Le Blog de Nicolas Dupont-Aignan - Blog NDA

13 11 2020

Vaincre le virus sans tuer la France / Plan B : 9 mesures concrètes !

Il y a 9 mois, Emmanuel Macron a déclaré la guerre au Covid 19 mais a perdu ses batailles par aveuglement idéologique (refus de contrôler les frontières et de relocaliser en France), et par incapacité à augmenter les lits de réanimation et à faire appliquer des mesures simples comme les tests rapides et l’isolement…

En réalité, le gouvernement est en train de tuer notre pays par un confinement incohérent sans tuer le virus car il ne tire aucune leçon de ses échecs pour sortir au plus vite la France du confinement, préserver la santé des plus vulnérables et sauver la vie économique et sociale du pays.

Cette situation est d'autant plus intolérable qu'Emmanuel Macron est sourd et aveugle aux bonnes pratiques à l'étranger, aux retours des soignants et aux propositions des oppositions. Aussi, je tiens à rappeler le plan B que je propose et qui nous permettrait par 9 mesures concrètes de sortir au plus vite d’un confinement incohérent et inefficace.

1/ Contrôler nos frontières nationales et exiger des tests négatifs pour entrer sur notre territoire, mesure qui a permis à Taïwan, au Japon et au Vietnam de limiter la pandémie.

2/ Rouvrir des hôpitaux récemment fermés comme le Val de Grâce et augmenter le nombre de lits de réanimation en renforçant les effectifs. Seule une hausse salariale permettra d’attirer une partie des 180 000 professionnels infirmiers qui n’exercent plus. Sans parler des jeunes retraités qui pourraient être incités à revenir avec une prime exceptionnelle.

3/ Renforcer la politique de tests non en quantité, mais en qualité, avec une véritable politique d'isolement comme dans bon nombre de pays.

4/ Protéger les personnes vulnérables, les résidents des EHPAD, les professionnels surexposés au virus et les personnes âgées en offrant des masques FFP2.

5/ Rétablir les arrêts de travail pour les conjoints des personnes fragiles, mesure supprimée par le gouvernement sans raison valable.

6/ Rétablir la liberté de prescription des médecins pour soigner leurs patients avec les traitements qu’ils leur semblent le mieux fonctionner.

7/ Favoriser le télétravail sans dommage sur l’économie et mettre enfin en place des horaires de travail différés dans les métropoles afin de lisser les flux dans les transports publics.

8/ Autoriser à nouveau l'ouverture des petits commerces qui respectent un protocole sanitaire.

9/ Annuler les charges des entreprises en souffrance depuis le 2nd trimestre ; supprimer les critères technocratiques qui limitent l’accès aux aides ; étaler les Prêts Garantis d’Etat (PGE).

Les pays qui ont déploré le moins de décès du Covid sont ceux qui ont pris des mesures ciblées et efficaces. Debout la France espère que le gouvernement entendra enfin nos propositions pour protéger les Français, sauver l’économie et reprendre une vie normale.

Nicolas Dupont-Aignan Député de l’Essonne Président de Debout La France Candidat à l'élection présidentielle

"Puisque tout recommence toujours, ce que j'ai fait sera, tôt ou tard, source d'ardeurs nouvelles, après que j'aurai disparu."

Charles de Gaulle in Mémoires de guerre, tome 3.

Tout lecteur fidèle de Charles de Gaulle n’a pu rester insensible aux premières pages des Mémoires de Guerre dans lesquelles le Général narre précisément une part de son jardin secret, son enfance, sa famille, ses études. Ouvrir la grande fresque de la geste gaullienne et de la Résistance nationale par ce partage si rare de son intimité ne peut être le choix du hasard, mais bien une trace de sa destinée.

Telle Marguerite Yourcenar qui perce la vie d’Hadrien dans les rythmes du ciel, Charles de Gaulle sait que son épopée puise dans les racines de l’Histoire de France ; il pressent que son héritage ne pourra fleurir qu’à la cime du chêne qu’il aura contribué à faire grandir.

Si tout ce qu’a accompli le Général de Gaulle peut recommencer, c’est que ce dernier n’a jamais prétendu faire l’Histoire à lui tout seul, contrairement à ses contemporains qui souvent, s’imaginaient faire table rase du passé pour ne laisser que des ruines.

Charles de Gaulle n’a jamais été une personnalité seulement romantique, il portait en lui, dès son enfance, la conscience des tragédies de l’Histoire et de la fragilité de ce que d’aucun croit éternel. Comment lire autrement la « fierté anxieuse au sujet de notre pays », la France, qui l’habite lui et sa fratrie ?

L’amour gaullien n’est jamais aveugle pour la mère-patrie. Cet amour est un devoir filial qui s’impose à nous, qui recevons tout de la Nation, un amour jaloux face à ses ennemis et ses contempteurs, mais un amour exigeant qui sait que seule l’action des gens de bien peut préserver ce que nous aimons des outrages du temps. L’amour de la France est, comme toute profession de foi gaullienne, une acceptation de la réalité en dehors duquel aucune politique, et donc aucune vie humaine, n’est durablement possible.

Le Général est né au XIXème siècle en même temps que les idéologies totalitaires les plus inhumaines cherchaient à couper les peuples de leurs racines et de leurs identités. De Gaulle a gouverné un monde revenu des enfers de la guerre qui s’illusionnait sur sa propre capacité économique à substituer la satisfaction des plaisirs individuels au bonheur de bien vivre ensemble. Sa mort a laissé un héritage qui percevait que le nouveau monde verrait les anciennes civilisations reprendre leurs droits et les peuples sans racine balayés par le souffle de l’Histoire.

La force première de Charles de Gaulle et de son héritage, c’est d’abord de n’avoir jamais douté de la force de l’Histoire de France. Qu’elle naisse au serment de Vercingétorix, au baptême de Clovis, au sacrifice de Rolland, à l’épopée de Jeanne d’Arc, dans les rêves de Versailles, aux idéaux de la Révolution, dans l’œuvre d’Empire, dans les promesses républicaines ou les acquis du Conseil National de la Résistance, la France est toujours l’union d’un peuple charnellement attaché à ses terres, ses traditions, ses beautés et à une certaine idée de l’humanité. Si elle n’est pas exempte de chimères, une telle identité nous absout de la médiocrité.

Charles de Gaulle était profondément français car il acceptait tout de l’Histoire de France. Comme l’avait affirmé Napoléon en dressant les blocs de granit qui permettraient à la France d’être aussi forte en République que sous la protection des rois et de ses serviteurs, « De Clovis jusqu’au Comité de salut public, je me sens solidaire de tout. », l’Empereur lui-même savait qu’il ne finissait la Révolution que pour en appliquer durablement les principes qui l’avaient initiée et qui, par définition, étaient donc en germe dans l’œuvre capétienne.

De Gaulle savait qu’on ne pouvait aimer, servir et continuer la France qu’en ayant une conscience charnelle de la sédimentation des siècles et des terroirs, des us et coutumes, des patois et des langues, des artisans et artistes, des hommes et des femmes qui ont formé tous ensemble notre civilisation, au cœur de l’Europe et par-delà les mers.

Toute la gloire de la France et le bonheur des Français s’écrivent quand la fidélité à nos racines, à nos terroirs, à notre civilisation sont au service de nos idéaux et de nos valeurs universelles. Que la France se perde dans la petitesse et la soumission à un ordre du monde où elle ne joue plus son rôle, alors elle se renie. Que la France s’oublie dans des idéologies désincarnées, le désordre de la « table rase », alors elle ne peut que s’effondrer sous les coups de poignards de son pire ennemi : elle-même.

Le Général n’a eu de cesse de se construire en ayant comme éthique de conviction les idées qui lui permettraient un jour de gouverner la France. Il a toujours affirmé qu’au fond de lui-même, il s’était toujours préparé à diriger et incarner notre Nation. Il connaissait les mots de March Bloch avant même qu’ils soient écrits : "Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’histoire de France, ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération."

Pourtant, être digne de l’Histoire de France, c’est savoir la faire vivre et non la considérer comme une relique. Charles de Gaulle aurait méprisé la nostalgie qui est indigne de l’éthique de l’action et de la volonté qui l’a toujours animée pour réaliser l’impossible.

50 ans après sa disparition, on ne peut laisser tous ceux qui ont tordu puis trahi les principes qui ont conduit l’action du Général de Gaulle à relativiser son héritage. On ne peut se draper des oripeaux en faisant exactement l’inverse de ce qu’il a accompli en trouvant comme excuse n’importe quelle circonstance.

Pour moi, toute l’œuvre de Charles de Gaulle reste une extraordinaire leçon. Ce demi-siècle a vu, lentement mais sûrement s’installer un brouillard de plus en plus épais sur l’identité, la liberté et le destin de la France. Plus que jamais, il est donc vital de comprendre comment la vision de l’Histoire et de l’identité de la France du Général de Gaulle définit sa véritable doctrine politique. Telle une boussole, le gaullisme nous indique 4 points cardinaux qui forment une éthique de gouvernement pour tous ceux qui aiment la France, veulent la redresser et la revoir libre, forte et juste.

Le premier principe cardinal est « l’esprit de résistance », la capacité d’un homme ou d’une femme de dire « non » en son âme et conscience face à une situation inacceptable. Comment avoir la force de résister et de croire dans le bon chemin quand l’Etat dont vous étiez Général de brigade et Sous-secrétaire d’Etat à la guerre le 16 juin 1940, vous condamne à mort le 2 août suivant ; quand vous sacrifiez tout pour votre idée de la France, y compris votre famille exposée à tous les dangers sur le territoire en guerre, protégé par un gouvernement ennemi de l’intérêt national ?

Cet esprit de résistance impose le caractère, le tempérament et donc la capacité à supporter la solitude, l’isolement, le mépris et même la haine ou la violence. Il faut accepter la part maudite qu’impose le caractère nécessaire à la Résistance, le spleen baudelairien de ceux qui voient le monde tel qu’il est plutôt que de s’illusionner sur ce qu’ils voudraient qu’il soit. Ce Black Dog, a été parfaitement décrit par Boris Johnson dans sa biographie si personnelle de Winston Churchill.

A Emmanuel D’Astier de la Vigerie qui lui demandait s’il n’avait jamais été heureux, Charles de Gaulle répondit « Allons d’Astier, quelle question stupide, le bonheur, ça n’existe pas ! », une citation qui ne peut faire qu’écho au testament politique de Louis XIV au dauphin « Nous ne sommes pas des particuliers ».

Contrairement à Louis XIV, Charles de Gaulle pensait que l’esprit de résistance pouvait se révéler chez tous nos compatriotes. Les marins de l’Ile de Sein sont face à eux-mêmes quand ils font le choix de prendre la mer pour le Royaume-Uni après le 18 juin1940, tout comme les autres Français libres partis à Londres. Chaque résistant, qu’il soit dans un maquis, dans un réseau actif ou dans un geste de courage isolé, est toujours face à lui-même quand il choisit d’être acteur du destin national. Tous les héros, tous les compagnons de la Libération ont dû renoncer à leur propre existence pour embrasser leur destin, nombreux sont ceux qui y laissèrent leur vie et plus nombreux encore, leurs propres idéaux, ici communistes, ici réactionnaires, immédiatement obsolètes et dérisoires face à la débâcle française et la trahison des élites dirigeantes.

C’est cet esprit, ce caractère qui m’ont frappé à chaque fois que j’ai eu l’honneur de rencontrer d’anciens Compagnons de route du Général. Ces héros n’avaient aucune clientèle, aucune servitude. Ils m’ont fait comprendre à quel point leur tempérament, leur âme en vérité, leur donnait l’entière liberté nécessaire à la loyauté envers l’intérêt général. On ne peut expliquer autrement le succès inespéré de la France Libre mais surtout, du redressement de la France en 1958.

Je me souviens des discours et des écrits de Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet de Charles de Gaulle quand il devint Président du Conseil en 1958, puis artisan de sa réélection de 1965. Je l’ai connu Président de l’Institut Charles de Gaulle. Il m’avait alors fait l’honneur de venir aux Universités de rentrée de mon parti en 2008. Lui-même était très lucide sur la disparition de l’œuvre politique effective du Général « Que reste-il aujourd’hui de la construction et de l’œuvre de Charles de Gaulle ? Peu de choses, rien presque. ». En revanche, il n’avait rien oublié de l’héritage moral, de cette boussole indispensable au redressement : « Je crois que si nous sommes réunis ici, c’est pour refuser l’abdication de notre pays ».

Je me souviens aussi du courage et de la détermination d’hommes et de femmes comme Pierre Maillard, conseiller diplomatique du Général de Gaulle. De l’ancien Premier Ministre Pierre Messmer, qui avait inauguré la Place du 18 juin dans ma ville de Yerres.

Chacun était l’incarnation de la droiture, de l’exemplarité car ils étaient animés d’une liberté morale et intellectuelle totale. Ils représentaient l’exact opposé, en tout point, de la petite oligarchie qui s’est emparée de la France de nos jours, liée à tous les intérêts privés qui gangrènent le pays, pris au piège de la prévarication et de la corruption des intérêts publics comme ont pu le connaître la Russie et l’ex-URSS en 1992.

Le deuxième point cardinal, c’est la souveraineté populaire.

Il n’y a pas de plus grand malentendu, et même falsification de l’Histoire, que la réputation de dirigeant autoritaire faite de Charles de Gaulle par ses opposants politiques et les pseudo-intellectuels de l’époque, souvent prompts à hurler contre l’élection du Président au suffrage universel direct tout en continuant à défendre en parallèle les tyrannies communistes à l’Est du rideau de fer ou la Chine maoïste.

Au contraire, Charles de Gaulle a voulu que le pouvoir soit exercé pour le peuple, par le peuple. A ce titre, il a voulu écarter toutes les institutions et corps intermédiaires qui n’ont existé, de l‘Ancien Régime aux Républiques, que pour confisquer le contrôle du pouvoir, et d’autre part, diluer l’exercice réel du pouvoir à son propre profit.

Le génie institutionnel du gaullisme se révèle pleinement dans cette vision historique du pouvoir et des institutions. Il a démontré que le gouvernement pouvait à la fois être équilibré et efficace grâce à l’élection du président au su suffrage universel direct ainsi qu’à la consultation directe des citoyens.

Rappelons que De Gaulle a utilisé le référendum à 5 reprises en dix ans (en comptant la ratification de la Constitution elle-même). A lui seul, il a donc utilisé cet outil autant de fois que toutes les présidences suivantes ! Incapables d’utilisés le référendum, Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron n’ont visiblement jamais lu la Constitution voulue par le Général de Gaulle et plébiscitée par les Français. Pire encore, alors que le géant De Gaulle quitta le pouvoir parce que le peuple l’avait déjugé, Jacques Chirac resta à l’Elysée après le « non » au référendum du 2005, référendum qui sera renié par Nicolas Sarkozy.

A vrai dire, la 5ème République est morte avec l’adoption parlementaire du Traité de Lisbonne en 2008 contre le vote référendaire des Français. Il est urgent de retrouver l’esprit populaire de la 5ème. Qu’importe le numéro de la République, les Françaises et les Français doivent pouvoir trancher par référendum les grandes questions. Par ailleurs, la soumission du Parlement au gouvernement est devenue indigne d’une démocratie et complètement opposée à l’esprit de la Constitution de 1958. Il faut dissocier totalement l’élection législative de celle du Président, élection parlementaire qui ne peut qu’être désormais proportionnelle, avec une prime majoritaire pour la gouvernabilité. Jamais le Général de Gaulle n’aurait accepté qu’un parti qui fasse 24% des voix comme LREM obtiennent 55% des sièges, écrasant de fait une majorité de citoyens qui protestent en s’abstenant massivement.

Le troisième point cardinal est l’indépendance nationale : le refus de toute autorité supranationale contraignante limitant de fait la souveraineté populaire évoquée précédemment.

A quoi bon voter pour un gouvernement qui obéit à des règles non démocratiques décidées ailleurs ? Tout a été parfaitement dit par Philippe Séguin en 1992, dans son « Discours pour la France » contre la ratification du Traité de Maastricht et la création de l’Union européenne : « On est souverain ou on ne l’est pas, mais on ne l’est jamais à moitié. »

Il est affligeant qu’Emmanuel Macron puisse parler de « souveraineté nationale et européenne » dans la même phrase, ou le même discours, sans être la risée de toute personne disposant d’un cerveau fonctionnel et d’un minimum de bonne foi.

Comme disait Ernest Renan, une démocratie n’est possible que lorsqu’un peuple est suffisamment uni pour que la minorité consente aux décisions de la majorité, même réduite. Or, non seulement il n’existe aucun peuple européen, mais les peuples européens ont des intérêts divergents ! A titre d’exemple récent, les Italiens ont un besoin vital de dépense publique pour soigner leurs malades tandis que les Allemands n’ont aucun intérêt à payer la dette des pays du Sud. Imagine-t-on les Bretons laisser mourir les Toulousains pour des questions financières ? Non.

Pire encore, comme le disait Pierre Mendes-France quand il refusa de ratifier la Communauté européenne de Défense en 1954, il y a deux façons d’étouffer la démocratie. Soit par la violence, soit par la manipulation de la technocratie. Les institutions supranationales, quand elles prétendent gouverner à la place des peuples comme l’Union européenne est un étouffement intolérable de la démocratie qui, au surplus, n’a aucun résultat bénéfique.

En effet, les dictatures nationalistes comme la Chine ont au moins pour mérite de défendre leur nation malgré un coût humain intolérable. Les institutions supra-nationales comme l’Union européenne, ne défendent rien d’autre que leur propre survie. Ainsi, il n’y a pas à chercher ailleurs l’incapacité de l’Union européenne à résoudre le moindre problème contemporain. Pire encore, elle aggrave le réchauffement climatique par son libre-échangisme, elle aggrave la submersion migratoire en refusant tout contrôle des frontières, elle aggrave les inégalités sociales en mettant en concurrence les systèmes sociaux avancés et l’exploitation humaine, elle aggrave notre retard technologique en interdisant toute politique industrielle, etc.

Au contraire, la force du redressement national de Charles de Gaulle en 1958 était d’être parfaitement maître de nous-mêmes, de savoir ou nous voulions aller et comment nous voulions y aller, y compris, si nécessaire, en coopérant avec d’autres nations libres. Ainsi, Charles de Gaulle n’a jamais détruit l’Europe mais l’a mise au service des peuples grâce au compromis du Luxembourg, obtenu de haute lutte par une politique de la chaise vide. Le Général savait parfaitement que l’Europe n’était rien sans la France mais que la France existait sans l’Europe.

En seulement quelques années après son retour au pouvoir en 1958, Charles De Gaulle dota la France de l’arme atomique, lança le programme électronucléaire, nos ambitions spatiales. Il relança le Commissariat au plan qu’il avait créé en 1946 pour réindustrialiser la France et créer des filières d’avenir tout en équilibrant mieux le développement économique sur le territoire. Il rétablit nos finances, assurera notre monnaie.

La défense de l’intérêt national n’est pas du tout synonyme de repli sur soi ou de perte d’influence internationale de la France ! Au contraire, jamais depuis la chute de l’Empire en 1815, la diplomatie française ne fut aussi forte que sous le Général de Gaulle qui a su défendre la francophonie, atout diplomatique et culturel unique qu’il a su valoriser.

La France était déjà une grande puissance moyenne mais Charles de Gaulle avait montré que la force de la France était sa capacité à proposer une 3ème voie à tous les pays ne voulaient pas d’un alignement systématique sur l’URSS ou les Etats-Unis… Elles sont encore plus nombreuses aujourd’hui ! Hélas, la France est devenue le paillasson des Etats-Unis et de la Chine. Reste à notre pays l’influence que lui donne, encore et toujours sa civilisation, sa culture, ses artisans, son agriculture, ses industries, ses scientifiques.

Charles de Gaulle avait prévu le multipolarisme quand celui-ci paraissaît impossible. Toute sa politique étrangère montre qu’il avait anticipé l’affaissement des Etats-Unis face à l’émergence d’autres puissances. A ce titre, le départ de l’OTAN, alors que la menace soviétique était bien réelle, était un acte de courage inouï mais aussi une belle preuve de clairvoyance sur le fait que l’identité des peuples serait toujours plus forte que les régimes temporaires ! Charles de Gaulle savait que l’URSS redeviendrait la Russie, que la Chine maoïste renouerait avec les 5000 ans d’histoire de l’Empire du Milieu…

Cette connaissance intime et ce respect pour les peuples sont aussi les fondements du 4ème point cardinal : l’humanisme.

Si Charles de Gaulle chérissait le principe des droits des peuples à disposer d’eux-mêmes, ce n’est pas seulement parce qu’il appliquait aux autres ce qu’il voulait pour la France. C’est aussi qu’il respectait toutes les cultures et tous les peuples. Ce sera d’ailleurs le seul point d’accord de Jacques Chirac avec le gaullisme.

Dans son combat pour proposer au monde une autre voie que la mondialisation anglo-saxonne, la France dispose d’une véritable tradition d’humanisme. En s’affirmant face à la culture au rabais de la mondialisation et de son contre-modèle islamiste, la France a un rôle historique à jouer pour affirmer l’égale dignité et fierté de toutes les cultures pacifiques.

C’est ce souci permanent de la dignité de l’Homme, en particulier celle des travailleurs, qui va conduire Charles de Gaulle à proposer une 3ème voie sociale et économique. La société « de participation » que Charles De Gaulle voulait créer, associant pleinement les salariés à la réussite des entreprises et à la croissance de l’économie n’a hélas jamais été mise en place. Un tel projet, en le mettant à jour de l’économie actuelle et des enjeux du développement durable, reste tout à fait d’actualité pour réduire les inégalités sociales.

En 1959, le Général de Gaulle disait qu’en « notre temps, la seule querelle qui vaille est celle de l’Homme, c’est l’homme qu’il s’agit de sauver, de faire vivre et de développer. » Rarement cette citation n’a été d’actualité pour la France et le monde.

La crise sanitaire du Covid19 vient s’ajouter à la crise économique rampante qui ruine la France depuis les années 1970, à la crise migratoire née dès les années 1980, à la crise écologique depuis les années 1990 avec l’échec du protocole de Kyoto, au nouvel ordre du monde issu du 11 septembre 2001. Ces 5 crises ont une origine commune : le sacrifice de l’homme sur l’autel d’une mondialisation sauvage prête à saborder tout ce qui fonde la survie de l’espèce humaine depuis 200 000 ans : une identité stable, un environnement sain, des ressources suffisantes, une bonne santé, l’équilibre des puissances.

Aussi simple qu’il puisse paraître, ce diagnostic pose les questions essentielles que notre société doit regarder en face et auxquelles l’action politique se devra de répondre au cours des prochaines années si la France veut se redresser et offrir sa part de vérité au monde. Le multilatéralisme n’a de sens qu’au service d’une certaine idée de l’Homme, tout comme l’écologie n’a de sens que pour assurer à nos sociétés un environnement durable et la justice sociale.

Enfin, De Gaulle avait aussi présenté l’autre grande révolution que la France devrait intégrer pour être elle-même : l’émancipation des femmes ! En accordant le droit de vote des femmes, la citoyenneté à part entière, le droit à la contraception et d’autres droits fondamentaux, De Gaulle a enfin réconcilié le pays avec sa vraie identité historique, héritage dans lequel les femmes avaient toujours joué un rôle vital. Tout projet politique du 21ème siècle qui ne comprend pas que l’humanité doit pleinement associer la moitié de sa population à toutes les responsabilités est voué aux oubliettes de l’Histoire.

Au fur et à mesure du temps, les Français regrettent la droiture, l’intégrité, le sens de la Nation du Général de Gaulle, à la vue du bilan déplorable de ses successeurs. Les années à venir décideront si la France s’est complètement perdue dans le brouillard de l’Histoire ou si elle a le courage et l’énergie nécessaires au sursaut. Plus que jamais, les Françaises et les Français doivent décider s’ils veulent suivre à nouveau le chemin tracé par la boussole léguée par le Général De Gaulle.

Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout La France Député de l’Essonne

Jean-Philippe Tanguy Porte-parole de Debout La France

Le 14 juillet dernier Emmanuel Macron assurait que la France serait prête en cas de 2ème vague : le reconfinement annoncé ce soir est donc un véritable aveu d’échec du pouvoir en place.




Les Français vont se retrouver reconfinés parce qu’Emmanuel Macron n’a pas pris les bonnes mesures. Pire, il n’a pas tiré les leçons du 1er confinement ni pris les bonnes mesures et impose aujourd’hui un 2ème confinement miné d’incohérences : à quoi bon priver les Français de leurs libertés et fermer les commerces si on laisse les enfants et adolescents aller à l’école et leurs parents travailler, soit le maintien des principaux foyers de contamination actuels ? D’autant qu’Emmanuel Macron maintient les visites en EHPAD sans mesures de protection supplémentaire comme la distribution de masques FFP2 ! Aussi, il confine les Français chez eux mais laisse nos frontières ouvertes au sein de l’Union européenne alors qu’il reconnait lui-même que l’épidémie est hors-contrôle chez nos voisins européens.




Si le Gouvernement ne tire aucune leçon de son échec, les Français se retrouveront confinés à chaque reprise de l’épidémie, avec les conséquences sociales et économiques dramatiques que cela implique. Nous devons réagir pour ne plus subir ! Alors que personne n’est sérieusement en mesure de savoir combien de temps durera l’épidémie et afin de ne plus paralyser le pays à chaque vague épidémique, je demande une nouvelle fois au Gouvernement de prendre 5 mesures de bon sens :




   1/ Contrôler nos frontières nationales et exiger des résultats négatifs de tests Covid19 aux personnes arrivant sur notre sol pour importer le moins de cas contaminés possible. Avant d’interdire à nos citoyens de se déplacer dans leur propre pays et de les obliger à se confiner chez eux, l’Etat doit interdire aux personnes infectées venant de l’étranger d’entrer en France et d’y aggraver la pandémie.



   2/ Augmenter progressivement le nombre de lits de réanimation et les effectifs de soignants : rouvrir des centres de soins comme le Val-de-Grâce pour éviter l’engorgement des hôpitaux et limiter les déprogrammations d’opérations, recruter 10.000 médecins et infirmiers retraités parmi ceux récemment partis à la retraite en contrepartie d’une prime exceptionnelle de 2000€, etc. Ainsi, doubler peu à peu notre capacité de réanimation nationale coûtera à terme 2,5 milliards € par an, bien moins que ce que coûtent les mesures restrictives du Gouvernement !



   3/ Protéger les personnes vulnérables et surexposées au virus : acheter massivement des masques FFP2 pour en distribuer aux soignants, aux personnes vulnérables, aux personnels en EHPAD et à leurs résidents lorsqu’ils reçoivent des visites externes. L’Etat doit réserver des créneaux horaires aux personnes vulnérables dans les commerces, services publics et centres de dépistage pour limiter les risques de contamination. Le Gouvernement doit par ailleurs impulser le développement d’une véritable production nationale de masques, notamment FFP2.



   4/ Assurer la continuité de la vie du pays en toute sécurité : privilégier autant que possible les cours à distance en visioconférence pour les élèves et étudiants, imposer le télétravail à celles et ceux qui peuvent le faire sans dommage sur l’économie, puis mettre en place pour les autres des horaires de travail différés dans les grandes métropoles afin de répartir les flux dans les transports publics.



   5/ Sauver notre économie : le Gouvernement est responsable de ce nouveau confinement généralisé, il doit donc en assumer les conséquences sociales et économiques. En plus du dispositif de chômage partiel qui doit de nouveau être mobilisé, je demande à ce que tout soit fait pour sauver notre économie :

Annuler les charges des TPE, PME et ETI depuis le début du 2nd trimestre.

Renforcer le Fonds de Solidarité en supprimant tous les critères technocratique qui empêchent aux entreprises d’en bénéficie.

Transformer les Prêts Garantis d’Etat (PGE) en fonds propres afin de ne pas faire peser l’incompétence du Gouvernement sur la dette et la trésorerie des entreprises.

Mener un véritable patriotisme économique en favorisant la production en France et en incitant l’achat de produits « made in France » pour soutenir l’économie réelle.




En temps voulu, Emmanuel Macron et son Gouvernement devront rendre des comptes. D’ici là, mobilisons-nous pour que cessent leurs mensonges et leur incompétence. Mobilisons-nous pour que le respect du confinement ne soit pas imposé qu’aux honnêtes gens pendant que les voyous tiennent la rue. Mobilisons-nous pour sauver des dizaines de milliers de vies et notre économie.

20 10 2020

10 mesures fortes pour combattre le terrorisme islamiste

La décapitation monstrueuse du professeur Samuel Paty révèle le degré de barbarie atteint dans notre pays. Le bras assassin du terrorisme a frappé un innocent à cause d’une idéologie, l’islamisme, qu’il faut combattre à sa source sans que la main de l’Etat ne tremble.

Après les attentats de Mohamed Merah en 2012, contre Charlie Hebdo et le Bataclan en 2015, de Nice et contre le Père Hamel en 2016 et à chaque fois qu’un innocent a été tué par l’islamisme, Debout La France a alerté les Français et a proposé des mesures fortes.

Hélas, ces solutions n’ont pas été appliquées et la situation s’est aggravée. Le refus de nommer le mal, le manque de courage politique et la lâcheté des différents gouvernements ont laissé prospérer un ennemi de l’intérieur qui instrumentalise nos règles de droit pour propager un islam politique voulant faire prévaloir la Charia sur les idéaux et les lois de la République française.

Nos compatriotes, et notamment la majorité des Français de confession musulmane, respectueux de nos valeurs et lois, refusent de laisser une minorité fanatique dévoyer la religion, semer le chaos et diviser la communauté nationale.

Afin de donner les moyens à l’Etat de poursuivre les mille visages et ruses que « l’hydre » islamiste peut choisir, Debout La France dépose ce jour une proposition de loi pour pénaliser toute forme de prédication subversive et séditieuse.

Cette proposition de loi s’inscrit dans un plan de lutte contre la menace islamiste, reposant sur trois piliers : I/ le rétablissement de l’autorité de l’Etat, II/ la fin de l’immigration massive et III/ la lutte contre l’islam politique.

Le projet de Debout La France vise à protéger nos compatriotes et réconcilier les Français quelles que soient leurs origines et confessions dès lors qu’ils respectent les lois de la République.

I. Rétablissons l’autorité de l’Etat.

La démission de l’Etat face à l’ensauvagement a conduit à l’abandon de quartiers où les délinquants et trafiquants, alliés aux islamistes, imposent leurs lois. La Charia n’a pas sa place en France, la loi de la République doit être rétablie sur tout le territoire !

1. Condamnons vraiment les délinquants et criminels en appliquant le principe de tolérance 0 (peine ferme, aggravation en cas de récidive, etc.) et en construisant 40.000 nouvelles places de prison.

2. Expulsons les fichés S, délinquants et criminels étrangers.

3. Créons une Cour de Sûreté de l’Etat disposant de tous les pouvoirs d’investigation et de jugement pour les affaires relevant du terrorisme, et des établissements pénitentiaires éloignés dédiés à l’exécution des peines de cette Cour.

II. Mettons fin à l’immigration massive.

L’immigration massive, plus de 270.000 immigrés légaux par an, rend impossible toute politique d’assimilation et ne peut qu’alimenter la ghettoïsation de même que le communautarisme. Assimilons les populations immigrées avant d’en accueillir davantage !

4. Supprimons le droit du sol et organisons un moratoire sur le regroupement familial.

5. Contrôlons nos frontières nationales, expulsons les clandestins et déboutés du droit d’asile et bloquons le rapatriement des djihadistes de Syrie.

6. Menons une véritable politique d’assimilation, notamment par le rétablissement d’un service national pour filles et garçons de 3 mois et l’interdiction du port du voile à l’université, en entreprise et dans les services publics.

III. Luttons contre l’islam politique.

Par complaisance ou lâcheté, bien souvent sous couvert de tolérance et de lutte contre l’islamophobie, les récents Gouvernements et l’extrême-gauche ont laissé s’installer un islamisme qui menace nos modes de vie. Ne laissons plus les militants de l’Islam radical prêcher la haine et imposer des valeurs contraires aux nôtres !

7. Pénalisons la « prédication subversive et séditieuse », y compris sur les réseaux sociaux.

8. Interdisons les financements étrangers des lieux de culte.

9. Fermons toutes les mosquées, écoles et associations qui prêchent la haine.

10. Bâtissons un Islam de France respectueux des lois et valeurs de la République, notamment en imposant aux imams et responsables d’associations cultuelles un Serment de Fidélité à la France comportant six engagements précis.

Retrouvez ma proposition de loi pour pénaliser la prédication subversive et séditieuse : http://www.debout-la-france.fr/sites/default/files/ppl_sedition_vf.pdf

Retrouvez le Serment de Fidélité à la France : http://www.debout-la-france.fr/sites/default/files/imams-chartes-nda-jlm.pdf




Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout La France Député de l’Essonne

La France compte 12 millions de personnes en situation de handicap mais un million seulement parvient à accéder à une activité professionnelle malgré leur compétence et leur volonté de participer à l'économie de notre pays. Cette situation est intolérable car le travail permet d'assurer un niveau de vie digne tout en s'insérant dans la vie de la société.

Actuellement, les personnes en situation de handicap peuvent se retrouver financièrement pénalisées de travailler car le montant de l’AAH (902 €) est réduit au prorata des revenus du travail et est même amputé en fonction des revenus du couple.

Aussi me semble-t-il nécessaire, dans un premier temps, de rehausser l’AAH au niveau du seuil de pauvreté (1063 €), de ne réduire son versement que dès lors que les revenus du travail dépassent ce montant et enfin, de le déconnecter des revenus du couple. L’Allocation Adultes Handicapés est le prix de la souffrance de la personne en situation de handicap, elle devrait donc conserver son caractère personnel et devrait être due, au nom de la solidarité nationale, à la personne fragilisée.

J’ai déposé une proposition de loi à l’Assemblée nationale visant à favoriser l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap, afin de les sortir d’une précarité indécente et d’établir un dispositif « gagnant-gagnant » d’insertion professionnelle qui d’une part ne pénalise pas le bénéficiaire de l’AAH qui travaille et d’autre part représente un avantage financier pour l’entreprise qui l’embauche :

   - L’article 1 prévoit une revalorisation de l’Allocation Adultes Handicapés à hauteur du montant correspondant au seuil de pauvreté.
   - L’article 2 prévoit de déconnecter la perception de l’AAH du revenu fiscal du couple.
   - L’article 3 prévoit d’instaurer un mécanisme incitatif visant à exonérer de charges sociales patronales toute embauche d’un travailleur handicapé reconnu à partir de 50% de taux d’incapacité, sur la première année d’embauche.

Retrouvez l’intégralité de ma proposition de loi ici.

J’espère de tout cœur que ces avancées de bon sens attireront l’attention de mes collègues parlementaires et susciteront un consensus pour améliorer la vie de nos compatriotes en situation de handicap.

Profondément attaché à la justice sociale et au respect de la dignité humaine, Debout La France a toujours proposé une politique forte et concrète pour inclure les personnes en situation de handicap dans notre société. Lors de la campagne présidentielle de 2017, mon programme dédié au handicap avait même été reconnu par plusieurs associations comme étant le plus complet et cohérent, témoignant alors de la sincérité de notre engagement pour cette cause.

Candidat à l’élection présidentielle de 2022, je souhaite faire du handicap une priorité nationale de mon quinquennat. Vous pouvez retrouver mon programme sur www.2022NDA.fr.

Nicolas Dupont-Aignan Candidat à l’élection présidentielle de 2022 Président de Debout La France, Député de l’Essonne

07 10 2020

Veolia-Suez : le gouvernement joue-t-il double jeu contre les salariés ?

Mediapart a révélé hier le double-jeu de l’Etat au Conseil d’Administration d’Engie lors du vote sur la cession de ses parts dans Suez à Véolia alors que cette dernière a lancé une OPA hostile sur son concurrent.

Alors que le Ministre de l’Economie Bruno Lemaire a officiellement fait voter les représentants de l’Etat au Conseil d’Administration d’Engie contre cette décision, Mediapart indique que l’Elysée serait intervenu pour décourager les administrateurs de la CFDT de participer au vote et de s’opposer à la cession. Pire encore, ce serait Alexis Kohler, secrétaire général de l’Elysée qui serait intervenu, individu déjà mis en cause pour conflits d’intérêts dans la gestion du dossier des chantiers navals STX.

Ces révélations confirment les propos de la lettre ouverte d’Arnaud Montebourg à Jean Castex qui a dénoncé une opération qui mènera à la "revente et à la dispersion de 75% des activités de Suez en France" et qui "ressemble à une distribution oligarchique d'avantages dans un cercle restreint d'amis privilégiés du pouvoir".

Au-delà de ces pratiques douteuses, la création d’un quasi-monopole de la gestion des déchets, des transports locaux et de l’énergie est une absurdité totale. Si DLF a toujours soutenu des champions industriels français d’envergure mondiale qui sont hélas interdits par la Commission Européenne, le cas de la fusion Véolia-Suez va créer un vrai risque de monopole privé.

Aussi, le maintien d’une concurrence dans le domaine des services est une nécessité pour éviter la mainmise d’une multinationale sur les marchés publics qui conduirait à une augmentation du prix de l’eau, de la gestion des déchets et des transports. D’ailleurs, en dehors de belles paroles, ni la direction de Véolia ni le gouvernement n’ont pris d’engagements concrets sur la garantie de l’emploi.

Au lieu de privilégier en coulisse Véolia sur Suez, le gouvernement devrait les encourager à créer des partenariats internationaux pour peser sur les marchés étrangers sans pour autant détruire la concurrence dans les appels d’offre en France. Une fois encore, le bon sens, le pragmatisme et le patriotisme économique sont les clés de la réussite.

Debout la France demande la suspension immédiate de l’OPA de Véolia sur Suez qui impliquerait des pratiques contraires à l’intérêt des Français et des salariés. Nous exigeons une nouvelle fois, à l’image de ce que nous avions demandé après les scandale Asltom, Alcatel, Technip ou Lafarge, qu’une commission « mains propres » fasse enfin le ménage dans les conflits d’intérêts qui détruisent les fleurons économiques français.

Nicolas Dupont-Aignan Député de l'Essonne Président de Debout la France

30 09 2020

Budget 2021 : une hausse scandaleuse de 25% de la facture européenne pour les Français !

Depuis les élections européennes de 2019, Debout la France a été la seule force politique à estimer et annoncer clairement les conséquences financières concrètes des décisions budgétaires d’Emmanuel Macron pour augmenter le pouvoir de l’Union Européenne.

Résultat ? Le projet de loi de finances (PLF) pour 2021 présenté par le gouvernement prévoit une hausse de 25% de la contribution financière de la France par rapport au budget initial de 2020. Ce sont 5.4 milliards d’euros des impôts des Français qui vont être versés à Bruxelles, en plus !

A titre de comparaison, rappelons que le Ségur de la Santé a prévu 6 milliards d’euros par an pour investir dans nos hôpitaux. Autrement dit, la bureaucratie européenne absorbe en une seule année une hausse budgétaire égale à un plan d’urgence pour tous les hôpitaux français ! Avec 26,9 milliards d'euros, la contribution française au budget européen passe devant le budget français dédié à la "solidarité, à l'insertion et à l'égalité des chances" et se rapproche des 28 milliards d'euros consacrés à "la recherche et l'enseignement supérieur" !

Faute de réaliser des économies drastiques proposées par DLF, le budget européen est hors-contrôle.

La Commission Européenne et Emmanuel Macron ont fait croire que le budget européen était relativement stable alors que le Royaume-Uni retirait de fait sa contribution nette, augmentant mécaniquement celle de la France !

Debout la France avait alors estimé le coût pour la France à 2 milliards d’euros. Le gouvernement vient d’admettre qu’il était de 2.1 milliards d’euros !

Lors du sommet européen entérinant le nouveau budget et le soi-disant plan de relance, Debout la France avait dénoncé le coût immédiat des rabais accordés par Emmanuel Macron aux autres pays contributeurs. Coût net pour la France en 2021 ? 700 millions d’euros !

Enfin, les hausses des dépenses de l’Union Européenne, présentées sans cesse comme une « opportunité » pour la France, entrainent en réalité une hausse de 1.6 milliards d’euros en 2021 !

Pire encore, cette hausse n’est que le début des projets fédéralistes tout simplement délirants d’Emmanuel Macron. D’autres hausses suivront, y compris les prélèvements que constitueront les futures « taxes » européennes.

Debout la France dénonce cette hausse inacceptable et exige un plan d’économies drastiques des dépenses européennes, en particulier la baisse des subventions massives en faveur des pays de l’Est, la suppression des aides à la préadhésion ou encore les dépenses bureaucratiques surréalistes de la Commission Européenne.




Nicolas Dupont-Aignan, Député de l'Essonne, Président de Debout La France.

Jean-Philippe Tanguy, Porte-parole de Debout La France, Délégué national de DLF en charge du patriotisme économique.

24 09 2020

La Commission Européenne veut imposer son laxisme migratoire à toute l’Europe !

La Commission Européenne a présenté, ce mercredi 23 septembre, un pseudo plan de gestion de l’immigration qui est censé résoudre les problèmes terribles rencontrés par les pays membres depuis qu’Angela Merkel a unilatéralement ouvert les portes pour satisfaire son marché du travail vieillissant, renvoyant les migrants les moins compétents dans les pays voisins sans aucune responsabilité ni solidarité.

Hélas, ce plan n’en est pas un. Au lieu de combattre l’immigration et réduire massivement les entrées, c’est-à-dire appliquer la volonté d’une large majorité de citoyens des pays européens, la Commission a cherché des moyens bureaucratiques plus irresponsables les uns que les autres pour normaliser un afflux permanent d’immigrés en détournant le principe du droit d’asile.

Annoncée à grand renfort de communication, la suppression de l’absurde règlement de Dublin est une illusion. Ce règlement doit évidemment être supprimé puisqu’il fait porter aux pays frontaliers de l’Union européenne la responsabilité du traitement des réfugiés arrivés sur leur sol, même quand ces derniers vont ailleurs, en particulier en France, en Allemagne ou vers le Royaume Uni.

Une bonne réforme du règlement de Dublin aurait consisté à imposer aux migrants de déposer leur demande d’asile en dehors des frontières de l’UE. On en est loin !

En réalité, la Commission souhaite imposer à tous les Etats-membres un quota d’accueil d’immigrés obligatoire calculé sur la base du PIB et de la population. Comme la Commission sait que de nombreux pays patriotes comme la Hongrie ou la Pologne ne veulent pas de ces quotas, elle propose que les pays qui n’accueillent pas de migrants cofinancent l’expulsion des déboutés du droit d’asile.

Autrement dit, ce sont encore les mêmes pays, France en tête, qui accueilleront les migrants qui ne seront jamais expulsés, faute de volonté politique. En effet, entre les grands discours, les règles bureaucratiques et la réalité constatée depuis 20 ans, on sait bien que les expulsions réelles sont marginales, puisque ceux qui nous dirigent ne veulent pas vraiment limiter l’immigration pour des raisons idéologiques.

Pire encore, l’UE n’a toujours pas compris que l’absence de contrôle des frontières nationales au sein de l’espace Schengen rendait tous ces quotas aussi absurdes qu’inapplicables. Si des migrants étaient localisés en Hongrie, ils viendraient vite en Allemagne pour trouver un emploi ou en France pour toucher les allocations.

C’est donc la liberté de circulation aveugle et sans condition qu’il faut réformer !

Enfin, la Commission souhaite renforcer les pouvoirs de l’Agence européenne des droits fondamentaux, basée à Vienne, qui pourra juger du bon droit des politiques migratoires nationales et offrir une solution d’appel au rejet de demande d’asile ! La Commission souhaite en particulier autoriser les migrants à rejoindre leurs familles déjà présentes en Europe, soit une politique de « regroupement familial » puissance 27 qui a tant fait de mal à la France !

Cette réforme migratoire est tout simplement inacceptable.

La seule façon de gérer efficacement l’immigration, c’est de nationaliser la politique migratoire pour que chaque pays soit totalement responsable de ses migrants et autorisé à contrôler ses frontières. Il faut supprimer la jurisprudence de la Cour de Justice de l’Union Européenne et de la Cour Européenne des Droits de l’Homme qui ont imposé des limites illégitimes à la liberté démocratique de chaque nation d’expulser les clandestins.

Enfin, la seule politique européenne de bon sens pour l’immigration consiste à renforcer considérablement le contrôle des frontières communes car il est évident qu’un pays aux moyens financiers comme la Grèce ne peut protéger seul toute l’Europe.

Nicolas Dupont-Aignan, Député de l'Essonne, Président de Debout La France.

16 09 2020

Le Sapin de Noël ne cache plus la forêt de l’imposture EELV !

Le maire Europe Ecologie Les Verts (EELV) de Bordeaux refuse l’installation du traditionnel sapin de noël et de célébrer, selon lui, "un arbre mort" . Quant au maire EELV de Lyon, il dénonce le Tour de France comme "polluant et machiste".... Sans doute les grandes causes écologiques selon EELV ?

On croit rêver que ces faux écologistes n'aient d'autres priorités que l'insulte faite aux traditions populaires de notre pays alors qu'ils restent bien silencieux face aux vrais problèmes de notre planète. Les populations de vertébrés - poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles - ont chuté de 68% entre 1970 et 2016. C’est le terrible constat du dernier rapport Planète Vivante. Mais de cela pas grand échos dans la rhétorique des écolos EELV !

Détruire les traditions et s’attaquer à ce qui est populaire constituent le fil rouge d’´EELV. Populaire, c’est populiste et populiste c’est un peu fasciste dans l'esprit de ces idéologues ! Le sapin de Noël, c’est Noël et Noël c’est trop Chrétien pour être supportable auprès de sinistres individus qui renient un héritage qui ne contredit en rien la laïcité.

Après l’écologie punitive les voilà à promouvoir l’écologie moralisatrice.

Ces doctrines extrémistes et caricaturales soutenues par l’élite EELV sont typiques de l’extrême gauche, mais n'ont rien à voir avec la vraie écologie que les Français soutiennent.

EELV se révèle une des plus grande escroquerie intellectuelle du paysage politique au grand dam de la cause écologique et des électeurs sincères encore bernés. Peut être ces derniers n’y voient ils qu’un simple incident de parcours ? Mais comment cacher plus longtemps encore leur mépris des autres , le dénigrement systématique, par exemple, des agriculteurs amalgamés dans le camp des fossoyeurs de l’écologie. Comment interpréter, sinon comme une agression à la nature, l’artificilisation des paysages au nom de l’aveuglement idéologique et des lobbys de l’éolien. Comment oublier leur complicité politique de longue date avec les socialistes ayant imposé le libre-échange, la mondialisation sauvage et la dérégulation écologique planétaire ?

En classant EELV à l’extrême gauche nous ne serions toutefois pas totalement pertinents car EELV se moque des injustices sociales, de la souffrance et la colère légitime des laissés pour compte.

Bien au contraire, ce genre d'oligarques urbains font payer aux plus pauvres, dans la ruralité, les folies de leur idéologie. Ainsi, il n'y auya jamais d’éolienne en vue de leurs propres fenêtres des centre-ville ! On engazonne les couloirs de tramway urbain mais on bétonne les campagnes, on encense la ferme urbaine mais on enterre les vrais agriculteurs qui entretiennent nos terroirs et paysages ... Enfin, on est plutôt homard que sardine quand on grimpe dans la hiérarchie du pouvoir !

EELV surfent avec un opportunisme indécent sur les manquements et les insuffisances écologiques d’une classe politique dépassée. Le sursaut environnemental et écologique mérite assurément le rassemblement de toutes les énergies, le bon sens et le pragmatisme plus que cette idéologie, le compromis plutôt que l’affrontement. Autrement dit, l’écologie mérite mieux que EELV !

Jean-Pierre Enjalbert

11 09 2020

Le saccage d’Alstom par General Electric continue !

D’après des sources syndicales, la multinationale américaine General Electric prévoit 753 suppressions de postes dans les anciennes activités énergétiques d’Alstom en France. 618 seraient supprimés dans la branche « réseaux » et 135 dans la branche hydraulique, activité qui avait déjà connu 345 licenciements en 2017 !

Le gouvernement condamne en parole mais rappelons que c’est Emmanuel Macron qui est directement responsable de ce pillage. Ministre de l’Economie, c’est lui qui a autorisé le rachat d’Alstom par GE alors que le décret « Montebourg » aurait pu lui permettre de bloquer cette vente.

Une commission d’enquête parlementaire a aussi démontré qu’Emmanuel Macron avait agi contre Alstom dès son arrivée à l’Elysée comme conseiller de François Hollande.

En 2015, GE avait promis de créer plus de 1000 emplois pour Alstom. Avec ce nouveau plan social, ce sont en réalité, hélas, près de 2000 emplois détruits. Ce nouveau plan social est d’autant plus intolérable que c’est un ancien conseiller industriel d’Emmanuel Macron, Hugh Bailey, qui dirige GE en France !

Debout la France a toujours dénoncé ce rachat et ce pillage, pour des raisons évidentes de souveraineté industrielle mais aussi parce que la solidité financière de GE n’a jamais été assurée.

Maintenant que les Américains ont eu accès aux brevets et aux technologies françaises, ils liquident le plus d’emplois possibles. Hélas, en plus des drames humains pour les salariés, ce sont des compétences uniques au monde qui disparaissent au fur et à mesure. Comment peut-on prétendre réussir la transition écologique sans maitriser et produire nos technologies énergétiques ?

A ce titre, les activités « réseaux » sont en plein essor avec les énergies renouvelables, largement financées par le contribuable. Il est donc intolérable que GE produise hors de France le matériel que nous installons avec nos factures électriques et nos impôts !

Debout la France assume qu’il n’y a aucune autre solution pour sauver les emplois, les usines et les technologies d’Alstom qu’en nationalisant temporairement ces activités, le temps de former un ensemble industriel français solide doté d’un vrai plan de développement.




Nicolas Dupont-Aignan, Député de l’Essonne et Président de Debout La France.

Jean-Philippe Tanguy, Porte-parole de Debout La France et Délégué national de DLF en charge du patriotisme économique.

09 09 2020

Ensauvagement et refus de l’assimilation : les deux faces d’un même phénomène

La France a connu un été 2020 meurtrier. Marqué par des crimes épouvantables comme le tabassage du chauffeur de bus de Bayonne ou la tragédie d’Axelle, trainée par des barbares sur des centaines de mètres. Au delà de ces cas symboliques, les vacances des Français, déjà si éprouvés par les contraintes liées au Covid, ont été trop souvent pourries par des bandes de racailles qui ont multiplié les intimidations, les vols et les agressions, suscitant parfois la légitime réaction des habitants et vacanciers comme à Palavas.

Il ne s’agit pas d’une addition de faits divers mais d’un profond phénomène de société. Une partie de la jeunesse d’origine immigrée refuse de s'assimiler et choisit délibérément l’affrontement par rejet d’une société dont elle profite autant qu’elle la hait. Il n’y aucune explication sociale à cet ensauvagement. Cette volonté d’humilier, d’abaisser et de mutiler procède d’une haine absolue pour tout ce que nous représentons.

Cinq ans près l’attentat islamiste contre Charlie-Hebdo, la fracture entre les Français et une partie de la population d’origine étrangère s’est aggravée. Si 5% des Français musulmans ne condamnent pas la tuerie, ils sont 21 % parmi les moins de 25 ans et un tiers chez les 15-17 ans. Quant aux valeurs de la République, 40 % des musulmans placent leurs convictions religieuses au-dessus de nos lois. Pour les moins de 25 ans, c’est 70 % !

Ces chiffres sont alarmants. Ils signifient que la nouvelle génération d’origine immigrée est moins prête à s’assimiler que ses ainés. C’est la faillite absolue des politiques qui se sont partagés le pouvoir depuis 45 ans. C’est la honte de ces élites qui se sont acharnées à déconstruire la France, jusqu’à en donner une image à laquelle un étranger n’a guère envie de s’identifier.

La gravité de la situation impose des mesures urgente et déterminées que Nicolas Dupont-Aignan a exprimées: moratoire sur l’immigration, suppression du droit du sol, expulsion des délinquants étrangers, fermeture des mosquées salafistes et lutte contre toute forme de sédition.

Au delà de ces mesures urgentes et indispensables, la France doit se doter des dirigeants capables de défendre une vraie identité et des valeurs, un idéal permettant d'imposer un contrat républicain qui, en contrepartie de notre générosité, implique une adhésion à nos valeurs et à notre mode de vie.

Nadejda Silanina Déléguée nationale à l'assimilation républicaine

28 08 2020

Le gouvernement français est dépassé par la bataille mondiale de la 5G

Cet été, les principales puissances mondiales se sont affrontées sur les enjeux liés à la nouvelle technologie 5G pour les réseaux de téléphonie et internet. Alors que les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont pris des positions pour défendre leur indépendance face à la Chine, la France et l’Union Européenne pataugent dans l’indécision la plus totale !

Face aux errements de l’Union Européenne, la Chine a néanmoins décidé de passer à l’offensive en infligeant des mesures de rétorsions vis-à-vis de ces deux challengeurs, le finlandais NOKIA et le suédois ERICSSON. Rappelons que NOKIA, après avoir été phagocytée par l’américain MICROSOFT de 2010 à 2013, a ensuite pillé à son tour le français ALCATEL avec la bénédiction d’Emmanuel Macron.

Hélas, comme les deux acteurs européens, NOKIA et ERICSSON, font fabriquer leur matériel en Chine, il est aisé pour ce pays de prendre des mesures de représailles par des contrôles douaniers ou d’exportations.

Bruno Le Maire a rappelé, ce 22 juillet, que la France ne bloquerait pas HUAWEI, comme l’avait préconisé l’ANSSI (l’Agence Nationale de la Sécurité des Système d’Information), mais que les opérateurs télécoms du territoire seraient bien incités à ne pas avoir recours à ce fournisseur. Pour ceux ayant déjà des contrats avec la firme chinoise, il y aura autorisation à durée limitée (3 à 8 ans) comme application de la loi française sur la 5G de juillet 2019,

Une fois encore, le gouvernement a une position incompréhensible et lâche ! Soit HUAWEI n’est pas fiable et il faut l’interdire, soit il est fiable mais cela ne peut être les deux en même temps !

Ce triste épisode rappelle une fois encore à quel point DEBOUT LA FRANCE a raison de proposer une filière industrielle souveraine qui permette à notre pays d’être à la fois à la pointe de la technologie tout en étant indépendants. A ce jour, il est évident que Huawei n’est pas un partenaire fiable pour notre pays.

Par ailleurs, nous préconisons qu’un principe de précaution soit appliqué dans le domaine de la santé et du rayonnement par densification du réseau et l’élargissement des gammes de fréquences. L’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire) précise qu’il y a "un manque de données scientifiques sur les effets biologiques et sanitaires potentiels liés à l'exposition".

Sans atteindre les excès dogmatiques de la nouvelle majorité EELV à la mairie de Bordeaux, pourquoi une telle précipitation sans attendre les études d’impact impartiales ?

Lionel Mazurié, Délégué national de Debout La France, en charge du Numérique.

Le gouvernement a annoncé hier les premières décisions suite à la Convention citoyenne sur l’écologie et la mise en place du nouveau gouvernement.

Bien entendu, les objectifs annoncés par Barbara Pompili sont consensuels mais les mesures concrètes ne suivent pas. A l’image de l’ensemble de la communication du gouvernement de Jean Castex depuis sa prise de fonction, les mots sont forts mais les actes sont faibles.

La création de deux parcs naturels régionaux est bienvenue, tout comme les économies d’énergie de bon sens qui permettront l’interdiction de chauffer/climatiser la rue.

Mais comme toujours, le diable est dans les détails concrets de ces belles paroles. Par exemple, Debout la France a toujours voulu interdire les chauffages de terrasse à gaz polluants et coûteux mais encore faut-il offrir des alternatives à nos restaurateurs pour ne pas perdre de clientèle alors que le secteur est dans une extrême difficulté avec le Covid et que la reprise de leur activité repose sur les terrasses.

Reste le sujet essentiel et prioritaire de l’isolement et du chauffage au fioul des logements, en particulier pour les ménages modestes.

Debout la France a toujours proposé un plan simple, efficace et crédible : remplacer en dix ans les 4 millions de chaudières à fioul par des pompes à chaleur propres grâce à une prime de 6000 euros financée par l’annulation des projets d’éoliennes en mer inutiles, qui vont détruire les fonds marins, les paysages côtiers tout en ruinant les pêcheurs.

Hélas, le gouvernement prend une bonne mesure en mettant fin à l’installation des chaudières à fioul mais il n’engage que 1 milliard d’euros sur deux années de suite.

Pire encore, ces 2 milliards d’euros doivent être partagés avec la rénovation thermique des bâtiments, une priorité écologique et de justice sociale qui nécessite des budgets bien plus importants.

Enfin, le gouvernement n’a toujours pas tiré de leçons pour la relance économique verte. Investir dans des alternatives au fioul oui, mais avec des produits français ! Le marché des chaudières au fioul est dominé par deux acteurs français. Il faut les accompagner d’urgence dans une reconversion car les milliards d’euros d’argent public doivent créer des emplois en France.

De la même façon, il faut cesser de rénover nos bâtiments avec des travailleurs détachés étrangers. Tout chantier soutenu par de l’argent publique ou des aides fiscales doit être mené avec des emplois français !

Debout la France dispose du programme écologique le plus complet, le plus opérationnel mais surtout le plus cohérent.

En lieu et place des mesurettes inutiles et des incantations sans lendemain, nous proposons toujours des mesures concrètes, qui permettent à la fois de diminuer immédiatement la pollution, d’améliorer le pouvoir d’achat et de créer des emplois durables en France. Seule la volonté populaire peut donner la force d’agir ! Aussi, Debout la France demande un référendum sur les 10 sujets suivants qui ont été largement débattus depuis des décennies :




1/ La suspension des accords de libre-échange déloyaux et anti-écologiques comme le CETA ainsi que l’instauration d’une taxe carbone aux frontières européennes.

2/ Une grande politique d'isolation des logements et le changement des chauffages polluants. Le coût des travaux sera financé par les économies d’énergie réalisées et un grand plan de formation permettra de lutter contre le chômage, ce plan impliquant la fin des travailleurs détachés.

3/ La relocalisation d’une industrie respectueuse de l’environnement via un fonds de soutien de 2 milliards d’euros par an, comme vient de le faire le Japon mais aussi l’attribution prioritaire des marchés publics à la production locale et aux emplois en France.

4/ La promotion du recyclage, de la réparation des biens et de l’économie circulaire pour mettre fin à tous ces objets importés qui ne durent que quelques années, coûtent cher aux ménages et multiplient les déchets polluants.

5/ La priorité donnée à l’agriculture durable et bio, en baissant la TVA sur l’alimentation saine de proximité et grâce à un plan d’autonomie alimentaire française, y compris la fin des importations de soja qui tuent la forêt amazonienne.

6/ Mettre la santé et le bien-être au cœur de notre société. Abandonner les projets coûteux inutiles au profit de l’équilibre du territoire. Par exemple, pourquoi dépenser des milliards d’euros dans Linky ou encore la 5G sans les études de précaution, alors que tant de territoires ruraux sont encore des zones blanches sans réseau mobile ni internet rapide ?

7/ Défendre la dignité animale, pilier d’un vrai humanisme avec la fin des traitements cruels et une aide à toutes les associations de terrain utiles à l’intérêt général.

8/ Un grand plan de développement du transport de marchandises par le train mais aussi le développement massif du transport électrique et de l’hydrogène. Par exemple, la centrale de Fessenheim pourrait devenir la 1ère usine de production d’hydrogène 100% durable.

9/ Le redéploiement de l’argent public dans des priorités utiles aux Français. Par exemple, les 24 milliards d’euros prévus pour les éoliennes en mer dont les riverains ne veulent pas permettraient de remplacer l’intégralité des chaudières à fioul très polluantes et coûteuses pour les familles concernées.

10/ La fin de la concentration des emplois, des services publics et des richesses dans quelques métropoles. Il faut favoriser les petites et moyennes villes pour dynamiser les terroirs qui sont la richesse de notre pays et permettre aux habitants de mieux vivre.

Lancement d’un référendum pour les animaux

Je soutiens le projet de Référendum d’Initiative Partagée pour améliorer le bien-être animal dans notre pays, proposé par plusieurs associations.

Alors que je me bats depuis toujours pour le bien-être et la dignité des animaux, je suis fier que mon action lorsque j’étais Maire de Yerres (Essonne) ait été récompensée par le prix « 30 millions d’amis ». Car pour défendre nos amis les bêtes, il y a ceux qui parlent et ceux agissent : hélas, les gouvernements successifs ont souvent beaucoup promis, mais bien peu agi. C’est pourquoi j’ai toujours veillé à ce que la cause animale reste au cœur du projet et de l’action de Debout La France. Ce combat est notamment porté au sein de notre mouvement par notre Vice Présidente et déléguée nationale en charge de la dignité animale, Anne-Sophie Frigout.

Je salue la proposition de Référendum d’Initiative Partagée pour améliorer le bien-être animal en France, car une mobilisation massive des Françaises et des Français offrirait l’opportunité de pouvoir enfin faire avancer cette cause qui nous tient à cœur ! J’apporte mon sincère soutien à cette démarche démocratique et à son projet qui ferait progresser notre société.

Ainsi, je ne peux qu’espérer que les Français aient à se prononcer sur divers enjeux tels que ceux avancés par les associations à l’origine de ce Référendum d’Initiative Partagée.

Comme 91% de nos concitoyens, je suis par exemple fermement opposé au maintien de l’élevage à fourrure dans notre pays. Il faudra en effet d’ici 2025 mettre fin à cette filière comme d’autres pays européens l’ont fait, compte tenu que les entreprises du textile ont trouvé des alternatives à la fourrure animale et que plus rien ne justifie que des visons soient élevés en cage dans des conditions épouvantables.

De même, j’estime que l’État ne soutient pas suffisamment les scientifiques qui essaient de trouver des méthodes substitutives à l’expérimentation animale et espère de tout cœur des avancées rapides. Alors qu’en Allemagne et au Royaume-Uni, de nombreux projets scientifiques sont subventionnés, en France, il n’y en a eu aucun. Il ne s’agit en aucun cas de freiner la recherche scientifique, qui est essentielle et la crise sanitaire nous l’a démontré, mais de faciliter les démarches des scientifiques qui voudraient être accompagnés par l’État pour mener à bien leur projet sans expérimentation animale.

Ce référendum propose également de mettre un terme à certaines pratiques d’élevage intensif qui non seulement sont cruelles envers les animaux mais sont également une souffrance pour les éleveurs qui aiment leurs bêtes. Il ne s’agit en aucun cas d’accuser ou de pénaliser les éleveurs mais au contraire, d’améliorer leurs conditions de travail, le bien-être des animaux et donc, les revenus de la ferme. Car la force de ces propositions est de poser des délais raisonnables qui permettront d’accompagner la modernisation des exploitations.

A Debout La France nous défendons un modèle d’élevage de taille humaine et familiale, le développement des circuits-courts et l’abattage sur site, autant de pratiques qui permettent de prendre soin des animaux et de réduire les cadences quasi-industrielles imposées par le nombre de bêtes dans certaines exploitations à l’image de la « ferme des 1000 vaches » inhumaine.

J’aurais souhaité que les Français puissent aussi se prononcer par référendum sur d’autres propositions concrètes en faveur de la dignité animale. Par exemple :

   - Toutes les mesures sur l’élevage n’ont de sens que si nous interdisons l’importation de produits agricoles et de viandes qui ne respectent pas nos normes et nos valeurs !
   - L’urgence de mettre fin à l’égorgement sans étourdissement autorisé dans le cadre de l’abattage rituel. Ce n’est pas acceptable et il faut mettre en place des négociations apaisées avec les cultes pour trouver une solution alternative. Dans l’attente, j’ai déposé une proposition de loi à l’Assemblée nationale pour imposer un étiquetage sur la traçabilité de la viande, afin que les consommateurs connaissent les conditions d’élevage, de transports et d’abattage. Je regrette que les députés n’aient pas jugé ma proposition de loi suffisamment importante pour la soumettre au vote.
   - Il faudrait renforcer les sanctions contre l’abandon des animaux et interdire à vie de détenir un animal en cas d’abandon. Il faut également soutenir les refuges souvent saturés, et les bénévoles qui ne comptent pas leurs heures pour prendre soin des animaux qui n’ont pas eu de chance.



Les Français attendent des politiques qu’ils répondent à leurs aspirations. Nul doute que le bien-être animal est un sujet qui concentre beaucoup de leurs attentes, je les partage. Soyons à la hauteur, pour que la France devienne le fer de lance du bien-être animal, en Europe et dans le monde.

10 07 2020

Pour assurer la paix autour de la Méditerranée la France doit se faire enfin respecter face à Erdogan

Selon l’Opinion, la France a informé nos alliés de l’OTAN et le secrétaire général Jens Stoltenberg que notre Marine Nationale suspendait sa participation à l’opération commune « Sea Guardian » qui, entre autres tâches, veille à la sécurité des eaux méditerranéennes, en particulier face à la guerre civile en Libye.

Enfin ! Le gouvernement français réagit concrètement face aux agissements belliqueux, intolérables et répétés de la Turquie qui n’a pas hésité à provoquer un grave incident naval, le 10 juin, entre la frégate française Courbet et la frégate turque Oruçreis. Hélas, l’OTAN sombre une fois encore dans l’hypocrisie et la lâcheté en ménageant la Turquie au détriment de la France.

En choisissant de fait de soutenir un acte agressif de la Turquie contre la France, les pseudos « alliés » de l’OTAN montrent qu’ils cèdent systématiquement à tous les caprices d’Erdogan et de sa tyrannie islamiste alors qu’il est désormais évident que ce régime agit non seulement contre la France mais aussi contre la paix en Méditerranée et en Europe.

Après avoir tergiversé pendant des mois, Emmanuel Macron a publiquement reconnu les atteintes de M. Erdogan à nos intérêts vitaux que je dénonçais depuis le début. Le Président de la République a décrit par le menu la « responsabilité historique et criminelle de la Turquie, qui prétend être membre de l’Otan », tout en agissant contre nous dans les faits.

Après avoir soutenu les terroristes islamistes en Syrie et attaqué nos courageux alliés laïcs kurdes dans l’indifférence des gouvernements occidentaux, M. Erdogan envoie désormais ses milices islamistes en Libye, et fournit massivement des armes clandestines tout en déployant sa flotte. Au mépris des efforts diplomatiques de l’ONU et du moratoire sur la vente d’armes aux belligérants de la guerre civile, M. Erdogan soutient le gouvernement de Tripoli et les groupes islamistes qui portent à bout de bras ce régime corrompu.

M. Erdogan est passé maître dans des politiques alliant la défense des intérêts stratégiques turcs et de l’extension de l’islamisme proche des « frères musulmans » qui ont failli prendre le contrôle du Moyen Orient après le « Printemps Arabe », en particulier en Egypte, en Syrie et en Tunisie.

Depuis le renversement irresponsable du régime par l’OTAN en 2011, la Libye est en guerre civile permanente. Pour simplifier les choses, le régime installé à Tripoli et reconnu par l’ONU sous l’influence des Etats-Unis et des membres de l’OTAN a toujours été soupçonné à la botte des islamistes. Le soutien actif de la Turquie d’Erdogan à ce régime fantoche a démontré que l’influence islamiste état bel et bien réelle. En face, le régime du Maréchal Haftar est soutenu par l’Egypte, les Emirats-Arabes-Unis et la Russie. S’il est loin d’être parfait, ce régime lutte avant tout contre l’influence des Frères musulmans et des islamistes.

En échange de la fourniture d’armes, du soutien des milices et du gouvernement turc, Erdogan a obtenu de Tripoli des concessions scandaleuses et illégales pour exploiter de potentiels gisements d’hydrocarbures au large des côtes libyennes, dans des zones revendiquées par nos amis grecs et chypriotes. Cet acte est à l’image d’un régime turc qui, rappelons-le, occupe militairement 40% du territoire de Chypre depuis 1974 tout en prétendant vouloir devenir un membre de l’Union Européenne !

Erdogan souhaite élargir son influence. Après la Libye, il cherchera à déstabiliser la Tunisie voisine et ainsi de suite. Néanmoins, on ne peut croire qu’Erdogan soit autre chose qu’un monstre froid et réaliste. Il sait bien que son pays n’a pas les moyens militaires et financiers de se payer un nouvel Empire.

Ainsi, le véritable objectif d’Erdogan est ailleurs : il veut tout simplement amplifier son emprise sur l’Europe et les moyens de chantage que ses atouts lui donnent contre des dirigeants européens aussi faibles qu’à la conférence de Munich qui avait tout cédé à Hitler par peur de la guerre. Plus Erdogan effraie les dirigeants européens, plus ces dirigeants européens le paieront. Il ne s’agit ni plus ni moins que le versement de « tributs », forme de rançon que les conquérants exigeaient des peuples fainéants pour ne pas les envahir… jusqu’au jour où l’invasion finissait quand même par arriver !

En entretenant la guerre civile en Syrie et l’Etat Islamique tout en contrôlant l’immense route migratoire de l’Orient vers l’Europe, Erdogan a obtenu un moyen de pression vital sur les pays européens. En prenant le contrôle de facto sur les eaux et le territoire libyens, il cherche à contrôler la deuxième voie principale, celle menant les migrants d’Afrique vers l’Italie.

Pourquoi M. Erdogan arrêterait-il une politique qui, jusqu’à présent, lui a apporté tout ce qu’il voulait ? La Turquie avait misé sur la lâcheté des gouvernements européens et elle avait malheureusement raison. Face au chantage migratoire et au terrorisme islamique, les pays européens ont attribué des milliards d’euros de subventions à la Turquie, ont poursuivi le libre-échange et le tourisme de masse tout en allégeant les politiques de visa pour les ressortissants turcs !

Le comportement des pays européens est d’autant plus intolérable que M. Erdogan a démontré qu’on ne pouvait avoir aucune confiance en lui. Ainsi, pour s’assurer de la passivité de l’Union Européenne pendant que l’armée turque massacrait nos alliés kurdes pour soutenir les terroristes syriens, M. Erdogan a ouvert les frontières de la Turquie avec l’Europe face à la Grèce qui, une fois encore, a fait face avec courage à la soumission des autres gouvernements européens. Non seulement la Turquie laissait passer les migrants vers l’Europe, mais elle organisait leurs déplacements !

La cause profonde de cette soumission réside dans l’éternelle paranoïa des membres de l’OTAN envers la Russie. Obsédés par la Russie présentée en permanence comme le diable incarné, les Etats-Unis et ses alliés de l’OTAN sont prêts à toutes les compromissions, y compris les plus suicidaires. Erdogan joue ainsi un double-jeu permanent, obtenant tout ce qu’il veut des Américains, de l’Allemagne et pendant trop longtemps, de la France. Depuis quelques mois, Emmanuel Macron semble s’être réveillé devant ce désastre sans beaucoup de conséquences autres que verbales. Mais c’est peut-être un début !

Il est grand temps d’ouvrir des discussions de fond avec la Russie qui n’a aucun intérêt à épuiser ses ressources dans une politique impérialiste. Contrairement à ce que raconte la propagande du système à longueur de journée, Debout la France a parfaitement conscience que la Russie défend ses seuls intérêts. En revanche, il est évident que la France et la Russie peuvent avoir des intérêts communs, en particulier la lutte contre l’islamisme et le retour de la paix au Proche et Moyen-Orient. Faut-il rappeler que ce sont les guerres occidentales en Irak, Syrie et Libye qui ont causé le chaos actuel et non l’intervention russe face à DAESH !

Les Français et les Françaises n’étaient pas dupes des mensonges de l’OTAN pour envahir l’Irak et savent très bien ce qu’il s’est passé dans la région depuis 20 ans… Une chose est sûre : des relations pacifiées avec la Russie priveront le tyran Erdogan de son principal atout stratégique.

Deuxième évidence, il est grand temps que la France rappelle que nous sommes une grande puissance et que la Turquie n’est qu’une baudruche gonflée aux subventions et au commerce européens. Il est invraisemblable qu’Erdogan ait réussi à faire croire que c’était l’Europe qui était dépendante de la Turquie et non l’inverse ! Le budget de la défense turque est de 18 milliards d’euros contre 50 milliards pour la France.

L’Union Européenne a versé près de 10 milliards d’euros à la Turquie depuis 2014, dont au moins 2 milliards ont été apportés par les impôts des Français ! 50% des exportations turques dépendent des consommateurs européens et la Turquie jouissait d’un excédent commercial de 2 milliards d’euros en France en 2018. Or la Turquie souffre d’un lourd déficit commercial structurel qui rend d’autant plus sensible sa dépendance envers la France et l’Europe… Sans parler des 24 milliards d’euros de recettes touristiques dont dépend la Turquie. Sans l’Europe, la prospérité économique turque s’effondrera et le peuple turc renverra Erdogan à la poubelle de l’Histoire. Rappelons d’ailleurs que la popularité d’Erdogan dans son propre pays ne tient plus qu’à un fil. Son régime tient plus de la tyrannie que de la démocratie.

Aussi, Debout la France demande qu’Emmanuel Macron cesse de payer un centime à l’Union Européenne tant que les subventions, prêts et autres aides financières versés la Turquie ne sont pas suspendus. Nous exigeons aussi la suspension des facilités commerciales avec la Turquie et un véritable embargo ainsi, évidemment, que le rétablissement de visas aux conditions strictes pour les ressortissants turcs en Europe. Enfin, les pays européens doivent envoyer nos armées et nos flottes à la frontière turque pour remettre M. Erdogan à sa place.

La France et l’Europe ne peuvent plus tolérer de financer un régime turc qui nous insulte en permanence, nous menace et occupe militairement nos amis chypriotes.

Enfin, cette crise est un moment de vérité pour l’OTAN et le couple franco-allemand. En 2007, je me suis opposé de toutes mes forces à la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN qu’avait quitté le Général de Gaulle. Le système nous promettait alors plus d’influence… on voit le brillant résultat de cette soumission aux intérêts américains.

Si l’OTAN n’est même pas capable de défendre la France et ses alliés européens contre les agressions permanentes de la Turquie, alors la France n’a plus rien à y faire ! En 1952, c’était la Turquie kémaliste, championne de la laïcité qui rejoignait l’OTAN. Aujourd’hui, la Turquie est dans les mains d’un régime islamiste impérialiste qui rêve de rétablir l’Empire Ottoman et une nouvelle forme de califat méditerranéen !

Quant à l’Allemagne, je constate une fois encore qu’elle ne défend jamais la France. Rappelons qu’en 2015, Angela Merkel avait négocié seule les subventions que l’Europe verserait à Erdogan sans se soucier de l’avis des Français. On connait les liens historiques et démographiques de l’Allemagne avec la Turquie. L’Allemagne vend-elle son âme à Erdogan car elle réalise un excédent commercial de 4 milliards d’euros en Turquie ?

La France doit mettre Angela Merkel devant ses responsabilités et exiger un soutien clair. Si Berlin préfère le califat ottoman à la République française, alors le gouvernement allemand doit nous le dire franchement…

Quand on pense qu’Emmanuel Macron s’est engagé à consulter l’Allemagne pour définir la position de la France à l’ONU et partager dans l’esprit notre siège permanent au Conseil de Sécurité, on réalise à quel point nos dirigeants vivent dans un monde parallèle pendant que nos voisins font de la Realpolitik.

La soumission et la faiblesse des dirigeants européens envers la Turquie ne peut mener que vers une catastrophe militaire et humanitaire. La Turquie multipliera les agressions et les hostilités envers la France et ses alliés tant qu’on ne mettra pas un coup d’arrêt violent à ce nouvel impérialisme islamiste. Assez de lâcheté, il faut agir avant qu’il ne soit trop tard pour sauver la paix.

Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La France, Député de l'Essonne.

Depuis son arrivée à l’Elysée, Emmanuel Macron n’a cessé de parler « d’urgence écologique » mais n’a jamais pris des actes en conséquence.

Pire, il a manipulé l’écologie pour imposer des taxes, réduit les aides à l’isolation des logements et poursuivi une politique mondialiste anti-climat avec la signature de plusieurs traités de libre-échange avec le Canada (CETA), le Mexique, le Viet Nam, etc.

Face aux membres de la Convention citoyenne, il a simulé un virage à 180 degrés mais en réalité, il continue à gagner du temps pour ne rien faire !

Les vraies décisions urgentes sont renvoyées à de nouveaux comités et autres palabres alors qu’il existe un consensus politique très large en France pour agir à la fois pour l’environnement, la relocalisation industrielle, une agriculture de proximité, la justice sociale et la dignité animale.

En réalité, Emmanuel Macron parle beaucoup mais ne fait rien car ces consensus de bon sens gênent de gros intérêts financiers et des lobbies contraires à l’intérêt général.

La seule promesse concrète semble être la modification de la Constitution et la création de « l’écocide ». En 2005, Jacques Chirac a intégré la Charte de l’Environnement dans la Constitution, cela n’a rien changé sans action concrète !

Seule la volonté populaire peut donner la force d’agir ! Aussi, Debout la France exige un référendum immédiat sur les 10 sujets suivants qui ont été largement débattus depuis des décennies :

1/ La suspension des accords de libre-échange déloyaux et anti-écologiques comme le CETA ainsi que l’instauration d’une taxe carbone aux frontières européennes.

2/ Une grande politique d’isolation des logements et le changement des chauffages polluants. Le coût des travaux sera financé par les économies d’énergie réalisées et un grand plan de formation permettra de lutter contre le chômage, ce plan impliquant la fin des travailleurs détachés.

3/ La relocalisation d’une industrie respectueuse de l’environnement via un fonds de soutien de 2 milliards d’euros par an, comme vient de la faire le Japon mais aussi l’attribution prioritaire des marchés publics à la production locale et aux emplois en France.

4/ La promotion du recyclage, de la réparation des biens et de l’économie circulaire pour mettre fin à tous ces objets importés qui ne durent que quelques années, coûtent cher aux ménages et multiplient les déchets polluants.

5/ La priorité donnée à l’agriculture durable et bio, en baissant la TVA sur l’alimentation saine de proximité et grâce à un plan d’autonomie alimentaire française, y compris la fin des importations de soja qui tue la forêt amazonienne.

6/ Mettre la santé et le bien-être au cœur de notre société. Abandonner les projets couteux inutiles au profit de l’équilibre du territoire. Par exemple, pourquoi dépenser des milliards d’euros dans Linky ou encore la 5G sans les études de précaution, alors que tant de territoires ruraux sont encore des zones blanches sans réseau mobile ni internet rapide ?

7/ Défendre la dignité animale, pilier d’un vrai humanisme avec la fin des traitements cruels et une aide à toutes les associations de terrain utiles à l’intérêt général.

8/ Un grand plan de développement du transport de marchandises par le train mais aussi le développement massif du transport électrique et de l’hydrogène. Par exemple, la centrale de Fessenheim pourrait devenir la 1ère usine de production d’hydrogène 100% durable.

9/ Le redéploiement de l’argent public dans des priorités utiles aux Français. Par exemple, les 24 milliards d’euros prévus pour les éoliennes en mer dont les riverains ne veulent pas permettraient de remplacer l’intégralité des chaudières à fioul très polluantes et couteuses pour les familles concernées.

10/ La fin de la concentration des emplois, des services publics et des richesses dans quelques métropoles. Il faut favoriser les petites et moyennes villes pour dynamiser les terroirs qui sont la richesse de notre pays et permettra aux habitants de mieux vivre.

Cette liste n’est pas exhaustive et DLF dispose d’un programme écologique intégral. Néanmoins, il s’agit des priorités largement consensuelles qui n’attendent que le soutien du peuple français pour contrecarrer l’inaction totale d’Emmanuel Macron, qui gagne du temps politique mais fait perdre des années précieuses à la France !

En tant que candidat à la présidentielle en 2017, j’ai assisté aux différentes manipulations qui ont entaché cette élection déterminante.

Les révélations faites par Elianne Houlette devant la Commission d’Enquête Parlementaire le 10 juin dernier puis mises en valeur hier par la presse confirment la manipulation que j’ai dénoncée depuis le début, à savoir la manipulation de la procédure judicaire pour déconsidérer la droite et ouvrir mécaniquement la route de l’Elysée à Emmanuel Macron.

Mettons d’emblée les choses au clair. Je n’ai jamais soupçonné l’existence d’un « cabinet noir » ou que les griefs contre M. Fillon étaient montés de toute pièce. Et pour cause, je n’ai aucun moyen de le savoir. En revanche, il était et il reste évident pour tout acteur de la vie publique que la procédure judicaire suivie n’était pas normale et qu’elle interférait avec l’élection au mépris de la démocratie.

Rappelons que l’élection présidentielle a été extrêmement serrée. Seules 450 000 voix ont empêché M. Fillon d’être présent au 2nd tour et M. Macron n’avait lui-même que 970 000 voix d’avance sur la seconde place. Or M. Fillon n’a réuni, selon les sondages sortis des urnes, que 56% des électeurs UDI dont beaucoup ont choisi M. Macron par rejet de l’affaire judiciaire.

Quant à ma candidature, il ne m’a manqué que quelques milliers de voix pour passer la barre des 5%. Or, contrairement aux calomnies rapportées par des officines, l’affaire Fillon a créé une mobilisation d’un électorat gaulliste hésitant entre lui et moi mais qui, tétanisé par la défaite annoncée par les sondages, a voté utile en faveur de M. Fillon.

L’élection présidentielle a donc bien été truquée et les conséquences sont gravissimes : le pouvoir d’Emmanuel Macron, déjà bien affaibli, montre une fois encore qu’il ne repose sur aucune base démocratique incontestable.

Les révélations de Mme Houlette portent bien sur les pressions subies quant à la remontée des informations au jour le jour vers le Parquet Général et la volonté de sa dirigeante Catherine Champrenault, d’accélérer la procédure. Mme Houlette fait clairement état d’une convocation durant laquelle le Parquet Général lui a demandé d’ouvrir contre son gré et dans les plus bref délais une information judiciaire contre M. Fillon.

Ces pressions sont d’autant plus flagrantes qu’après l’élection, les procédures sont devenues immédiatement bien moins urgentes. Le procès Fillon s’est finalement tenu près de trois ans plus tard. De qui se moque-t-on ?

On connaissait déjà les manipulations médiatiques de la campagne, la couverture hallucinante du ministre-candidat Macron, un temps de parole sans lien avec les règles du CSA tandis que d’autres candidats étaient censurés des débats au mépris des règles démocratiques.

Au-delà de la candidature de M. Fillon, c’est tout le débat présidentiel qui a littéralement été pourri par cette affaire. Les grandes questions-clés pour la France, les Françaises et les Français n’ont pu être traitées. Les sujets de fond étant devenus inaudibles, les terribles conséquences du programme d’Emmanuel Macron n’ont pu être combattues à la loyale. Ce n’est qu’après l’élection que nos concitoyens ont découvert la vérité, provoquant de graves crises sociales avec les Gilets Jaunes et le mouvement contre la réforme des retraites.

Pire encore, le tintamarre mis en scène sur l’affaire Fillon a permis aux nombreuses « affaires » Macron de passer inaperçues : mensonges sur les ventes d’Alstom, de Technip, de Lafarge et d’Alcatel ; accords honteux avec les concessionnaires d’autoroute et de gestion de l’aéroport de Toulouse, deux contrats sévèrement critiqués ensuite par la Cour des Comptes; disparition d’au moins 2 millions d’euros de patrimoine entre les déclarations du ministre Macron et du candidat ; donateurs illégaux et levers de dons à l’étranger… la liste n’est pas exhaustive !

Enfin, les révélations sur l’affaire Fillon confirment à quel point nos institutions sont malades et rongées par les réseaux de copinage. La dirigeante du Parquet Général est une ancienne collaboratrice de Ségolène Royal dont la nomination, selon la presse, a été décidée par François Hollande suite à un voyage aux Antilles avec son ancienne compagne. Comment peut-on tolérer de telles pratiques dans une démocratie ?

Notre République n’est ni transparente, ni démocratique. Comme M. Fillon, M. Mélenchon et son parti ont fait les frais de perquisitions à grand spectacle qui ont cherché à donner une image déplorable à son parti au lieu de débattre des sujets de fond. Ces derniers jours, Mme Le Pen a été victime de violences lors de ses déplacements sans aucune réaction des institutions. Enfin, aux Européennes, le 3ème de liste de Debout la France a été victime d’une agression au couteau orchestrée pour des raisons politiques, sans aucune réaction une fois encore de l’Etat.

En revanche, quand des manifestants font des tags sur une permanence macroniste, ce ne serait ni plus ni moins qu’un « attentat » !

Ce système du « 2 poids 2 mesures » permanent et ce clientélisme à tous les étages de la République sont intolérables.

Les révélations de Mme Houlette ne doivent pas rester sans lendemain. Il faut ouvrir un vaste débat sur l’indépendance de la justice et les contre-pouvoirs dans notre pays tout en menant un grand ménage dans les rouages de l’Etat.

16 06 2020

Je demande l’état d’urgence sécuritaire à Dijon !

Depuis près de trois jours, Dijon est le théâtre de scènes de guérillas intolérables. La France devient le terrain de jeu des trafiquants, des mafias armées, des communautarismes… cette balkanisation de la société est le résultat de décennies de laxisme judiciaire et d’immigration massive.

Avant qu’une guerre civile ne devienne inéluctable sur notre sol, nous devons tout faire pour rétablir l’ordre public et remettre la France debout face à un Etat démissionnaire qui s’est trop longtemps couché.

Par faiblesse à l’égard de la voyoucratie et complaisance à l’égard du communautarisme, le Président de la République et son Gouvernement ont laissé les zones de non-droit prospérer, les voyous impunis et la nation se diviser. Ils ont même été jusqu’à abandonner, récemment, nos forces de l’ordre face à la pression d’une minorité militante communautariste qui défie l’autorité. Emmanuel Macron qui nous promettait encore dimanche soir « l’ordre républicain » est en réalité incapable de traduire ses belles paroles en actes concrets.

Nous devons faire respecter un ordre juste dans notre pays. C’est pourquoi nous demandons au Gouvernement de prendre d’urgence des mesures de bon sens :

1/ « Fouiller et arrêter ». La mise en place d’un état d’urgence sécuritaire pour rétablir l’ordre public : lancer une opération d’envergure pour nettoyer notre territoire des armes de guerre infiltrées et démanteler les trafics, donner les moyens à nos forces de l’ordre d’intervenir pour neutraliser les voyous, etc.

2/ « Condamner ». La fin du laxisme judiciaire pour appliquer le principe de tolérance 0 : exécution systématique d’une sanction ferme pour chaque délit ou crime commis, instauration de peines-planchers pour les multirécidivistes et agresseurs de pompiers, policiers, gendarmes et soignants, réquisition des casernes désaffectées pour enfermer les voyous, etc.

3/ « Expulser ». Le contrôle strict de l’immigration pour assurer la sécurité et renforcer la cohésion nationale : expulsion systématiques des délinquants et criminels étrangers, contrôle des frontières nationales pour lutter contre l’immigration illégale et les trafics, durcissement des critères de l’asile pour n’accueillir que les vrais réfugiés, expulsion systématique des déboutés du droit d’asile et des clandestins, etc.

Debout La France demande que ces mesures d’urgence s’accompagnent plus généralement d’une augmentation drastique des effectifs et moyens de nos forces de l’ordre, d’un vaste plan de construction d’au moins 20.000 nouvelles places de prison, d’une politique migratoire raisonnée qui renoue avec le principe d’assimilation républicaine et d’une lutte implacable contre les communautarismes (notamment islamiste) qui sont en train de gangréner notre société.

La décennie à venir sera déterminante pour forger la société que nous laisserons à nos enfants. Debout La France fera tout pour que les Français fassent le choix du sursaut plutôt que se résigner au chaos.

Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout La France Député de l’Essonne

Un « Ségur de la santé » s’est ouvert hier pour que le gouvernement et les représentants des soignants hospitaliers trouvent un nouveau chemin pour l’hôpital public. Debout la France s’en félicite.

Néanmoins, certaines mesures parfaitement consensuelles auraient déjà dû faire l’objet d’engagements précis, en particulier la hausse des salaires des personnels hospitaliers très en-deçà de la moyenne de l’OCDE. Ces demandes étaient déjà consensuelles après les grèves des mois passés.

En vérité, on peut craindre que le gouvernement cherche à gagner du temps pour conditionner la revalorisation des salaires et la hausse des moyens hospitaliers. Le gouvernement sait que les soignants disposent d’un soutien massif des Français aujourd’hui. Mais que pourra faire l’opinion publique au terme des négociations le 15 juillet, au cœur de l’été ?

Cette absence de mesures fermes dès aujourd’hui inquiète car les différentes annonces d’Emmanuel Macron n’ont pas été à la hauteur des attentes ni des besoins, d’autant plus que la petite musique sur l’allongement du temps de travail hospitalier se fait entendre de plus en plus.

Il est naturellement hors de question de conditionner la hausse des salaires des soignants à l’augmentation du temps de travail. Nos soignants ne comptent pas leurs heures depuis 20 ans. La plupart des Français feraient 35H mais les soignants, dont le métier est difficile, devraient en faire plus ?

Le temps de travail n’est pas un sujet tabou mais il doit être traité à part entière et non pas comme la conséquence d’une augmentation salariale parfaitement méritée. Si les représentants des soignants trouvent le moyen d’augmenter volontairement le temps de travail avec des améliorations de salaires correspondantes, ce sera une belle nouvelle pour le service public, mais tout chantage entre la hausse des salaires et le temps de travail est inacceptable.

Déjà entre 2007 et 2012, la hausse des salaires des infirmiers avait été conditionnée à la fin de la pénibilité pour leur retraite, un procédé scandaleux et injuste.

Une fois la hausse des salaires actée, ce Ségur pourra discuter des autres bonnes mesures mises au débat, comme la collégialité des décisions, la réforme drastique du tarif à l’acte et la coopération fluide sur chaque territoire entre les établissements publics et privés.

Néanmoins, le véritable juge de paix de la réussite de ce Ségur sera la hausse durable du budget de la santé en France. La France vieillit, les technologies sont de plus en plus chères et la population augmente : il n’est pas possible de faire toujours plus avec toujours moins, bien au contraire.

Debout la France avait manifesté son inquiétude quand le Premier Ministre avait affirmé que la France reviendrait à son étiage bas de 5000 lits de réanimation alors que ce nombre, bien inférieur aux standards allemands, japonais, ou coréens, avait montré sa totale insuffisance. Il faut au contraire, doubler durablement la capacité de lits de réanimation en France sur le territoire, avec les moyens humains et les respirateurs nécessaires.

Ainsi, Debout la France maintient les propositions concrètes suivantes.

Tout d’abord, seule une bonne articulation entre l’hôpital et la médecine de ville peut nous permettre d’être efficace. La crise sanitaire de Covid-19 a d’ailleurs démontré à quel point nos autorités se sont égarées en concevant leur plan blanc sans y associer les premiers acteurs de Santé Publique, que sont les personnels soignants de nos villes et les représentants de la médecine libérale !

Il faut également des hausses de salaires substantielles, qui alignent les salaires des infirmiers, aides-soignants et toutes les professions de santé sur les standards de l’OCDE. Pour les infirmiers ou aides-soignants, il s’agit d’une augmentation moyenne immédiate de 20% qui pourrait se faire, dans un premier temps, par une prime permanente défiscalisée.

Il s’agit ensuite de hausse significative des effectifs. La France dispose en moyenne de 2 infirmiers et d’un médecin en moins pour 1000 habitants que l’Allemagne. Il faut atteindre cet objectif pour améliorer les soins mais aussi pour mettre fin aux horaires et aux conditions de travail infernaux de nos soignants. Le gouvernement a annoncé des passerelles de formation rapide que DLF a toujours soutenues. Néanmoins, seule l’amélioration des salaires déjà évoquée permettra d’une part de ramener vers le service public des professionnels qui ont changé de voie faute de reconnaissance et d’autre part, d’attirer des nouvelles générations. A ce titre, il faut d’urgence alléger les coûts des formations médicales qui empêchent des jeunes d’accomplir leur vocation de soignant.

La hausse des effectifs et des moyens permettra d’augmenter le potentiel de lits de réanimation de notre pays, qui doit tout simplement doubler pour atteindre les standards de nos partenaires comme l’Allemagne. Cela implique, au minimum, un passage de 5000 à 10 000 lits bien répartis sur le territoire. Ce doublement aura un coût de 2.5 milliards d’euros, coût qu’il est possible d’optimiser en utilisant ces lits à d’autres soins quand ils ne sont pas nécessaires pour faire face à une crise sanitaire. Là encore, le modèle allemand est riche d’enseignements.

Il faut accélérer le désendettement des hôpitaux. Le plan du gouvernement était bien trop modeste à cet égard alors que l’idée était bonne. Il faut en réalité transférer l’ensemble des dettes hospitalières vers l’Etat via une monétisation de la Banque de France puisque cette dette correspond à un service public bénéficiant à toutes les générations. Libérés de ce fardeau, les hôpitaux retrouveront des capacités d’investissements et repartiront sur de bonnes bases. Bien entendu, ce transfert devra s’accompagner d’une étude transparente sur les gestionnaires défaillants, qui devront être remplacés et au contraire, d’une valorisation des bonnes pratiques des meilleurs établissements.

Enfin, il faut rouvrir des hôpitaux de proximité pour rétablir la justice territoriale avec un réseau de soin assuré par une meilleure reconnaissance et l’intégration de la médecine de ville et des maisons de santé. La crise du Covid a montré une nouvelle fois que la médecine de ville, largement oubliée des dirigeants parisiens, n’était pas intégrée aux dispositifs sanitaires comme il se devait. Ces professionnels sont pourtant en première ligne, en particulier pour une épidémie comme le Covid 19.

Ces mesures auront un coût certain. Debout la France a toujours assumé que la modernisation du système de santé français imposait une hausse des dépenses. Le vieillissement de la population et l’arrivée des nouvelles technologies imposent de fait des coûts supplémentaires. En voulant dépenser moins en dehors de toute réalité démographique, la technocratie a tout simplement dégradé le système de soins français et mis nos soignants dans des conditions de travail impossibles. Nous maintenons que la situation impose d’assumer une hausse de 3% par an des dépenses de santé pour dégager les marges de manœuvre suffisantes et que l’ensemble de la reprise de la dette par l’Etat permettra de dégager plusieurs centaines de millions d’euros pour l’investissement.

La hausse des dépenses pourrait être compensée par une lutte active contre la fraude à la carte vitale, estimée à 14 milliards d’euros par an, la fin de l’AME pour les clandestins (1 milliard d’euros) ainsi qu’une baisse du train de vie de l’Etat.

La santé est une priorité nationale et un droit fondamental de nos concitoyens, il faut avoir le courage d’en assumer le coût tout en reconnaissant le dévouement des personnels soignants à leur juste valeur.

Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La France, Député de l'Essonne.

22 05 2020

Le Gouvernement parle mais les usines ferment

Après la catastrophe sanitaire que nous avons vécue et qui continue de nous menacer, les Françaises et les Français ne tolèrent plus les conséquences tragiques de la désindustrialisation organisée par les gouvernements successifs.

Les meilleurs médecins, infirmières et soignants ont besoin d’une industrie nationale fiable et innovante à leurs côtés pour assurer la quantité et la qualité des matériels et des médicaments. La « start-up nation » macroniste n’est pas seulement synonyme de chômage et de bas salaires, mais aussi une menace sur la vie des citoyens eux-mêmes.

Naturellement, le gouvernement a senti le vent du boulet et a rapidement adopté une rhétorique en faveur de la relocalisation des usines. Bruno Le Maire en particulier n’a pas hésité à affirmer que la désindustrialisation avait été l’une « des pires erreurs » des gouvernements passés, lui qui a participé à presque tous les gouvernements des 20 dernières années et qui a toujours soutenu les règles absurdes de l’Union Européenne ouvrant nos frontières à la concurrence déloyale, anti-sociale et anti-écologique.

Nous serions ravis si le gouvernement avait sincèrement pris conscience de ses erreurs et changé de politique. Il n’en est rien ! Les paroles trompent nos concitoyens qui doivent se fier aux actes.

Tout d’abord, le gouvernement ne fait rien pour relocaliser durablement la production de matériel médical et de médicaments. Alors que la Chine a multiplié sa production de masques par 10, le gouvernement français, au bout de trois mois, peine à doubler la production malgré les multiples initiatives de la société civile. Le Maroc réussit à produire 7 fois plus de masques par habitant que la France ! Le projet de rouvrir l’usine de masque Sperian, en Bretagne, est renvoyé en septembre alors que tous les professionnels s’accordent à dire qu’un tel site pouvait rouvrir en deux ou trois mois.

Pire encore, le gouvernement refuse d’intervenir pour sauver des usines qui ont un rôle stratégique afin d’assurer notre souveraineté sanitaire. Ainsi, DLF a demandé la nationalisation temporaire de l’usine Luxfer, seul fabriquant en France de bouteilles d’oxygène médical. Le site a été fermé par un fonds d’investissement qui cherche à détruire les machines protégées par les ouvriers. Bruno Le Maire a refusé de lever le petit doigt et s’en est remis, comme toujours, à des investisseurs étrangers…

Alors que les pénuries de médicaments sont maintenant reconnues par tous, le gouvernement a refusé toutes nos propositions pour mobiliser la Pharmacie Centrale des Armées et l’Agence des équipements et produits de la Santé, capables de produire elles-mêmes nombre de molécules mais aussi de coordonner une nouvelle production nationale, puis un plan de relocalisation. Emmanuel Macron a d’ailleurs été pris en flagrant-délit d’incompétence sur le scandale du vaccin de Sanofi, promis aux Américains dans le dos des Français.

Même quand le contribuable paie, le gouvernement est incapable de défendre les usines et emplois industriels français. Comment accepter de mobiliser 5 milliards d’euros d’argent public à Renault sous la forme de prêts alors que le Canard Enchaîné a révélé entre 5000 et 9000 emplois menacés ?

Au contraire, les PME et les entreprises intermédiaires industrielles sont comme toujours méprisées par la technocratie de Bercy et Bruno Le Maire. Le 1er fabricant de lit français, ADOVA, avec 6 sites et 1000 employés, s’est vu refusé son prêt garanti alors que l’entreprise dégage des profits après de lourds efforts de restructuration et le maintien d’un savoir-faire « fabriqué » en France.

Le bilan est encore plus accablant dans les autres secteurs industriels : ces derniers sont victimes d’un lourd silence médiatique, les lumières étant focalisées sur l’épidémie.

Arcelor Mittal poursuit ainsi le démantèlement de la sidérurgie française. Profitant de la crise sanitaire, la multinationale a fermé un 1er haut-fourneau de Fos-sur-Mer le 23 mars et veut fermer le 2nd en juin, mettant 2500 salariés et 1500 sous-traitants au chômage tout en détruisant l’outil de production de plusieurs centaines de millions d’euros. A Florange en Lorraine, le groupe a fermé définitivement la cokerie alors qu’il avait promis de maintenir l’activité jusqu’en 2022 !

General Electric a aussi profité de la crise pour poursuivre le démantèlement d’Alstom à Belfort et en France. Le groupe a osé écrire à ses 270 sous-traitants pour demander une baisse de 20% de leurs prix ! Comment ces entreprises pourraient accomplir de telles coupes ? Il s’agit d’un chantage pour préparer de nouvelles délocalisations, en particulier les activités d’entretien et d’ingénierie de haut-niveau. Les syndicats ont démontré que la direction américaine de General Electric transférait des commandes de l’usine de Belfort vers ses sites américains tout en manipulant la comptabilité pour que les sites français passent artificiellement dans le rouge et soient fermés. Le gouvernement ne fait strictement rien et pour cause, c’est Emmanuel Macron qui a vendu Alstom à General Electric !

Enfin, rien ne change au niveau européen. Pendant que le gouvernement promet la main sur le cœur de tout changer, les signatures des traités de libre-échange déloyaux continuent ! Le 12 février, l’Union Européenne a signé un traité avec le Vietnam, accord accepté par le Conseil européen le 30 mars, y compris par le gouvernement français. Le 28 avril avec le Mexique ! D’autres accords sont prévus avec la Nouvelle Zélande, l’Australie, la Bolivie, l’Angola… Bientôt l’Inde, l’Indonésie et des dizaines de pays africains. Pire encore, le traité avec les Etats-Unis a bien été relancé contre l’avis de la France !

En réalité, les belles paroles du gouvernement ne valent rien car on ne peut attendre de ceux qui ont créé les problèmes qu’ils puissent les résoudre. Ce gouvernement, comme les gouvernements précédents, n’ont pas été des victimes de la désindustrialisation, ils l’ont bel et bien organisée ! Emmanuel Macron a été responsable comme Ministre de l’Economie du plus grand nombre de pillages industriels de la 5ème République (Alstom, Technip, Lafarge, Alcatel, etc.)

En restant soumis aux traités européens actuels et aux dogmes de la mondialisation sauvage, ils démontrent chaque jour qu’ils ne veulent rien changer aux malheurs de la France. Nous devons convaincre les Françaises et les Français de nous faire confiance pour appliquer une politique de rupture avec ce système, qui recréera une industrie française souveraine pour notre pays.

Nicolas Dupont-Aignan, Député de l'Essonne, Président de Debout La France

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