Le Blog de Nicolas Dupont-Aignan - Blog NDA

24 09 2020

La Commission Européenne veut imposer son laxisme migratoire à toute l’Europe !

La Commission Européenne a présenté, ce mercredi 23 septembre, un pseudo plan de gestion de l’immigration qui est censé résoudre les problèmes terribles rencontrés par les pays membres depuis qu’Angela Merkel a unilatéralement ouvert les portes pour satisfaire son marché du travail vieillissant, renvoyant les migrants les moins compétents dans les pays voisins sans aucune responsabilité ni solidarité.

Hélas, ce plan n’en est pas un. Au lieu de combattre l’immigration et réduire massivement les entrées, c’est-à-dire appliquer la volonté d’une large majorité de citoyens des pays européens, la Commission a cherché des moyens bureaucratiques plus irresponsables les uns que les autres pour normaliser un afflux permanent d’immigrés en détournant le principe du droit d’asile.

Annoncée à grand renfort de communication, la suppression de l’absurde règlement de Dublin est une illusion. Ce règlement doit évidemment être supprimé puisqu’il fait porter aux pays frontaliers de l’Union européenne la responsabilité du traitement des réfugiés arrivés sur leur sol, même quand ces derniers vont ailleurs, en particulier en France, en Allemagne ou vers le Royaume Uni.

Une bonne réforme du règlement de Dublin aurait consisté à imposer aux migrants de déposer leur demande d’asile en dehors des frontières de l’UE. On en est loin !

En réalité, la Commission souhaite imposer à tous les Etats-membres un quota d’accueil d’immigrés obligatoire calculé sur la base du PIB et de la population. Comme la Commission sait que de nombreux pays patriotes comme la Hongrie ou la Pologne ne veulent pas de ces quotas, elle propose que les pays qui n’accueillent pas de migrants cofinancent l’expulsion des déboutés du droit d’asile.

Autrement dit, ce sont encore les mêmes pays, France en tête, qui accueilleront les migrants qui ne seront jamais expulsés, faute de volonté politique. En effet, entre les grands discours, les règles bureaucratiques et la réalité constatée depuis 20 ans, on sait bien que les expulsions réelles sont marginales, puisque ceux qui nous dirigent ne veulent pas vraiment limiter l’immigration pour des raisons idéologiques.

Pire encore, l’UE n’a toujours pas compris que l’absence de contrôle des frontières nationales au sein de l’espace Schengen rendait tous ces quotas aussi absurdes qu’inapplicables. Si des migrants étaient localisés en Hongrie, ils viendraient vite en Allemagne pour trouver un emploi ou en France pour toucher les allocations.

C’est donc la liberté de circulation aveugle et sans condition qu’il faut réformer !

Enfin, la Commission souhaite renforcer les pouvoirs de l’Agence européenne des droits fondamentaux, basée à Vienne, qui pourra juger du bon droit des politiques migratoires nationales et offrir une solution d’appel au rejet de demande d’asile ! La Commission souhaite en particulier autoriser les migrants à rejoindre leurs familles déjà présentes en Europe, soit une politique de « regroupement familial » puissance 27 qui a tant fait de mal à la France !

Cette réforme migratoire est tout simplement inacceptable.

La seule façon de gérer efficacement l’immigration, c’est de nationaliser la politique migratoire pour que chaque pays soit totalement responsable de ses migrants et autorisé à contrôler ses frontières. Il faut supprimer la jurisprudence de la Cour de Justice de l’Union Européenne et de la Cour Européenne des Droits de l’Homme qui ont imposé des limites illégitimes à la liberté démocratique de chaque nation d’expulser les clandestins.

Enfin, la seule politique européenne de bon sens pour l’immigration consiste à renforcer considérablement le contrôle des frontières communes car il est évident qu’un pays aux moyens financiers comme la Grèce ne peut protéger seul toute l’Europe.

Nicolas Dupont-Aignan, Député de l'Essonne, Président de Debout La France.

16 09 2020

Le Sapin de Noël ne cache plus la forêt de l’imposture EELV !

Le maire Europe Ecologie Les Verts (EELV) de Bordeaux refuse l’installation du traditionnel sapin de noël et de célébrer, selon lui, "un arbre mort" . Quant au maire EELV de Lyon, il dénonce le Tour de France comme "polluant et machiste".... Sans doute les grandes causes écologiques selon EELV ?

On croit rêver que ces faux écologistes n'aient d'autres priorités que l'insulte faite aux traditions populaires de notre pays alors qu'ils restent bien silencieux face aux vrais problèmes de notre planète. Les populations de vertébrés - poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles - ont chuté de 68% entre 1970 et 2016. C’est le terrible constat du dernier rapport Planète Vivante. Mais de cela pas grand échos dans la rhétorique des écolos EELV !

Détruire les traditions et s’attaquer à ce qui est populaire constituent le fil rouge d’´EELV. Populaire, c’est populiste et populiste c’est un peu fasciste dans l'esprit de ces idéologues ! Le sapin de Noël, c’est Noël et Noël c’est trop Chrétien pour être supportable auprès de sinistres individus qui renient un héritage qui ne contredit en rien la laïcité.

Après l’écologie punitive les voilà à promouvoir l’écologie moralisatrice.

Ces doctrines extrémistes et caricaturales soutenues par l’élite EELV sont typiques de l’extrême gauche, mais n'ont rien à voir avec la vraie écologie que les Français soutiennent.

EELV se révèle une des plus grande escroquerie intellectuelle du paysage politique au grand dam de la cause écologique et des électeurs sincères encore bernés. Peut être ces derniers n’y voient ils qu’un simple incident de parcours ? Mais comment cacher plus longtemps encore leur mépris des autres , le dénigrement systématique, par exemple, des agriculteurs amalgamés dans le camp des fossoyeurs de l’écologie. Comment interpréter, sinon comme une agression à la nature, l’artificilisation des paysages au nom de l’aveuglement idéologique et des lobbys de l’éolien. Comment oublier leur complicité politique de longue date avec les socialistes ayant imposé le libre-échange, la mondialisation sauvage et la dérégulation écologique planétaire ?

En classant EELV à l’extrême gauche nous ne serions toutefois pas totalement pertinents car EELV se moque des injustices sociales, de la souffrance et la colère légitime des laissés pour compte.

Bien au contraire, ce genre d'oligarques urbains font payer aux plus pauvres, dans la ruralité, les folies de leur idéologie. Ainsi, il n'y auya jamais d’éolienne en vue de leurs propres fenêtres des centre-ville ! On engazonne les couloirs de tramway urbain mais on bétonne les campagnes, on encense la ferme urbaine mais on enterre les vrais agriculteurs qui entretiennent nos terroirs et paysages ... Enfin, on est plutôt homard que sardine quand on grimpe dans la hiérarchie du pouvoir !

EELV surfent avec un opportunisme indécent sur les manquements et les insuffisances écologiques d’une classe politique dépassée. Le sursaut environnemental et écologique mérite assurément le rassemblement de toutes les énergies, le bon sens et le pragmatisme plus que cette idéologie, le compromis plutôt que l’affrontement. Autrement dit, l’écologie mérite mieux que EELV !

Jean-Pierre Enjalbert

11 09 2020

Le saccage d’Alstom par General Electric continue !

D’après des sources syndicales, la multinationale américaine General Electric prévoit 753 suppressions de postes dans les anciennes activités énergétiques d’Alstom en France. 618 seraient supprimés dans la branche « réseaux » et 135 dans la branche hydraulique, activité qui avait déjà connu 345 licenciements en 2017 !

Le gouvernement condamne en parole mais rappelons que c’est Emmanuel Macron qui est directement responsable de ce pillage. Ministre de l’Economie, c’est lui qui a autorisé le rachat d’Alstom par GE alors que le décret « Montebourg » aurait pu lui permettre de bloquer cette vente.

Une commission d’enquête parlementaire a aussi démontré qu’Emmanuel Macron avait agi contre Alstom dès son arrivée à l’Elysée comme conseiller de François Hollande.

En 2015, GE avait promis de créer plus de 1000 emplois pour Alstom. Avec ce nouveau plan social, ce sont en réalité, hélas, près de 2000 emplois détruits. Ce nouveau plan social est d’autant plus intolérable que c’est un ancien conseiller industriel d’Emmanuel Macron, Hugh Bailey, qui dirige GE en France !

Debout la France a toujours dénoncé ce rachat et ce pillage, pour des raisons évidentes de souveraineté industrielle mais aussi parce que la solidité financière de GE n’a jamais été assurée.

Maintenant que les Américains ont eu accès aux brevets et aux technologies françaises, ils liquident le plus d’emplois possibles. Hélas, en plus des drames humains pour les salariés, ce sont des compétences uniques au monde qui disparaissent au fur et à mesure. Comment peut-on prétendre réussir la transition écologique sans maitriser et produire nos technologies énergétiques ?

A ce titre, les activités « réseaux » sont en plein essor avec les énergies renouvelables, largement financées par le contribuable. Il est donc intolérable que GE produise hors de France le matériel que nous installons avec nos factures électriques et nos impôts !

Debout la France assume qu’il n’y a aucune autre solution pour sauver les emplois, les usines et les technologies d’Alstom qu’en nationalisant temporairement ces activités, le temps de former un ensemble industriel français solide doté d’un vrai plan de développement.




Nicolas Dupont-Aignan, Député de l’Essonne et Président de Debout La France.

Jean-Philippe Tanguy, Porte-parole de Debout La France et Délégué national de DLF en charge du patriotisme économique.

09 09 2020

Ensauvagement et refus de l’assimilation : les deux faces d’un même phénomène

La France a connu un été 2020 meurtrier. Marqué par des crimes épouvantables comme le tabassage du chauffeur de bus de Bayonne ou la tragédie d’Axelle, trainée par des barbares sur des centaines de mètres. Au delà de ces cas symboliques, les vacances des Français, déjà si éprouvés par les contraintes liées au Covid, ont été trop souvent pourries par des bandes de racailles qui ont multiplié les intimidations, les vols et les agressions, suscitant parfois la légitime réaction des habitants et vacanciers comme à Palavas.

Il ne s’agit pas d’une addition de faits divers mais d’un profond phénomène de société. Une partie de la jeunesse d’origine immigrée refuse de s'assimiler et choisit délibérément l’affrontement par rejet d’une société dont elle profite autant qu’elle la hait. Il n’y aucune explication sociale à cet ensauvagement. Cette volonté d’humilier, d’abaisser et de mutiler procède d’une haine absolue pour tout ce que nous représentons.

Cinq ans près l’attentat islamiste contre Charlie-Hebdo, la fracture entre les Français et une partie de la population d’origine étrangère s’est aggravée. Si 5% des Français musulmans ne condamnent pas la tuerie, ils sont 21 % parmi les moins de 25 ans et un tiers chez les 15-17 ans. Quant aux valeurs de la République, 40 % des musulmans placent leurs convictions religieuses au-dessus de nos lois. Pour les moins de 25 ans, c’est 70 % !

Ces chiffres sont alarmants. Ils signifient que la nouvelle génération d’origine immigrée est moins prête à s’assimiler que ses ainés. C’est la faillite absolue des politiques qui se sont partagés le pouvoir depuis 45 ans. C’est la honte de ces élites qui se sont acharnées à déconstruire la France, jusqu’à en donner une image à laquelle un étranger n’a guère envie de s’identifier.

La gravité de la situation impose des mesures urgente et déterminées que Nicolas Dupont-Aignan a exprimées: moratoire sur l’immigration, suppression du droit du sol, expulsion des délinquants étrangers, fermeture des mosquées salafistes et lutte contre toute forme de sédition.

Au delà de ces mesures urgentes et indispensables, la France doit se doter des dirigeants capables de défendre une vraie identité et des valeurs, un idéal permettant d'imposer un contrat républicain qui, en contrepartie de notre générosité, implique une adhésion à nos valeurs et à notre mode de vie.

Nadejda Silanina Déléguée nationale à l'assimilation républicaine

28 08 2020

Le gouvernement français est dépassé par la bataille mondiale de la 5G

Cet été, les principales puissances mondiales se sont affrontées sur les enjeux liés à la nouvelle technologie 5G pour les réseaux de téléphonie et internet. Alors que les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont pris des positions pour défendre leur indépendance face à la Chine, la France et l’Union Européenne pataugent dans l’indécision la plus totale !

Face aux errements de l’Union Européenne, la Chine a néanmoins décidé de passer à l’offensive en infligeant des mesures de rétorsions vis-à-vis de ces deux challengeurs, le finlandais NOKIA et le suédois ERICSSON. Rappelons que NOKIA, après avoir été phagocytée par l’américain MICROSOFT de 2010 à 2013, a ensuite pillé à son tour le français ALCATEL avec la bénédiction d’Emmanuel Macron.

Hélas, comme les deux acteurs européens, NOKIA et ERICSSON, font fabriquer leur matériel en Chine, il est aisé pour ce pays de prendre des mesures de représailles par des contrôles douaniers ou d’exportations.

Bruno Le Maire a rappelé, ce 22 juillet, que la France ne bloquerait pas HUAWEI, comme l’avait préconisé l’ANSSI (l’Agence Nationale de la Sécurité des Système d’Information), mais que les opérateurs télécoms du territoire seraient bien incités à ne pas avoir recours à ce fournisseur. Pour ceux ayant déjà des contrats avec la firme chinoise, il y aura autorisation à durée limitée (3 à 8 ans) comme application de la loi française sur la 5G de juillet 2019,

Une fois encore, le gouvernement a une position incompréhensible et lâche ! Soit HUAWEI n’est pas fiable et il faut l’interdire, soit il est fiable mais cela ne peut être les deux en même temps !

Ce triste épisode rappelle une fois encore à quel point DEBOUT LA FRANCE a raison de proposer une filière industrielle souveraine qui permette à notre pays d’être à la fois à la pointe de la technologie tout en étant indépendants. A ce jour, il est évident que Huawei n’est pas un partenaire fiable pour notre pays.

Par ailleurs, nous préconisons qu’un principe de précaution soit appliqué dans le domaine de la santé et du rayonnement par densification du réseau et l’élargissement des gammes de fréquences. L’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire) précise qu’il y a "un manque de données scientifiques sur les effets biologiques et sanitaires potentiels liés à l'exposition".

Sans atteindre les excès dogmatiques de la nouvelle majorité EELV à la mairie de Bordeaux, pourquoi une telle précipitation sans attendre les études d’impact impartiales ?

Lionel Mazurié, Délégué national de Debout La France, en charge du Numérique.

Le gouvernement a annoncé hier les premières décisions suite à la Convention citoyenne sur l’écologie et la mise en place du nouveau gouvernement.

Bien entendu, les objectifs annoncés par Barbara Pompili sont consensuels mais les mesures concrètes ne suivent pas. A l’image de l’ensemble de la communication du gouvernement de Jean Castex depuis sa prise de fonction, les mots sont forts mais les actes sont faibles.

La création de deux parcs naturels régionaux est bienvenue, tout comme les économies d’énergie de bon sens qui permettront l’interdiction de chauffer/climatiser la rue.

Mais comme toujours, le diable est dans les détails concrets de ces belles paroles. Par exemple, Debout la France a toujours voulu interdire les chauffages de terrasse à gaz polluants et coûteux mais encore faut-il offrir des alternatives à nos restaurateurs pour ne pas perdre de clientèle alors que le secteur est dans une extrême difficulté avec le Covid et que la reprise de leur activité repose sur les terrasses.

Reste le sujet essentiel et prioritaire de l’isolement et du chauffage au fioul des logements, en particulier pour les ménages modestes.

Debout la France a toujours proposé un plan simple, efficace et crédible : remplacer en dix ans les 4 millions de chaudières à fioul par des pompes à chaleur propres grâce à une prime de 6000 euros financée par l’annulation des projets d’éoliennes en mer inutiles, qui vont détruire les fonds marins, les paysages côtiers tout en ruinant les pêcheurs.

Hélas, le gouvernement prend une bonne mesure en mettant fin à l’installation des chaudières à fioul mais il n’engage que 1 milliard d’euros sur deux années de suite.

Pire encore, ces 2 milliards d’euros doivent être partagés avec la rénovation thermique des bâtiments, une priorité écologique et de justice sociale qui nécessite des budgets bien plus importants.

Enfin, le gouvernement n’a toujours pas tiré de leçons pour la relance économique verte. Investir dans des alternatives au fioul oui, mais avec des produits français ! Le marché des chaudières au fioul est dominé par deux acteurs français. Il faut les accompagner d’urgence dans une reconversion car les milliards d’euros d’argent public doivent créer des emplois en France.

De la même façon, il faut cesser de rénover nos bâtiments avec des travailleurs détachés étrangers. Tout chantier soutenu par de l’argent publique ou des aides fiscales doit être mené avec des emplois français !

Debout la France dispose du programme écologique le plus complet, le plus opérationnel mais surtout le plus cohérent.

En lieu et place des mesurettes inutiles et des incantations sans lendemain, nous proposons toujours des mesures concrètes, qui permettent à la fois de diminuer immédiatement la pollution, d’améliorer le pouvoir d’achat et de créer des emplois durables en France. Seule la volonté populaire peut donner la force d’agir ! Aussi, Debout la France demande un référendum sur les 10 sujets suivants qui ont été largement débattus depuis des décennies :




1/ La suspension des accords de libre-échange déloyaux et anti-écologiques comme le CETA ainsi que l’instauration d’une taxe carbone aux frontières européennes.

2/ Une grande politique d'isolation des logements et le changement des chauffages polluants. Le coût des travaux sera financé par les économies d’énergie réalisées et un grand plan de formation permettra de lutter contre le chômage, ce plan impliquant la fin des travailleurs détachés.

3/ La relocalisation d’une industrie respectueuse de l’environnement via un fonds de soutien de 2 milliards d’euros par an, comme vient de le faire le Japon mais aussi l’attribution prioritaire des marchés publics à la production locale et aux emplois en France.

4/ La promotion du recyclage, de la réparation des biens et de l’économie circulaire pour mettre fin à tous ces objets importés qui ne durent que quelques années, coûtent cher aux ménages et multiplient les déchets polluants.

5/ La priorité donnée à l’agriculture durable et bio, en baissant la TVA sur l’alimentation saine de proximité et grâce à un plan d’autonomie alimentaire française, y compris la fin des importations de soja qui tuent la forêt amazonienne.

6/ Mettre la santé et le bien-être au cœur de notre société. Abandonner les projets coûteux inutiles au profit de l’équilibre du territoire. Par exemple, pourquoi dépenser des milliards d’euros dans Linky ou encore la 5G sans les études de précaution, alors que tant de territoires ruraux sont encore des zones blanches sans réseau mobile ni internet rapide ?

7/ Défendre la dignité animale, pilier d’un vrai humanisme avec la fin des traitements cruels et une aide à toutes les associations de terrain utiles à l’intérêt général.

8/ Un grand plan de développement du transport de marchandises par le train mais aussi le développement massif du transport électrique et de l’hydrogène. Par exemple, la centrale de Fessenheim pourrait devenir la 1ère usine de production d’hydrogène 100% durable.

9/ Le redéploiement de l’argent public dans des priorités utiles aux Français. Par exemple, les 24 milliards d’euros prévus pour les éoliennes en mer dont les riverains ne veulent pas permettraient de remplacer l’intégralité des chaudières à fioul très polluantes et coûteuses pour les familles concernées.

10/ La fin de la concentration des emplois, des services publics et des richesses dans quelques métropoles. Il faut favoriser les petites et moyennes villes pour dynamiser les terroirs qui sont la richesse de notre pays et permettre aux habitants de mieux vivre.

Lancement d’un référendum pour les animaux

Je soutiens le projet de Référendum d’Initiative Partagée pour améliorer le bien-être animal dans notre pays, proposé par plusieurs associations.

Alors que je me bats depuis toujours pour le bien-être et la dignité des animaux, je suis fier que mon action lorsque j’étais Maire de Yerres (Essonne) ait été récompensée par le prix « 30 millions d’amis ». Car pour défendre nos amis les bêtes, il y a ceux qui parlent et ceux agissent : hélas, les gouvernements successifs ont souvent beaucoup promis, mais bien peu agi. C’est pourquoi j’ai toujours veillé à ce que la cause animale reste au cœur du projet et de l’action de Debout La France. Ce combat est notamment porté au sein de notre mouvement par notre Vice Présidente et déléguée nationale en charge de la dignité animale, Anne-Sophie Frigout.

Je salue la proposition de Référendum d’Initiative Partagée pour améliorer le bien-être animal en France, car une mobilisation massive des Françaises et des Français offrirait l’opportunité de pouvoir enfin faire avancer cette cause qui nous tient à cœur ! J’apporte mon sincère soutien à cette démarche démocratique et à son projet qui ferait progresser notre société.

Ainsi, je ne peux qu’espérer que les Français aient à se prononcer sur divers enjeux tels que ceux avancés par les associations à l’origine de ce Référendum d’Initiative Partagée.

Comme 91% de nos concitoyens, je suis par exemple fermement opposé au maintien de l’élevage à fourrure dans notre pays. Il faudra en effet d’ici 2025 mettre fin à cette filière comme d’autres pays européens l’ont fait, compte tenu que les entreprises du textile ont trouvé des alternatives à la fourrure animale et que plus rien ne justifie que des visons soient élevés en cage dans des conditions épouvantables.

De même, j’estime que l’État ne soutient pas suffisamment les scientifiques qui essaient de trouver des méthodes substitutives à l’expérimentation animale et espère de tout cœur des avancées rapides. Alors qu’en Allemagne et au Royaume-Uni, de nombreux projets scientifiques sont subventionnés, en France, il n’y en a eu aucun. Il ne s’agit en aucun cas de freiner la recherche scientifique, qui est essentielle et la crise sanitaire nous l’a démontré, mais de faciliter les démarches des scientifiques qui voudraient être accompagnés par l’État pour mener à bien leur projet sans expérimentation animale.

Ce référendum propose également de mettre un terme à certaines pratiques d’élevage intensif qui non seulement sont cruelles envers les animaux mais sont également une souffrance pour les éleveurs qui aiment leurs bêtes. Il ne s’agit en aucun cas d’accuser ou de pénaliser les éleveurs mais au contraire, d’améliorer leurs conditions de travail, le bien-être des animaux et donc, les revenus de la ferme. Car la force de ces propositions est de poser des délais raisonnables qui permettront d’accompagner la modernisation des exploitations.

A Debout La France nous défendons un modèle d’élevage de taille humaine et familiale, le développement des circuits-courts et l’abattage sur site, autant de pratiques qui permettent de prendre soin des animaux et de réduire les cadences quasi-industrielles imposées par le nombre de bêtes dans certaines exploitations à l’image de la « ferme des 1000 vaches » inhumaine.

J’aurais souhaité que les Français puissent aussi se prononcer par référendum sur d’autres propositions concrètes en faveur de la dignité animale. Par exemple :

   - Toutes les mesures sur l’élevage n’ont de sens que si nous interdisons l’importation de produits agricoles et de viandes qui ne respectent pas nos normes et nos valeurs !
   - L’urgence de mettre fin à l’égorgement sans étourdissement autorisé dans le cadre de l’abattage rituel. Ce n’est pas acceptable et il faut mettre en place des négociations apaisées avec les cultes pour trouver une solution alternative. Dans l’attente, j’ai déposé une proposition de loi à l’Assemblée nationale pour imposer un étiquetage sur la traçabilité de la viande, afin que les consommateurs connaissent les conditions d’élevage, de transports et d’abattage. Je regrette que les députés n’aient pas jugé ma proposition de loi suffisamment importante pour la soumettre au vote.
   - Il faudrait renforcer les sanctions contre l’abandon des animaux et interdire à vie de détenir un animal en cas d’abandon. Il faut également soutenir les refuges souvent saturés, et les bénévoles qui ne comptent pas leurs heures pour prendre soin des animaux qui n’ont pas eu de chance.



Les Français attendent des politiques qu’ils répondent à leurs aspirations. Nul doute que le bien-être animal est un sujet qui concentre beaucoup de leurs attentes, je les partage. Soyons à la hauteur, pour que la France devienne le fer de lance du bien-être animal, en Europe et dans le monde.

10 07 2020

Pour assurer la paix autour de la Méditerranée la France doit se faire enfin respecter face à Erdogan

Selon l’Opinion, la France a informé nos alliés de l’OTAN et le secrétaire général Jens Stoltenberg que notre Marine Nationale suspendait sa participation à l’opération commune « Sea Guardian » qui, entre autres tâches, veille à la sécurité des eaux méditerranéennes, en particulier face à la guerre civile en Libye.

Enfin ! Le gouvernement français réagit concrètement face aux agissements belliqueux, intolérables et répétés de la Turquie qui n’a pas hésité à provoquer un grave incident naval, le 10 juin, entre la frégate française Courbet et la frégate turque Oruçreis. Hélas, l’OTAN sombre une fois encore dans l’hypocrisie et la lâcheté en ménageant la Turquie au détriment de la France.

En choisissant de fait de soutenir un acte agressif de la Turquie contre la France, les pseudos « alliés » de l’OTAN montrent qu’ils cèdent systématiquement à tous les caprices d’Erdogan et de sa tyrannie islamiste alors qu’il est désormais évident que ce régime agit non seulement contre la France mais aussi contre la paix en Méditerranée et en Europe.

Après avoir tergiversé pendant des mois, Emmanuel Macron a publiquement reconnu les atteintes de M. Erdogan à nos intérêts vitaux que je dénonçais depuis le début. Le Président de la République a décrit par le menu la « responsabilité historique et criminelle de la Turquie, qui prétend être membre de l’Otan », tout en agissant contre nous dans les faits.

Après avoir soutenu les terroristes islamistes en Syrie et attaqué nos courageux alliés laïcs kurdes dans l’indifférence des gouvernements occidentaux, M. Erdogan envoie désormais ses milices islamistes en Libye, et fournit massivement des armes clandestines tout en déployant sa flotte. Au mépris des efforts diplomatiques de l’ONU et du moratoire sur la vente d’armes aux belligérants de la guerre civile, M. Erdogan soutient le gouvernement de Tripoli et les groupes islamistes qui portent à bout de bras ce régime corrompu.

M. Erdogan est passé maître dans des politiques alliant la défense des intérêts stratégiques turcs et de l’extension de l’islamisme proche des « frères musulmans » qui ont failli prendre le contrôle du Moyen Orient après le « Printemps Arabe », en particulier en Egypte, en Syrie et en Tunisie.

Depuis le renversement irresponsable du régime par l’OTAN en 2011, la Libye est en guerre civile permanente. Pour simplifier les choses, le régime installé à Tripoli et reconnu par l’ONU sous l’influence des Etats-Unis et des membres de l’OTAN a toujours été soupçonné à la botte des islamistes. Le soutien actif de la Turquie d’Erdogan à ce régime fantoche a démontré que l’influence islamiste état bel et bien réelle. En face, le régime du Maréchal Haftar est soutenu par l’Egypte, les Emirats-Arabes-Unis et la Russie. S’il est loin d’être parfait, ce régime lutte avant tout contre l’influence des Frères musulmans et des islamistes.

En échange de la fourniture d’armes, du soutien des milices et du gouvernement turc, Erdogan a obtenu de Tripoli des concessions scandaleuses et illégales pour exploiter de potentiels gisements d’hydrocarbures au large des côtes libyennes, dans des zones revendiquées par nos amis grecs et chypriotes. Cet acte est à l’image d’un régime turc qui, rappelons-le, occupe militairement 40% du territoire de Chypre depuis 1974 tout en prétendant vouloir devenir un membre de l’Union Européenne !

Erdogan souhaite élargir son influence. Après la Libye, il cherchera à déstabiliser la Tunisie voisine et ainsi de suite. Néanmoins, on ne peut croire qu’Erdogan soit autre chose qu’un monstre froid et réaliste. Il sait bien que son pays n’a pas les moyens militaires et financiers de se payer un nouvel Empire.

Ainsi, le véritable objectif d’Erdogan est ailleurs : il veut tout simplement amplifier son emprise sur l’Europe et les moyens de chantage que ses atouts lui donnent contre des dirigeants européens aussi faibles qu’à la conférence de Munich qui avait tout cédé à Hitler par peur de la guerre. Plus Erdogan effraie les dirigeants européens, plus ces dirigeants européens le paieront. Il ne s’agit ni plus ni moins que le versement de « tributs », forme de rançon que les conquérants exigeaient des peuples fainéants pour ne pas les envahir… jusqu’au jour où l’invasion finissait quand même par arriver !

En entretenant la guerre civile en Syrie et l’Etat Islamique tout en contrôlant l’immense route migratoire de l’Orient vers l’Europe, Erdogan a obtenu un moyen de pression vital sur les pays européens. En prenant le contrôle de facto sur les eaux et le territoire libyens, il cherche à contrôler la deuxième voie principale, celle menant les migrants d’Afrique vers l’Italie.

Pourquoi M. Erdogan arrêterait-il une politique qui, jusqu’à présent, lui a apporté tout ce qu’il voulait ? La Turquie avait misé sur la lâcheté des gouvernements européens et elle avait malheureusement raison. Face au chantage migratoire et au terrorisme islamique, les pays européens ont attribué des milliards d’euros de subventions à la Turquie, ont poursuivi le libre-échange et le tourisme de masse tout en allégeant les politiques de visa pour les ressortissants turcs !

Le comportement des pays européens est d’autant plus intolérable que M. Erdogan a démontré qu’on ne pouvait avoir aucune confiance en lui. Ainsi, pour s’assurer de la passivité de l’Union Européenne pendant que l’armée turque massacrait nos alliés kurdes pour soutenir les terroristes syriens, M. Erdogan a ouvert les frontières de la Turquie avec l’Europe face à la Grèce qui, une fois encore, a fait face avec courage à la soumission des autres gouvernements européens. Non seulement la Turquie laissait passer les migrants vers l’Europe, mais elle organisait leurs déplacements !

La cause profonde de cette soumission réside dans l’éternelle paranoïa des membres de l’OTAN envers la Russie. Obsédés par la Russie présentée en permanence comme le diable incarné, les Etats-Unis et ses alliés de l’OTAN sont prêts à toutes les compromissions, y compris les plus suicidaires. Erdogan joue ainsi un double-jeu permanent, obtenant tout ce qu’il veut des Américains, de l’Allemagne et pendant trop longtemps, de la France. Depuis quelques mois, Emmanuel Macron semble s’être réveillé devant ce désastre sans beaucoup de conséquences autres que verbales. Mais c’est peut-être un début !

Il est grand temps d’ouvrir des discussions de fond avec la Russie qui n’a aucun intérêt à épuiser ses ressources dans une politique impérialiste. Contrairement à ce que raconte la propagande du système à longueur de journée, Debout la France a parfaitement conscience que la Russie défend ses seuls intérêts. En revanche, il est évident que la France et la Russie peuvent avoir des intérêts communs, en particulier la lutte contre l’islamisme et le retour de la paix au Proche et Moyen-Orient. Faut-il rappeler que ce sont les guerres occidentales en Irak, Syrie et Libye qui ont causé le chaos actuel et non l’intervention russe face à DAESH !

Les Français et les Françaises n’étaient pas dupes des mensonges de l’OTAN pour envahir l’Irak et savent très bien ce qu’il s’est passé dans la région depuis 20 ans… Une chose est sûre : des relations pacifiées avec la Russie priveront le tyran Erdogan de son principal atout stratégique.

Deuxième évidence, il est grand temps que la France rappelle que nous sommes une grande puissance et que la Turquie n’est qu’une baudruche gonflée aux subventions et au commerce européens. Il est invraisemblable qu’Erdogan ait réussi à faire croire que c’était l’Europe qui était dépendante de la Turquie et non l’inverse ! Le budget de la défense turque est de 18 milliards d’euros contre 50 milliards pour la France.

L’Union Européenne a versé près de 10 milliards d’euros à la Turquie depuis 2014, dont au moins 2 milliards ont été apportés par les impôts des Français ! 50% des exportations turques dépendent des consommateurs européens et la Turquie jouissait d’un excédent commercial de 2 milliards d’euros en France en 2018. Or la Turquie souffre d’un lourd déficit commercial structurel qui rend d’autant plus sensible sa dépendance envers la France et l’Europe… Sans parler des 24 milliards d’euros de recettes touristiques dont dépend la Turquie. Sans l’Europe, la prospérité économique turque s’effondrera et le peuple turc renverra Erdogan à la poubelle de l’Histoire. Rappelons d’ailleurs que la popularité d’Erdogan dans son propre pays ne tient plus qu’à un fil. Son régime tient plus de la tyrannie que de la démocratie.

Aussi, Debout la France demande qu’Emmanuel Macron cesse de payer un centime à l’Union Européenne tant que les subventions, prêts et autres aides financières versés la Turquie ne sont pas suspendus. Nous exigeons aussi la suspension des facilités commerciales avec la Turquie et un véritable embargo ainsi, évidemment, que le rétablissement de visas aux conditions strictes pour les ressortissants turcs en Europe. Enfin, les pays européens doivent envoyer nos armées et nos flottes à la frontière turque pour remettre M. Erdogan à sa place.

La France et l’Europe ne peuvent plus tolérer de financer un régime turc qui nous insulte en permanence, nous menace et occupe militairement nos amis chypriotes.

Enfin, cette crise est un moment de vérité pour l’OTAN et le couple franco-allemand. En 2007, je me suis opposé de toutes mes forces à la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN qu’avait quitté le Général de Gaulle. Le système nous promettait alors plus d’influence… on voit le brillant résultat de cette soumission aux intérêts américains.

Si l’OTAN n’est même pas capable de défendre la France et ses alliés européens contre les agressions permanentes de la Turquie, alors la France n’a plus rien à y faire ! En 1952, c’était la Turquie kémaliste, championne de la laïcité qui rejoignait l’OTAN. Aujourd’hui, la Turquie est dans les mains d’un régime islamiste impérialiste qui rêve de rétablir l’Empire Ottoman et une nouvelle forme de califat méditerranéen !

Quant à l’Allemagne, je constate une fois encore qu’elle ne défend jamais la France. Rappelons qu’en 2015, Angela Merkel avait négocié seule les subventions que l’Europe verserait à Erdogan sans se soucier de l’avis des Français. On connait les liens historiques et démographiques de l’Allemagne avec la Turquie. L’Allemagne vend-elle son âme à Erdogan car elle réalise un excédent commercial de 4 milliards d’euros en Turquie ?

La France doit mettre Angela Merkel devant ses responsabilités et exiger un soutien clair. Si Berlin préfère le califat ottoman à la République française, alors le gouvernement allemand doit nous le dire franchement…

Quand on pense qu’Emmanuel Macron s’est engagé à consulter l’Allemagne pour définir la position de la France à l’ONU et partager dans l’esprit notre siège permanent au Conseil de Sécurité, on réalise à quel point nos dirigeants vivent dans un monde parallèle pendant que nos voisins font de la Realpolitik.

La soumission et la faiblesse des dirigeants européens envers la Turquie ne peut mener que vers une catastrophe militaire et humanitaire. La Turquie multipliera les agressions et les hostilités envers la France et ses alliés tant qu’on ne mettra pas un coup d’arrêt violent à ce nouvel impérialisme islamiste. Assez de lâcheté, il faut agir avant qu’il ne soit trop tard pour sauver la paix.

Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La France, Député de l'Essonne.

Depuis son arrivée à l’Elysée, Emmanuel Macron n’a cessé de parler « d’urgence écologique » mais n’a jamais pris des actes en conséquence.

Pire, il a manipulé l’écologie pour imposer des taxes, réduit les aides à l’isolation des logements et poursuivi une politique mondialiste anti-climat avec la signature de plusieurs traités de libre-échange avec le Canada (CETA), le Mexique, le Viet Nam, etc.

Face aux membres de la Convention citoyenne, il a simulé un virage à 180 degrés mais en réalité, il continue à gagner du temps pour ne rien faire !

Les vraies décisions urgentes sont renvoyées à de nouveaux comités et autres palabres alors qu’il existe un consensus politique très large en France pour agir à la fois pour l’environnement, la relocalisation industrielle, une agriculture de proximité, la justice sociale et la dignité animale.

En réalité, Emmanuel Macron parle beaucoup mais ne fait rien car ces consensus de bon sens gênent de gros intérêts financiers et des lobbies contraires à l’intérêt général.

La seule promesse concrète semble être la modification de la Constitution et la création de « l’écocide ». En 2005, Jacques Chirac a intégré la Charte de l’Environnement dans la Constitution, cela n’a rien changé sans action concrète !

Seule la volonté populaire peut donner la force d’agir ! Aussi, Debout la France exige un référendum immédiat sur les 10 sujets suivants qui ont été largement débattus depuis des décennies :

1/ La suspension des accords de libre-échange déloyaux et anti-écologiques comme le CETA ainsi que l’instauration d’une taxe carbone aux frontières européennes.

2/ Une grande politique d’isolation des logements et le changement des chauffages polluants. Le coût des travaux sera financé par les économies d’énergie réalisées et un grand plan de formation permettra de lutter contre le chômage, ce plan impliquant la fin des travailleurs détachés.

3/ La relocalisation d’une industrie respectueuse de l’environnement via un fonds de soutien de 2 milliards d’euros par an, comme vient de la faire le Japon mais aussi l’attribution prioritaire des marchés publics à la production locale et aux emplois en France.

4/ La promotion du recyclage, de la réparation des biens et de l’économie circulaire pour mettre fin à tous ces objets importés qui ne durent que quelques années, coûtent cher aux ménages et multiplient les déchets polluants.

5/ La priorité donnée à l’agriculture durable et bio, en baissant la TVA sur l’alimentation saine de proximité et grâce à un plan d’autonomie alimentaire française, y compris la fin des importations de soja qui tue la forêt amazonienne.

6/ Mettre la santé et le bien-être au cœur de notre société. Abandonner les projets couteux inutiles au profit de l’équilibre du territoire. Par exemple, pourquoi dépenser des milliards d’euros dans Linky ou encore la 5G sans les études de précaution, alors que tant de territoires ruraux sont encore des zones blanches sans réseau mobile ni internet rapide ?

7/ Défendre la dignité animale, pilier d’un vrai humanisme avec la fin des traitements cruels et une aide à toutes les associations de terrain utiles à l’intérêt général.

8/ Un grand plan de développement du transport de marchandises par le train mais aussi le développement massif du transport électrique et de l’hydrogène. Par exemple, la centrale de Fessenheim pourrait devenir la 1ère usine de production d’hydrogène 100% durable.

9/ Le redéploiement de l’argent public dans des priorités utiles aux Français. Par exemple, les 24 milliards d’euros prévus pour les éoliennes en mer dont les riverains ne veulent pas permettraient de remplacer l’intégralité des chaudières à fioul très polluantes et couteuses pour les familles concernées.

10/ La fin de la concentration des emplois, des services publics et des richesses dans quelques métropoles. Il faut favoriser les petites et moyennes villes pour dynamiser les terroirs qui sont la richesse de notre pays et permettra aux habitants de mieux vivre.

Cette liste n’est pas exhaustive et DLF dispose d’un programme écologique intégral. Néanmoins, il s’agit des priorités largement consensuelles qui n’attendent que le soutien du peuple français pour contrecarrer l’inaction totale d’Emmanuel Macron, qui gagne du temps politique mais fait perdre des années précieuses à la France !

En tant que candidat à la présidentielle en 2017, j’ai assisté aux différentes manipulations qui ont entaché cette élection déterminante.

Les révélations faites par Elianne Houlette devant la Commission d’Enquête Parlementaire le 10 juin dernier puis mises en valeur hier par la presse confirment la manipulation que j’ai dénoncée depuis le début, à savoir la manipulation de la procédure judicaire pour déconsidérer la droite et ouvrir mécaniquement la route de l’Elysée à Emmanuel Macron.

Mettons d’emblée les choses au clair. Je n’ai jamais soupçonné l’existence d’un « cabinet noir » ou que les griefs contre M. Fillon étaient montés de toute pièce. Et pour cause, je n’ai aucun moyen de le savoir. En revanche, il était et il reste évident pour tout acteur de la vie publique que la procédure judicaire suivie n’était pas normale et qu’elle interférait avec l’élection au mépris de la démocratie.

Rappelons que l’élection présidentielle a été extrêmement serrée. Seules 450 000 voix ont empêché M. Fillon d’être présent au 2nd tour et M. Macron n’avait lui-même que 970 000 voix d’avance sur la seconde place. Or M. Fillon n’a réuni, selon les sondages sortis des urnes, que 56% des électeurs UDI dont beaucoup ont choisi M. Macron par rejet de l’affaire judiciaire.

Quant à ma candidature, il ne m’a manqué que quelques milliers de voix pour passer la barre des 5%. Or, contrairement aux calomnies rapportées par des officines, l’affaire Fillon a créé une mobilisation d’un électorat gaulliste hésitant entre lui et moi mais qui, tétanisé par la défaite annoncée par les sondages, a voté utile en faveur de M. Fillon.

L’élection présidentielle a donc bien été truquée et les conséquences sont gravissimes : le pouvoir d’Emmanuel Macron, déjà bien affaibli, montre une fois encore qu’il ne repose sur aucune base démocratique incontestable.

Les révélations de Mme Houlette portent bien sur les pressions subies quant à la remontée des informations au jour le jour vers le Parquet Général et la volonté de sa dirigeante Catherine Champrenault, d’accélérer la procédure. Mme Houlette fait clairement état d’une convocation durant laquelle le Parquet Général lui a demandé d’ouvrir contre son gré et dans les plus bref délais une information judiciaire contre M. Fillon.

Ces pressions sont d’autant plus flagrantes qu’après l’élection, les procédures sont devenues immédiatement bien moins urgentes. Le procès Fillon s’est finalement tenu près de trois ans plus tard. De qui se moque-t-on ?

On connaissait déjà les manipulations médiatiques de la campagne, la couverture hallucinante du ministre-candidat Macron, un temps de parole sans lien avec les règles du CSA tandis que d’autres candidats étaient censurés des débats au mépris des règles démocratiques.

Au-delà de la candidature de M. Fillon, c’est tout le débat présidentiel qui a littéralement été pourri par cette affaire. Les grandes questions-clés pour la France, les Françaises et les Français n’ont pu être traitées. Les sujets de fond étant devenus inaudibles, les terribles conséquences du programme d’Emmanuel Macron n’ont pu être combattues à la loyale. Ce n’est qu’après l’élection que nos concitoyens ont découvert la vérité, provoquant de graves crises sociales avec les Gilets Jaunes et le mouvement contre la réforme des retraites.

Pire encore, le tintamarre mis en scène sur l’affaire Fillon a permis aux nombreuses « affaires » Macron de passer inaperçues : mensonges sur les ventes d’Alstom, de Technip, de Lafarge et d’Alcatel ; accords honteux avec les concessionnaires d’autoroute et de gestion de l’aéroport de Toulouse, deux contrats sévèrement critiqués ensuite par la Cour des Comptes; disparition d’au moins 2 millions d’euros de patrimoine entre les déclarations du ministre Macron et du candidat ; donateurs illégaux et levers de dons à l’étranger… la liste n’est pas exhaustive !

Enfin, les révélations sur l’affaire Fillon confirment à quel point nos institutions sont malades et rongées par les réseaux de copinage. La dirigeante du Parquet Général est une ancienne collaboratrice de Ségolène Royal dont la nomination, selon la presse, a été décidée par François Hollande suite à un voyage aux Antilles avec son ancienne compagne. Comment peut-on tolérer de telles pratiques dans une démocratie ?

Notre République n’est ni transparente, ni démocratique. Comme M. Fillon, M. Mélenchon et son parti ont fait les frais de perquisitions à grand spectacle qui ont cherché à donner une image déplorable à son parti au lieu de débattre des sujets de fond. Ces derniers jours, Mme Le Pen a été victime de violences lors de ses déplacements sans aucune réaction des institutions. Enfin, aux Européennes, le 3ème de liste de Debout la France a été victime d’une agression au couteau orchestrée pour des raisons politiques, sans aucune réaction une fois encore de l’Etat.

En revanche, quand des manifestants font des tags sur une permanence macroniste, ce ne serait ni plus ni moins qu’un « attentat » !

Ce système du « 2 poids 2 mesures » permanent et ce clientélisme à tous les étages de la République sont intolérables.

Les révélations de Mme Houlette ne doivent pas rester sans lendemain. Il faut ouvrir un vaste débat sur l’indépendance de la justice et les contre-pouvoirs dans notre pays tout en menant un grand ménage dans les rouages de l’Etat.

16 06 2020

Je demande l’état d’urgence sécuritaire à Dijon !

Depuis près de trois jours, Dijon est le théâtre de scènes de guérillas intolérables. La France devient le terrain de jeu des trafiquants, des mafias armées, des communautarismes… cette balkanisation de la société est le résultat de décennies de laxisme judiciaire et d’immigration massive.

Avant qu’une guerre civile ne devienne inéluctable sur notre sol, nous devons tout faire pour rétablir l’ordre public et remettre la France debout face à un Etat démissionnaire qui s’est trop longtemps couché.

Par faiblesse à l’égard de la voyoucratie et complaisance à l’égard du communautarisme, le Président de la République et son Gouvernement ont laissé les zones de non-droit prospérer, les voyous impunis et la nation se diviser. Ils ont même été jusqu’à abandonner, récemment, nos forces de l’ordre face à la pression d’une minorité militante communautariste qui défie l’autorité. Emmanuel Macron qui nous promettait encore dimanche soir « l’ordre républicain » est en réalité incapable de traduire ses belles paroles en actes concrets.

Nous devons faire respecter un ordre juste dans notre pays. C’est pourquoi nous demandons au Gouvernement de prendre d’urgence des mesures de bon sens :

1/ « Fouiller et arrêter ». La mise en place d’un état d’urgence sécuritaire pour rétablir l’ordre public : lancer une opération d’envergure pour nettoyer notre territoire des armes de guerre infiltrées et démanteler les trafics, donner les moyens à nos forces de l’ordre d’intervenir pour neutraliser les voyous, etc.

2/ « Condamner ». La fin du laxisme judiciaire pour appliquer le principe de tolérance 0 : exécution systématique d’une sanction ferme pour chaque délit ou crime commis, instauration de peines-planchers pour les multirécidivistes et agresseurs de pompiers, policiers, gendarmes et soignants, réquisition des casernes désaffectées pour enfermer les voyous, etc.

3/ « Expulser ». Le contrôle strict de l’immigration pour assurer la sécurité et renforcer la cohésion nationale : expulsion systématiques des délinquants et criminels étrangers, contrôle des frontières nationales pour lutter contre l’immigration illégale et les trafics, durcissement des critères de l’asile pour n’accueillir que les vrais réfugiés, expulsion systématique des déboutés du droit d’asile et des clandestins, etc.

Debout La France demande que ces mesures d’urgence s’accompagnent plus généralement d’une augmentation drastique des effectifs et moyens de nos forces de l’ordre, d’un vaste plan de construction d’au moins 20.000 nouvelles places de prison, d’une politique migratoire raisonnée qui renoue avec le principe d’assimilation républicaine et d’une lutte implacable contre les communautarismes (notamment islamiste) qui sont en train de gangréner notre société.

La décennie à venir sera déterminante pour forger la société que nous laisserons à nos enfants. Debout La France fera tout pour que les Français fassent le choix du sursaut plutôt que se résigner au chaos.

Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout La France Député de l’Essonne

Un « Ségur de la santé » s’est ouvert hier pour que le gouvernement et les représentants des soignants hospitaliers trouvent un nouveau chemin pour l’hôpital public. Debout la France s’en félicite.

Néanmoins, certaines mesures parfaitement consensuelles auraient déjà dû faire l’objet d’engagements précis, en particulier la hausse des salaires des personnels hospitaliers très en-deçà de la moyenne de l’OCDE. Ces demandes étaient déjà consensuelles après les grèves des mois passés.

En vérité, on peut craindre que le gouvernement cherche à gagner du temps pour conditionner la revalorisation des salaires et la hausse des moyens hospitaliers. Le gouvernement sait que les soignants disposent d’un soutien massif des Français aujourd’hui. Mais que pourra faire l’opinion publique au terme des négociations le 15 juillet, au cœur de l’été ?

Cette absence de mesures fermes dès aujourd’hui inquiète car les différentes annonces d’Emmanuel Macron n’ont pas été à la hauteur des attentes ni des besoins, d’autant plus que la petite musique sur l’allongement du temps de travail hospitalier se fait entendre de plus en plus.

Il est naturellement hors de question de conditionner la hausse des salaires des soignants à l’augmentation du temps de travail. Nos soignants ne comptent pas leurs heures depuis 20 ans. La plupart des Français feraient 35H mais les soignants, dont le métier est difficile, devraient en faire plus ?

Le temps de travail n’est pas un sujet tabou mais il doit être traité à part entière et non pas comme la conséquence d’une augmentation salariale parfaitement méritée. Si les représentants des soignants trouvent le moyen d’augmenter volontairement le temps de travail avec des améliorations de salaires correspondantes, ce sera une belle nouvelle pour le service public, mais tout chantage entre la hausse des salaires et le temps de travail est inacceptable.

Déjà entre 2007 et 2012, la hausse des salaires des infirmiers avait été conditionnée à la fin de la pénibilité pour leur retraite, un procédé scandaleux et injuste.

Une fois la hausse des salaires actée, ce Ségur pourra discuter des autres bonnes mesures mises au débat, comme la collégialité des décisions, la réforme drastique du tarif à l’acte et la coopération fluide sur chaque territoire entre les établissements publics et privés.

Néanmoins, le véritable juge de paix de la réussite de ce Ségur sera la hausse durable du budget de la santé en France. La France vieillit, les technologies sont de plus en plus chères et la population augmente : il n’est pas possible de faire toujours plus avec toujours moins, bien au contraire.

Debout la France avait manifesté son inquiétude quand le Premier Ministre avait affirmé que la France reviendrait à son étiage bas de 5000 lits de réanimation alors que ce nombre, bien inférieur aux standards allemands, japonais, ou coréens, avait montré sa totale insuffisance. Il faut au contraire, doubler durablement la capacité de lits de réanimation en France sur le territoire, avec les moyens humains et les respirateurs nécessaires.

Ainsi, Debout la France maintient les propositions concrètes suivantes.

Tout d’abord, seule une bonne articulation entre l’hôpital et la médecine de ville peut nous permettre d’être efficace. La crise sanitaire de Covid-19 a d’ailleurs démontré à quel point nos autorités se sont égarées en concevant leur plan blanc sans y associer les premiers acteurs de Santé Publique, que sont les personnels soignants de nos villes et les représentants de la médecine libérale !

Il faut également des hausses de salaires substantielles, qui alignent les salaires des infirmiers, aides-soignants et toutes les professions de santé sur les standards de l’OCDE. Pour les infirmiers ou aides-soignants, il s’agit d’une augmentation moyenne immédiate de 20% qui pourrait se faire, dans un premier temps, par une prime permanente défiscalisée.

Il s’agit ensuite de hausse significative des effectifs. La France dispose en moyenne de 2 infirmiers et d’un médecin en moins pour 1000 habitants que l’Allemagne. Il faut atteindre cet objectif pour améliorer les soins mais aussi pour mettre fin aux horaires et aux conditions de travail infernaux de nos soignants. Le gouvernement a annoncé des passerelles de formation rapide que DLF a toujours soutenues. Néanmoins, seule l’amélioration des salaires déjà évoquée permettra d’une part de ramener vers le service public des professionnels qui ont changé de voie faute de reconnaissance et d’autre part, d’attirer des nouvelles générations. A ce titre, il faut d’urgence alléger les coûts des formations médicales qui empêchent des jeunes d’accomplir leur vocation de soignant.

La hausse des effectifs et des moyens permettra d’augmenter le potentiel de lits de réanimation de notre pays, qui doit tout simplement doubler pour atteindre les standards de nos partenaires comme l’Allemagne. Cela implique, au minimum, un passage de 5000 à 10 000 lits bien répartis sur le territoire. Ce doublement aura un coût de 2.5 milliards d’euros, coût qu’il est possible d’optimiser en utilisant ces lits à d’autres soins quand ils ne sont pas nécessaires pour faire face à une crise sanitaire. Là encore, le modèle allemand est riche d’enseignements.

Il faut accélérer le désendettement des hôpitaux. Le plan du gouvernement était bien trop modeste à cet égard alors que l’idée était bonne. Il faut en réalité transférer l’ensemble des dettes hospitalières vers l’Etat via une monétisation de la Banque de France puisque cette dette correspond à un service public bénéficiant à toutes les générations. Libérés de ce fardeau, les hôpitaux retrouveront des capacités d’investissements et repartiront sur de bonnes bases. Bien entendu, ce transfert devra s’accompagner d’une étude transparente sur les gestionnaires défaillants, qui devront être remplacés et au contraire, d’une valorisation des bonnes pratiques des meilleurs établissements.

Enfin, il faut rouvrir des hôpitaux de proximité pour rétablir la justice territoriale avec un réseau de soin assuré par une meilleure reconnaissance et l’intégration de la médecine de ville et des maisons de santé. La crise du Covid a montré une nouvelle fois que la médecine de ville, largement oubliée des dirigeants parisiens, n’était pas intégrée aux dispositifs sanitaires comme il se devait. Ces professionnels sont pourtant en première ligne, en particulier pour une épidémie comme le Covid 19.

Ces mesures auront un coût certain. Debout la France a toujours assumé que la modernisation du système de santé français imposait une hausse des dépenses. Le vieillissement de la population et l’arrivée des nouvelles technologies imposent de fait des coûts supplémentaires. En voulant dépenser moins en dehors de toute réalité démographique, la technocratie a tout simplement dégradé le système de soins français et mis nos soignants dans des conditions de travail impossibles. Nous maintenons que la situation impose d’assumer une hausse de 3% par an des dépenses de santé pour dégager les marges de manœuvre suffisantes et que l’ensemble de la reprise de la dette par l’Etat permettra de dégager plusieurs centaines de millions d’euros pour l’investissement.

La hausse des dépenses pourrait être compensée par une lutte active contre la fraude à la carte vitale, estimée à 14 milliards d’euros par an, la fin de l’AME pour les clandestins (1 milliard d’euros) ainsi qu’une baisse du train de vie de l’Etat.

La santé est une priorité nationale et un droit fondamental de nos concitoyens, il faut avoir le courage d’en assumer le coût tout en reconnaissant le dévouement des personnels soignants à leur juste valeur.

Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La France, Député de l'Essonne.

22 05 2020

Le Gouvernement parle mais les usines ferment

Après la catastrophe sanitaire que nous avons vécue et qui continue de nous menacer, les Françaises et les Français ne tolèrent plus les conséquences tragiques de la désindustrialisation organisée par les gouvernements successifs.

Les meilleurs médecins, infirmières et soignants ont besoin d’une industrie nationale fiable et innovante à leurs côtés pour assurer la quantité et la qualité des matériels et des médicaments. La « start-up nation » macroniste n’est pas seulement synonyme de chômage et de bas salaires, mais aussi une menace sur la vie des citoyens eux-mêmes.

Naturellement, le gouvernement a senti le vent du boulet et a rapidement adopté une rhétorique en faveur de la relocalisation des usines. Bruno Le Maire en particulier n’a pas hésité à affirmer que la désindustrialisation avait été l’une « des pires erreurs » des gouvernements passés, lui qui a participé à presque tous les gouvernements des 20 dernières années et qui a toujours soutenu les règles absurdes de l’Union Européenne ouvrant nos frontières à la concurrence déloyale, anti-sociale et anti-écologique.

Nous serions ravis si le gouvernement avait sincèrement pris conscience de ses erreurs et changé de politique. Il n’en est rien ! Les paroles trompent nos concitoyens qui doivent se fier aux actes.

Tout d’abord, le gouvernement ne fait rien pour relocaliser durablement la production de matériel médical et de médicaments. Alors que la Chine a multiplié sa production de masques par 10, le gouvernement français, au bout de trois mois, peine à doubler la production malgré les multiples initiatives de la société civile. Le Maroc réussit à produire 7 fois plus de masques par habitant que la France ! Le projet de rouvrir l’usine de masque Sperian, en Bretagne, est renvoyé en septembre alors que tous les professionnels s’accordent à dire qu’un tel site pouvait rouvrir en deux ou trois mois.

Pire encore, le gouvernement refuse d’intervenir pour sauver des usines qui ont un rôle stratégique afin d’assurer notre souveraineté sanitaire. Ainsi, DLF a demandé la nationalisation temporaire de l’usine Luxfer, seul fabriquant en France de bouteilles d’oxygène médical. Le site a été fermé par un fonds d’investissement qui cherche à détruire les machines protégées par les ouvriers. Bruno Le Maire a refusé de lever le petit doigt et s’en est remis, comme toujours, à des investisseurs étrangers…

Alors que les pénuries de médicaments sont maintenant reconnues par tous, le gouvernement a refusé toutes nos propositions pour mobiliser la Pharmacie Centrale des Armées et l’Agence des équipements et produits de la Santé, capables de produire elles-mêmes nombre de molécules mais aussi de coordonner une nouvelle production nationale, puis un plan de relocalisation. Emmanuel Macron a d’ailleurs été pris en flagrant-délit d’incompétence sur le scandale du vaccin de Sanofi, promis aux Américains dans le dos des Français.

Même quand le contribuable paie, le gouvernement est incapable de défendre les usines et emplois industriels français. Comment accepter de mobiliser 5 milliards d’euros d’argent public à Renault sous la forme de prêts alors que le Canard Enchaîné a révélé entre 5000 et 9000 emplois menacés ?

Au contraire, les PME et les entreprises intermédiaires industrielles sont comme toujours méprisées par la technocratie de Bercy et Bruno Le Maire. Le 1er fabricant de lit français, ADOVA, avec 6 sites et 1000 employés, s’est vu refusé son prêt garanti alors que l’entreprise dégage des profits après de lourds efforts de restructuration et le maintien d’un savoir-faire « fabriqué » en France.

Le bilan est encore plus accablant dans les autres secteurs industriels : ces derniers sont victimes d’un lourd silence médiatique, les lumières étant focalisées sur l’épidémie.

Arcelor Mittal poursuit ainsi le démantèlement de la sidérurgie française. Profitant de la crise sanitaire, la multinationale a fermé un 1er haut-fourneau de Fos-sur-Mer le 23 mars et veut fermer le 2nd en juin, mettant 2500 salariés et 1500 sous-traitants au chômage tout en détruisant l’outil de production de plusieurs centaines de millions d’euros. A Florange en Lorraine, le groupe a fermé définitivement la cokerie alors qu’il avait promis de maintenir l’activité jusqu’en 2022 !

General Electric a aussi profité de la crise pour poursuivre le démantèlement d’Alstom à Belfort et en France. Le groupe a osé écrire à ses 270 sous-traitants pour demander une baisse de 20% de leurs prix ! Comment ces entreprises pourraient accomplir de telles coupes ? Il s’agit d’un chantage pour préparer de nouvelles délocalisations, en particulier les activités d’entretien et d’ingénierie de haut-niveau. Les syndicats ont démontré que la direction américaine de General Electric transférait des commandes de l’usine de Belfort vers ses sites américains tout en manipulant la comptabilité pour que les sites français passent artificiellement dans le rouge et soient fermés. Le gouvernement ne fait strictement rien et pour cause, c’est Emmanuel Macron qui a vendu Alstom à General Electric !

Enfin, rien ne change au niveau européen. Pendant que le gouvernement promet la main sur le cœur de tout changer, les signatures des traités de libre-échange déloyaux continuent ! Le 12 février, l’Union Européenne a signé un traité avec le Vietnam, accord accepté par le Conseil européen le 30 mars, y compris par le gouvernement français. Le 28 avril avec le Mexique ! D’autres accords sont prévus avec la Nouvelle Zélande, l’Australie, la Bolivie, l’Angola… Bientôt l’Inde, l’Indonésie et des dizaines de pays africains. Pire encore, le traité avec les Etats-Unis a bien été relancé contre l’avis de la France !

En réalité, les belles paroles du gouvernement ne valent rien car on ne peut attendre de ceux qui ont créé les problèmes qu’ils puissent les résoudre. Ce gouvernement, comme les gouvernements précédents, n’ont pas été des victimes de la désindustrialisation, ils l’ont bel et bien organisée ! Emmanuel Macron a été responsable comme Ministre de l’Economie du plus grand nombre de pillages industriels de la 5ème République (Alstom, Technip, Lafarge, Alcatel, etc.)

En restant soumis aux traités européens actuels et aux dogmes de la mondialisation sauvage, ils démontrent chaque jour qu’ils ne veulent rien changer aux malheurs de la France. Nous devons convaincre les Françaises et les Français de nous faire confiance pour appliquer une politique de rupture avec ce système, qui recréera une industrie française souveraine pour notre pays.

Nicolas Dupont-Aignan, Député de l'Essonne, Président de Debout La France

17 05 2020

L’imposteur et le héros : une histoire de la Macronie à Montcornet

Emmanuel Macron a décidé de se rendre dimanche 17 mai à Montcornet, dans l’Aisne, pour y lancer les commémorations célébrant les 50 ans de la mort du Général de Gaulle, les 80 ans de l’Appel du 18 juin et les 130 ans de sa naissance à Lille.

C’est à Montcornet au printemps 1940 que Charles de Gaulle, alors colonel, tentera de mettre en pratique la doctrine qu’il avait défendue en faveur de la guerre mécanisée face aux troupes allemandes. Hélas, la 4ème division cuirassée, assemblée à la hâte, ne dispose ni des hommes ni du matériel ni de la couverture aérienne nécessaires. Pendant que les armées allemandes se modernisaient, l’Etat-major sénile de la France était resté bloqué en 1918, se croyant à l’abri de la barbarie hitlérienne derrière la ligne Maginot.

Armées de courage et de détermination, les troupes dirigées par De Gaulle mèneront une des rares contre-offensives de la Bataille de France qui, sans être une victoire militaire décisive, constituera une victoire morale déterminante pour l’âme de la future Résistance. Aveuglés par le défaitisme, les dirigeants français refusèrent de voir dans l’héroïsme des soldats français de 1940, la preuve que la guerre pouvait être menée et gagnée.

En tant qu’amoureux de la France et gaulliste, je devrais me réjouir qu’un Président de la République choisisse pour la 1ère fois d’honorer le souvenir de la bataille de Montcornet. Hélas, le personnage d’Emmanuel Macron et la politique qu’il mène sont si contraires à l’esprit et à la lettre du gaullisme que cet hommage raisonne comme une énième insulte à la Nation.

Charles de Gaulle n’a jamais manipulé l’Histoire de France pour monter sur un piédestal. Il cherchait à être digne du récit national sans se l’approprier pour construire une fausse gloire. Au contraire, nous savons déjà qu’Emmanuel Macron ne va pas rendre un hommage humble au Général ni tirer les leçons de ce grand Homme pour changer sa politique lamentable.

De la même façon qu’il avait osé projeter son propre parcours de haut-fonctionnaire vendu à la finance internationale dans les pas de Jeanne d’Arc, Emmanuel Macron va s’approprier l’héritage gaullien pour créer sa propre mythologie personnelle. A Orléans en 2016, Emmanuel Macron avait assimilé son propre mépris de l’éthique républicaine élémentaire au courage de la protectrice de la France. En véritable faussaire de la morale et de l’histoire, il avait prétendu que Jeanne avait accompli son propre rêve alors qu’elle n’avait fait que suivre son devoir sacrificiel.

Jamais un chef de l’Etat français n’avait osé défigurer à tant de reprises nos figures nationales et insulter notre Histoire. Qu’espérer d’un Président de la République qui ose dire que la colonisation française a été un « crime contre l’humanité » ?

Hélas, il ne s’arrêtera pas tant que les urnes ne l’auront pas expédié aux oubliettes. Emmanuel Macron a décidé de rendre hommage à Montcornet à « l’esprit de résistance » alors que sa politique soumise aux pires idéologies de la mondialisation sauvage a provoqué l’une des pires catastrophes sanitaires que notre pays ait connue. Personne ne sera dupe de cette énième tartufferie, mais le mal sera fait.

Imagine-t-on le Général de Gaulle refuser obstinément de contrôler les frontières nationales pour protéger les Françaises et les Français d’une épidémie meurtrière alors que même nos partenaires européens choisissaient de se protéger ?

Imagine-t-on le Général de Gaulle mentir sciemment à ses compatriotes sur la doctrine sanitaire, prétendant que les masques sont inutiles, que les tests ne sont pas vitaux ? Mensonges d’autant plus intolérables qu’ils ne visent qu’à couvrir l’incapacité du gouvernement à disposer des matériels médicaux nécessaires pour protéger notre peuple et nos soignants.

Imagine-t-on le Général de Gaulle humilié par le PDG d’un laboratoire pharmaceutique français, qui préfère honorer des commandes prioritaires chez une puissance étrangère au lieu de soigner son propre pays d’origine ?

Imagine-t-on le Général de Gaulle attendre de l’Union Européenne de remplir les missions que le gouvernement français est incapable d’honorer ? Jamais le Général de Gaulle n’aurait osé affirmer qu’une souveraineté européenne inexistante est la solution au salut de la France alors qu’il savait déjà, dès 1958, que l’illusion fédéraliste européenne ne mènerait à rien, sinon détruire la souveraineté nationale française, la seule capable de défendre nos intérêts et notre sécurité.

Imagine-t-on enfin le Général de Gaulle fuir ses propres responsabilités comme le fait systématiquement Emmanuel Macron ? Combien de fois a-t-on entendu le Président de la République pérorer, bien à l’abri des murs institutionnels, qu’il était le seul responsable de sa politique et qu’on « vienne le chercher » pour réclamer des comptes ? Hélas, quand son échec est flagrant, il se défausse sur ses subordonnés et pire, sur les Français eux-mêmes, accusés d’être irresponsables face au Covid 19 alors qu’ils n’ont fait que suivre la propagande du gouvernement.

Une fois encore, je refuse de me taire en laissant Emmanuel Macron revendiquer un héritage dont il n’est pas digne. Le Général de Gaulle appartient à la Nation entière. Ce faisant, personne ne peut s’approprier cet héritage, mais tous doivent le défendre de toute récupération indécente.

Emmanuel Macron a de nombreux personnages historiques français à sa disposition pour ses discours politiques comme Aristide Briand, Edouard Daladier, Jean Monet, Robert Schuman, François Mitterrand ou François Hollande. Qu’il laisse Charles de Gaulle et les héros de Montcornet en paix.

Pendant que le projet de loi prorogeant l’état d’urgence sanitaire était débattu à l’Assemblée nationale, le Gouvernement a présenté les détails de son plan de déconfinement qui débutera le 11 mai. Si la volonté de déconfinement est une excellente nouvelle pour l’ensemble de nos compatriotes, je regrette que les annonces de l’exécutif comportent encore trop d’incohérences et de mesures dangereuses. Parce que ce Gouvernement a perdu toute crédibilité dans sa lutte contre l’épidémie et que le projet de loi contient des dispositions aberrantes, je voterai contre la prolongation de l’état d’urgence sanitaire.

Alors que le Premier Ministre exclut l’ouverture des parcs, jardins et collèges dans les départements classés rouges, il a annoncé que les écoles primaires rouvriraient à partir du 11 mai. Cette décision est particulièrement dangereuse dans les 32 départements (notamment en Ile-de-France, Grand Est, Hauts-de-France et Bourgogne-Franche-Comté) où le virus circule activement et les services de réanimation sont au bord de la saturation. Avec Debout La France, nous proposons un report en septembre de la réouverture des écoles qui constituent de véritables bouillons de culture !

De plus, nous demandons instamment que le Gouvernement renonce à sa décision irresponsable de réduire le nombre de lits de réanimation pour retrouver le niveau d’avant crise. En effet, notre pays doit tirer les leçons de la crise que nous venons de traverser : alors que nous disposions en 2017-2018 de seulement 309 lits de soins aigus (intensifs et réanimation) pour 100.000 habitants, nous devons accroître notre capacité d’accueil pour atteindre le niveau de pays qui ont réussi à faire face à l’épidémie comme l’Allemagne (602 pour 100.000 habitants), la Corée (714) ou encore le Japon (779). A cet effet, nous demandons au Gouvernement d’augmenter durablement le nombre actuel de lits capables de faire de la réanimation, et de rouvrir des hôpitaux fermés en France parmi lesquels le Val-de-Grâce. La France doit anticiper pour assurer une capacité de réanimation suffisante en cas de deuxième vague épidémique : aucun citoyen ne doit être privé d’hospitalisation. Par la même occasion, nous regrettons que le Gouvernement n’ait pas mis en place un plan industriel de relocalisation des médicaments vitaux pour assurer notre indépendance sanitaire dans les plus brefs délais.

Ensuite, si je me réjouis du déconfinement progressif des Français et des commerces, les mesures du Gouvernement restent insuffisantes pour assurer la sécurité de la population, et par conséquent dangereuses. En effet, nous proposons avec Debout La France d’étendre le port obligatoire du masque non seulement dans les transports, mais en plus dans l’espace public et notamment dans les commerces. A ce titre, nous proposons que l’Etat distribue gratuitement un lot vital minimal de masques par foyer pour garantir un égal accès à tous les Français. Nous demandons également que les soignants et les personnes vulnérables, de par leur âge ou leurs pathologies, soient dotés de masques FFP2 qui les protègent d’une contamination par une tierce personne. De même, l’exécutif doit apporter des garanties sur le nombre de tests qui seront réalisés à partir du 11 mai, puisque le Canard Enchainé a révélé que seuls 285.000 tests pourraient être effectués contre 700.000 promis par l’exécutif ! Qu’en est-il vraiment ?

Par ailleurs, il est absurde que les Français voient leurs déplacements limités alors que les personnes venant de l’étranger ne soient pas toutes soumises, notamment celles venant de l’Union européenne, à un dépistage et un isolement obligatoires lors de l’entrée sur le territoire national. D’autant que l’Europe est le continent qui compte le plus de cas et de victimes dans le monde ! Après avoir confiné les Français durant deux mois, comment le Gouvernement peut-il refuser de confiner le pays pour éviter d’importer de nouveaux cas ? Avec Debout La France, nous proposons un contrôle sanitaire aux frontières et une quatorzaine obligatoire pour toute entrée sur le sol français.

Enfin, je refuse de signer un chèque en blanc jusqu’au 10 juillet au Gouvernement, tant pour son bilan que pour sa volonté d’y échapper. En effet, l’exécutif est responsable du fiasco que traverse la France depuis plusieurs mois par son manque d’anticipation, et ce malgré nos alertes, et n’a pas hésité un seul instant à mentir délibérément à plusieurs reprises (masques, tests, etc.) pour chercher à dissimuler son incompétence. Au regard du bilan du Gouvernement, il m’apparait irresponsable de lui accorder plus longtemps des pouvoirs exorbitants. De plus, au prétexte de protéger à juste titre les élus locaux dans l’exécution des décisions du Gouvernement, les députés En Marche en profitent pour organiser une auto-amnistie préventive en faveur de l’exécutif en cas de futurs procès. Face à un tel scandale, j’ai déposé un amendement visant à garantir la protection des élus locaux contraints à appliquer les ordres du Gouvernement dans le cadre du déconfinement, et un second amendement pour supprimer les dispositions exonérant l’exécutif de sa responsabilité pénale. J’ai aussi proposé un amendement pour assurer un contrôle de l’action du Gouvernement face au Covid19 grâce à la mise en place d’un Comité transpartisan composé des principales forces politiques de France.

Le 11 mai 2020 s’amorce la sortie d’un confinement inédit dans notre pays. Nous avons une pensée pour nos compatriotes de Mayotte où l’épidémie continue à circuler très gravement et attendons du Gouvernement une vigilance et une action toute particulière pour ses habitants. Debout La France réaffirme qu’il vaut mieux un excès de prudence plutôt que la légèreté et les mensonges auxquels le Gouvernement nous a hélas habitués. Ainsi, nous alertons sur les risques de sa politique irresponsable et proposons des mesures de bon sens afin que les Français puissent renouer avec leur vie normale en toute sécurité.

Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La France, Député de l’Essonne.

02 05 2020

Attentat du 27 avril à Colombes

Ce lundi 27 avril, à Colombes, aux environs de 17h30, un automobiliste a foncé délibérément sur deux motards de la Police, en train de procéder à un contrôle de véhicule. A l'heure où j'écris ces lignes, ces deux motards, grièvement blessés, sont hospitalisés et l'un d'entre eux est dans un état particulièrement grave. L'"automobiliste" a été appréhendé.

Comme il est maintenant tristement habituel après une attaque terroriste, les médias, la classe politique, sont extrêmement discrets sur le sujet et, quand ils en parlent, évoquent les faits en éprouvant toujours quelque difficulté à mettre les mots justes sur ces "événements". Alors, il faut commencer par là. Oui, cette attaque est un attentat terroriste islamiste ! Si l'on ne commence pas par nommer avec une courageuse précision les tragédies que vit notre société, nous nous condamnons à les faire prospérer.Et le Chef de l'Etat comme le gouvernement sont, depuis leur entrée en fonction, des spécialistes de haut vol de la fausse résolution des problèmes, par leur négation pure et simple. Ainsi, ils requalifient les actes terroristes en faits divers isolés, oeuvres de pseudo-aliénés qui regarderaient davantage la psychiatrie que la justice.Dans la rhétorique macronienne, les actes terroristes sont à classer entre les accidents de la circulation et les conflits de voisinage et les islamistes qui commettent des attentats sont des déséquilibrés en proie à des crises de démence passagère. Mais cette fois, Macron n'a rien dit. Il n'a même pas voulu fatiguer son pouce présidentiel en tweetant quelques mots sur cet attentat. Cela ne l'intéresse pas. Notre "chef de guerre" auto-proclamé, toujours plus lyrique lorsqu'il désigne le Covid-19 comme l'ennemi que nous combattrons sans merci, n'a rien à dire lorsqu'un islamiste attaque notre civilisation en s'en prenant à nos forces de l'ordre.

Ce terroriste est un homme de 29 ans, Youssef T., connu pour des faits de violences. Il a déclaré après son arrestation, vouloir "mourir en martyr". Une lettre a été retrouvée à bord de son véhicule, lettre dans laquelle il manifestait sa volonté d'instaurer la Charia de façon universelle. On voit bien l'itinéraire hélas! ordinaire du petit délinquant de banlieue qui passe à l'acte terroriste au nom d'Allah. Le terreau des cités sensibles est tout à fait favorable au développement de la voyoucratie islamisée.La haine de la Police y règne à plusieurs titres : les empêcheurs de dealer en rond sont aussi, avec l'école, la seule présence républicaine au sein de ces cités. Ils apparaissent aux yeux de ces petits barbares comme une armée d'occupation française qui menace l'intégrité de leur territoire et contrarie leur projet de mise en place de la Charia.

Mais la lettre de Youssef T. faisait également référence à la haine qui lui est venue en regardant des images de Gaza. Ce terroriste auto-qualifié de pro-palestinien mâtine son islamisme d'un vernis politique qui s'incarne dans un nébuleux combat pour une Palestine libre, c'est-à-dire, dans le langage des terroristes islamistes, pour la destruction de l'Etat d'Israël. Cet élément vaut, à lui seul, à Youssef T. d'être célébré ou -à tout le moins- exempté de toute intention terroriste, sur les réseaux sociaux par la canaille pro-djihadiste. Mais cela cause aussi de l'embarras dans les rangs de la gauche, toujours prompte à réagir dès que le commencement d'un soupçon de bavure policière se fait jour, et trop souvent muette lorsque les forces de l'ordre sont prises pour cibles par les voyous de cité.. Il est vrai qu'il ne faut pas décevoir sa clientèle électorale et depuis que les socialistes Terra-novistes, les macronistes intersectionnalistes ou les Insoumis indigénistes ont renoncé à défendre le monde ouvrier au profit des "minorités visibles", la cause palestinienne a quitté les rangs du combat politique pour devenir un symbole, celui de l'oppression de l'Islam par l'Etat d'Israël, les juifs, l'Occident, tous confondus dans une même haine irrationnelle, mortifère et assassine. Pour s'en convaincre, il suffit d'observer que le sort des Palestiniens ne présente d'intérêt que lorsqu'ils sont présentés comme victimes de Tsahal. Le Hamas, en revanche, peut torturer à loisir, tuer à volonté, jamais la moindre condamnation n'émane des belles âmes pro-palestiniennes. Il faut dire avec assurance et détermination que les municipalités de gauche qui célèbrent des terroristes palestiniens, les acteurs de la politique qui évoquent le conflit israélo-palestinien dès qu'un vote communautaire leur paraît bénéfique, ont une responsabilité dans la haine antisémite et anti-occidentale qui se développe sans cesse davantage dans notre société.

Il y a quelques jours encore, le hashtag "mortauxporcs", incitant au meurtre de policiers faisait une belle carrière sur Twitter. Tous ceux qui ne s'en sont pas indignés, voire, pour certains, qui ont approuvé ce mot d'ordre, ont une responsabilité dans ce dernier attentat.

Castaner lui-même, qui comprend les difficultés du confinement dans les cités et minimise -avec Sibeth Ndiaye- les violences anti-policières, a une responsabilité dans la banalisation de ces actes.

Le Président Macron, particulièrement, est coupable de lâcheté en n'osant pas réagir à un attentat commis contre nos policiers, contre notre civilisation. Seules semblent compter à ses yeux les lignes comptables émanant des instances bruxelloises, thuriféraires des marchés et négatrices des peuples.

A Debout la France, nous croyons en notre civilisation, en notre Nation, et nous nous battons avec tout notre coeur pour leur préservation.

26 04 2020

Nos banlieues brûlent et nous regardons ailleurs

Alors que le confinement fait l’objet d’une surveillance drastique et que l’impressionnant nombre d’amendes dressées est un enjeu de communication pour le Ministère de l’Intérieur, force est de constater qu’en la matière l’intransigeance gouvernementale connait de spectaculaires exceptions. En apparence, nul ne saurait échapper à la règle commune, la loi est dure mais c’est la loi, et les témoignages de l’application inconditionnelle, voire brutale et parfois injuste des dispositifs légaux ne manquent pas. Ainsi, nous avons tous en tête la verbalisation dans les Tarn d’une femme de 79 ans venue saluer son mari de 93 ans, confiné EHPAD, à 500 mètres de son domicile, à travers une vitre fermée, pour « violation du cordon sanitaire ». Et les exemples de toutes espèces sont nombreux : tel habitant du Val d’Oise a écopé de 135 euros d’amende pour être allé acheter une baguette de pain, telle jeune femme des Pays de Loire a dû s’acquitter de la même somme pour avoir voulu nourrir ses chevaux au pré et l’on ne compte plus les contraventions dont ont été gratifiées des femmes sorties pour acheter des protections hygiéniques ou de la teinture pour cheveux, produits jugés comme n’étant pas de première nécessité. La multiplication de ces exemples pourraient se faire à l’envi.

Cependant, certains quartiers de nos grandes villes semblent jouir d’une loi d’exception. Ces quartiers que l’on s’obstine à nommer « populaires », alors que c’est la canaille islamisée qui y règne en maître depuis des années, ne semblent pas astreints à des règles aussi rigides. Christophe Castaner lui-même a appelé les forces de l’ordre à « faire preuve de discernement », formule euphémisante pour recommander implicitement aux policiers de ne pas mettre les pieds dans les cités sensibles.

Un accident médiatisé, qui s’est produit la dans la nuit de samedi à dimanche derniers, a mis à mal toute idée d’esprit républicain dans un grand nombre de nos cités.

Un homme de 30 ans -et non pas un « jeune » comme nous le présentent les principaux médias- à moto a heurté la portière d’un véhicule de police et a été blessé à la jambe (il n’a pas eu la jambe arrachée, comme nous l’ont dit les médias dans un premier temps) à Villeneuve-la-Garenne.

Depuis, et sans que les médias ou le gouvernement ne s’en émeuvent particulièrement, nous assistons à des émeutes à Villeneuve-la-Garenne mais aussi dans d’autres villes de la région parisienne : Meudon, Suresnes, La Courneuve, Nanterre, Evry… Ce phénomène touche également les banlieues d’un grand nombre de villes de France, telles que Strasbourg, Lille, Lyon, Limoges…

Les policiers, les pompiers - qui interviennent chaque soir sur des feux de poubelles et de voitures - sont pris pour cibles, caillassés et visés par des tirs de mortier. La foultitude de vidéos que l’on trouve sur les réseaux sociaux atteste de la grande violence qui se déchaîne contre les forces de l’ordre et les pompiers. En l’occurrence, les 10 000 prisonniers libérés de façon anticipée par madame Belloubet au début du confinement forment, pour partie, un excellent renfort pour ces voyous affrontant la police. Signalons, encore une fois, la désastreuse action de la ministre de la Justice qui paradoxalement déconfine les prisons en période de confinement. Elle remet en liberté délinquants et criminels sans imaginer que cela pourrait avoir des conséquences tragiques sur l’ordre public.

Les images que nous voyons sont celles d’authentiques scènes de guérillas urbaines et elles nous sont présentées comme de simples réactions à ce que les émeutiers appellent une « bavure », voire une tentative de meurtre de la part des policiers.

Cette prétendue « bavure » concerne un homme dont il n’est pas inutile de préciser le pedigree : quatorze fois condamné pour trafic de stupéfiants, refus d’obtempérer, outrages, violences aggravées, extorsion, et qui se trouvait au moment des faits sous contrôle judiciaire pour menace de mort avec un hachoir. Le seul fait que cet individu soit en liberté illustre l’insupportable laxisme judiciaire et l’impéritie gouvernementale dont profitent les voyous de banlieue.

Ajoutons que cet homme circulait sans casque, en excès de vitesse, sur une moto non homologuée, en méprisant l’obligation de confinement. Mais la situation est encore plus grave que celle que nous présentent avec retenue les médias. Il ne s’agit pas d’un appel à la justice après une prétendue « bavure », il s’agit d’éprouver la puissance d’une contre-société qui se construit contre la République, contre la France. C’est une prise de pouvoir territorial, menée, à chaque fois, par une minorité agissante, violente, déterminée. Dans la nuit de lundi à mardi, le commissariat du quartier de la Meinau, à Strasbourg, a été incendié aux cris d’ « Allahou Akbar ! ». Bien naïfs ceux qui ne voient là qu’une révolte sociale. Il y a un mouvement général, mené encore une fois par une minorité, de tentative de prise en main de ces quartiers, pour y faire régner la loi des caïds et de l’islam.

Le trafic de drogue constitue également un enjeu fondamental qui nécessite à lui seul l’éloignement de la police et de toute présence étatique, même si les gouvernements successifs, depuis des décennies, ont laissé prospérer cette activité pour acheter la paix sociale. Le hashtag « mort aux porcs » connait une belle carrière en accompagnement de ces émeutes. Émeutes anti-flics, émeute anti-France.

Malgré la gravité de la situation, Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, nous assure qu’ « il n’y a pas lieu d’avoir des inquiétudes » et que les faits sont de « faible intensité ». Le gouvernement hésite entre minimisation et négation des problèmes, comme si l’occultation était une modalité de la solution.

À Debout la France, nous considérons que pour affronter les problèmes, il faut d’abord les nommer avec justesse. Notre volonté d’arriver au pouvoir est aussi liée à la volonté de résoudre le problème des banlieues et permettre aux gens qui ne posent pas problème de vivre sereinement dans des cités aujourd’hui gangrenées par la voyoucratie. Des mesures urgentes doivent être prises pour sauver nos banlieues : • couvre-feu pendant la période du confinement • création de dizaines de milliers de places de prison dans les casernes désaffectées • suspension de tout type d’aide sociale aux familles de délinquants et expulsion des familles de délinquants des offices HLM • reconduite à la frontière de tous les délinquants et criminels de nationalité étrangère • opération de maintien de l’ordre par l’armée dans les cités sensibles • mise en place de peines plancher pour les trafiquants de drogue et les émeutiers de cité

« Il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire, quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire » nous dit Clemenceau. Macron et son gouvernement n’ont ni volonté ni courage, si ce n’est l’obsession de l’auto-célébration et la passion de la dissimulation. L’épisode des banlieues nous le montre une fois de plus.

Nicolas Dupont-Aignan, Député de l'Essonne, Président de Debout La France.

24 04 2020

Avec l’Union Européenne, ce sont toujours les Français qui paient !

Pendant que toute l’attention des français est tournée vers les modalités et dates du déconfinement, le gouvernement continue à gâcher des milliards d’euros des contribuables français dans une Union Européenne qui a démontré pour la énième fois sa totale incapacité.

Ainsi, je me suis opposé à la hausse de 2 milliards d’euros de la contribution financière de la France au budget de la Commission Européenne, soit un total de plus de 23 milliards d’euros !

A l’issue de ce conseil européen du 23 avril, Emmanuel Macron, dans l’incantation, appelle les 27 pays de l’UE à aller "plus loin, plus fort" vers la souveraineté européenne. Il démontre d’ailleurs que ses discours sur le « monde d’après » qui remettrait la souveraineté française en avant n’étaient que des balivernes.

Selon lui, les Etats ne peuvent pas seuls financer un plan de relance économique européen. Et il quémande à l’Union Européenne, une capacité commune d’endettement de sortie des crises sanitaire, économique et sociale. Mais cette déclaration naïve sonne comme un aveu d’échec total et un mensonge envers les Français de bonne foi.

D’une part, il n’a pas compris qu’une souveraineté ne peut être que nationale et non européenne puisque l’Union européenne n’est pas une nation. Il ne croit pas en la France parce qu’il privilégie d’abord la préservation de l’unité de l’UE et du marché unique.

De plus E. Macron veut faire croire aux français à deux mythes : l’aide financière de l’UE et la solidarité européenne.

1) L’aide financière de l’UE n’est qu’une spoliation des impôts des Français :

Lors de la réunion du 9 avril dernier, un accord a été acté pour soutenir les économies nationales sur la base de 540 milliards d’euros et sous forme d’un paquet de trois mesures :

- Les contributions financières des Etats permettront à la Commission européenne de financer les dispositifs de chômage partiel (SURE) pour 100 milliards d’euros. - Le Mécanisme Européen de Stabilité (MES), entièrement financé par les Etats membres, est mobilisé pour un montant de 240 milliards d’euros pour les gouvernements qui le solliciteront. Les fonds du MES sont des emprunts que les États bénéficiaires devront rembourser avec intérêts en contrepartie de reformes structurelles, sauf dans le cas de la lutte contre le coronavirus. - la Banque Européenne d’Investissement (BEI), dont le capital appartient aux Etats, prévoit d’accorder 200 milliards d’euros de prêts aux entreprises.

Tout comme pour la PAC, le problème de cette aide financière de la troïka (CE, MES, BEI) - dont la technostructure sous influence allemande - est que ces prêts proviennent de notre argent public donc des impôts des français.

Depuis 2010, la France a versé 16.3 milliards d’euros directement au MES et s’expose à 143 milliards de garanties appelables en cas de défaillances. Notre pays est actionnaire à hauteur de 47 milliards d’euros dans la BEI. En somme : prête-moi ta montre je te donnerai l’heure !

Entre 2007 et 2017, la France a versé 75 milliards d’euros de plus que ce que l’UE ne lui a rendu en subvention. En 2018, cette perte nette a été de 7.5 milliards d’euros.

Non seulement l’aide financière de la troïka est d’origine française mais en plus ce plan européen est trop faible, trop tardif et trop complexe. Cette usine à gaz budgétaire est une aberration politique.

2) La solidarité européenne n'existe pas

Depuis le traité de Maastricht en 1992, les déséquilibres économiques, financiers et sociaux entre les pays du Nord et du Sud s’aggravent, sans que les premiers ne veuillent aider les seconds.

En effet, l’idée proposée par l’Italie, l’Espagne et la France, de « corona bonds », ces euro-obligations mutualisées entre pays européens, a été refusée catégoriquement par l’Allemagne, les Pays-Bas et les pays scandinaves. Mais ce projet fédéral de l’UE d’un fonds de relance économique européen massif de 1000 milliards d’euros avec une capacité commune d’endettement entre les 27 pays ainsi que des transferts budgétaires réels de l’Allemagne vers l’Italie, l’Espagne ou la France, ne verra jamais le jour.

La seule certitude est que l’union européenne profite de l’opportunité politique de la catastrophe sanitaire du COVID19 comme « alibi » pour pousser à tout prix son agenda d’intégration des Etats membres dans son fédéralisme bruxellois. L’objectif caché de l’UE est la prise de contrôle des finances publiques des états-membres voire une mise sous tutelle comme la Grèce, en particulier pour l’Italie, l’Espagne et peut-être la France compte tenu du fiasco financier du gouvernement.

Contrairement à la volonté d’E Macron d’une mise en esclavage pour dette des français avec les solutions de la troïka, Debout La France propose un projet simple, rapide et efficace, d’un plan de renflouement national de la France de 200 Mds € refinancé par la politique monétaire.

Pour restaurer la confiance, Debout la France réclame l’ouverture d’un débat démocratique sur le mode de refinancement du « plan de renflouement de la France » contre l’effondrement de notre économie.

Ne laissons pas notre destin français être décidé par des technocrates et un gouvernement incapable. La France indépendante dans l’Europe peut très bien agir vite, grâce au refinancement du duo BCE et Banque de France, pour empêcher d’être d’ici 2022 à la fois en dépression économique et sous la tutelle budgétaire de Bruxelles, de Berlin et du MES au Luxembourg. Et à terme, comme le Royaume-Uni, un financement direct de l'Etat auprès de la Banque de France, serait idéal.

C’est parce que les nations européennes seront libres qu’elles pourront coopérer de manière constructive et efficace, le strict contraire de l’UE fédéraliste actuelle.

Nicolas Dupont-Aignan, Député de l’Essonne, Président de Debout La France.

Bernard Monot, Ancien Député européen, stratégiste économique.

13 04 2020

Les irresponsables, selon Emmanuel Macron

Souvenez-vous, mardi 31 mars, Emmanuel Macron était en visite à Saint-Barthélémy d'Anjou, à l'usine Kolmi-Hopen qui fabrique, notamment, des masques FFP2.

Lors de cet exercice de pure communication, le Président a appelé de ses voeux une relocalisation industrielle sur le territoire national, ce qui est un revirement complet de ses positions idéologiques et une condamnation sans appel de l'ensemble de son oeuvre politique. Mais chez l'homme du "en même temps", les contradictions sont constitutives des lignes politiques et il faudrait être vraiment optimiste pour parier sur la constance d'Emmanuel Macron en matière de patriotisme industriel.

Mais cette visite angevine a aussi été l'occasion pour le Président de la République de réitérer sur un ton péremptoire son obsession du moment : Que, surtout, personne ne se permette de critiquer son action ou celle du gouvernement ! "Ceux qui (...) cherchent déjà à faire des procès, alors que nous n'avons pas gagné la guerre, sont irresponsables".

Alors que nous ne disposons pas en quantités suffisantes de gel hydro-alcoolique, de masques, de respirateurs, de lits d'hôpital... Il serait interdit de s'interroger sur la méthode Macron !

Interdit de se demander comment nous pouvons subir une telle pénurie alors que la France représente 1% de la population mondiale et 15% des dépenses de santé.

Interdit de s'interroger sur les raisons qui font que l'Allemagne réalise 500 000 tests par semaine quand la France n'en fait que 30 000. Interdit de reprendre le Ministre de la Santé, Olivier Véran, lorsqu'il déclare, en début de semaine, "il n'y a eu aucun retard, l'anticipation a été absolue" face au COVID-19.

Interdit de remettre en cause l'efficacité du Directeur général de la Santé, Jérôme Salomon. Interdit de rappeler son action passée, alors qu'il était conseiller de Marisol Touraine (Ministre de la Santé sous François Hollande). Il a décidé, en accord avec la Ministre, de la libéralisation de la gestion des stocks de masques et -pour ne plus avoir à maintenir ces stocks- il a opté pour une entrée en dépendance totale de la production chinoise. "L'idée ce n'était plus d'avoir des stocks gigantesques mais de pouvoir en faire fabriquer rapidement en Asie", résume un ancien conseiller de Marisol Touraine. Un autre abandon de la souveraineté nationale en matière sanitaire...

Interdit de s'interroger sur l'utilité de la porte-parole du gouvernement, Sibeth N'Diaye, qui s'est déjà illustrée en assumant "mentir pour le Président", qui avait envoyé à un journaliste, le texto aussi imbécile qu'irrespectueux "Yes, la meuf est dead" pour confirmer la mort de Simone Veil; et qui nous explique que, si l'on n'avait pas fourni de masques de protection aux Français, c'est parce qu'ils ne sauraient pas les mettre !

Interdit de commenter les mots d'Emmanuel Macron qui déclarait, le 12 février dernier, en s'adressant à sa majorité, engluée dans ce lamentable épisode du deuil parental : "Soyez fiers d'être des amateurs !". En dehors du fait que la formule présidentielle relevait elle-même davantage de l'amateurisme que de la réflexion inspirée, elle résumait une grande partie des problèmes politiques qui se posent à la France depuis l'élection d'Emmanuel Macron et, plus nettement encore, depuis le début de la crise du COVID-19.

Le Président de la République a répété à de nombreuses reprises que nous étions en guerre, uniquement pour imposer l'idée d'une union sacrée derrière sa personne. Mais Emmanuel Macron n'est pas un chef de guerre. En dehors du fait qu'il a, à la suite de nombreux autres, abandonné l'idée de souveraineté nationale et -c'en est une conséquence- les hôpitaux, les industries, l'agriculture... il ne saurait passer pour un chef de guerre. Il n'est que l'auxiliaire zélé de la loi du marché qui consiste à "laisser faire, laisser passer". La fermeture des frontières, seule protection des peuples libres, lui est toujours apparue comme un insupportable retour à l'ancien monde, dont il souhaite la destruction définitive. Sa passion des frontières ouvertes lui a même fait proférer de dangereuses inepties, telles que : "Le virus n'a pas de passeport", comme si le COVID-19 voyageait librement, sans être transmis par des individus qui -eux- ont des passeports ! La courte vue d'Emmanuel Macron le pousse à dire : "Nous ne renoncerons à rien (...); Surtout pas aux terrasses, aux salles de concert, aux fêtes des soirs d'été", le 11 mars, c'est-à-dire six jours avant le confinement. Si "gouverner, c'est prévoir", alors le pouvoir actuel ne gouverne pas. Il se réfugie derrière des collèges d'experts, qui ne sont pas tous d'accord entre eux, et qui permettent au Président et au gouvernement de s'exonérer de toute responsabilité.

"L'action, ce sont des hommes au milieu des circonstances", écrivait le Général de Gaulle, qui ne s'est pas appuyé sur un groupe d'experts pour lancer son appel à la Résistance, le 18 juin 1940. Les circonstances actuelles nous montrent qu'Emmanuel Macron est l'homme de l'inaction, de la mauvaise foi et de l'autoritarisme.

11 04 2020

Réindustrialisation de la France ? Emmanuel Macron doit cesser de nous prendre pour des pigeons !

Mardi 31 mars, Emmanuel Macron a visité la plus grande usine de masques de France, Kolmi-Hopen dont la mobilisation est exemplaire. Il a annoncé que notre pays produirait 15 millions de masques par semaine d’ici fin-avril, soit un doublement de la production française quand la Chine a multiplié la sienne par six !

Dans une France dirigée par un gouvernement favorable au « fabriqué en France », notre pays compterait au moins une usine de masques de plus, le site Sperian. Hélas, Emmanuel Macron n’a pas bougé le petit doigt pour sauver cette usine, fermée en septembre 2018 après une longue agonie. Au plus fort de sa production, cette usine bretonne produisait 20 millions de masques par mois en rythme normal, sans doute beaucoup plus avec les cadences qu’a pu atteindre Kolmi-Hopen.

La contradiction majeure entre le nouveau discours de circonstance d’Emmanuel Macron et ses actes passés n’est pas anecdotique. Comment faire confiance à un homme dont toute la carrière professionnelle et politique mais aussi toute la doctrine affirmée et réaffirmée à de multiples reprises a consisté à balayer l’industrie nationale ?

Emmanuel Macron est un menteur. Je le sais personnellement puisque lors de l’unique débat de la campagne présidentielle en 2017, il m’a menti devant des millions de Français. Alors que je lui demandais des explications sur le pillage d’Alstom par les Américains de General Electric, il répondit qu’il n’avait eu « rien à connaître » dans cette affaire. C’était déjà faux à l’époque - il a personnellement signé le décret de dépeçage le 5novembre 2014 comme Ministre de l’économie - mais la Commission d’Enquête parlementaire montrera même qu’il avait agi dès juin 2012 dans le dos du Président Hollande lui-même, qu’il conseillait comme Secrétaire Général Adjoint.

Je ne crois pas une seule seconde aux annonces d’Emmanuel Macron sur la « souveraineté nationale et européenne » car ses actes présents, au cœur même de la crise que traverse notre pays, ne correspondent nullement à ses belles paroles.

Ce samedi 18 mars, le gouvernement a annoncé la commande d’un milliard de masques d’ici fin juin. Ils viendront tous de Chine. Pendant ce temps-là, la France aura produit, au mieux, 150 millions de masques.

Autrement dit, le gouvernement commet la même erreur qui a provoqué le scandale actuel, en maintenant à 90% notre dépendance de masques envers la Chine. Or, ce pays peut très bien avoir une rechute épidémique ou des troubles liés aux conséquences du virus. Pire encore, on sait déjà que la surproduction chinoise est parfois de mauvaise qualité : la Hollande vient de renvoyer 50% d’une commande défectueuse, incident loin d’être isolé.

En réalité, Emmanuel Macron n’a pris aucune décision de rupture pour relancer la production française. Il ne fait que de la communication pour gérer la pénurie grâce à la mobilisation exceptionnelle des usines actuelles, de leurs dirigeants et employés ainsi que d’initiatives privées qu’il faut saluer comme elles le méritent. En revanche, le gouvernement n’a jamais lancé le moindre « effort de guerre » productif.

Par exemple, si le gouvernement veut montrer qu’il veille à la souveraineté industrielle, je l’engage à sauver deux usines stratégiques en redressement judicaire : FAMAR, dernière usine à produire de la chloroquine et Luxfer, seul site capable de produire des bouteilles d’oxygène sous 4 semaines et dont les machines sont à l’arrêt, protégées par des ouvriers courageux contre un fonds vautour qui veut détruire l’outil productif.

J’ai saisi le Conseil d’Etat pour contraindre le gouvernement à sauver ces deux sites rentables économiquement en plus d’être stratégiques. La haute juridiction a renvoyé la responsabilité au gouvernement. Que ce dernier prenne donc ses responsabilités et transforme les paroles en actes !

Emmanuel Macron ne veut rien changer mais il veut faire croire aux Français qu’il avait compris que tout devait changer. Rappelons-nous que les élites dirigeantes incompétentes avaient déjà promis de tout changer après la crise financière et économique de 2007-2008. Les mêmes belles paroles pour une politique encore pire ! Les citoyens-contribuables ont renfloué les banques et les multinationales qui ont encore aggravé la mondialisation sauvage et la désindustrialisation !

Le courageux Arnaud Montebourg a cru pouvoir peser au sein de « l’ancien monde » mais ses tentatives se sont heurtées au faux « nouveau monde », Emmanuel Macron lui-même qui a mis en échec tous ses projets avant de le remplacer purement et simplement. Finalement, le « redressement productif n’a jamais eu lieu » car les faux-culs qui avaient menti aux Français n’en avaient cure ! Pire encore, Emmanuel Macron a bradé à lui seul autant de fleurons industriels que plusieurs gouvernements entiers avant lui : Alstom, Technip, Lafarge et des dizaines d’industries anonymes mais qui font la richesse d’une nation.

Les idées n’existent que par les hommes et les femmes qui les portent et ils ne changeront jamais. Que nos concitoyens cessent d’écouter les balivernes des incapables qui les ont conduits dans l’impasse. Nous sommes prêts à gouverner autrement, fidèles aux valeurs et aux programmes que nous avons toujours défendus même quand ils étaient honnis par le système. Renvoyons Emmanuel Macron et les idées catastrophiques qu’il incarne aux oubliettes de l’Histoire pour rebâtir une France forte, libre et juste.

Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La France, Député de l’Essonne.

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