les abus et les incitations à l’immigration.

L’effondrement de l’hôpital public n’est pas une fatalité, il est aggravé par la politique d’Emmanuel Macron. Le redressement de notre système de santé ne pourra être réalisé qu’avec du volontarisme politique.

Nicolas Dupont-Aignan Député de l’Essonne Président de Debout La France

31 12 2019

Vœux aux Français pour 2020 de Nicolas Dupont-Aignan

Vœux aux Français pour 2020 de Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan « souhaite qu’en 2020, notre pays retrouve confiance en lui » et « renoue avec l’esprit de conquête ».

Il a choisi de présenter ses vœux de bonne année aux Français devant la Tour Eiffel. Symbole du génie français, ce magnifique monument témoigne d’une audace avec laquelle le peuple français peut aujourd’hui renouer s’il sort de la repentance permanente et « retrouve confiance en lui ».

C’est pourquoi Nicolas Dupont-Aignan « souhaite qu’en 2020 et pour la décennie qui vient, la France renoue avec l’esprit de conquête » : reconquête de notre territoire, reconquête de nos emplois, et reconquête de notre qualité de vie.

Retrouvez les vœux aux Français de Nicolas Dupont-Aignan, Député de l’Essonne et Président de Debout La France, pour la nouvelle année :

   Sur Facebook : https://www.facebook.com/nicolasdupontaignan/videos/579443129563721/
   Sur Twitter : https://twitter.com/dupontaignan/status/1211935022606934016
   Sur Youtube : https://youtu.be/mMmQ8-ocrWM


Mes chers compatriotes de métropole et d’outre-mer,

J’ai souhaité vous présenter mes vœux pour la nouvelle année devant cette magnifique Tour Eiffel qui symbolise pour moi le génie français.

Il y a plus d’un siècle, nos aînés avaient l’audace de bâtir de tels monuments. Ils n’étaient pas dans la repentance permanente. Le peuple français avait confiance en lui.

Alors oui, je souhaite qu’en 2020 et pour la décennie qui vient, notre pays renoue avec l’esprit de conquête.

Reconquête tout d’abord de notre territoire. Derrière moi, il y a cette belle Tour Eiffel, mais il y a aussi ce mur absurde qui a été construit autour d’elle pour la protéger. Il faut davantage rétablir le contrôle de nos frontières, contrôler notre immigration, reconstruire l’Etat, garantir la sécurité pour tous plutôt que de bâtir des murs autour de nos monuments comme au Moyen-âge.

Reconquête de notre territoire, mais aussi reconquête de nos emplois : pour financer nos retraites, pour garantir le bon fonctionnement de l’hôpital public, pour porter notre système social. Nous le pourrons en relocalisant nos emplois. C’est tout le sens du programme « Made in France » de Debout La France qui permettrait de garantir le pouvoir d’achat de nos concitoyens et de renouer avec la dignité des femmes et des hommes qui travaillent durement dans notre pays.

Reconquête de notre territoire, reconquête de nos emplois, mais aussi reconquête de notre qualité de vie. Quel paradoxe que dans notre pays au 21ème siècle, on mange mal, on n’ait pas une bonne santé, nos paysages soient détruits, notre environnement soit abîmé. Oui, il faut renouer avec une vraie politique de protection de l’environnement. Mais cela ne passera pas par des gadgets. Cela passera par la relocalisation de nos activités pour éviter de polluer au bout du monde, cela passera aussi par l’innovation technologique, l’investissement dans la science pour mieux lutter contre toutes les pollutions.

En un mot, je souhaite qu’en 2020, notre pays retrouve confiance en lui.

Et puis, bien évidemment, j’ai envie à titre personnel, de vous souhaiter une très belle année 2020 pour vous et pour vos proches. Le bonheur si possible, la santé surtout, et tout ce que vous pouvez souhaiter.

Bonne année 2020 !

Nicolas Dupont-Aignan

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16 12 2019

Latécoère : nouveau joyau industriel français vendu aux Etats-Unis !

Peu connu du grand public, le groupe industriel Latécoère est pourtant une pépite industrielle française qui emploie aujourd’hui plus de 5000 personnes. Cette entreprise plus que centenaire et longtemps familiale a accompagné toute l’histoire de notre aviation civile. Ses ingénieurs et ses ouvriers ont conçu les avions de Jean Mermoz, d’Antoine de Saint Exupéry et de bien d’autres héros de l’aviation. Après la seconde guerre mondiale, le groupe a pris toute sa place dans la galaxie aéronautique française au centre de laquelle devait régner Airbus.

Hélas, cette belle épopée industrielle française séculaire vient de prendre fin ce mercredi 4 décembre dans l’indifférence générale de l’Etat. Le gouvernement a laissé partir ce fleuron industriel, dont la majorité des actions vient d’être achetée par le fonds américain Searchlight qui ne cache nullement ses intentions spéculatives.

Cet énième abandon du gouvernement est d’autant plus intolérable que les Américains n’ont pas mis en œuvre de stratégie machiavélique comme le pillage d’Alstom ou de Technip. Searchlight a tout simplement déposé une Offre Publique d’Achat amicale depuis plusieurs mois, offrant une belle plus-value aux actionnaires en toute transparence !

Le gouvernement avait donc toute la latitude pour bloquer cette offre en utilisant le fameux décret Montebourg qui permet à l’Etat de défendre les intérêts vitaux de la France, en particulier dans le domaine aéronautique. Emmanuel Macron et Bruno Le Maire ont bel et bien choisi de ne rien faire, ils devront en répondre devant les Français le moment venu.

Les partis qui ont ruiné la France et causé la disparition de 2,5 millions d’emplois industriels depuis 1980 accusent toujours la mondialisation ou le droit du travail français d’être responsables de tous les maux de notre pays. Ces phénomènes ne sont pourtant qu’une cause secondaire de l’effondrement industriel de la France. L’essentiel de la responsabilité réside hélas dans l’incompétence ahurissante de nos dirigeants, qui ont systématiquement sacrifié l’industrie au profit des services et de la finance.

J’ai également démontré dans le passé, notamment dans l’affaire Alstom, que la corruption et les conflits d’intérêts du petit milieu parisien jouaient aussi un rôle primordial dans le dépeçage de notre industrie stratégique. Ceux qui devraient défendre nos usines préfèrent les vendre au plus offrant. Je n’oublierai jamais comment Emmanuel Macron a menti à la télévision, devant tous les Français, pendant la campagne présidentielle lors du débat CNEWS/BFMTV. Alors que je l’interrogeais sur sa responsabilité comme ministre de l’Economie dans le pillage d’Alstom par General Electric, il avait osé me répondre qu’il n’avait joué aucun rôle. Or c’est lui qui avait signé le décret autorisant la vente ! Comment accorder la moindre confiance à des personnalités sans foi ni loi ?

Il n’y aucune fatalité à voir l’industrie française mourir. Le Japon, la Suisse, l’Allemagne et tant d’autres nations ont réussi à garder un tissu industriel puissant et des droits sociaux élevés parce qu’ils avaient la volonté politique de le faire. C’est aussi ce que fait aux Etats-Unis Donald Trump en assument une politique de relocalisation industrielle.

Seul un changement radical de personnel politique et un grand ménage dans les réseaux d’influence qui corrompent notre économie nous permettront de redresser la barre. Une chose est certaine, ce n’est pas l’ancien banquier Emmanuel Macron et ses amis donateurs qui sauveront une seule usine en France.

Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La France, Député de l'Essonne.

28 11 2019

Mobilisons-nous pour sauver nos retraites et rendre notre système plus juste !

I) Pourquoi DLF défend-il le système des retraites français par répartition ?

Notre système de retraites instauré par le général de Gaulle rassemble nos concitoyens :

- Il assure la solidarité entre les générations en faisant cotiser les actifs actuels pour financer les pensions des retraités. - Il garantit le niveau des pensions, malgré les récentes pertes de pouvoir d’achat provoquées par la désindexation des retraites par Emmanuel Macron et sa hausse de la CSG. - Il représente un contrat de confiance que tout retraité et tout actif passe avec l’Etat et la nation. - Il a été sauvé par les nombreux efforts de nos patriotes pour équilibrer le système en travaillant et en cotisant plus longtemps.

Ce système n’est pas parfait et DLF souhaite corriger immédiatement les injustices : - Des compatriotes ayant travaillé durement toute leur vie ont des pensions indignes des richesses qu’ils ont apportées à la France (ouvriers, employés, agriculteurs, artisans, etc.). - Au contraire, certains étrangers n’ayant jamais cotisé pour notre système social ont le droit au « Minimum Vieillesse » (Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées - ASPA). - Les retraites des femmes sont 39% inférieures à celle des hommes. - Les personnes ayant travaillé toute leur carrière avec leur conjoint sans avoir elles-mêmes cotisé sont très fortement pénalisées (commerçants, artisans, etc.). - Les veufs et les veuves ne sont pas protégés comme il se doit. - La pénibilité réelle de certains métiers n’est pas reconnue tandis que certaines professions au sein de régimes spéciaux disposent d’avantages injustifiés.

La propagande alarmiste du gouvernement cherche à effrayer les Français sur le déficit : - L’équilibre financier du régime des retraites n’est pas véritablement menacé selon le Conseil d’Orientation des Retraites – COR. - Même avec une croissance faible (1%/an), la proportion de richesses produites en France consacrée au financement des pensions de retraite restera la même qu’aujourd’hui, sans aucun dérapage, autour de 14%. - Le COR craint un déficit minime de 7.9 et 17 milliards d’euros à partir de 2025 pour un montant total de pensions de 324.5 milliards d’euros en 2018. Il s’agit donc d’un déficit de 2.4% à 5%, un problème qu’il faut régler mais qui n’a rien d’alarmiste ! - DLF propose d’ailleurs des solutions de bon sens pour combler ce déficit, à savoir la fin des privilèges injustifiés - 5 milliards d’euros par an selon la Cour des Comptes-, une lutte sans merci contre la fraude sociale de l’immigration irrégulière -10 à 15 milliards d’euros par an selon le Sénat- ; une relocalisation volontariste des emplois industriels sur le sol français ; la fin des travailleurs détachés - 1 milliard d’euros de cotisations annuelles.

II) Emmanuel Macron trahit ses promesses et aggrave les injustices sociales

Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait reconnu que le système des retraites était financièrement stable et s’était engagé à : - Ne pas demander d’efforts supplémentaires aux travailleurs ou aux retraités, ni allongement de durée, ni mesure d’âge, ni baisse des pensions. - Corriger certaines injustices : fin des privilèges, hausse des pensions trop basses, inégalités subies par les femmes.

Or, c’est tout l’inverse que propose sa réforme des retraites.

1. Le système à point change le calcul de la retraite et entraîne en réalité une baisse mécanique jusqu’à 25% des pensions : - Dans le régime actuel, les pensions sont calculées sur les 25 meilleures années dans le privé. Ce système permet d’écarter les difficultés de la vie pour mieux valoriser la carrière réelle. - Pour les fonctionnaires, ce sont les six derniers mois qui sont retenus car les évolutions de salaires sont bien plus lentes que dans le privé et les primes ne sont pas prises en compte. - En choisissant de calculer les pensions sur l’intégralité des 43 ans de carrière le gouvernement va recalculer les pensions à la baisse en intégrant les mauvaises années ! - Le collectif « sauvons nos retraites » a estimé que la baisse des pensions serait de 15 à 25% selon les professions. - Confrontés à un tel appauvrissement, les Français seront obligés de recourir à des fonds privés pour compenser la perte de revenus et obtenir une pension décente. - Le gouvernement affaiblit notre système par répartition pour forcer nos concitoyens à passer à une retraite par capitalisation pour l’intérêt des fonds financiers privés !

2. Encore pire que la désindexation, le système à point permet de baisser directement le pouvoir d’achat en baissant la valeur du point, donc la valeur des pensions. - Le gouvernement veut instaurer un « dispositif d'équilibrage financier automatique ». - Autrement dit, le gouvernement pourra baisser quand il le souhaite la valeur du point et ce faisant, baisser d’autant la valeur des pensions ! - En Suède, un système similaire a conduit, après la crise de 2008, à une baisse importante des pensions des retraités. - En France aussi, certains régimes d’ores et déjà « à point » ont baissé d’autorité la valeur des pensions. Par exemple en 2011, les retraites des médecins ont baissé de 10% !

3. Aucune mesure contre les inégalités et le déficit actuels : - Le gouvernement manipule le déficit minime dont nous avons parlé mais il ne propose aucune solution concrète avant 2025. - Il utilise les injustices des régimes spéciaux qui représentent 5% des actifs pour appauvrir 95% des Français. - Un rapport indépendant indique que la réforme du gouvernement va aggraver les injustices envers les femmes, dont les pensions baisseront de 9% pour une mère avec un enfant, 10% avec deux enfants et pire encore, entre 18% et 24% pour trois enfants. - Le gouvernement ne veut finalement que garantir une pension de 1000€/mois minimum pour tous ceux qui ont travaillé dur uniquement avec des conditions très strictes, avec un départ entre 64 et 66 ans minimum, presqu’impossible à remplir pour les précaires.

4. Le gouvernement veut piller les réserves des régimes bien gérés ! - Avocat, médecins, infirmières, etc. de nombreuses professions ont géré leur caisse de retraites avec rigueur, ce qui a permis de dégager des réserves financières. - Le gouvernement a annoncé vouloir mettre la main sur ces réserves pour compenser les caisses moins bien gérées, une véritable escroquerie ! - Pire encore, certaines professions libérales verront leur cotisation doubler alors que leur pension de retraite diminuera !

III) Les propositions de DLF pour un système des retraites par répartition plus juste.

1. Maintenir le système de retraites par répartition hérité du Conseil national de la Résistance et abandonner les projets de réforme visant à instaurer un système « par points ».

2. Maintenir l'âge légal à 62 ans et la durée de cotisation à 43 ans, paramètres dont l'augmentation passée a déjà demandé d'importants sacrifices aux Français et qui assurent aujourd'hui la soutenabilité de long terme du système.

3. Résorber le déficit annoncé du régime des retraites par de véritables réformes courageuses : la fin des abus et des privilèges de certains régimes spéciaux, la lutte contre la fraude sociale de l’immigration, la fin des travailleurs détachés et la relocalisation des activités industrielles.

4. Unifier enfin les régimes spéciaux avec le régime général sur la base d’une vraie reconnaissance mutuelle de la pénibilité. Il est tout à fait normal que les carrières dans des métiers difficiles soient objectivement compensées. En revanche, ces avantages ne doivent plus être réservés à quelques entreprises particulières. Inversement, certains métiers ordinaires d’entreprises particulières ne peuvent plus bénéficier d’avantages que les Français ne comprennent plus.

5. Renoncer immédiatement à piller les réserves financières et les cotisations modérées que les professions libérales ont pu établir grâce à leur bonne gestion et leurs efforts.

6. S'engager quant au maintien d'une indexation des pensions a minima sur l'inflation et au rétablissement de la demi-part fiscale des veuves et veufs.

7. Garantir une pension supérieure au seuil de pauvreté à tous ceux qui ont travaillé dur, pension financée par la fin des abus de l’immigration dans les dépenses de l'allocation de solidarité aux personnes âgées, qui voient des personnes n'ayant jamais cotisé en France bénéficier d'une pension qui pèse sur l'équilibre financier du système ;

8. Valoriser une politique familiale volontariste qui permette aux Françaises et aux Français d’avoir les enfants qu’ils souhaitent et de garantir le renouvellement des générations.

9. Elargir les garanties actuelles offertes aux femmes pour compenser les injustices subies pendant leur carrière pour que personne n’ait à choisir entre vies familiale et professionnelle.

10. Reconnaitre le travail des conjoints et épouses d’artisans, agriculteurs et toute profession qui crée de la richesse sans avoir été reconnu à sa juste valeur.

11. S'engager quant à l'application de toute réforme systémique aux nouveaux arrivants sur le marché du travail seulement, afin de garantir les droits acquis et de respecter le contrat implicite entre l'Etat et les citoyens.

IV) La position de DLF sur le mouvement du 5 décembre et nos propositions sur la « grève de la gratuité. »

1. Il est important de ne pas tomber dans les pièges tendus par Emmanuel macron pour ruiner les Français tout en les opposant aux uns et aux autres.

2. DLF invite d’abord les Françaises et les Français à se mobiliser autour d’eux pour combattre la réforme d’Emmanuel Macron.

3. En revanche, paralyser le pays par une grève massive des services publics est un cadeau fait par certains syndicats à E. Macron qui veut utiliser le mécontentement des travailleurs qui ont besoin de se rendre à leur travail et ou de rentrer s’occuper de leur famille.

4. En effet, ce ne sont pas les oligarques et les dirigeants pro-Macron qui sont impactés par la paralysie des transports, mais les classes moyennes et populaires.

5. La grève des personnels hospitaliers, qui manifestent leur opposition au gouvernement tout en assurant leur mission, montre qu’il est possible de se faire entendre sans rendre la vie des usagers infernale. Bien au contraire, cette attitude responsable a permis la grande popularité du mouvement social hospitalier largement soutenu par les Français.

6. Debout la France soutient donc, avec notre ami Jean-Claude Delarue, président de SOS Usagers, une proposition de loi autorisant la « grève de la gratuité ».

7. Cette proposition permettrait aux grévistes de continuer à assurer leur mission de service public sans faire payer les usagers. Un tel principe ferait immédiatement pression sur les dirigeants en les frappant là où ils comprennent : leur intérêt financier.

14 11 2019

Debout la France soutient les personnels soignants pour sauver le système de santé français !

La manifestation des soignants hospitaliers le jeudi 14 novembre 2019 sera le point d’orgue du mouvement social né en mars dernier qui rencontre un large soutien bien légitime parmi les Françaises et les Français. Il est bien naturel de soutenir le mouvement d’une douzaine d’organisations de personnels de tous bords et de toutes professions, des étudiants, des internes et, fait rarissime, des doyens de facultés qui les rejoignent.

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