Le Blog de Nicolas Dupont-Aignan - Blog NDA

22 05 2019

« Gloire aux pays où l’on parle, honte aux pays où l’on se tait »

La campagne européenne s’achève. Depuis des mois avec mes amis de Debout la France et des formations politiques amies, nous sommes les rares à respecter les Français en parlant vraiment d’Europe.

Dès le 23 septembre 2018, nous avons publié notre manifeste qui prend à bras-le-corps les problèmes du continent et propose de vraies solutions pour rendre aux Nations leur liberté, c’est-à-dire leur démocratie, tout en préparant de vraies coopérations pour affronter la Chine et les Etats-Unis.

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Le 9 mai 1950, Robert Schuman, alors ministre des Affaires étrangères, propose la création d’une organisation chargée de mettre en commun les productions française et allemande de charbon et d’acier. Cette déclaration est considérée comme l’acte fondateur de la construction européenne. En 1985, lors du Conseil européen de Milan, les dirigeants de la CEE font du 9 mai la Journée de l’Europe. Dans tous les pays membres, les citoyens sont appelés à fêter l’organisation et découvrir ses institutions et ses symboles.

L’Union européenne est tellement populaire que tout le monde se fiche de la Journée de l’Europe. Certes, chaque 9 mai, quelques militants fédéralistes font de la propagande dans les écoles et les médias mondialistes diffusent des documentaires dignes des heures les plus sombres de l’URSS. Mais les peuples, eux, s’intéressent à cette Journée à peu près autant qu’à la pensée politique de Stéphane Guillon. Totalement exclus de la construction européenne, pourquoi la fêteraient-ils ? Ils en sont même les victimes. C’est particulièrement vrai pour les Français.

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08 05 2019

Remplaçons l’Europe oligarchique par celle des nations libres.

L’Union européenne nous protégerait de la guerre. Les européistes le proclament sans cesse. Est-ce si sûr aujourd’hui, alors que nous commémorons la capitulation de l’Allemagne nazie ?



Il est vrai que les Pères fondateurs de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) avaient vécu les deux conflits mondiaux et étaient donc à juste titre obsédés par la paix. En liant les économies et en normalisant les relations entre ses membres, la CECA croyait répondre à ce désir impérieux. Au reste, face à la menace soviétique, il est certain que l’OTAN était un rempart bien plus crédible que l’armée luxembourgeoise. D’ailleurs, dès 1954, la soumission de certains gouvernements continentaux aux Etats-Unis se manifestait sans fard dans le projet de Communauté européenne de défense (CED). Notre parlement l’avait fort heureusement rejeté. Et si les chars russes n’ont jamais déferlé sur Paris, c’est moins grâce aux belles paroles de certains idéalistes héritiers des Munichois que, en plus des missiles américains, à la force atomique créée par le général de Gaulle. Militairement, hormis la France et la Grande-Bretagne, aucune nation européenne ne s’est donnée les moyens de répondre aux périls du dehors. C’est toujours le cas. L’une des raisons jamais évoquée de l’excellente santé des finances allemandes, c’est que Berlin consacre seulement 1,3% de son PIB à sa défense contre 1,8% pour Paris. Pour lutter contre le terrorisme islamique en Afrique, nos soldats sont bien seuls. Pour leur sécurité, plutôt qu’à eux-mêmes, nos « partenaires » préfèrent s’en remettre à Washington.



Mais il n’y a pas que l’ennemi extérieur qui inquiète. Il y a également le fonctionnement de l’UE. En privant, traité après traité, les nations qui la composent du droit de disposer d’elles-mêmes, elle est à l’origine de crises économique, démocratique et culturelle.



Les élargissements successifs ont fait le lit d’une concurrence déloyale entre nations pourvues de modèles sociaux-économiques trop différents. Les pays les plus développés, à l’instar du nôtre, financent via les subventions de Bruxelles l’industrie et l’agriculture des autres. Le dumping social est généralisé. En interdisant aux Etats d’investir dans leur économie, l’Union européenne livre ses grands groupes aux OPA du monde entier. Nous ouvrons nos portes à toutes les importations tandis que les autres taxent fortement tout ce que nous exportons. Voilà le triste idéal des européistes : faire de l’Europe un hypermarché. A leurs yeux, les peuples sont des consommateurs avant d’être des citoyens.



Le traité de Maastricht a fait primer le droit communautaire sur les droits nationaux. Il a en outre doté l’UE d’institutions qui, renforcées par le traité de Lisbonne, réduisent les chefs de gouvernement au statut de gouverneurs et les parlements à celui de chambres d’enregistrement. La souveraineté est passée des nations à Bruxelles. Cette dérive, les peuples français et hollandais ont tenté de la stopper en 2005. On sait la suite… La conception que la technocratie européenne et ses supplétifs se font de la démocratie est la suivante : soit sous souscrivez à nos desseins, soit nous vous les imposons. Le pouvoir national est devenu impuissant. Le moindre projet de loi nécessite d’obtenir l’aval de Bruxelles en amont.



Enfin, l’UE ne sait pas qui elle est. Il faut se souvenir qu’en 2005, les rédacteurs du projet de constitution avaient refusé d’évoquer nos racines chrétiennes dans le préambule de ce texte imbitable. Le processus d’adhésion de la Turquie se poursuit. Depuis 2015, la gestion lamentable des vagues migratoires venues d’Afrique et du Moyen-Orient montre l’incapacité de Bruxelles à protéger nos frontières. Derrière celles-ci, il y a des cultures anciennes et fragiles que l’immigration met au supplice. Tandis que l’islamisme croît partout en Europe, nos élites préfèrent nier ce phénomène quand elles n’accusent pas d’une façon orwellienne ceux qui osent le dénoncer d’en être responsables. Notre modèle républicain souffre des attaques conjuguées d’immigrés désireux d’imposer leurs mœurs et de belles âmes habitées par une pathologique haine de soi.



En niant le sentiment national, en suivant servilement la feuille de route mondialiste, en imposant une immigration de masse, l’UE produit de terribles tensions dans chaque pays. Plutôt que de s’amender, l’oligarchie au pouvoir jette l’anathème sur les « populistes » suspects de trop écouter ce que leur disent leurs concitoyens. La prison bruxelloise risque d’imploser sous la pression des Européens qui n’en peuvent plus d’être traités de la sorte.



L’Europe actuelle nous mène au désastre. Elle doit rendre le pouvoir qu’elle a volé aux peuples. Pour que la France soit à nouveau prospère et souveraine, je propose notamment :



La suppression de la directive sur les travailleurs détachés et de ramener contre contribution au budget européen à son montant de 2002, c’est-à-dire 2 milliards d’euros contre 11 aujourd’hui.



La réforme de la Commission en un simple secrétariat général et la sujétion de la BCE et de la CJUE aux Etats membres.



Le rétablissement des frontières nationales et le renvoi de tous les demandeurs d’asile déboutés.



Ainsi, nous allons remplacer l’Europe oligarchique par celle des nations libres. Chacune de ces dernières pourra s’associer à d’autres pour mener de grands projets industriels ou technologiques. C’est cette Europe-là, légère et pragmatique, que je veux rebâtir avec les Français et les 23 partis alliés de Debout la France. L’occasion est historique. Il faut la saisir le 26 mai. Recouvrons enfin l’espoir d’une France florissante et apaisée dans une Europe juste et raisonnable.

30 04 2019

L’urgence du protectionnisme européen

Le 11 avril 2019, le Premier ministre chinois Li Keqiang et son homologue croate Andrej Plenkovicont ont lancé la construction de la pile principale du pont de Peljesac en Croatie.

En juin 2017, la Commission européenne avait alloué 357 millions d’euros pour ce projet, soit 85 % du coût total (environ 420 millions d’euros). Rappelons que ce financement ne tombe pas du ciel : il provient de la contribution nette des nations européennes au deuxième rang desquelles figure la France dont le solde net vis-à-vis de l’UE est négatif de 70 milliards d’euros sur la période 2008-2017.

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Inculte et mégalomane. Car comment pourrait-on autrement qualifier un président de la République qui traite l’incendie d’une merveille du monde comme Notre Dame de Paris comme une occasion de bâtir une nouvelle cathédrale à la place de l’ancienne et ainsi de laisser sa marque dans l’histoire ?

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25 04 2019

Comment l'Union européenne a légalisé le voile islamique en entreprise

Le 18 avril dernier, la Cour d’appel de Versailles a annulé le licenciement d’une salariée qui refusait de retirer son voile islamique malgré les demandes répétées des clients et de sa hiérarchie. La salariée ne sera pas seulement indemnisée, elle sera réintégrée de force dans l’entreprise qui avait osé demander le respect de la laïcité. De façon intéressante, la salariée portant le voile islamique est mieux protégée que le salarié licencié pour faute qui n'avait en réalité rien à se reprocher...

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18 04 2019

Mineurs délinquants étrangers : un gouvernement loin d’être à la hauteur

On les appelle les enfants des rues du 18ème arrondissement de Paris. Ces mineurs isolés toxicomanes et violents, pour la plupart Algériens et Marocains, sévissent depuis plusieurs années dans notre capitale. Cambriolages, violences aux personnes et trafics de stupéfiants, des délits punis d’une peine d’emprisonnement de plus en plus nombreux si on en croit une récente enquête effectuée sur le sujet.

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26 03 2019

Relocalisation, dépollution, sanctuarisation : les trois piliers de la révolution écologique

La pollution atmosphérique et la dégradation accélérée de l’environnement menacent aujourd’hui directement l’avenir de l’humanité. Relever le défi de la transition écologique n’est plus une option : c’est un devoir envers les générations futures mais aussi un impératif économique et sanitaire pour notre propre intérêt à tous.

La situation actuelle est catastrophique : menace grandissante du réchauffement climatique, pollution de l’air, chute de la biodiversité, extinction d’espèces, artificialisation accélérée des espaces naturels... Ce sombre constat est connu de tous. Dès les années 1960, la biologiste américaine Rachel Carson dénonçait le rôle de certains pesticides dans la disparition de plusieurs espèces d’oiseaux. Il suffit d’une simple promenade en forêt pour comprendre que le printemps silencieux qu’elle craignait est malheureusement devenu une réalité.

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Le piège de l’antiracisme idéologique

L’épisode a fait sensation le mois dernier. En marge de l’acte 14 des Gilets jaunes à Paris, Alain Finkielkraut est insulté par un salafiste. Ce dernier dit notamment au philosophe : « La France est à nous » et « Sale sioniste ». Parce que l’excité porte un de ces gilets qui font trembler le pouvoir macronien depuis quatre mois, les médias aux ordres pratiquent l’amalgame ; ils croient enfin tenir la preuve que les révoltés du samedi sont tous antisémites. La voilà, la « peste brune » !

Alain Finkielkraut est trop intelligent et trop honnête pour hurler avec les loups. Il fallait voir, le lendemain, l’effroi des journalistes quand, invité sur leurs plateaux, il refusait de réduire les Gilets jaunes aux crétins qui infiltrent tous les mouvements et, surtout, pointait l’origine des attaques dont il avait été la cible ce jour-là : l’islamisme. Il enfonçait le clou en rappelant cette évidence : l’immense majorité des actes antisémites est, aujourd’hui en France, le fait de musulmans qui veulent refaire chez nous le conflit israélo-palestinien. Qu’en est-il des actes racistes en général, alors que nous fêtons la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale ?

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09 03 2019

Au lendemain du 8 mars, hommage à Marie-Madeleine Fourcade

En ce lendemain du 8 mars 2019, je souhaite rendre hommage à une femme, gaulliste, qui marqua l’histoire par son courage et sa lucidité : Marie-Madeleine Fourcade.

Née en 1909, elle s’engagea avant la guerre dans le mouvement de tous ceux qui aimaient la France et voulaient la protéger face à la menace allemande. Elle devint le bras droit du colonel Loustaunau-Lacau, de quinze ans son aîné, dans la création du plus grand réseau de renseignement de toute l’Europe occupée, le réseau Alliance, qui fournira d’inestimables renseignements à l’Intelligence service britannique. Après l’arrestation du chef de réseau par une certaine police française aux ordres de l’Allemagne, Marie-Madeleine Fourcade prend aussitôt la tête d’Alliance, à seulement 33 ans. Elle dirigera l’organisation d’une main de maître jusqu’à la fin de la guerre, malgré les arrestations, les déportations et les assassinats.

Après la guerre, Mme Fourcade sera l’une des principales figures du mouvement gaulliste et se distinguera notamment lors du retour au pouvoir du Général.

Son dernier engagement politique fut la campagne des élections européennes de 1979 sur la liste du RPR. Au Parlement européen, elle siégea dans un groupe dont le nom illustre l’œuvre de toute une vie : Défense des intérêts de la France en Europe.

Nicolas Dupont-Aignan

Mercredi 6 mars, sur le plateau de CàVous (France 5), j’ai refusé de cautionner une énième séance de propagande organisée pour décrédibiliser toute opposition franche à la politique d’Emmanuel Macron. Des milliers de Français ont soutenu mon choix de dénoncer ce guet-apens. Je tiens à les remercier du fond du cœur.

Je tiens aussi à contester formellement les manipulations grotesques qui tentent de faire croire que j’appelle à « la haine des journalistes ». J’ai toujours défendu l’indépendance des journalistes qui font sérieusement leur travail, travail abimé par une minorité de chroniqueurs qui se croit tout permis. C’est d’ailleurs la même chose pour les hommes politiques ! Je ne me sens pas solidaire des méfaits de M. Cahuzac, bien au contraire… Or, M. Cohen est au journalisme ce que M. Cahuzac est à la politique !

Néanmoins, au-delà de la polémique, je veux expliquer clairement ce qui a été dit, en particulier les raisons de mon opposition au CETA face aux manipulations de Patrick Cohen.



Sur la forme, la scénarisation choisie par les animateurs de CàVous avait pour seul but, non pas de me laisser m’exprimer avec impartialité, mais de relayer les attaques de nos adversaires politiques contre Debout la France. Il faut savoir que j’étais invité via mon éditeur pour présenter mon nouveau livre « Résistance ».

Or, j’ai compris dès l’introduction scandaleuse réalisée par Anne-Elizabeth Lemoine que la présentation du livre était passée à la trappe et qu’il s’agissait uniquement de descendre Debout la France sur la base d’informations bidon. Ainsi Mme Lemoine décrivait une situation catastrophique pour notre liste aux élections européennes. Catastrophique ? Tous les sondages nous donnent en hausse par rapport à la Présidentielle de 2017 pendant que Les Républicains et La France insoumise perdent entre un tiers et la moitié de leur force électorale !

Mme Lemoine pensait que j’allais m’assoir gentiment après son sermon mensonger sans dire un mot et répondre directement à la 1ère question de Patrick Cohen. C’est mal me connaitre !

Vint ensuite l’interview elle-même. Patrick Cohen m’a immédiatement demandé comment je pouvais être en désaccord avec les objectifs européens de la lettre de M. Macron ! Le ton était posé et le piège bien mis en place ! Il fallait forcément être d’accord avec le Président de la République ! Hélas pour l’équipe de CàVous je commence à avoir suffisamment d’expérience pour ne plus accepter les manœuvres de ce genre.



Je décidais donc de démontrer l’incohérence entre les paroles d’Emmanuel Macron, qui prétend protéger les Européens, et ses actes puisqu’il avait décidé d’appliquer le CETA, traité de libre-échange sauvage avec le Canada. Visiblement furieux que je ne coopère pas avec son scénario inquisiteur, M. Cohen a commencé à raconter n’importe quoi.



1) Oui, Emmanuel Macron a trahi sa promesse de modifier le CETA

Pendant l’entre-deux tours de la campagne présidentielle de 2017, M. Macron avait promis de modifier le CETA si un comité d’experts indépendants estimait que ce traité était contraire à ses engagements sur l’environnement. Or, ce comité a rendu son rapport le 8 septembre 2017 dénonçant un texte contraire aux engagements écologiques et sanitaires d’E. Macron.

M. Cohen a prétendu que la promesse présidentielle ne se limitait qu’à une évaluation. Il a reçu hier le soutien opportun d’un article de Samuel Laurent du Monde, qui oublie de préciser qu’il est lui-même chroniqueur sur CàVous. Cet article lamentable prétend que je « maitriserais mal » mon sujet sur le CETA. Quelle blague. Evidemment, M. Laurent n’a pas pris la peine de contacter DLF avant de propager ses histoires.

Vous trouverez donc ici le discours qu’Emmanuel Macron a prononcé le 1er mai 2017, selon la dépêche de l’agence Reuters. Le discours est aussi en ligne sur le site d’EnMarche.

« E. Macron a promis de nommer une commission d’experts et de scientifiques indépendants “pour dire ce qu’il en est exactement des conséquences environnementales, sur la santé, de cet accord (...). Je recevrai trois mois après mon élection, ces conséquences et j’en tirerai toutes les conclusions”. Il s’est engagé à revenir vers les partenaires européens de la France pour “faire modifier ce texte” en fonction des conclusions de cette commission. »

Ainsi, contrairement à ce qu’affirment M. Cohen et M. Laurent, E. Macron s’est bien engagé à modifier le CETA s’il contrevenait aux conclusions des experts. Evidemment, cette promesse était mensongère dès 2017 comme je le dénonçais mais on n’entendait pas alors M. Cohen ni M. Laurent le dire, trop occupés à faire gagner E. Macron.

2) Oui, le CETA facilite l’importation de produits dangereux.

Le comité d’experts sur le CETA n’a pas seulement indiqué que le traité était nocif pour l’environnement mais pour la santé des Français ! Ainsi le texte est, je cite, « muet sur les questions du bien-être animal, de l'alimentation animale (farines animales ou non ?), et de l'administration d'antibiotiques comme activateurs de croissance ». Le rapport recommande aussi de renforcer les contrôles sur l’importation de viande pour éviter l’arrivée de viande élevée avec des hormones de croissance. Le rapport demande également qu’une mission de contrôle soit envoyée au Canada pour vérifier qu’aucune viande contaminée ne soit exportée… ce qui n’était donc pas fait ! En effet, c’est une chose de l’interdire en théorie, encore faut-il le faire en pratique !

Dans le feu du débat, j’ai sans doute commis un abus de langage en parlant des hormones de croissance. En revanche, les producteurs canadiens qui utilisent les antibiotiques pour favoriser la croissance de leur bête peuvent bel et bien exporter plus facilement leur production en Europe grâce au CETA. Par ailleurs, je rappelle que l’Union Européenne a déjà toutes les peines du monde à surveiller et à garantir le respect des normes sur notre continent : viande de cheval roumaine vendue comme du bœuf, viande avariée polonaise, abattoirs français mal contrôlés… Comment l’UE pourrait-elle mieux surveiller les filières au-delà de l’Atlantique ? L’incapacité des libre-échangistes à surveiller REELLEMENT la qualité des marchandises mondialisées est au cœur de ma critique des traités.

Pire encore, la journaliste Virginie Garin de RTL a fait état du bilan des 42 produits toxiques interdits en Europe comme l’Atrazine mais aussi l’autorisation du colza OGM ou des saumons OGM dont aucun contrôle ne peut prévenir l’importation.

Alors oui, j’aurais dû dire « antibiotique jouant le rôle d’hormones de croissance » pour être plus précis, mais que dire de la précision des « facts checkers » en carton que sont M. Cohen et M. Laurent qui oublient les antibiotiques, les 42 produits toxiques et les OGM ? Sans parler de la souffrance animale terrible infligée par les usines à viande canadiennes bien éloignées de l’élevage paysan français.

Ce sont d’ailleurs ces méthodes d’élevage scandaleuses qui permettent aux éleveurs canadiens de produire une viande moins chère que les Français malgré les frais de transport. A ce titre, je remarque que le journal Le Monde, qui a contacté la filière Interbev, confirme mes chiffres sur l’écart de prix de la viande de bœuf dont je parlais et contestés par M. Cohen. Les pièces nobles exportées par le Canada, comme l’aloyau, affichent un ordre de prix au kilo de 8.6€ pour le Canada et 13.7€ pour la France, soit 36% d’écart pour cet exemple donné par Le Monde.

3) Je n’ai pas contesté les chiffres des douanes mais l’interprétation de P. Cohen.

Cependant, cette propagande n’est rien face à la mauvaise foi à son comble à propos de ma pseudo-contestation des chiffres de la douane. Je veux être extrêmement précis sur le déroulé de l’échange que tout le monde peut réécouter. Le voici : P. Cohen : « Quel est le premier bilan de ce CETA pour l’agriculture française ? » N. Dupont-Aignan : « Très mauvais, très mauvais… » P. Cohen (coupant la parole) : « Il est excellent ! » N. Dupont-Aignan (reprenant la parole) : « Très mauvais, un agriculteur se suicide tous les deux jours, tous les quotas de viande… » P. Cohen (coupant à nouveau la parole) : « …Il a enrichi la filière du lait… » N. Dupont-Aignan (reprenant la parole) : « …mais c’est complétement faux ! » P. Patrick Cohen : « Les producteurs de fruits et de noix ont augmenté leurs exportations de 29%... » N. Dupont Aignan : « Je sais que vous êtes le porte-parole d’Emmanuel Macron. »

Plus loin dans l’échange, Patrick Cohen parle d’une hausse des échanges agricoles européens de 11% avec le Canada, ce à quoi je réponds « propagande ». Le suivi précis de l’échange montre clairement que je n’ai jamais nié les chiffres des douanes, ce qui serait complètement ridicule, mais le bilan « excellent » sur le CETA puis « l’enrichissement de la filière du lait » qu’en tirait M. Cohen. D’ailleurs, quand M. Cohen me demande ensuite si je parle de propagande concernant les chiffres officiels des douanes, je lui réponds « non, VOUS concernant ».

Les chiffres que me demande M. Cohen n’ont strictement aucun sens. D’une part parce que je ne suis pas venu, contrairement à lui, avec mes fiches sur le CETA puisque nous devions parler de mon livre, mais surtout parce que ce serait les mêmes chiffres ! C’est l’interprétation de ces chiffres qui diverge pour interpréter les effets du CETA !

C’est pour cette raison que je parle dans l’interview des problèmes et des inquiétudes de la filière bovine, qui sont au cœur du CETA, et absolument pas les « noix » et les « fruits ».

M. Cohen s’est accroché comme une moule à son rocher dans la tempête qu’il traversait à ses chiffres des douanes qui, selon lui, indiquaient par magie que le bilan du CETA était « excellent ». A aucun moment les douanes françaises n’ont porté un tel jugement. Pire encore, je me suis intéressé aux chiffres des douanes suite à l’émission. J’ai découvert que l’escroquerie de P. Cohen était totale.

Ainsi le commerce entre la France et le Canada est en croissance continue depuis au moins 2009. En 2010, 2011 et 2015, avant le CETA, la hausse était même supérieure à la première année d’application du CETA dont M. Cohen est si fier ! A l’aune de ces chiffres, on pourrait donc dire que le CETA a ralenti la croissance du commerce franco-canadien, ce qui serait tout aussi ridicule que l’argumentation manipulatrice de M. Cohen. On peut faire dire tout et son contraire aux chiffres !

Les chiffres magiques de M. Cohen viennent essentiellement, selon le Monde, du rapport de la Commission Européenne. La hausse des exportations de fruits et de noix est bien de 29% pour l’ensemble de l’Europe et absolument pas de la France. Je me moque complètement que les autres pays européens vendent plus de noix ou de pommes au Canada. Ce que je veux c’est que les agriculteurs français vivent enfin de leur travail !

M. Cohen a-t-il prouvé que les revenus des producteurs de fruits et de noix français s’étaient améliorés grâce au CETA ? Non. A-t-il montré que le CETA bénéficiait aux revenus de toute l’agriculture française ? Non.



Quant à la filière lait qui, selon M. Cohen, « se serait enrichie » grâce au CETA, le fait que les entreprises agroalimentaires françaises exportent plus de lait ne signifie nullement que les revenus des éleveurs laitiers se soient améliorés ! Bien au contraire l’augmentation systématique de la production de lait depuis la fin des quotas laitiers n’a fait que maintenir bien trop bas le prix d’achat du lait aux éleveurs ! Depuis 2000, le nombre d’exploitations a été divisé par deux et la production a légèrement augmenté ! Les éleveurs français produisent donc deux fois plus pour un prix toujours aussi faible et ne s’en sortent pas !

Et c’est avec de tels arguments que les experts Samuel Laurent et Patrick Cohen donnent des leçons ! Au contraire, produire plus de lait à perte aggrave la situation des éleveurs laitiers. Bref, M. Cohen fait bien de la propagande et absolument pas un travail de journaliste.

Comment les filières laitières françaises pourraient-elles d’ailleurs s’enrichir sur la durée alors que 75% des AOP, en particulier les fromages, ne sont pas protégées ? Les producteurs qui ont la chance d’être défendus verront sans doute leurs revenus augmenter mais les 75% restants, abandonnés, seront copiés par des produits canadiens au rabais ! Je ne conçois pas l’enrichissement d’une filière comme M. Cohen !



Enfin, les détracteurs du CETA savent très bien que les flux commerciaux transatlantiques augmenteront… C’est même pour cette raison que nous y sommes opposés ! SI le CETA ne servait à rien, nous ne perdrions pas notre énergie à le combattre. C’est absolument ridicule !

Si nous sommes opposés au CETA, toutes tendances politiques confondues en dehors de M. Macron et de M. Cohen, c’est parce que nous pensons que la mondialisation des productions agricoles est négative pour tous.

Pour un développement durable, pour renforcer la sécurité et la traçabilité alimentaires, pour que les agriculteurs disposent de revenus justes et que les consommateurs bénéficient de produits de qualité à des prix abordables, nous défendons des filières courtes et de proximité à l’échelle régionale. J’affirme qu’exporter de la viande ou des fromages dans des cargos réfrigérés n’est pas durable et ne profite pas à l’intérêt général mais aux seules multinationales agroalimentaires.



La mondialisation de l’agriculture a créé une concurrence déloyale et une industrialisation des productions qui ruinent nos paysans. Ces derniers sont soumis à une pression financière insoutenable. Que pèse un producteur indépendant face aux multinationales, aux négociateurs, aux financiers qui le volent de son travail et exposent la santé des consommateurs ?



Pour toutes ces raisons, je suis très fier d’avoir tenu tête à Patrick Cohen et de l’avoir renvoyé à ses études. Quant au dossier CETA, je pense le maitriser assez pour défendre les intérêts des Français bien mieux qu’Emmanuel Macron ou son porte-parole Patrick Cohen.

21 02 2019

Stéphanie Gibaud, une héroïne française

C’est avec une grande satisfaction que j’ai appris la condamnation d’UBS à une amende historique de 3.7 milliards d’euros pour « démarchage bancaire illégal » et « blanchiment aggravé de fraude fiscale » ainsi que 800 millions de dommages et intérêts pour l’Etat.

Enfin, l’immunité judiciaire pour les banques n’est plus de mise en France. Espérons que les procédures d’appel confirmeront cette condamnation attendue de tous ceux qui, comme Debout la France, combattent la fraude fiscale qui spolie les contribuables français.

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15 02 2019

L’antisémitisme qui défigure la France est la honte des partis du système !

L'antisémitisme est revenu en France depuis trop longtemps. Après les insultes, ce furent les persécutions quotidiennes et les violences physiques qui ont conduit des milliers de compatriotes à faire un « alyah » intérieur, obligés de quitter certains quartiers devenus invivables dans l’indifférence complice des gouvernements.

L’antisémitisme n’est pas une opinion, c’est un crime qui tue à nouveau en France. Les assassinats d’Illan Halimi, Sarah Halimi, Mireille Knoll n’auraient jamais dû arriver. Le terrorisme a ciblé nos compatriotes juifs, Jonathan Sandler et les enfants Gabriel Sandler, Arieh Sandler et Myriam Monsonégo. Lors de l’attaque de l’Hyper-casher, François-Michel Saada, Yohan Cohen et Yoav Hattab ont été assassinés par les islamistes.

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Hier, dimanche 10 février, Mme Pénicaud, Ministre du travail, a affirmé sur Europe 1 que le principe du travail détaché « ne posait pas problème » !

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08 02 2019

Emmanuel Macron ou les écueils de la diplomatie de l'injure

Il n’aura pas fallu deux ans de présidence à Emmanuel Macron pour provoquer la plus grave crise diplomatique avec un de nos voisins depuis des décennies, car le rappel de l’ambassadeur de France en Italie, prélude habituel à la rupture des relations diplomatiques, est sans précédent depuis la Seconde guerre mondiale.

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05 02 2019

Justice à la carte, liberté de la presse menacée ?

L'affaire BENALLA laisse, à présent, supposer une Justice à la carte manipulée par le pouvoir macronien.

Bénéficiant d'une très opportune mise en examen dans les jours qui ont précédé sa deuxième audition par la Commission d'enquête Sénatoriale, le sieur BENALLA tire profit à présent de la faveur exceptionnelle d'une Justice plus que réactive... à son avantage.

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01 02 2019

Surveillants pénitentiaires : L’armée des ombres

On se souvient de Lino Ventura, Paul Meurisse et Simone Signoret qui interprétaient magistralement le rôle de patriotes résistants dans « l’Armée des ombres », le film de Jean-Pierre Melville inspiré de l’œuvre de Joseph Kessel.

Ce qui a fait la grandeur et la beauté de ce film, c’est qu’une poignée d’hommes et de femmes ordinaires se battaient clandestinement contre des occupants beaucoup plus forts et mieux armés qu’eux.

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18 01 2019

Le seul débat, c’est le référendum !

Ce lundi, les Français ont pu prendre connaissance de la lettre d’Emmanuel Macron aux Français. Comme député et citoyen, je l’ai lue attentivement sans grand espoir de changement.

Hélas, Emmanuel Macron ne déroge pas à ses pratiques de gouvernance depuis le début de sa présidence. Il continue l’enfumage des Français en faisant mine de les écouter tel un monarque qui demande à son peuple avec condescendance ce qu’il ferait à sa place.

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26 12 2018

Référendum d’Initiative Citoyenne

Depuis le début de la crise des Gilets Jaunes, je me suis beaucoup interrogé sur la violence disproportionnée, aussi bien verbale que physique, avec laquelle le pouvoir a combattu d’honnêtes citoyens pacifistes. J’étais d’autant plus choqué que cette violence n’était pas le seul fait du gouvernement d’Emmanuel Macron mais aussi de l’ensemble des réseaux, corps intermédiaires et autres lobbys qui forment ce qu’il faut bien appeler un « système », ce système d’intérêts particuliers qui gouvernent la France au mépris de la vraie démocratie.

Le débat qui vient enfin de s’ouvrir sur le Référendum d’Initiative Citoyenne met la lumière sur la vraie raison de cette violence ahurissante. Ce ne sont pas les revendications contre les taxes ou pour augmenter le pouvoir d’achat qui ont terrifié le système. Nos dirigeants ont tout simplement peur de perdre le monopole du pouvoir politique.

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18 12 2018

Néonicotinoïdes : Le Parlement Européen, l’intérêt général et l’absurde…

Lors de la session de cette semaine du Parlement Européen à Strasbourg, Sylvie Goddyn, a eu l’honneur de présenter devant le Parlement un projet de résolution sur les néonicotinoïdes.

Derrière ce terme barbare se cache un enjeu majeur de santé publique. En effet, les produits insecticides néonicotinoïdes sont réputés, preuves scientifiques à l’appui, extrêmement nocives pour les insectes pollinisateurs dont les abeilles. Je me souviens à ce titre du combat courageux de Philippe de Villiers à ce sujet.

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