Le Blog de Nicolas Dupont-Aignan - Blog NDA

Un mois après les élections européennes et quelques jours après l’annonce par la Commission européenne de la conclusion d’un accord de libre-échange controversé avec le Mercosur, Emmanuel Macron et son Gouvernement ont définitivement approuvé l’application en France du CETA, traité négocié par l’Union européenne avec le Canada.

Ces traités de libre-échange auront un impact significatif sur le quotidien des Français et l’avenir de notre planète : ils constituent tous deux une véritable menace démocratique, écologique, sanitaire et socio-économique.

A ce titre, l’hypocrisie du gouvernement et d’Emmanuel Macron n’a aucune limite. Ils épuisent les Françaises et les Français à coup de slogans écologiques et de taxes punitives, mais ils mènent une politique qui aggrave le dérèglement climatique et la pollution !

Je suis heureux que Nicolas Hulot affirme enfin sans ambiguïté que le libre-échange sauvage et la mondialisation commerciale sont la cause principale de la destruction de notre environnement et de notre modèle social. Cette positon de bon sens défendue par Debout la France depuis toujours fait de plus en plus consensus. Néanmoins, je constate que nous serions la seule famille politique à avoir le courage de mettre nos actes en accord avec nos paroles, comme toujours.

Sans doute n’avons-nous pas assez expliqué à nos concitoyens à quel point la problématique écologique était au cœur du projet de Debout la France. Il faut montrer clairement que le patriotisme économique est consubstantiel du développement durable.

1/ Une menace démocratique.

Depuis de nombreuses années la Commission de Bruxelles négocie, sous l’influence des lobbies et dans le dos des Etats, des traités de libre-échange qui engagent de force les 28 Etats-membres de l’Union européenne.

Ainsi, le CETA conclu en octobre 2016 est entré en application dans notre pays il y a près de deux ans, sans même que les autorités françaises n’aient eu leur mot à dire. Pendant la campagne présidentielle de 2017, Emmanuel Macron avait promis de « faire modifier ce texte » si son impact sur l’environnement était jugé négatif par une Commission d’experts indépendants qu’il nommerait. Malgré l’avis fortement négatif de cette Commission qui a remis son rapport le 8 septembre 2017, le Gouvernement a définitivement approuvé le CETA. Qu’importe si les Français ont été trahis. Emmanuel Macron détenant la majorité absolue au sein de l’Assemblée nationale, la ratification du CETA le 17 juillet ne sera donc qu’une simple formalité.

Egalement négocié en toute opacité par la Commission européenne, il y a fort à parier que l’application en France du traité UE-Mercosur connaîtra le même sort que le CETA, au mépris des Français.

Par-delà le processus antidémocratique de négociation et d’entrée en vigueur des traités de libre-échange qui s’imposent aux Etats, certaines clauses du CETA remettent en cause la justice telle que nous la connaissons en démocratie.

En effet, l’accord instaure le mécanisme de tribunal d’arbitrage entre investisseurs et Etats (ICS), mode de règlement extra-judicaire des conflits : plutôt que se soumettre à la sentence d’un juge, les multinationales pourront recourir à des « tribunaux privés » afin d’attaquer des Etats qui oseraient défendre leurs intérêts en ne respectant pas le dogme libéral. Fin 2017, le CIRDI révélait que dans 61% des cas, les groupes privés gagnent au détriment des pouvoirs publics, de l’intérêt général, de la souveraineté nationale. La privatisation de la justice conduit donc généralement à infliger des amendes à l’Etat… aux frais du contribuable !

La démocratie ne devrait-elle pas primer sur les intérêts économiques et financiers des multinationales ? La démocratie ne devrait-elle pas s’imposer à l’idéologie ultra-libérale et mondialiste qui profite aux multinationales, plutôt que s’y soumettre ? Sur la forme comme sur le fond, les traités de libre-échange négociés par l’UE avec le Canada et le Mercosur incarnent donc le recul progressif de notre démocratie au profit de l’argent roi.

2/ Une menace écologique.

L’urgence écologique implique que nous luttions en priorité contre les émissions de gaz à effet de serre qui provoquent le réchauffement de notre planète. Derrière les belles déclarations écologiques d’Emmanuel Macron, du Gouvernement français et des dirigeants européens se cache la réalité des actes : ils multiplient les atteintes à l’environnement et augmentent les émissions de gaz à effet de serre.

En effet, les traités de libre-échange conclus par l’Union européenne avec le Canada et le Mercosur ont essentiellement vocation à accroître massivement les échanges commerciaux avec l’Europe : ils intensifieront donc les flux transatlantiques de marchandises avec le Canada et le Mercosur respectivement situés à plus de 6000 km et 10.000 km de l’Europe, au mépris de lourdes conséquences comme la pollution de l’air et de la mer, la disparition de la biodiversité dans les fonds marins, etc.

Alors que le récent rapport du Haut Conseil pour le Climat confirme que les émissions nettes importées représentent 60% de nos émissions nationales de gaz à effet de serre (en 2015), il conviendrait de privilégier la production nationale et locale pour réduire drastiquement l’impact de l’activité humaine sur le réchauffement climatique. Pourtant, les traités de libre-échange avec le Canada et le Mercosur s’opposent directement au développement des circuits courts : d’une part car ils privilégient des circuits très longs, d’autre part car ces derniers représentent une concurrence déloyale par rapport aux circuits courts en matière quantitative et qualitative (normes environnementales, sanitaires, sociales, etc.).

En plus de ne pas respecter les engagements de l’accord de Paris sur le climat, les pays du Mercosur contribuent activement à la déforestation de notre planète (Amazonie) et appliquent des normes environnementales en deçà de nos exigences qui se répercutent sur la qualité des produits et qui inonderont le marché européen.

Les pays du Sud ont raison de dire que les pays occidentaux, en particulier l’Europe, ont sacrifié leurs forêts primaires pour assurer leur développement économique massif. Néanmoins, c’est justement parce que nous tirons des leçons de nos erreurs passées que nous ne voulons pas les réitérer. Pour sauver l’Amazonie et l’ensemble des forêts primaires du sud, il est essentiel d’offrir un autre espoir à nos partenaires que des accords de libre-échange, basé sur des produits basiques que nous pouvons fabriquer à proximité des consommateurs. Les pays européens devraient plutôt proposer des plans de co-développement (coopération scientifique, partage de certains brevets, investissements durables, etc) pour que les membres du Mercosur offrent un meilleur avenir à leurs habitants tout en préservant leurs richesses naturelles exceptionnelles.

Cela fait des décennies que les pays européens, dont la France, n’ont pas une politique de co-développement et de coopération à la hauteur de leurs promesses. Comment s’étonner alors que les gouvernements des pays du Sud ne nous fassent pas confiance ? Nous devons complètement changer nos relations internationales si nous voulons sauver la planète de la prédation.

N’oublions pas non plus le sort indigne réservé aux peuples premiers amérindiens par certains gouvernements du Mercosur, en particulier le Brésil. Chassées de leurs propres terres, interdites de vivre selon leurs traditions, menacées physiquement par de véritables mafias, ces tribus doivent être protégées par la communauté internationale et en particulier la France. En tant que gaullistes, la dignité de tous les peuples, puissants ou humbles, est au cœur de notre idéal humaniste. Jacques Chirac a longtemps honoré ce combat.

Ainsi, les traités de libre-échange négociés par l’Union européenne et approuvés par nos dirigeants sont directement complices d’accroître la crise écologique et d’accélérer le réchauffement climatique de notre planète.

3/ Une menace sanitaire et un mépris de la dignité animale.

En plus d’avoir un impact nocif sur l’environnement, les traités de libre-échange avec le Canada et le Mercosur constituent une menace pour la santé des consommateurs européens et le traitement des animaux.

Un an après l’entrée en vigueur du CETA imposée par l’Union européenne, un article de RTL écrit par Virginie Garin révélait que la France laissait encore entrer depuis le Canada du colza OGM sans indication sur l’étiquette malgré l’obligation en Europe, du saumon transgénique malgré son interdiction en Europe, ou encore 42 pesticides toxiques interdits dans notre pays mais autorisés au Canada.

De même, la Commission d’experts indépendants mise en place par Emmanuel Macron a déclaré que le CETA est « muet sur les questions de bien-être animal, de l’alimentation animale (farines animales ou non ?), et de l’administration d’antibiotiques comme activateurs de croissance ». Le rapport déplore également l’absence de nombreux contrôles des importations pour éviter que des viandes vendues en Europe n’aient été élevées avec des hormones de croissance ou ne soient contaminées.

Les producteurs du Mercosur appliquent des normes environnementales, sociales et sanitaires extrêmement faibles qui inonderont le marché européen de produits de mauvaise qualité : antibiotiques utilisés comme hormones de croissance, usage de produits phytosanitaires interdits en Europe, élevages industriels massifs bien loin de l’élevage paysan français, etc. On se souvient en France, le refus quasi-unanime des fermes-usines comme la « ferme des 1000 vaches » : en Amérique, des élevages monstrueux de 10.000 bêtes sont la norme et non l’exception !

Même si d’importants progrès restent à faire, l’élevage français est l’un des plus respectueux de la dignité animale. Tous les acteurs des filières s’accordent pour favoriser davantage encore le respect des animaux, notamment en améliorant considérablement les conditions d’abattage et en mettant fin à des pratiques cruelles. Comment tolérer de pactiser avec le pire de l’agrobusiness mondial en Amérique du Nord et du Sud qui ne voit l’animal que comme une machine à faire du profit ?

Rappelons que l’Union Européenne peine déjà à assurer la sécurité sanitaire et la traçabilité de la viande de certains pays européens (scandales de la viande de cheval roumaine ou du bœuf avarié polonais). Comment croire une seconde que l’UE sera capable de contrôler la production au Canada et encore pire, dans les pays du Mercosur ? A ce titre, la présidente de la FNSEA Christiane Lambert, indiquait le 5 juillet sur RMC que seuls 10% du cheptel brésilien étaient tracés et identifiés contre 100% des animaux élevés en France.

Le journal Le Monde a également révélé le même jour que 1600 tonnes de poulet contaminé à la salmonelle autorisées à l’exportation au Brésil avaient été arrêtées à la frontière britannique et renvoyées à destination. Voilà le sérieux des « contrôles » brésiliens !

En acceptant l’application du CETA et de l’accord avec le Mercosur, la France va nécessairement importer des produits qui ne pourraient pas être légalement produits ni consommés sur son sol à cause de leur dangerosité. Nous assistons une fois de plus au recul de la dignité et de la protection de l’Homme, au profit d’une société de consommation déshumanisée et profondément anarchique.

4/ Une menace économique et sociale.

Le principe même d’un accord de libre-échange repose sur la suppression des droits de douanes.

Ainsi, le CETA lève près de 98% des droits de douanes entre l’UE et le Canada. Bien que les échanges soient facilités dans la quasi-totalité des secteurs de biens et de services, ce sont essentiellement nos éleveurs et agriculteurs qui se retrouvent pénalisés par l’accord. En effet, ils se retrouvent en concurrence avec les filières notamment laitière, bovine (de 4.161 à 45.840 tonnes/an) et porcine (de 5549 à 75.000 tonnes/an) qui s’insèrent progressivement dans le marché européen et le satureront à terme ; de plus, seules 12% des 1349 indications géographiques européennes sont reconnues et donc protégées par l’accord. Quant à l’accès aux marchés publics canadiens, il passera de 10 à 30% pour les entreprises européennes alors que 90% des marchés publics européens sont déjà ouverts aux entreprises canadiennes : il s’agit d’un déséquilibre inadmissible.

De même, le traité UE-Mercosur va lever près de 92% des taxes sur les produits latino-américains importés au sein de l’UE : en facilitant plus encore que le CETA l’accès à son marché dans des secteurs européens en difficulté, particulièrement en France (bovin, volaille, sucre…), l’Union européenne met en péril notre économie notamment nos éleveurs et agriculteurs. Chaque année, ce sont ainsi 99.000 tonnes de bœufs, 100.000 tonnes de volailles et 180.000 tonnes de sucre qui inonderont notre marché, s’ajoutant aux quotas récemment offerts par l’UE au Canada (CETA) ou encore au Japon (JEFTA). Nos exploitations familiales et à taille humaine seront confrontées à une véritable concurrence déloyale, notamment face aux « usines à viande » latino-américaines dans le secteur bovin.

La propagande du Gouvernement essaie de faire croire que ces quotas sont minimes par rapport aux productions françaises et européennes. Quelle mauvaise foi ! En effet, la consommation de viande en Europe n’augmente plus et la production est suffisante. Ainsi, toute importation supplémentaire au rabais créera une surproduction qui fera encore baisser des prix qui ne permettent déjà pas à nos paysans de vivre décemment de leur travail !

Pire, certaines données mises en avant sont mensongères. Ainsi, le Gouvernement et l’Union européenne prétendent que l’importation supplémentaire de 180.000 tonnes de sucre et 650.000 tonnes d’éthanol ne créera aucun problème. En réalité, ces montants reviennent à doubler les importations actuelles et représentent la production de 7 sucreries européennes, alors même que deux établissements ont déjà fermé en France cette année suite à la politique absurde de fin des quotas sucriers menée par la Commission de Bruxelles.

Par ailleurs, le traité avec le Mercosur est totalement déséquilibré. L’Union européenne a fait le choix de privilégier l’exportation des services dans les Etats du Mercosur, sacrifiant son secteur agricole dont la France est leader. Notre pays se soumet à un accord « européen » qui institutionnalise une concurrence déloyale farouche avec le Mercosur et ne profitera en Europe qu’à l’Allemagne. En effet, bien que 91% des taxes soient levées sur les produits européens exportés dans les pays du Mercosur, les clauses commerciales concernent en priorité l’automobile allemande, les machines industrielles allemandes, et la chimie allemande ! Les quelques avantages en faveur de la France se résument essentiellement à des volets consacrés au domaine pharmaceutique et au secteur viticole, de même qu’au maintien de protections déjà existantes comme des appellations d’origine contrôlée : à l’instar du CETA, il y a fort à parier que toutes nos AOC ne seront pas protégées par l’accord…

Qu’il s’agisse du traité avec le Canada et surtout de celui avec le Mercosur, il est inacceptable d’importer massivement des biens dont les normes de production sont en totale contradiction avec les efforts imposés aux producteurs français en termes d’exigences sociales, sanitaires et environnementales !

Le modèle social et économique que nous offre l’Union européenne repose sur la loi du plus fort, la concurrence sauvage et la précarisation des populations. Est-ce donc cela, le progressisme dont se targue tant Emmanuel Macron ?

Fondamentalement anti-démocratiques, le CETA et l’accord UE-Mercosur menacent notre économie et surtout la santé des consommateurs européens. Ils portent manifestement atteinte à notre environnement et contribuent activement à l’accélération du réchauffement climatique. En réalité, ces traités incarnent l’inverse des promesses affichées par nos dirigeants français et européens : ils renforcent même les menaces globales qui constituent les grands défis du 21ème siècle.

21 06 2019

Quand les GAFAM remplacent l’Etat et la démocratie !

Que l’on vive à Limoges, Buenos Aires ou Jaipur, ne pourrait-on pas penser que des parents iront créer un "compte web" sur un réseau social actuel ou futur pour leur bébé, à peine né (et pourquoi pas avant sa naissance !), avant même de le déclarer à l’Etat civil ?

Alors que les GAFAM concentrent les plus hauts niveaux de sécurité de stockage de leurs données et offrent un portefeuille infini de services, d’applications et bientôt de moyens de paiement souvent gratuits de prime abord, pourquoi ne deviendraient-ils pas naturellement le moyen unifié d’authentification des nouveaux « citoyens du monde » ?

Au final, a quoi servirait l’officier d’Etat civil si Facebook, Google ou toute autre multinationale semblent tout offrir à ses utilisateurs ?

Allons plus loin.

Pourquoi pour une inscription dans un établissement scolaire, une crèche, obtenir le droit de voyager, le fait d’ouvrir un compte bancaire, ces acteurs ne demanderaient pas seulement une signature électronique à juste titre vérifiée par un réseau social plutôt qu’une pièce d’identité émise par un Etat ?

Cédric O, secrétaire d’état chargé du numérique, le dénonçait bien dans son allocution du 28 mai dernier à l’Assemblée Nationale à propos de la future identité numérique : Si la puissance publique ne s’en charge pas ce sont d’autres, notamment les GAFA qui l’imposeront par l’usage. Un moyen également d’éviter, dit-il, la "dérive orwélienne".

Force est de constater pour une fois que le gouvernement semble prendre la mesure des défis que nos démocraties affrontent. Mais que prend-il comme mesures ?

En effet, derrière les apparences séduisantes des promesses des GAFAM se trouve la triste réalité du pillage des données personnelles et de la privatisation de l’identité des citoyens. Au fur et à mesure des avancées techniques et des oligopoles exercés de facto par quelques multinationales, les GAFAM ont pris un contrôle démesuré sur nos vies et veulent maintenant s’attaquer au cœur même de notre démocratie : la citoyenneté et la nationalité.

La stratégie commerciale des GAFAM, sous couvert d'une gratuité apparente et factuelle pour le grand public, est d'être un portefeuille de services dits de back-office. Ces fonctionnalités unitaires deviennent incontournables pour ses clients que sont les grands groupes et les myriades de startup aliénées par ce système dont il est quelque part l'agrégateur et l'émulateur. Engrangeant ainsi des bénéfices énormes, la recherche théorique sur l'IA est ainsi financée pour que ces sociétés aient le monopole absolu de ce nouvel eldorado commercial.

Si les GAFAM contrôlent votre vie, qui contrôlera les GAFAM ? C’est bien le principe même de la démocratie qui est en cause. Bien sûr, les anarchistes avaient alerté quant à l’emprise de l’Etat national sur les libertés individuelles. Mais ces empiétements étaient organisés et garantis par la démocratie, à savoir que le pouvoir exercé par l’Etat était librement consenti par les citoyens réunis en communauté nationale. Quand un gouvernement démocratique outrepasse ou trahit son mandat, il est remplacé par le vote des citoyens mécontents. Quand nous serons mécontents de Facebook, qui remplacera son PDG ? Sûrement pas les citoyens français pris au piège des promesses de la multinationale ! Quand les GAFAM collecteront et contrôleront nos votes électroniques pour un tiers, son client (un Etat, l'UE), quels recours aurons-nous ? Durant la campagne européenne de 2019, nous avons tenté avec notre liste et notamment notre n°2 Stéphanie Gibaud, lanceuse d’alerte dans l’affaire UBS, de sensibiliser l’opinion pour mettre fin à l’impunité des GAFAM qui va de pair avec leur expansion sans limite ! En vain.

Nous pouvons déjà constater l’emprise des GAFAM sur le commerce. Des méta-moteurs comme GOOGLE SHOPPING ou AMAZON vous permettent de faire tous vos achats et d’avoir accès à un large panel d’offres des services… Ils tentent déjà par tous les moyens d’échapper aux règles démocratiques d’imposition et de taxation.

Si vous avez une entreprise qui utilise des services logiciels de MICROSOFT, par exemple, de domiciliation comme REGUS, de réseau social professionnel comme Linked-In, vous vous rendez compte que cette facturation se fait d’ores et déjà à l’étranger, en particulier dans les parasites fiscaux que sont le Luxembourg, l’Irlande et Jersey.

Quand vous payez sur AMAZON avec votre compte Paypal … est-ce vraiment des euros qui sont manipulés ou juste une compensation d’une monnaie immatérielle, innommée, universalisée propriétaire de la plateforme ?

FACEBOOK va lancer sa monnaie, la LIBRA. Fort de ses plus de 2 milliards d’inscrits actifs (35 millions en France, mars 2019), Facebook tente d’usurper le pouvoir central des Etats depuis l’Antiquité : celui de battre monnaie comme garant des relations sociales des personnes soumises à son autorité.

L’alliance du réseau Facebook, des transactions sécurisées que permet sa plateforme et de la connaissance intime des profils des utilisateurs peut être redoutable. Facebook peut s’imposer comme un intermédiaire incontournable des biens et services, avoir des services bancaires entièrement en ligne, avec son IA et une connaissance de votre intimité pour vous "ranker", c’est-à-dire vous classer… pour faire des prêts à la consommation avec une monnaie dans un environnement entièrement clos (opaque même) et extra-étatique, c’est-à-dire potentiellement en dehors de tout Etat de droit.

Les méthodes de prise de pouvoir des GAFAM sur nos vies pour contourner les Etats démocratiques dépassés par les événements sont maintenant claires : il faut enfin y mettre un terme car les GAFAM deviennent tout simplement trop puissants dans les mains d’une oligarchie au sens propre du terme, qui répond non pas aux règles de la démocratie mais du profit des actionnaires et/ou des ambitions des dirigeants/fondateurs/actionnaires.

Les démocraties ont su coopérer entre elles pour réguler, tant bien que mal, la finance, le commerce et imposer des règles communes aux multinationales, par exemple des normes sanitaires. Il est grand temps que la coopération des démocraties s’élargisse à la régulation numérique. L’Etat et les institutions doivent se battre pour réaffirmer leurs prérogatives et leur souveraineté sur la monnaie, l’imposition et la garantie de toutes les libertés de leurs citoyens.

La création de GAFAM européens a été la grande absente du débat des élections européennes ; c’est criminel et irresponsable compte tenu des enjeux sur ce qui constitue l’identité même de l’Europe : la démocratie, les libertés individuelles et nos valeurs humanistes qui doivent dominer les lois du marché.



Nicolas Dupont-Aignan

Le Gouvernement aura attendu que les élections européennes soient passées avant de présenter sa réforme de l’assurance-chômage qui s’attaque aux chômeurs plutôt que de s’attaquer aux causes du chômage, et ce, au mépris de tout accord avec les syndicats.

Les objectifs de la réforme de l’assurance-chômage du Gouvernement cherchent encore à punir les Françaises et les Français qui traversent des difficultés au lieu de résoudre les vrais problèmes, à savoir le chômage lui-même et les fraudeurs qui abusent du système.

Bien sûr, notre système a besoin d’économies et d’incitations à reprendre un travail pour ceux qui le peuvent. C’est d’ailleurs pour cette raison que Debout la France propose le « Travail Universel » à savoir l'obligation que tout bénéficiaire des aides sociales, dont le chômage, consacre 1 jour par semaine à la collectivité.

Cependant, la France compte près de 2.5 millions de chômeurs, dont 990 000 chômeurs de longue durée, pour seulement 200 000 emplois vacants selon la Dares. Autrement dit, si tous les emplois disponibles en France étaient occupés, il resterait 2.3 millions de chômeurs.

Ainsi, il ne faut pas inverser les responsabilités politiques ! La grande majorité des chômeurs subissent une politique économique absurde et ne peuvent pas inventer des emplois qui n’existent pas.

Ce n’est pas en durcissant injustement les critères d’accès aux droits du chômage ni en baissant les indemnités des chômeurs par une révision des modalités de calcul ou encore en instaurant une dégressivité pour les cadres, que les demandeurs d’emploi de bonne foi retrouveront un travail !

De plus, le Gouvernement n’apporte pas de solution efficace à la précarisation progressive du marché du travail. Cette précarisation se traduit notamment par la multiplication des contrats courts alors même que près de 70% des embauches correspondent à des contrats de moins d’un mois. Bien qu’Emmanuel Macron a promis durant sa campagne présidentielle qu’il instaurerait un système de bonus-malus pour pénaliser les entreprises qui ont abusivement recours aux contrats courts, nous pouvons déplorer que le dispositif mis en place à partir de 2020 ne se cantonne qu’à sept secteurs d’activité et qu’il exclue certains domaines parmi les plus concernés comme ceux du bâtiment, de la santé ou encore de l’audiovisuel. Par ailleurs, l’instauration d’une contribution de 10€ par CDD d’usage est symboliquement positive mais ne changera concrètement pas grand chose.

Enfin, si certains dispositifs de formation et d’accompagnement peuvent aller dans le bon sens notamment afin de palier les quelques 200.000 emplois inoccupés et d’adapter les compétences aux métiers nouveaux, ils restent insuffisants face au chômage de masse qui persiste dans notre pays, notamment chez les seniors.

En vérité, cette réforme n’est pas à la hauteur des mutations de notre modèle économique ni des évolutions du marché du travail qui en découlent. Le meilleur moyen de réaliser des économies et de réduire le chômage ne repose ni sur des mesurettes technocratiques ni sur quelques coupes budgétaires, mais bien sur une vision ambitieuse permettant de créer de l’emploi.

Or, le véritable levier de création d’emploi consiste créer de la richesse en menant une politique de relance de la croissance dont voici les axes majeurs proposés par Debout La France :

- Patriotisme économique et concurrence loyale: la France doit se défendre dans la mondialisation et abroger la directive « travailleurs détachés » (qui permet à des centaines de milliers de travailleurs européens low-cost d’occuper 600.000 contrats sur notre sol sans payer les charges sociales françaises).

- Un choc fiscal de bon sens : l’exécutif doit mettre fin au matraquage fiscal des ménages, rétablir la justice fiscale entre les multinationales et les TPE/PME, et accorder des bonus fiscaux aux entreprises qui produisent, investissent et embauchent sur notre territoire.

- Une commande publique au service de l’économie nationale : comme aux États-Unis, l’argent des contribuables doit créer des emplois en France en réservant au moins 50% des commandes publiques aux entreprises produisant dans notre pays.

- Un État stratège : l’État doit protéger ses fleurons nationaux, s’appuyer sur les forces vives du pays pour exporter à l’étranger et développer sur notre sol de grands programmes d’avenir en investissant massivement dans les infrastructures, la recherche, l’innovation et l’industrie.

Nicolas Dupont-Aignan Député de l’Essonne Président de Debout La France

Gerbert Rambaud Avocat au barreau de Lyon et de Paris Délégué national DLF au Progrès social et à la Participation

24 05 2019

APPEL AUX FRANCAIS

Françaises, Français,

Alors que vous êtes appelés à voter, le 26 mai, je veux vous rappeler l’importance de ces élections européennes. J’ai décidé de vous écrire directement pour vous rappeler le sens de mon combat pour la France.

En politique, il y a deux façons d’agir : en conscience et par intérêt. Toute ma vie, j’ai agi en conscience.

Il y a plus de 10 ans j’ai quitté l’UMP, en conscience, sur la question européenne. J’ai refusé, en 2008, que le vote des Français, clair et sans ambigüité, de mai 2005 portant sur la Constitution européenne soit nié par la ratification parlementaire du Traité de Lisbonne. Au-delà du scandale démocratique, cette décision a fixé un système européen qui aggrave les problèmes du pays et les difficultés que chacun de vous ressent, au quotidien. J’ai tiré les conséquences de cette trahison et j’ai créé Debout la République, devenu Debout la France. Cette rupture est toujours d’actualité. J’ai souhaité être candidat pour défendre les intérêts de la France et des Français en Europe. Alors que tous les chefs de parti opportunistes se cachent derrière leur tête de liste, j’ai voulu porter ce projet européen, une nouvelle fois, devant les Français.

Mon projet n’a jamais varié. Je veux remplacer l’Union européenne des technocrates par l’Europe des nations libres et des projets concrets. Je veux remplacer l’Union européenne par l’Europe : notre civilisation géniale et ingénieuse rassemblant des grands peuples et des Etats-nations dont la force cumulée dépasse toutes les autres régions du monde, cette Europe charnelle qui n’est en rien ce monstre froid qui nous étouffe.

Lors de ces élections européennes, nous défendons des principes simples qui peuvent rassembler les Français autour de la France.

Vous rendre le pouvoir

D’abord, je veux rendre le pouvoir aux Français. Une élite corrompue a pris le pouvoir et vend notre pays, notre démocratie, notre patrimoine, nos grands groupes, nos terres agricoles à des intérêts étrangers ou privés pour en retirer les bénéfices et en devenir les salariés. Ceux qui dirigent la France et ceux qui dirigent l’Union européenne partagent les mêmes intérêts. Ce ne sont pas les intérêts de la France et des Français.

Les Français doivent redevenir maîtres de leur destin. Les traités européens qui nous lient doivent être renégociés, toute décision contraire à nos intérêts doit être refusée. Les technocrates qui prétendent incarner l’intérêt général européen doivent être mis à pied et rendre des comptes aux seuls représentants élus des peuples.

Retrouver nos frontières

Nous devons retrouver nos frontières nationales contre l’immigration que nous subissons : une invasion insupportable. Les Français sont inquiets de leur devenir en tant que peuple, le devoir d’un homme d’Etat est d’y répondre. Pour cela, je veux aussi expulser les clandestins et les criminels étrangers, instaurer un délai de carence de 5 ans pour l’accès aux aides sociales des nouveaux arrivants. Mais ces actions ne seront efficaces que si nous déployons une réelle aide au développement pour les pays d’émigration en particulier, les pays africains.

Contre la concurrence déloyale

Je veux mettre un terme à la concurrence déloyale qui mine l’Europe et entretient la discorde entre les peuples européens. L’Union européenne actuelle a ouvert nos marchés à la concurrence déloyale des autres puissances économiques du monde sans aucune contrepartie. Mais l’Union européenne a aussi créé une concurrence insupportable entre les pays européens. Cela concerne les travailleurs détachés, mais aussi de plus en plus de professions libérales notamment médicales qui sont soumises à une concurrence scandaleuse de professionnels médicaux issus d’autres pays européens moins formés et moins expérimentés.

Stop au matraquage fiscal

Je veux rendre l’argent des Français aux Français. Dans la crise économique que vit notre pays et que subissent nos compatriotes, il est inadmissible que la France contribue davantage au budget européen qu’elle ne reçoit. Cet écart inadmissible doit être rendu à nos compatriotes. Les Français étouffent sous le poids des taxes et des impôts, le travail n’est pas récompensé à sa juste valeur, le patrimoine accumulé par des années de travail et d’économies est surtaxé, les retraités qui ont travaillé toute leur vie sont méprisés.

Pour notre civilisation

Alors que nos églises sont attaquées, que les actes christianophobes se multiplient, notre civilisation millénaire est en péril. Nous devons la défendre coute que coute. Nous ne formons pas une génération spontanée, les Français de même que tous les peuples européens sont les héritiers de plusieurs siècles d’histoire. Tout à la fois fille aînée de l'Église et mère de la Révolution, l’histoire de France est une synthèse exceptionnelle. Les racines chrétiennes sont un élément constitutif de l’identité française.

Cet héritage est au service d’une certaine idée de l’homme car la politique est d’abord au service des plus pauvres, des plus petits, des plus faibles. Le pouvoir n’est fécond et porteur d’espoir que s’il est soumis à l’exigence de justice qui domine tout car « l'épée de Damoclès restera suspendue tant que, dans la société, chaque homme ne trouvera pas sa place, sa part et sa dignité ».

Une Europe ambitieuse au service des peuples

La France et l’Europe doivent porter une grande ambition au service des peuples. Les eurocrates qui dirigent l’Union européenne sont enfermés dans une vision étriquée de l’Europe limitée à un ensemble de normes. L’Europe que nous voulons doit être porteuse d’un idéal, celui de la coopération des nations et de l’amitié entre les peuples, réunis autour de projets concrets dans le domaine industriel, universitaire, de l’espace, de la santé, de la recherche. L’Europe doit nous permettre de réaliser ensemble de grands projets à vocation mondiale, l’Europe doit nous permettre d’être les premiers au monde.

Ces quelques phrases du général de Gaulle résument notre volonté : « L’Europe ça sert à quoi ? Ça doit servir à ne pas se laisser dominer ni par les Américains, ni par les Russes. A six, nous devrions pouvoir arriver à faire aussi bien que chacun des deux super-grands. Et si la France s’arrange pour être la première des Six, ce qui est à notre portée, elle pourra manier ce levier d’Archimède. Elle pourra entrainer les autres. L’Europe, c’est le moyen pour la France de redevenir ce qu’elle a cessé d’être depuis Waterloo : la première au monde. »

Françaises, Français, le choix de dimanche 26 mai est crucial. Choisissez des candidats honnêtes et droits qui vous défendront, jour après jour, face aux puissances néfastes qui veulent que la France et les Français disparaissent. Votez pour la liste « le courage de défendre les Français » dont j’ai l’honneur d’être à la tête, au service de la France et des Français.



Nicolas Dupont-Aignan Député de l’Essonne Président de Debout La France

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22 05 2019

« Gloire aux pays où l’on parle, honte aux pays où l’on se tait »

La campagne européenne s’achève. Depuis des mois avec mes amis de Debout la France et des formations politiques amies, nous sommes les rares à respecter les Français en parlant vraiment d’Europe.

Dès le 23 septembre 2018, nous avons publié notre manifeste qui prend à bras-le-corps les problèmes du continent et propose de vraies solutions pour rendre aux Nations leur liberté, c’est-à-dire leur démocratie, tout en préparant de vraies coopérations pour affronter la Chine et les Etats-Unis.

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Le 9 mai 1950, Robert Schuman, alors ministre des Affaires étrangères, propose la création d’une organisation chargée de mettre en commun les productions française et allemande de charbon et d’acier. Cette déclaration est considérée comme l’acte fondateur de la construction européenne. En 1985, lors du Conseil européen de Milan, les dirigeants de la CEE font du 9 mai la Journée de l’Europe. Dans tous les pays membres, les citoyens sont appelés à fêter l’organisation et découvrir ses institutions et ses symboles.

L’Union européenne est tellement populaire que tout le monde se fiche de la Journée de l’Europe. Certes, chaque 9 mai, quelques militants fédéralistes font de la propagande dans les écoles et les médias mondialistes diffusent des documentaires dignes des heures les plus sombres de l’URSS. Mais les peuples, eux, s’intéressent à cette Journée à peu près autant qu’à la pensée politique de Stéphane Guillon. Totalement exclus de la construction européenne, pourquoi la fêteraient-ils ? Ils en sont même les victimes. C’est particulièrement vrai pour les Français.

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08 05 2019

Remplaçons l’Europe oligarchique par celle des nations libres.

L’Union européenne nous protégerait de la guerre. Les européistes le proclament sans cesse. Est-ce si sûr aujourd’hui, alors que nous commémorons la capitulation de l’Allemagne nazie ?



Il est vrai que les Pères fondateurs de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) avaient vécu les deux conflits mondiaux et étaient donc à juste titre obsédés par la paix. En liant les économies et en normalisant les relations entre ses membres, la CECA croyait répondre à ce désir impérieux. Au reste, face à la menace soviétique, il est certain que l’OTAN était un rempart bien plus crédible que l’armée luxembourgeoise. D’ailleurs, dès 1954, la soumission de certains gouvernements continentaux aux Etats-Unis se manifestait sans fard dans le projet de Communauté européenne de défense (CED). Notre parlement l’avait fort heureusement rejeté. Et si les chars russes n’ont jamais déferlé sur Paris, c’est moins grâce aux belles paroles de certains idéalistes héritiers des Munichois que, en plus des missiles américains, à la force atomique créée par le général de Gaulle. Militairement, hormis la France et la Grande-Bretagne, aucune nation européenne ne s’est donnée les moyens de répondre aux périls du dehors. C’est toujours le cas. L’une des raisons jamais évoquée de l’excellente santé des finances allemandes, c’est que Berlin consacre seulement 1,3% de son PIB à sa défense contre 1,8% pour Paris. Pour lutter contre le terrorisme islamique en Afrique, nos soldats sont bien seuls. Pour leur sécurité, plutôt qu’à eux-mêmes, nos « partenaires » préfèrent s’en remettre à Washington.



Mais il n’y a pas que l’ennemi extérieur qui inquiète. Il y a également le fonctionnement de l’UE. En privant, traité après traité, les nations qui la composent du droit de disposer d’elles-mêmes, elle est à l’origine de crises économique, démocratique et culturelle.



Les élargissements successifs ont fait le lit d’une concurrence déloyale entre nations pourvues de modèles sociaux-économiques trop différents. Les pays les plus développés, à l’instar du nôtre, financent via les subventions de Bruxelles l’industrie et l’agriculture des autres. Le dumping social est généralisé. En interdisant aux Etats d’investir dans leur économie, l’Union européenne livre ses grands groupes aux OPA du monde entier. Nous ouvrons nos portes à toutes les importations tandis que les autres taxent fortement tout ce que nous exportons. Voilà le triste idéal des européistes : faire de l’Europe un hypermarché. A leurs yeux, les peuples sont des consommateurs avant d’être des citoyens.



Le traité de Maastricht a fait primer le droit communautaire sur les droits nationaux. Il a en outre doté l’UE d’institutions qui, renforcées par le traité de Lisbonne, réduisent les chefs de gouvernement au statut de gouverneurs et les parlements à celui de chambres d’enregistrement. La souveraineté est passée des nations à Bruxelles. Cette dérive, les peuples français et hollandais ont tenté de la stopper en 2005. On sait la suite… La conception que la technocratie européenne et ses supplétifs se font de la démocratie est la suivante : soit sous souscrivez à nos desseins, soit nous vous les imposons. Le pouvoir national est devenu impuissant. Le moindre projet de loi nécessite d’obtenir l’aval de Bruxelles en amont.



Enfin, l’UE ne sait pas qui elle est. Il faut se souvenir qu’en 2005, les rédacteurs du projet de constitution avaient refusé d’évoquer nos racines chrétiennes dans le préambule de ce texte imbitable. Le processus d’adhésion de la Turquie se poursuit. Depuis 2015, la gestion lamentable des vagues migratoires venues d’Afrique et du Moyen-Orient montre l’incapacité de Bruxelles à protéger nos frontières. Derrière celles-ci, il y a des cultures anciennes et fragiles que l’immigration met au supplice. Tandis que l’islamisme croît partout en Europe, nos élites préfèrent nier ce phénomène quand elles n’accusent pas d’une façon orwellienne ceux qui osent le dénoncer d’en être responsables. Notre modèle républicain souffre des attaques conjuguées d’immigrés désireux d’imposer leurs mœurs et de belles âmes habitées par une pathologique haine de soi.



En niant le sentiment national, en suivant servilement la feuille de route mondialiste, en imposant une immigration de masse, l’UE produit de terribles tensions dans chaque pays. Plutôt que de s’amender, l’oligarchie au pouvoir jette l’anathème sur les « populistes » suspects de trop écouter ce que leur disent leurs concitoyens. La prison bruxelloise risque d’imploser sous la pression des Européens qui n’en peuvent plus d’être traités de la sorte.



L’Europe actuelle nous mène au désastre. Elle doit rendre le pouvoir qu’elle a volé aux peuples. Pour que la France soit à nouveau prospère et souveraine, je propose notamment :



La suppression de la directive sur les travailleurs détachés et de ramener contre contribution au budget européen à son montant de 2002, c’est-à-dire 2 milliards d’euros contre 11 aujourd’hui.



La réforme de la Commission en un simple secrétariat général et la sujétion de la BCE et de la CJUE aux Etats membres.



Le rétablissement des frontières nationales et le renvoi de tous les demandeurs d’asile déboutés.



Ainsi, nous allons remplacer l’Europe oligarchique par celle des nations libres. Chacune de ces dernières pourra s’associer à d’autres pour mener de grands projets industriels ou technologiques. C’est cette Europe-là, légère et pragmatique, que je veux rebâtir avec les Français et les 23 partis alliés de Debout la France. L’occasion est historique. Il faut la saisir le 26 mai. Recouvrons enfin l’espoir d’une France florissante et apaisée dans une Europe juste et raisonnable.

30 04 2019

L’urgence du protectionnisme européen

Le 11 avril 2019, le Premier ministre chinois Li Keqiang et son homologue croate Andrej Plenkovicont ont lancé la construction de la pile principale du pont de Peljesac en Croatie.

En juin 2017, la Commission européenne avait alloué 357 millions d’euros pour ce projet, soit 85 % du coût total (environ 420 millions d’euros). Rappelons que ce financement ne tombe pas du ciel : il provient de la contribution nette des nations européennes au deuxième rang desquelles figure la France dont le solde net vis-à-vis de l’UE est négatif de 70 milliards d’euros sur la période 2008-2017.

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Inculte et mégalomane. Car comment pourrait-on autrement qualifier un président de la République qui traite l’incendie d’une merveille du monde comme Notre Dame de Paris comme une occasion de bâtir une nouvelle cathédrale à la place de l’ancienne et ainsi de laisser sa marque dans l’histoire ?

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25 04 2019

Comment l'Union européenne a légalisé le voile islamique en entreprise

Le 18 avril dernier, la Cour d’appel de Versailles a annulé le licenciement d’une salariée qui refusait de retirer son voile islamique malgré les demandes répétées des clients et de sa hiérarchie. La salariée ne sera pas seulement indemnisée, elle sera réintégrée de force dans l’entreprise qui avait osé demander le respect de la laïcité. De façon intéressante, la salariée portant le voile islamique est mieux protégée que le salarié licencié pour faute qui n'avait en réalité rien à se reprocher...

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18 04 2019

Mineurs délinquants étrangers : un gouvernement loin d’être à la hauteur

On les appelle les enfants des rues du 18ème arrondissement de Paris. Ces mineurs isolés toxicomanes et violents, pour la plupart Algériens et Marocains, sévissent depuis plusieurs années dans notre capitale. Cambriolages, violences aux personnes et trafics de stupéfiants, des délits punis d’une peine d’emprisonnement de plus en plus nombreux si on en croit une récente enquête effectuée sur le sujet.

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26 03 2019

Relocalisation, dépollution, sanctuarisation : les trois piliers de la révolution écologique

La pollution atmosphérique et la dégradation accélérée de l’environnement menacent aujourd’hui directement l’avenir de l’humanité. Relever le défi de la transition écologique n’est plus une option : c’est un devoir envers les générations futures mais aussi un impératif économique et sanitaire pour notre propre intérêt à tous.

La situation actuelle est catastrophique : menace grandissante du réchauffement climatique, pollution de l’air, chute de la biodiversité, extinction d’espèces, artificialisation accélérée des espaces naturels... Ce sombre constat est connu de tous. Dès les années 1960, la biologiste américaine Rachel Carson dénonçait le rôle de certains pesticides dans la disparition de plusieurs espèces d’oiseaux. Il suffit d’une simple promenade en forêt pour comprendre que le printemps silencieux qu’elle craignait est malheureusement devenu une réalité.

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Le piège de l’antiracisme idéologique

L’épisode a fait sensation le mois dernier. En marge de l’acte 14 des Gilets jaunes à Paris, Alain Finkielkraut est insulté par un salafiste. Ce dernier dit notamment au philosophe : « La France est à nous » et « Sale sioniste ». Parce que l’excité porte un de ces gilets qui font trembler le pouvoir macronien depuis quatre mois, les médias aux ordres pratiquent l’amalgame ; ils croient enfin tenir la preuve que les révoltés du samedi sont tous antisémites. La voilà, la « peste brune » !

Alain Finkielkraut est trop intelligent et trop honnête pour hurler avec les loups. Il fallait voir, le lendemain, l’effroi des journalistes quand, invité sur leurs plateaux, il refusait de réduire les Gilets jaunes aux crétins qui infiltrent tous les mouvements et, surtout, pointait l’origine des attaques dont il avait été la cible ce jour-là : l’islamisme. Il enfonçait le clou en rappelant cette évidence : l’immense majorité des actes antisémites est, aujourd’hui en France, le fait de musulmans qui veulent refaire chez nous le conflit israélo-palestinien. Qu’en est-il des actes racistes en général, alors que nous fêtons la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale ?

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09 03 2019

Au lendemain du 8 mars, hommage à Marie-Madeleine Fourcade

En ce lendemain du 8 mars 2019, je souhaite rendre hommage à une femme, gaulliste, qui marqua l’histoire par son courage et sa lucidité : Marie-Madeleine Fourcade.

Née en 1909, elle s’engagea avant la guerre dans le mouvement de tous ceux qui aimaient la France et voulaient la protéger face à la menace allemande. Elle devint le bras droit du colonel Loustaunau-Lacau, de quinze ans son aîné, dans la création du plus grand réseau de renseignement de toute l’Europe occupée, le réseau Alliance, qui fournira d’inestimables renseignements à l’Intelligence service britannique. Après l’arrestation du chef de réseau par une certaine police française aux ordres de l’Allemagne, Marie-Madeleine Fourcade prend aussitôt la tête d’Alliance, à seulement 33 ans. Elle dirigera l’organisation d’une main de maître jusqu’à la fin de la guerre, malgré les arrestations, les déportations et les assassinats.

Après la guerre, Mme Fourcade sera l’une des principales figures du mouvement gaulliste et se distinguera notamment lors du retour au pouvoir du Général.

Son dernier engagement politique fut la campagne des élections européennes de 1979 sur la liste du RPR. Au Parlement européen, elle siégea dans un groupe dont le nom illustre l’œuvre de toute une vie : Défense des intérêts de la France en Europe.

Nicolas Dupont-Aignan

Mercredi 6 mars, sur le plateau de CàVous (France 5), j’ai refusé de cautionner une énième séance de propagande organisée pour décrédibiliser toute opposition franche à la politique d’Emmanuel Macron. Des milliers de Français ont soutenu mon choix de dénoncer ce guet-apens. Je tiens à les remercier du fond du cœur.

Je tiens aussi à contester formellement les manipulations grotesques qui tentent de faire croire que j’appelle à « la haine des journalistes ». J’ai toujours défendu l’indépendance des journalistes qui font sérieusement leur travail, travail abimé par une minorité de chroniqueurs qui se croit tout permis. C’est d’ailleurs la même chose pour les hommes politiques ! Je ne me sens pas solidaire des méfaits de M. Cahuzac, bien au contraire… Or, M. Cohen est au journalisme ce que M. Cahuzac est à la politique !

Néanmoins, au-delà de la polémique, je veux expliquer clairement ce qui a été dit, en particulier les raisons de mon opposition au CETA face aux manipulations de Patrick Cohen.



Sur la forme, la scénarisation choisie par les animateurs de CàVous avait pour seul but, non pas de me laisser m’exprimer avec impartialité, mais de relayer les attaques de nos adversaires politiques contre Debout la France. Il faut savoir que j’étais invité via mon éditeur pour présenter mon nouveau livre « Résistance ».

Or, j’ai compris dès l’introduction scandaleuse réalisée par Anne-Elizabeth Lemoine que la présentation du livre était passée à la trappe et qu’il s’agissait uniquement de descendre Debout la France sur la base d’informations bidon. Ainsi Mme Lemoine décrivait une situation catastrophique pour notre liste aux élections européennes. Catastrophique ? Tous les sondages nous donnent en hausse par rapport à la Présidentielle de 2017 pendant que Les Républicains et La France insoumise perdent entre un tiers et la moitié de leur force électorale !

Mme Lemoine pensait que j’allais m’assoir gentiment après son sermon mensonger sans dire un mot et répondre directement à la 1ère question de Patrick Cohen. C’est mal me connaitre !

Vint ensuite l’interview elle-même. Patrick Cohen m’a immédiatement demandé comment je pouvais être en désaccord avec les objectifs européens de la lettre de M. Macron ! Le ton était posé et le piège bien mis en place ! Il fallait forcément être d’accord avec le Président de la République ! Hélas pour l’équipe de CàVous je commence à avoir suffisamment d’expérience pour ne plus accepter les manœuvres de ce genre.



Je décidais donc de démontrer l’incohérence entre les paroles d’Emmanuel Macron, qui prétend protéger les Européens, et ses actes puisqu’il avait décidé d’appliquer le CETA, traité de libre-échange sauvage avec le Canada. Visiblement furieux que je ne coopère pas avec son scénario inquisiteur, M. Cohen a commencé à raconter n’importe quoi.



1) Oui, Emmanuel Macron a trahi sa promesse de modifier le CETA

Pendant l’entre-deux tours de la campagne présidentielle de 2017, M. Macron avait promis de modifier le CETA si un comité d’experts indépendants estimait que ce traité était contraire à ses engagements sur l’environnement. Or, ce comité a rendu son rapport le 8 septembre 2017 dénonçant un texte contraire aux engagements écologiques et sanitaires d’E. Macron.

M. Cohen a prétendu que la promesse présidentielle ne se limitait qu’à une évaluation. Il a reçu hier le soutien opportun d’un article de Samuel Laurent du Monde, qui oublie de préciser qu’il est lui-même chroniqueur sur CàVous. Cet article lamentable prétend que je « maitriserais mal » mon sujet sur le CETA. Quelle blague. Evidemment, M. Laurent n’a pas pris la peine de contacter DLF avant de propager ses histoires.

Vous trouverez donc ici le discours qu’Emmanuel Macron a prononcé le 1er mai 2017, selon la dépêche de l’agence Reuters. Le discours est aussi en ligne sur le site d’EnMarche.

« E. Macron a promis de nommer une commission d’experts et de scientifiques indépendants “pour dire ce qu’il en est exactement des conséquences environnementales, sur la santé, de cet accord (...). Je recevrai trois mois après mon élection, ces conséquences et j’en tirerai toutes les conclusions”. Il s’est engagé à revenir vers les partenaires européens de la France pour “faire modifier ce texte” en fonction des conclusions de cette commission. »

Ainsi, contrairement à ce qu’affirment M. Cohen et M. Laurent, E. Macron s’est bien engagé à modifier le CETA s’il contrevenait aux conclusions des experts. Evidemment, cette promesse était mensongère dès 2017 comme je le dénonçais mais on n’entendait pas alors M. Cohen ni M. Laurent le dire, trop occupés à faire gagner E. Macron.

2) Oui, le CETA facilite l’importation de produits dangereux.

Le comité d’experts sur le CETA n’a pas seulement indiqué que le traité était nocif pour l’environnement mais pour la santé des Français ! Ainsi le texte est, je cite, « muet sur les questions du bien-être animal, de l'alimentation animale (farines animales ou non ?), et de l'administration d'antibiotiques comme activateurs de croissance ». Le rapport recommande aussi de renforcer les contrôles sur l’importation de viande pour éviter l’arrivée de viande élevée avec des hormones de croissance. Le rapport demande également qu’une mission de contrôle soit envoyée au Canada pour vérifier qu’aucune viande contaminée ne soit exportée… ce qui n’était donc pas fait ! En effet, c’est une chose de l’interdire en théorie, encore faut-il le faire en pratique !

Dans le feu du débat, j’ai sans doute commis un abus de langage en parlant des hormones de croissance. En revanche, les producteurs canadiens qui utilisent les antibiotiques pour favoriser la croissance de leur bête peuvent bel et bien exporter plus facilement leur production en Europe grâce au CETA. Par ailleurs, je rappelle que l’Union Européenne a déjà toutes les peines du monde à surveiller et à garantir le respect des normes sur notre continent : viande de cheval roumaine vendue comme du bœuf, viande avariée polonaise, abattoirs français mal contrôlés… Comment l’UE pourrait-elle mieux surveiller les filières au-delà de l’Atlantique ? L’incapacité des libre-échangistes à surveiller REELLEMENT la qualité des marchandises mondialisées est au cœur de ma critique des traités.

Pire encore, la journaliste Virginie Garin de RTL a fait état du bilan des 42 produits toxiques interdits en Europe comme l’Atrazine mais aussi l’autorisation du colza OGM ou des saumons OGM dont aucun contrôle ne peut prévenir l’importation.

Alors oui, j’aurais dû dire « antibiotique jouant le rôle d’hormones de croissance » pour être plus précis, mais que dire de la précision des « facts checkers » en carton que sont M. Cohen et M. Laurent qui oublient les antibiotiques, les 42 produits toxiques et les OGM ? Sans parler de la souffrance animale terrible infligée par les usines à viande canadiennes bien éloignées de l’élevage paysan français.

Ce sont d’ailleurs ces méthodes d’élevage scandaleuses qui permettent aux éleveurs canadiens de produire une viande moins chère que les Français malgré les frais de transport. A ce titre, je remarque que le journal Le Monde, qui a contacté la filière Interbev, confirme mes chiffres sur l’écart de prix de la viande de bœuf dont je parlais et contestés par M. Cohen. Les pièces nobles exportées par le Canada, comme l’aloyau, affichent un ordre de prix au kilo de 8.6€ pour le Canada et 13.7€ pour la France, soit 36% d’écart pour cet exemple donné par Le Monde.

3) Je n’ai pas contesté les chiffres des douanes mais l’interprétation de P. Cohen.

Cependant, cette propagande n’est rien face à la mauvaise foi à son comble à propos de ma pseudo-contestation des chiffres de la douane. Je veux être extrêmement précis sur le déroulé de l’échange que tout le monde peut réécouter. Le voici : P. Cohen : « Quel est le premier bilan de ce CETA pour l’agriculture française ? » N. Dupont-Aignan : « Très mauvais, très mauvais… » P. Cohen (coupant la parole) : « Il est excellent ! » N. Dupont-Aignan (reprenant la parole) : « Très mauvais, un agriculteur se suicide tous les deux jours, tous les quotas de viande… » P. Cohen (coupant à nouveau la parole) : « …Il a enrichi la filière du lait… » N. Dupont-Aignan (reprenant la parole) : « …mais c’est complétement faux ! » P. Patrick Cohen : « Les producteurs de fruits et de noix ont augmenté leurs exportations de 29%... » N. Dupont Aignan : « Je sais que vous êtes le porte-parole d’Emmanuel Macron. »

Plus loin dans l’échange, Patrick Cohen parle d’une hausse des échanges agricoles européens de 11% avec le Canada, ce à quoi je réponds « propagande ». Le suivi précis de l’échange montre clairement que je n’ai jamais nié les chiffres des douanes, ce qui serait complètement ridicule, mais le bilan « excellent » sur le CETA puis « l’enrichissement de la filière du lait » qu’en tirait M. Cohen. D’ailleurs, quand M. Cohen me demande ensuite si je parle de propagande concernant les chiffres officiels des douanes, je lui réponds « non, VOUS concernant ».

Les chiffres que me demande M. Cohen n’ont strictement aucun sens. D’une part parce que je ne suis pas venu, contrairement à lui, avec mes fiches sur le CETA puisque nous devions parler de mon livre, mais surtout parce que ce serait les mêmes chiffres ! C’est l’interprétation de ces chiffres qui diverge pour interpréter les effets du CETA !

C’est pour cette raison que je parle dans l’interview des problèmes et des inquiétudes de la filière bovine, qui sont au cœur du CETA, et absolument pas les « noix » et les « fruits ».

M. Cohen s’est accroché comme une moule à son rocher dans la tempête qu’il traversait à ses chiffres des douanes qui, selon lui, indiquaient par magie que le bilan du CETA était « excellent ». A aucun moment les douanes françaises n’ont porté un tel jugement. Pire encore, je me suis intéressé aux chiffres des douanes suite à l’émission. J’ai découvert que l’escroquerie de P. Cohen était totale.

Ainsi le commerce entre la France et le Canada est en croissance continue depuis au moins 2009. En 2010, 2011 et 2015, avant le CETA, la hausse était même supérieure à la première année d’application du CETA dont M. Cohen est si fier ! A l’aune de ces chiffres, on pourrait donc dire que le CETA a ralenti la croissance du commerce franco-canadien, ce qui serait tout aussi ridicule que l’argumentation manipulatrice de M. Cohen. On peut faire dire tout et son contraire aux chiffres !

Les chiffres magiques de M. Cohen viennent essentiellement, selon le Monde, du rapport de la Commission Européenne. La hausse des exportations de fruits et de noix est bien de 29% pour l’ensemble de l’Europe et absolument pas de la France. Je me moque complètement que les autres pays européens vendent plus de noix ou de pommes au Canada. Ce que je veux c’est que les agriculteurs français vivent enfin de leur travail !

M. Cohen a-t-il prouvé que les revenus des producteurs de fruits et de noix français s’étaient améliorés grâce au CETA ? Non. A-t-il montré que le CETA bénéficiait aux revenus de toute l’agriculture française ? Non.



Quant à la filière lait qui, selon M. Cohen, « se serait enrichie » grâce au CETA, le fait que les entreprises agroalimentaires françaises exportent plus de lait ne signifie nullement que les revenus des éleveurs laitiers se soient améliorés ! Bien au contraire l’augmentation systématique de la production de lait depuis la fin des quotas laitiers n’a fait que maintenir bien trop bas le prix d’achat du lait aux éleveurs ! Depuis 2000, le nombre d’exploitations a été divisé par deux et la production a légèrement augmenté ! Les éleveurs français produisent donc deux fois plus pour un prix toujours aussi faible et ne s’en sortent pas !

Et c’est avec de tels arguments que les experts Samuel Laurent et Patrick Cohen donnent des leçons ! Au contraire, produire plus de lait à perte aggrave la situation des éleveurs laitiers. Bref, M. Cohen fait bien de la propagande et absolument pas un travail de journaliste.

Comment les filières laitières françaises pourraient-elles d’ailleurs s’enrichir sur la durée alors que 75% des AOP, en particulier les fromages, ne sont pas protégées ? Les producteurs qui ont la chance d’être défendus verront sans doute leurs revenus augmenter mais les 75% restants, abandonnés, seront copiés par des produits canadiens au rabais ! Je ne conçois pas l’enrichissement d’une filière comme M. Cohen !



Enfin, les détracteurs du CETA savent très bien que les flux commerciaux transatlantiques augmenteront… C’est même pour cette raison que nous y sommes opposés ! SI le CETA ne servait à rien, nous ne perdrions pas notre énergie à le combattre. C’est absolument ridicule !

Si nous sommes opposés au CETA, toutes tendances politiques confondues en dehors de M. Macron et de M. Cohen, c’est parce que nous pensons que la mondialisation des productions agricoles est négative pour tous.

Pour un développement durable, pour renforcer la sécurité et la traçabilité alimentaires, pour que les agriculteurs disposent de revenus justes et que les consommateurs bénéficient de produits de qualité à des prix abordables, nous défendons des filières courtes et de proximité à l’échelle régionale. J’affirme qu’exporter de la viande ou des fromages dans des cargos réfrigérés n’est pas durable et ne profite pas à l’intérêt général mais aux seules multinationales agroalimentaires.



La mondialisation de l’agriculture a créé une concurrence déloyale et une industrialisation des productions qui ruinent nos paysans. Ces derniers sont soumis à une pression financière insoutenable. Que pèse un producteur indépendant face aux multinationales, aux négociateurs, aux financiers qui le volent de son travail et exposent la santé des consommateurs ?



Pour toutes ces raisons, je suis très fier d’avoir tenu tête à Patrick Cohen et de l’avoir renvoyé à ses études. Quant au dossier CETA, je pense le maitriser assez pour défendre les intérêts des Français bien mieux qu’Emmanuel Macron ou son porte-parole Patrick Cohen.

21 02 2019

Stéphanie Gibaud, une héroïne française

C’est avec une grande satisfaction que j’ai appris la condamnation d’UBS à une amende historique de 3.7 milliards d’euros pour « démarchage bancaire illégal » et « blanchiment aggravé de fraude fiscale » ainsi que 800 millions de dommages et intérêts pour l’Etat.

Enfin, l’immunité judiciaire pour les banques n’est plus de mise en France. Espérons que les procédures d’appel confirmeront cette condamnation attendue de tous ceux qui, comme Debout la France, combattent la fraude fiscale qui spolie les contribuables français.

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15 02 2019

L’antisémitisme qui défigure la France est la honte des partis du système !

L'antisémitisme est revenu en France depuis trop longtemps. Après les insultes, ce furent les persécutions quotidiennes et les violences physiques qui ont conduit des milliers de compatriotes à faire un « alyah » intérieur, obligés de quitter certains quartiers devenus invivables dans l’indifférence complice des gouvernements.

L’antisémitisme n’est pas une opinion, c’est un crime qui tue à nouveau en France. Les assassinats d’Illan Halimi, Sarah Halimi, Mireille Knoll n’auraient jamais dû arriver. Le terrorisme a ciblé nos compatriotes juifs, Jonathan Sandler et les enfants Gabriel Sandler, Arieh Sandler et Myriam Monsonégo. Lors de l’attaque de l’Hyper-casher, François-Michel Saada, Yohan Cohen et Yoav Hattab ont été assassinés par les islamistes.

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Hier, dimanche 10 février, Mme Pénicaud, Ministre du travail, a affirmé sur Europe 1 que le principe du travail détaché « ne posait pas problème » !

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08 02 2019

Emmanuel Macron ou les écueils de la diplomatie de l'injure

Il n’aura pas fallu deux ans de présidence à Emmanuel Macron pour provoquer la plus grave crise diplomatique avec un de nos voisins depuis des décennies, car le rappel de l’ambassadeur de France en Italie, prélude habituel à la rupture des relations diplomatiques, est sans précédent depuis la Seconde guerre mondiale.

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05 02 2019

Justice à la carte, liberté de la presse menacée ?

L'affaire BENALLA laisse, à présent, supposer une Justice à la carte manipulée par le pouvoir macronien.

Bénéficiant d'une très opportune mise en examen dans les jours qui ont précédé sa deuxième audition par la Commission d'enquête Sénatoriale, le sieur BENALLA tire profit à présent de la faveur exceptionnelle d'une Justice plus que réactive... à son avantage.

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