Le Blog de Nicolas Dupont-Aignan - Blog NDA

18 06 2021

Notre 18 juin

Mes chers compatriotes,

Aujourd’hui, je m’adresse à vous pour commémorer une date sans laquelle l’univers – comme aimait à le dire le Général de Gaulle – n’eut pas entendu assez tôt la France résolument opposée à la barbarie nazie.

Si le 17 juin 1940, à l’aube d’un jour d’été, Charles de Gaulle ne s’était pas engouffré dans un avion pour l’Angleterre, que serait-il advenu de la France ?

Cette veille d’un moment historique, le destin de notre pays fut heureusement remis entre les mains d’un homme neuf, « intact » (selon la formule de George Mandel qui l’encouragea) : De Gaulle général de brigade seulement depuis le 25 mai – et encore à titre temporaire –, simple sous-secrétaire d’État à la Guerre et à la Défense nationale – nommé dix jours auparavant – se voyait trop tard délesté de ses habits de Cassandre pour pouvoir infléchir le cours dramatique des événements. En effet, le triste 16 juin vit le Maréchal Pétain devenir président du conseil, anéantissant ainsi toute chance de ranimer un État en panne (ou en déshérence) face à l’opulence militaire de l’ennemi.

Pourtant, de cet instant terrible naissait une volonté formidable, disons même une volonté française, celle qui surgit des tréfonds de l’âme de chacune des composantes de notre société, de cette France des gauches, des droites et des centres, cette France qui dans l’épreuve panses ses plaies historiques, naturelles à un peuple qui se scinde et s’admoneste, pour faire vivre la démocratie.

En cette année 2021, ce temps de désarroi – bien sûr incomparablement moins terrible à celui de l’an 1940, mais si difficile des points de vue économique, sanitaire et social – il est essentiel de se ressouvenir d’exemples passés aussi forts que celui du Général de Gaulle.

Tout quitter : la terre natale, l’entourage, les positions acquises, les mœurs du quotidien, comme déjouer le sentiment ô combien humain de l’inaction sous l’effet de la sidération. Ce fut le lot de cet homme exemplaire, comme tant d’autres qui se dépouillèrent de tout cela dans les jours de la bataille de France.

Bien que nous soyons collectivement, loin de telles extrémités, mes chers compatriotes, notre temps charrie nombre d’épreuves. Aux Gilets Jaunes, aux personnes précarisées, aux femmes et hommes seuls, aux étudiants esseulés, aux personnels hospitaliers rudement mis à contribution, aux policiers et militaires qui nous déposent leurs « appels », à tous qui êtes dans vos épreuves personnelles d’une dignité forçant le respect, je veux vous dire que des temps désarticulés où nous sommes ressortira bientôt l’alternative au mépris des immodestes, dits « sachants », à l’arrogance des premiers de cette classe élitaire française dans laquelle mauvais travail vaut tableau d’honneur, à l’impuissance hautaine de ces présidents successifs qui enferment la France dans une nasse idéologique ultralibérale, comme les Français chez eux.

En ces heures aussi sombres du 18 juin 1940, un inconnu qui ne se compromit jamais, qui ne dévierait jamais dans l’avenir, trouva en lui-même les ressources pour poursuivre le combat contre l’âpreté du réel intransigeant, et impécunieux en bonheurs. Après avoir alerté, durant les années 1930, sur l’état de l’armée, sur le délabrement de ses doctrines, il ne s’affaissa pas, ne s’effaça pas quand advint le plus grand conflit de l’Histoire ; bien que la tentation fût grande de renoncer, il demeura lui-même et synthétisa alors la France.

Sous l’orage hurlant, la chose est naturelle, ce sont les personnalités étrangères aux renoncements qui se proposent aux éléments, en sacrifice pour le succès.

En 2021, faisons de ce 18 juin notre mouvement commun vers l’inconnu, inspirons-nous collectivement de cet exemple, pour qu’il soit redit à nouveau que le nom Français signifie courage, dignité et indépendance (ou grandeur). Méditons ensemble cela, pour que nos destins puisent à la source de l’Histoire de France les forces nécessaires au renouveau de notre pays et au juste bonheur des Français.

Je vous remercie.

Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout la France Candidat à l'élection présidentielle 2022

Ma lettre aux associations du handicap

Chers amis, chers bénévoles, chers engagés,

Quelle ne fut pas ma consternation, devant le naufrage de l’Assemblée nationale, hier, jeudi 17 juin. Comme vous le savez, cette date était marquée par l’introduction dans l’hémicycle d’un débat crucial pour les personnes en situation de handicap : celui de la déconjugalisation de l’AAH, votée en deuxième lecture par le Sénat.

Combat de longue date que vous menez et que j’ai toujours soutenu, notamment par une proposition de loi déposée en novembre dernier, portant l’individualisation et la revalorisation de l’AAH ainsi que l’exonération de charges sociales patronales pendant 2 ans pour toute entreprise qui embaucherait une personne en situation de handicap.

Heureusement, cette réforme trouvait un large écho auprès de mes collègues d’opposition, créant un rare sentiment de consensus dans une Assemblée bien souvent agitée et querelleuse. Cette rare unanimité aurait pu et aurait dû donner lieu à un vote de bon sens au service des personnes en situation de handicap.

Cœur de l’enjeu : retrouver une allocation individuelle pour un handicap qui l’est également, redonner aux personnes en situation de handicap une véritable autonomie, permettant de concilier choix affectifs et indépendance financière.

Malheureusement, le Gouvernement en a décidé autrement, et a a mobilisé des arguments spécieux, arguant qu’une telle réforme remettrait en cause la solidarité nationale, alors qu’elle vise justement à prendre en compte la spécificité du handicap.

Pire encore, le Gouvernement a fait le choix du coup en force, annihilant tout débat, tout vote. Craignant que les amendements de l’opposition pour rétablir l’individualisation de l’AAH ne soient adoptés par certains députés En Marche! ou Modem, Madame Cluzel et son Gouvernement ont supprimé le vote des amendements, chose extrêmement rare à l’Assemblée. Puis ils ont imposé le vote bloqué sur l’article 3, une manœuvre procédurière scandaleuse qui permet de faire voter un article sans examiner les amendements des parlementaires.

Sur 222 votants, 121 députés ont voté pour l’article 3 qui supprimait la déconjugalisation de l’AAH et 101 partisans de l’individualisation ont voté contre. Au regard de l’écart ténu entre les deux votes, je regrette que les députés du RN n’aient pas été présents et que les LR aient été trop peu nombreux, malgré les prises de parole courageuses de certains d’entre eux. Une fois de plus, l’absence de mobilisation des députés de l’opposition a permis à la majorité En Marche!, pourtant affaiblie, de faire avorter une réforme vertueuse.

En vérité, le Gouvernement s’est soumis à un arbitrage budgétaire scandaleux, refusant les quelques millions d’euros que coûterait cette réforme pour soutenir les plus fragiles d’entre nous, et refusant le moindre rabot sur les milliards gaspillés chaque année par leur faute ou leur négligence. 10 milliards de fraude à cause de fausses cartes vitales, contre lesquelles ils ne font rien. 1 milliard d’Aide médicale d’Etat pour soigner les clandestins. 5 milliards de plus à l’Union Européenne qui viendront alimenter une contribution largement déficitaire pour notre pays.

Ce quinquennat se sera ouvert avec la suppression de l’ISF et s’achève avec la débâcle de l’AAH. Voilà le vrai visage de la Macronie : faible avec les forts, fort avec les faibles. Dans l’hémicycle comme dans nos rues.

Ces manœuvres et cette impéritie jettent une nouvelle fois le discrédit sur le Politique. Quelle occasion manquée de faire briller l’intérêt collectif sur les querelles partisanes.

Soyez assurés de ma pleine détermination à défendre le handicap pendant toute la campagne présidentielle dans laquelle je m’engage. L’individualisation et la revalorisation de l’AAH sont au cœur de mes priorités.

Amitiés,

Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout la France Candidat à l'élection présidentielle

03 06 2021

Mon coup de gueule du jour !

Au “tout ce qui est excessif est insignifiant“ de Talleyrand, certains médias adeptes de la polémique ont préféré “caricaturons, caricaturons, il en restera toujours quelque chose“ ! Il est temps de rétablir les faits. Si les égarements de certains ennemis du pluralisme me navrent pour eux, car il est regrettable que des esprits peu scrupuleux et partisans confondent service de l’information, et service de la propagande, je tiens aussi à défendre tous ceux dont le libre arbitre est caricaturé. Si chacun peut constater que la géométrie variable est devenue la règle, selon que l’on soit dans l’opposition ou dans la majorité, depuis plus d’un an, le pays dans son entièreté subit également une plongée dans un flot d’informations et d’injonctions contradictoires. Ainsi, ce qui était inutile hier est devenu obligatoire aujourd’hui, nous vivons médusés d’ubuesques séquences où des journalistes béats écoutent des Ministres bêtas leur expliquer que les Français seraient tantôt trop stupides pour mettre un masque, tantôt factieux quand ils s’interrogent sur l’utilité de porter celui-ci en plein air, y compris lorsqu’ils sont seuls et au milieu de nulle part : “Le bon sens a été la première victime de cette pandémie“ ! Face à cela, comme tous les Français, non seulement j’ai essayé de comprendre, mais aussi d’anticiper, pour que notre pays ne reste pas dans l’immobilisme, dans l’angoisse et ne soit pas victime d’un “enfermisme“ de facilité, voire, victime de dérives autoritaires au prétexte d’une pandémie. Le Gouvernement a justifié les changements réguliers et contradictoires de sa politique sanitaire souvent à la limite de la schizophrénie, en tout cas, ne craignant pas le paradoxe, par la découverte d’un virus évoluant au fur et à mesure, jusqu’à se transformer récemment en variant. Peu importe l’inconséquence des Autorités, sur cette base tout est autorisé et même pardonné. Dans ce flot d’incertitudes, le vaccin a été présenté comme la seule issue possible. Les Français atteint du Covid auraient certainement préféré que l’on s’active pour les soigner, plutôt que de les laisser chez eux, seuls, désemparés avec un simple Doliprane en guise de corona-placébo. Nous sommes devant une rare, et peut-être même la seule maladie, où toute hypothèse médicamenteuse a été radicalement rejetée, et ce, non pas sur des considérations médicales, mais au motif de combats entre scientifiques goûtant à l’ivresse cathodique : “Les seules ordonnances émises et autorisées, ont été celles du Gouvernement pour réduire nos libertés“ ! Dès les premiers instants, cette pandémie a échappé à la médecine pour se transformer en attaques personnelles relayées par quelques éditorialistes aux dérives bien connues. Pour ma part, je déplore ce débat binaire, où l’on ne pourrait qu’être pour ou contre. Je condamne ce refus systématique du pragmatisme sanitaire, et m’insurge de cette volonté incurable des médias de vouloir scinder l’opinion publique entre le “camp du bien“ et le “camp du mal“ avec une appétence pour la caricature au-delà du champ du possible. Le vaccin est jugé utile pour les gens susceptibles de développer des formes graves d’une maladie donnée mais, comme pour tout autre vaccin, il n’a pas d’intérêt impérieux pour les personnes n’étant pas considérées à risque. Le vaccin doit toujours garder son caractère préventif, correspondre à une population identifiée, il ne peut être administré comme un remède se substituant alors à tout traitement. Une fois cette évidence rappelée, chacun doit être libre de se faire vacciner, mais surtout, chacun doit pouvoir être soigné, car vacciner les bien-portants, et refuser de soigner les malades est non seulement incohérent, mais aussi contraire à la plus élémentaire notion de médecine. Si vacciner tout azimut pose logiquement question, le plus surprenant est certainement de voir que les mesures primordiales empêchant la propagation du virus, comme le traitement de l’air, le renforcement immunitaire n’ont pas le droit de citer. En France, aujourd’hui, maintenir que la vaccination n’est pas à elle seule l’alpha et l’oméga pour sortir de cette pandémie est considéré comme du complotisme patenté. À quel moment va-t-on retrouver le sens des réalités ? Je refuse donc ce mauvais procès fait par des procureurs ayant perdu toute objectivité, bannissant des propos en fonction de leurs auteurs : Quand un Olivier Véran dit qu’à ce stade le vaccin n’empêche pas totalement la transmission du virus, mais réduit la charge virale dans l’organisme, c’est alors vérité, mais quand je reprends strictement la même phrase ce serait subitement mensonge éhonté. Est-ce que l’on peut redevenir sérieux ? Le sérieux, c’est tout d’abord cesser de maltraiter notre système de santé, privé de moyens, d’effectifs, tenu par un personnel à bout de souffle, une situation indigne d’une puissance comme la nôtre, d’un taux de prélèvement comme le nôtre, et qui conduit à enfermer un pays par manque de lits, de bras pour accueillir des malades. Le pays de Pasteur peut avoir honte de sa décrépitude ! Nous avons eu un Premier Ministre présentant des courbes incomplètes, un Ministre de la Santé commentant des remontées de santé publique erronées, et un Président de la République confondant politique migratoire et sanitaire en refusant de fermer nos frontières. Toute cette incohérence, et même incompétence, est grave, car tous les malades n’ont pas été soignés comme nous aurions dû le faire, la propagation du virus n’a pas été freinée par des moyens efficaces, ce qui nous entraîne aujourd’hui à envisager des solutions radicales qui auraient pu être évitées. De surcroit, c’est l’économie du Pays qui est maintenue sous respiration artificielle, perfusée avec une dette avec laquelle on vivra plus de 60 années. La mauvaise gestion de cette pandémie va laisser de lourdes séquelles. Le problème ne sera pas de savoir si Dupont-Aignan avait tort ou raison d’appeler au pragmatisme vaccinal, ou d’alerter sur la faisabilité logistique d’un pass-sanitaire, mais de se dire que pendant que notre pays était condamné sur l’autel de la bien-pensance, nous regardions ailleurs. J’ai honte d’un pays qui a regardé lâchement mourir ses ainés esseulés, et qui condamne l’avenir de ses enfants, à qui l’on propose pour toute perspective : « La vaccination à la chaine et l’endettement permanent » ! Il est temps de passer à autre chose, nous sommes devant de grands défis pour relever un pays éreinté psychologiquement et économiquement, qui ne peut plus subir un mépris de caste consistant trop souvent, non seulement à sombrer dans la malhonnêteté intellectuelle, mais aussi et surtout à condamner par posture les solutions pouvant enfin nous sortir de cette crise. Merci à vous tous, qui avez su garder humanisme et esprit libre. C’est grâce à vous, et avec vous, que nous ferons de grandes choses pour tous !




Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout la France

18 05 2021

Debout la France aux élections régionales 2021

Les élections régionales qui se tiendront les 20 et 27 juin prochains sont marqués chez Debout la France par une adaptation à la réalité locale pour faire gagner les projets gaullistes et souverainistes.

Dans les Hauts-de-France, José Evrard, député du Pas-de-Calais, emmènera la liste Debout la France autour de la sécurité, de l’emploi et de la réindustrialisation des territoires.

En Bretagne, David Cabas conduira la liste Debout la France pour la défense des territoires ruraux, des paysages, l’emploi et la sécurité des Bretons.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, Noël Chuisano, conseiller municipal de Manosque, mènera une liste indépendante, secondé dans les Alpes-Maritimes par Stéphanie Gibaud, lanceuse d’alerte du scandale UBS.

Dans les Pays de la Loire, Cécile Bayle de Jessé conduira la liste « Debout les Pays de la Loire – liste d’union » comportant des sympathisants de différents horizons (Républicains, Mouvement pour la France).

En Bourgogne-Franche-Comté, Debout la France a choisi une liste d’union avec le maire de Chalon-sur-Saône, Gilles Platret, candidat des Républicains. Pascal Lepetit, secrétaire départemental DLF de la Nièvre et délégué régional, figure dans le binôme tête de liste dans son département. Ce rapprochement a été rendu possible par le positionnement assumé de Gilles Platret, porte-parole des Républicains sous Laurent Wauquiez, et ayant fait de l'identité de la Bourgogne et de la Franche-Comté son cheval de bataille pour ces élections.

Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout la France

05 05 2021

Bicentenaire de la mort de Napoléon : la commémoration du renoncement

Napoléon victime du « en même temps »

Le 5 mai 1821, il y a bientôt 200 ans, disparaissait « l’immortel de Sainte-Hélène ». Napoléon Bonaparte laissait derrière lui une France durablement rebâtie sur les acquis révolutionnaires et le souvenir d’un homme exceptionnel au destin hors du commun. Après des semaines d’hésitation, comme toujours, Emmanuel Macron choisit la voie de l’ambiguïté. Il déposera une gerbe aux Invalides, mais n’organisera pas la célébration nationale qui s’impose. Il jouera le De Gaulle qui « assume tout » mais n’assumera rien. Il voudra contenter chacun et frustrera tout le monde. C’est le « en même temps » macronien appliqué à l’Histoire. Le président a multiplié les commémorations (« itinéraire mémoriel », année De Gaulle en 2020, panthéonisations…) et appelé en même temps à « déconstruire notre propre Histoire » devant les caméras américaines. Au moins le président est-il constant dans ses contradictions.

Le prétexte sanitaire

Déposer une gerbe, c’est mieux que rien, diront certains. Après tout, la victoire d’Austerlitz avait été oubliée en 2005. Mais aujourd’hui, la crise sanitaire sert de prétexte à un hommage confidentiel dans des Invalides fermées aux Français qui auraient voulu s’y recueillir. Il suffit de regarder 100 ans en arrière pour s’apercevoir que c’est la lâcheté seule qui motive cette décision. Le 5 mai 1921, une procession partit de l’Arc de Triomphe, passa devant Notre-Dame et gagna l’hôtel des Invalides, où le maréchal Foch prononça son « Éloge de l’Empereur ». On tira 21 coups de canon du bord de Seine. Pourtant la grippe espagnole venait tout juste de ravager l’Europe, faisant davantage de morts que la Première Guerre Mondiale.

Avons-nous encore le droit de rêver avec Bonaparte ?

Il ne s’agit pas d’emboucher les trompettes d’un patriotisme cocardier niant les parts d’ombre de l’héritage impérial. Mais le souvenir de Bonaparte mérite mieux que quelques chrysanthèmes. Napoléon consolida les acquis de 1789 tout en mettant fin aux désordres révolutionnaires. Ses « masses de granit » (Code Civil, Conseil d’Etat, Cour des Comptes, Banque de France, collèges et les lycées, Polytechnique et Saint-Cyr…) stabilisèrent le pays sur des décennies et furent exportées dans le monde entier. Mais plus que tout, les Français confinés, parfois découragés par une crise sanitaire sans fin ont besoin de rêver. Et quoi de plus exaltant que ce rêve de grandeur pour la France ? Un rêve qui faisait dire à Napoléon lui-même : « quel roman que ma vie ! » Mais n’en déplaise aux défaitistes de tous poils qui ne croient plus en notre nation, un rêve qui doit continuer à bercer l’imaginaire collectif des Français. Un rêve à méditer par nos dirigeants à l’heure où notre pays s’archipélise sous l’effet du communautarisme et de l’affaissement de l’autorité publique. Notre pays semble parfois près de sortir de l’Histoire. Le devoir du chef de l’Etat serait d’honorer comme il se doit la mémoire de celui qui œuvra à l’y conserver. Inspirons-nous du meilleur de Bonaparte pour construire une France libre qui comptera au XXIème siècle.

21 04 2021

Non au pass-sanitaire !

Jusqu’où iront-ils ? Le pass-Macron numérique arrive à l’intérieur de nos frontières. Aujourd’hui pour aller en Corse et en Outre-mer, demain pour aller au restaurant. Exit la liberté, s’ouvre l’ère du contrôle numérique, du biopouvoir et de la surveillance. C’est officiel : les Français seront désormais publiquement discriminés selon leur état de santé, en dépit de nos droits fondamentaux comme la liberté de circulation, en dépit de l’égalité des citoyens, en dépit du secret médical. Nous avons préféré la sécurité à la liberté, Orwell à Rousseau.

Est-ce vraiment pour notre sécurité ? L’argument sanitaire ne tient pas. Qu’est-ce qu’un pass adossé à un vaccin qui est faillible, déjouable par les variants, et qui n’a aucun effet connu sur la transmission et donc sur la propagation ? Pourquoi un pass alors que les vaccins ne protègent que 3 mois ? Et quel sort pour les personnes immunisées naturellement ? L’OMS se disait elle-même défavorable à ces pass sanitaires dans un communiqué publié hier, « étant donné les preuves limitées concernant la performance des vaccins sur la réduction de la transmission »

Ce n’est pas une histoire de santé. C’est un projet de rupture civilisationnelle d’instauration d’un contrôle social numérique, une véritable machine à gaz bureaucratique. En un demi-siècle, on sera passé du contrôle social par la famille, l’Eglise et le village, au contrôle social généralisé par la technologie. C’est aussi la suspension de facto de la liberté vaccinale qui aurait pu réduire les bénéfices de Big Pharma.

Toutes nos libertés ont été piétinées par ceux qui se présentaient comme des « libéraux » et qui de « droits » n’ont eu cure que de ceux des voyous ou des migrants. Macron ou le faux-nez du libéralisme, qu’il brandit pour justifier un mondialisme mondain, cachant une conception totalitaire de l’organisation sociale.

Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout la France

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