Le Blog de Nicolas Dupont-Aignan - Blog NDA

16 04 2021

Un an avant l'élection présidentielle : debout !

17 avril 2021. Nous sommes déjà à un an de l’élection présidentielle de 2022. En avril 2016, un an avant le scrutin suprême, le débat politique faisait rage : primaire à droite, primaire à gauche et citoyens de tous horizons s’empoignant sur une myriade de sujets : chômage, immigration, laïcité, écologie, sécurité… Tout y passait et les propositions fusaient.

Aujourd’hui, la France est paralysée, anesthésiée. Bien évidemment la crise sanitaire profonde que nous vivons mobilise toutes nos attentions et toutes nos énergies. Mais n’avons-nous, pour toute destinée possible, que d’être réduit en comptables d’un quotidien morbide, égrainant avec fébrilité le nombre de cas par jour atteints du Covid, celui des lits de réanimation occupés pour ne pas annoncer celui des lits qui manquent ? Cette guerre des chiffres nous hypnotise et nous endort. Allons-nous tolérer longtemps encore cette confiscation de la pensée politique ? Allons-nous laisser le pouvoir en place étouffer le débat, sans lequel il n’y a pas de démocratie véritable, et nous précipiter vers un duel de second tour dont 80% des Français ne veulent surtout pas ?

L’heure est au réveil. L’anesthésie démocratique que nous vivons met en danger la Nation. Il faut penser l’après. L’après-Covid, certes, mais surtout l’après-Macron. Si cette crise sanitaire a révélé l’impéritie de l’Etat et la déliquescence de notre système de santé, les destructions d’Emmanuel Macron et de notre classe dirigeante depuis vingt ans dépassent de loin le champ sanitaire et ont été révélées pendant cette crise. Pillage industriel, submersion migratoire, émeutes urbaines, industrie de second rang, atteinte à nos libertés… On veut nous habituer à cette médiocrité, à ce déclassement que l’on nous présente comme une fatalité, à ce joug permanent que nous aurions jugé inacceptable il y a seulement une décennie. Petit à petit, et de façon méticuleusement organisée, on veut nous habituer à vivre à genoux. Nous sommes dans l’ère de la soumission.

Imaginez l’état du pays en 2027 si les mêmes étaient par folie reconduits au pouvoir. L’élection de 2022 ne peut être et ne sera pas un simple artifice démocratique, je m’y engage : ce sera le rendez-vous du peuple français devant l’Histoire. Le choix est simple. Se relever fièrement ou poursuivre lâchement la chute. Vivre ou mourir.

Cela implique une vision, un cap, et quatre engagements majeurs. Le choix de la puissance industrielle. Le choix de la réconciliation nationale. Le choix de la bonne gestion pour reconstruire nos services publics. Le choix de la démocratie réelle.

Le choix de la puissance industrielle, d’abord. Comment financer notre système social si nous ne créons plus de richesse ? Comment assurer notre indépendance si nous sommes incapables de produire sur notre sol et importons tout depuis l’Asie ? Je propose de relocaliser un million d’emplois en France, pour retrouver le chemin de la puissance, de l’innovation, et de l’emploi. Pour relever ce pari de la puissance, il nous faut d’abord récompenser le travail et lutter contre l’assistanat (augmentation de 5% du salaire net par une baisse des charges salariales financée par la lutte contre la fraude sociale). Ensuite, favoriser les entreprises qui produisent en France (division par deux de l’impôt sur les bénéfices réinvestis en France, 75% de notre commande publique réservée aux entreprises qui produisent en France). Enfin, rétablir la loyauté de l’échange, en mettant fin aux distorsions de concurrence au sein de l’Union européenne et avec l’Asie.

Le choix de la réconciliation nationale, ensuite. Comment sauvegarder notre cohésion si nous laissons entrer 400.000 personnes par an dans notre pays comme au cours du mandat d’Emmanuel Macron ? Pour éviter l’émergence d’une contre-civilisation, conduisant demain à une guerre civile, il y a urgence à agir. Agir pour bloquer le flux migratoire, en contrôlant nos frontières nationales, en suspendant le regroupement familial, en supprimant le droit du sol, et en imposant un délai de carence de 5 ans sans aide sociale aux étrangers, pour mettre fin à l’immigration de pique-assiette. Agir en expulsant les clandestins et les délinquants étrangers. Agir en retrouvant de vrais vecteurs d’assimilation, avec une Ecole exigeante et un service national de trois mois. Ceux qui ne s’en satisfont pas devront repartir dans leurs pays d’origine qu’ils apprécient tant.

Le choix de la bonne gestion pour reconstruire des services publics efficaces, partout et pour tous. Comment éviter la disparition des services publics et la désertification de nos territoires si nous laissons exploser la gabegie financière, avec par exemple 2 millions de fausses cartes vitales en circulation ? Si l’on veut offrir des services publics performants sur tout le territoire, sans augmenter des prélèvements déjà trop élevés, il faut enfin s’attaquer aux gaspillages. Nous pourrons alors reconstruire notre système de santé avec l’ouverture d’un hôpital par département. Reconstruire l’école républicaine avec un renforcement des apprentissages fondamentaux (volume horaire et niveau exigé) et l’ouverture d’internats d’excellence sur tout le territoire. Reconstruire une vraie politique familiale pour garantir notre survie démographique.

Le choix de la démocratie réelle, enfin. Comment mobiliser les Français si le peuple est bâillonné, si son vote est ignoré (référendum de 2005) ou s’il est soumis à la technocratie bruxelloise ? Je propose de rendre aux Français le pouvoir, avec une pratique référendaire sur tous les sujets clés pour lesquels ils n’ont jamais été consultés (immigration, Union européenne, etc.), et l’établissement du RIC à partir de 500.000 signatures. Il nous faut également tourner la page de cette Union européenne mortifère, en trouvant un partenariat européen fondée sur la coopération entre les Nations libres.

La voie est tracée. Ne détournons plus le regard et passons à l’action pour éviter la fin programmée de notre pays. Pour nous relever. A tous les Français : debout !




Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout la France Député de l'Essonne Candidat à l'élection présidentielle

08 04 2021

Ma lettre aux ambulanciers !

Ce 8 avril, journée nationale des ambulanciers, j'ai adressé cette lettre à tous les passionnés et travailleurs qui font vivre cette profession :

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Mesdames, Messieurs, Chers ambulanciers,

Votre métier est une vocation qui demande un engagement de tous les instants. Votre rôle revêt une importance énorme dans la vie de nos compatriotes. Plus que jamais, la crise sanitaire a révélé l’importance des professions de santé comme la vôtre. Pourtant, votre investissement et votre sens du service ne sont pas reconnus ni récompensés.

Avec l’article 80 de la loi de Financement de la Sécurité sociale (LFSS) de 2017, l’usager malade se verra, sous la double-pression de l’assurance maladie et des établissements hospitaliers, proposer une prestation de transport imposée.

Au prétexte de l’efficacité, les établissements de santé ne vont ainsi seulement référencer que des géants du service ambulancier (filiale de plus grosses multinationales) au détriment des artisans. Ces géants de l’ambulance sont et seront massivement à capitaux étrangers. On peut déjà deviner qu’ils utiliseront de plus en plus de travailleurs détachés sans aucun souci des usagers souvent âgés ou fragiles. La qualité de la prestation est donc en réel danger.

Comme souvent, le gouvernement soutient les gros groupes au détriment des intérêts des artisans et indépendants !

La crise sanitaire a également révélé la profonde destruction de notre système de santé, contribuent à terme à allonger les distances et les temps de transports des malades ; ce qui serait, indirectement, une aubaine pour ces mêmes géants ubérisés…

La question aujourd’hui est simple : acceptons-nous cette destruction progressive de notre modèle de transport hospitalier ou nous battons-nous pour préserver système adaptable et résilient, basé sur des PME humaines, dont l’importance a été souligné pendant cette crise sanitaire ?

Cette ubérisation qui menace la profession s’ajoute à une myriade de problèmes souvent dénoncés, trop rarement entendus : vétusté des équipements, des véhicules, augmentation de la charge de travail, respect de la réglementation à « géométrie variable », manque de formation professionnelle, non reconnaissance des qualifications en tant que professionnel de la santé à part entière… Et surtout, des salaires qui n’ont augmenté que d’1,5% pour les ambulanciers diplômés d’Etat après un gel de huit années !

Pour les employés ambulanciers, quant à eux, l’expérience ne sera bientôt plus valorisée, l’ancienneté non reconnue et la prestation sera à la demande, créant de la précarité dans votre activité.

Le saccage ultra-libéral de votre profession n’a que trop duré. On ne joue ni avec la santé, ni avec vos savoir-faire !

En tant que Président de Debout la France, et candidat à l’élection présidentielle, je m’opposerai fermement à la destruction de notre artisanat et nos PME, livrées à la loi de la jungle fiscale et sociale, réduites à des salaires de fortune.

Chers ambulanciers, vous devez former la solide et indispensable base de la reconstruction d’un tissu hospitalier digne de ce nom. La débâcle sanitaire a révélé l’impéritie de l’Etat dans la gestion de nos équipements de santé depuis 15 ans. La destruction continue de nos services publics touche à sa fin. En 2022, nous porterons un projet de reconstruction, pour redimensionner nos capacités hospitalières et offrir un véritable maillage territorial des prestations de santé.

C’est dans ce cadre que nous aurons besoin de vous, pour rebâtir un système de santé à la hauteur de nos besoins, et de nos impôts. Votre résilience sera la clé de voûte de la recomposition hospitalière de notre territoire, basée sur la proximité, l’exigence, et la juste rémunération du travail.




Nicolas Dupont-Aignan Député de l’Essonne Président de Debout La France

01 04 2021

Non au troisième confinement !

Un an après, les Français sont perdus : nous voilà à la case départ.

L’intervention d’Emmanuel Macron révèle une politique sanitaire incohérente et confuse. Pour les masques, les tests, les soins, les lits, et nos libertés publiques, ce sont toujours galimatias et antinomies.

   Ne vous masquez pas. Masque obligatoire partout.
   Ne vous testez pas. Tests massifs, mais pas d’autotests.
   N’utilisez pas les molécules connues et éprouvées. Achetons des anticorps monoclonaux 2000€ la dose sans garantie d’efficacité.
   Passons à 10.000 lits de réanimation : pas un seul lit pérenne créé depuis un an, toujours au nombre de 5080.
   Même bafouillage sur nos libertés : Restez chez vous ! Sortez pour éviter les contaminations en intérieur ! Rentrez avant 19h !

Cette errance n’est pas fortuite. Elle est celle d’un homme seul, à la tête d’une administration dépassée.

Depuis un an, le peuple et ses représentants sont séquestrés par un état d’urgence à rallonge, qui vide le Parlement de ses pouvoirs de vote en matière sanitaire. Parlement qui n’a été ce jeudi qu’un théâtre d’ombres, une chambre d’enregistrement, puisque les oppositions indolentes sont couchées devant un confinement qu’elles n’osent contester. Il ne reste plus autour du Président de la République qu’un Conseil scientifique non-élu, dont les membres n’ont pas été auditionnés par le Parlement, et qui, de toute manière, ne comptent plus : Emmanuel Macron est devenu épidémiologiste. Qu’à cela ne tienne : voilà la dernière casquette qu’il manquait à notre Président, tirant à bout de bras une bête administrative qui s’enlise, écrasée sous le poids de la bureaucratie nationale et européenne. 1er, 2ème, 3ème confinement, apprendront-ils de leurs erreurs et de leur passivité pour éviter demain un 4ème ?

Face à cela, un peuple ébahi, fatigué, docile mais irascible, surtout résigné, paye les pots cassés. Un peuple qui continue d’accepter que la 5ème puissance mondiale n’ait que le contrôle social comme variable d’ajustement pour répondre à une crise sanitaire. Une mesure moyenâgeuse voire contre-productive :

   Des siècles de sagesse médicale nous avaient appris à séparer les malades des bien-portants en proposant une vraie politique d’isolement des uns et de protection des autres. Retour au règne de Louis le Hutin, nous n’avons rien appris de nos Anciens : bien-portants et malades sont enfermés ensemble.
   Les modèles de prévention et de responsabilité, comme en Suède, n’ont pas montré moins de succès que celui de l’enfermement et de l’affolement. La volonté humaine trop humaine de chercher à tout prix le contrôle d’un phénomène imprévisible est révélatrice d’une époque qui veut s’imposer à la Nature, maîtriser l’incontrôlable, faire disparaître le risque – oubliant que le risque zéro, c’est aussi la liberté zéro
   Sans parler des conséquences économiques et sociales, l’enfermement a des répercussions sanitaires immenses, notamment pour nos enfants ; il laisse derrière lui des cancers non-diagnostiqués et des maladies psychiatriques plus qu’il ne sauve des vies.



Face à cette impasse des confinements répétés à perpétuité, une autre voie est possible. Celle que je propose depuis un an, qui concilie prudence et liberté. Celle qui s’est avérée toujours plus nécessaire à mesure que le débâcle se précisait.

   Le rapatriement de nos productions de matériels sanitaires en France, pour ne plus dépendre de la Chine et des 5 milliards d’euros de masques que nous lui avons achetés en 2020. Un effort de relocalisation qui doit s’accompagner d’investissements dans la recherche pour que la France retrouve sa pleine indépendante sanitaire et scientifique, et ne soit plus le seul pays du Conseil de sécurité de l’ONU incapable de synthétiser son vaccin.
   La mise en place de contrôles aux frontières stricts, quelle que soit la provenance, pour éviter l’arrivée de variants. Il est vital d’imposer le double tests et la quarantaine de 5 jours à tous voyageurs arrivant sur notre territoire, comme l’a fait l’Italie.
   La distribution de masques FFP2 aux personnes les plus fragiles, comme l’a fait Madame Merkel avec 27 millions de foyers allemands.
   La diffusion des traitements précoces pour soigner des malades et sauver des vies, car il est insupportable que nos compatriotes soient renvoyés à leur domicile avec du Doliprane, alors que des traitement précoces existent, sont reconnus comme tels et utilisés à travers le monde.
   L’augmentation du nombre de lits de réanimation pérennes et la mobilisation de la réserve sanitaire car il est invraisemblable que notre système hospitalier reste à ce point sous-dimensionné à nos besoins, et que cela nous fasse prendre le risque d’une paralysie complète de notre pays. Depuis vingt ans, nos gouvernants ont taillé la digue pour les marées basses et se plaignent d’être submergés !

Troisième échec : quelle amertume. Quand Emmanuel Macron retrouvera-t-il la voie de Thiers : « Gouverner c’est prévoir » ?

Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout la France

18 03 2021

Un Gouvernement incapable fait payer les Français !

J’ai accepté le premier confinement parce que nous étions face à une situation inconnue, précipitée ; et contre celle-ci, nous n’avions rien : ni équipements de protection, ni traitements, ni vaccins, ni recul.

J’ai critiqué, regretté le second confinement, qui était la preuve que les mesures de fond n’avaient pas été prises, et qui révélait l’absence de cap du Gouvernement. Rien pour contrôler nos frontières de l’arrivée des variants qui font aujourd’hui la pluie et le beau temps de la gestion épidémique. Rien pour protéger les plus personnes fragiles avec des masques FFP2 ou une cure de vitamine D à titre préventif. Rien pour diffuser les traitements efficaces ou accélérer les recherches sur les soins prometteurs. Rien pour augmenter durablement le nombre de lits de réanimation.

Ce troisième confinement, je ne peux que le dénoncer, le refuser. Un an après le début de la crise, nous voilà encore au même stade : celui d’une décision d’enfermement.

Les Français payent, une fois de plus, l’amateurisme, le manque d’anticipation, la négligence.

Ce nouveau confinement pouvait être évité et ne devient une fatalité que par la pleine responsabilité de ce Gouvernement, qui a tout raté, et s’obstine dans une impasse sans considérer les autres voies possibles. Cette autre voie, c’est le plan B que je n’ai cessé de proposer.

La saturation des lits de réanimation – si elle est avérée car même en la matière les avis divergent et la manipulation, l’affolement semblent de mise – peut être évitée en augmentant le nombre de lits. Le Val-de-Grâce à cet égard pourrait être ouvert !

La fréquence de passage en réanimation peut également être réduite, si l’on considère enfin la voie thérapeutique et les traitements précoces, qui font l’objet d’un consensus dans le monde entier à l’exception de l’avenue de Ségur.

Les contaminations enfin, pourraient être évitées si l’on protégeait vraiment les plus fragiles, plutôt que d’enfermer ensemble les bien-portants et les plus vulnérables, en intérieur qui plus est, là où les contaminations ont lieu, à hauteur de 95% pour les contaminations extra-familiales, selon l’Institut Pasteur.

Cette autre voie, Françaises, Français, je la propose inlassablement depuis le début de la crise mais prêche dans le désert.

Le terrible trio Macron – Castex – Véran va donc jeter encore plus de Français dans la pauvreté, avec des effets sanitaires catastrophiques, par incurie, incompétence, et ce pour une occupation des hôpitaux qui serait fantasmée selon de nombreux experts.







Un Gouvernement incapable veut faire payer ses fautes graves aux Français. Ce nouvel enfermement est un non-sens sanitaire tant que ne seront pas prises les mesures attendues depuis un an : protection des plus fragiles, diffusion des soins, augmentation des lits de réanimation – si saturation il y a. Une autre voie est possible.

En cette Journée internationale des droits des femmes, Debout la France et Nicolas Dupont-Aignan réaffirment leur combat en faveur de l'égalité réelle entre les Françaises et les Français, avec des propositions de bon sens.

Si nous saluons la prise de conscience progressive de la nécessité d’agir, nous alertons sur un véritable recul de la place de la femme dans notre société. Les agressions sexuelles et harcèlements à l‘encontre des femmes ne cessent de s’accroître, les droits des femmes régressent dangereusement (voile islamique, excision, etc.) à cause du développement du communautarisme, l’image de la femme est rabaissée à celle d’un objet dans une société de consommation de plus en plus rétrograde.

Pour faire progresser la cause de l’égalité entre les femmes et les hommes, il faut une véritable volonté politique, dont a fait preuve Nicolas Dupont-Aignan avec des actions simples et efficaces. Dans sa ville de Yerres, NDA a créé, lorsqu’il en était Maire, des hébergements d’urgence pour les victimes de violences conjugales. Ce dispositif inédit a permis de sauver des centaines de femmes et enfants d’un quotidien insoutenable.

Debout la France considère que l'égalité entre les sexes doit devenir une véritable cause nationale et propose un plan ambitieux pour gagner ce combat :

A. Egalité dans l'entreprise et conciliation vie privée/vie professionnelle

1. Imposer une stricte égalité salariale en entreprise.

2. Mettre en place un droit à la formation suite à un congé maternité ou congé parental pour faciliter les évolutions professionnelles. Garantir la protection de leur poste et leur retour. Assurer la prise en charge du congé maternité y compris pour les temps partiels subis.

3. Ouvrir 200 000 places de crèches en cinq ans pour faciliter la vie professionnelle des familles.

4. Instaurer un service national civique et militaire mixte (femmes et hommes ensemble) de trois mois, au cours duquel les jeunes auront droit à un passage du permis de conduire.

B. Egalité devant la retraite

5. Annuler définitivement la réforme des retraites prévue par Emmanuel Macron, qui pénalise les femmes et les familles.

6. Améliorer la protection des conjointes de commerçants, artisans et agriculteurs qui ont œuvré à l’activité de leur conjoint en validant plus souplement leurs trimestres de cotisation vieillesse pour les femmes d’artisans, de commerçants et d’agriculteurs.

7. Rétablir la demi-part fiscale des veuves

C. Meilleure prise en compte des besoins en termes de santé

8. Infléchir la politique de santé publique afin que l'offre de soins spécifiques aux femmes (gynécologie, maternité, accès à l'IVG, fréquence des tests de dépistage et de contrôle...) soit correctement assurée.

9. Favoriser les campagnes d’information sur la contraception réalisées par le Planning familial, y compris auprès des jeunes au lycée

D. Lutte contre les violences physiques et psychologiques faites aux femmes

10. Libérer les femmes des « prisons textiles » dans les universités, les hôpitaux et les entreprises par le bannissement de tous signes d’appartenance religieuse dans ces lieux comme cela a été fait à l’école.

11. Créer un centre d’hébergement d’urgence (par intercommunalité) pour répondre à la détresse des femmes victimes de violences, à l'image de l'action réussie de la Ville d'Yerres qui a mis à disposition sept logements gérés par l'Association LEA.

12. Mettre à disposition un nombre suffisant de téléphones « touche grand danger », pour qu'il n'y ait plus de femmes qui meurent sous les coups (149 en 2019 !).

13. Renforcer les sanctions contre les propos et images misogynes allant jusqu’à l’appel à la violence, notamment dans les chansons.

14. Mettre en place un vrai plan de lutte contre le harcèlement, notamment dans la rue, avec la création d’une amende spécifique dissuasive en plus des peines de prison.

15. Mettre en place des peines planchers d’une implacable sévérité envers les auteurs de violences faites aux femmes, en particulier les violences conjugales.

16. Aider les femmes victimes des réseaux de prostitution à retrouver leur liberté (aide aux associations, lutte contre les trafics, etc.).

17. Renforcer les sanctions prévues contre les impayées de pension alimentaire, dont les femmes sont les principales victimes.




Cécile Bayle de Jessé

Marie-Pierre Amilhau

Valérie Caudron

Véronique Delicourt

Maggy Girerd

Claudine Kauffmann

Christine Tavernier

Véronique Loir

Dominique Mahé

Nadine Nicolas

Véronique Pagand

Carole Pelisson

Marie-Dominique Salducci

02 03 2021

Comment Emmanuel Macron sacrifie les vulnérables et sature les hôpitaux

Le gouvernement prétend depuis des mois qu’il encourage le télétravail afin de réduire la propagation du coronavirus et l’engorgement des hôpitaux qui résulte notamment de la contamination des personnes vulnérables.

Ces déclarations sont des mensonges aisément vérifiables. En réalité, M. Macron lutte contre le télétravail et favorise l’exposition au virus des personnes vulnérables à la pandémie, en préférant confiner la population et ruiner de nombreux commerces.

A quelques rares exceptions près, deux catégories de personnes sont vulnérables à la forme mortelle de la pandémie : les seniors et les adultes déjà vulnérables (femmes enceintes, cardiaques, diabétiques, victimes d’insuffisance respiratoire, rénale ou immunitaire, personnes en surpoids et cancéreux). Le risque d’hospitalisation de ces personnes vulnérables est dix, vingt, trente ou quarante fois supérieur à la moyenne de la population. Les services covid des hôpitaux sont quasi-exclusivement remplis (bien involontairement) par ces personnes vulnérables.

Comme les hôpitaux sont presque saturés, la mesure la plus évidente à adopter est donc d’éviter la contamination des personnes vulnérables.

Comme on rencontre les autres notamment sur le lieu de travail et dans les transports (a fortiori les transports en commun), il faut faciliter le plus possible le télétravail des actifs vulnérables. Un cancéreux en rémission risque évidemment moins d’être contaminé s’il reste chez lui que s’il passe deux heures par jour dans les transports en commun et huit heures par jour au bureau.

Par un décret et une circulaire du 10 novembre 2020, le gouvernement Castex a pourtant imposé le travail sur site des actifs vulnérables.

Que prévoit en effet le décret n° 2020-1365 du 10 novembre 2020 relatif aux salariés du secteur privé particulièrement exposés au risque de développer une forme grave de covid-19 ?

Article 1 de ce décret : « Les salariés vulnérables placés en position d'activité partielle chômage en attendant en application des deux premiers alinéas du I de l'article 20 de la loi du 25 avril 2020 susvisée sont ceux répondant aux deux critères cumulatifs suivants :

1° Etre dans l'une des situations suivantes :

2° Ne pouvoir ni recourir totalement au télétravail, ni bénéficier des mesures de protection renforcées suivantes :

a) L'isolement du poste de travail, notamment par la mise à disposition d'un bureau individuel ou, à défaut, son aménagement, pour limiter au maximum le risque d'exposition, en particulier par l'adaptation des horaires ou la mise en place de protections matérielles ;

b) Le respect, sur le lieu de travail et en tout lieu fréquenté par la personne à l'occasion de son activité professionnelle, de gestes barrières renforcés : hygiène des mains renforcée, port systématique d'un masque de type chirurgical lorsque la distanciation physique ne peut être respectée ou en milieu clos, avec changement de ce masque au moins toutes les quatre heures et avant ce délai s'il est mouillé ou humide ;

c) L'absence ou la limitation du partage du poste de travail ;

d) Le nettoyage et la désinfection du poste de travail et des surfaces touchées par la personne au moins en début et en fin de poste, en particulier lorsque ce poste est partagé ;

e) Une adaptation des horaires d'arrivée et de départ et des éventuels autres déplacements professionnels, compte tenu des moyens de transport utilisés par la personne, afin d'y éviter les heures d'affluence ;

f) La mise à disposition par l'employeur de masques de type chirurgical en nombre suffisant pour couvrir les trajets entre le domicile et le lieu de travail lorsque la personne recourt à des moyens de transport collectifs ».

La circulaire du 10 novembre 2020 relative aux agents publics prévoit le même régime.

En d’autres termes, les actifs qui risquent le plus d’être hospitalisés ou de mourir du covid n’ont pas le droit au télétravail. Si leur employeur propose des « mesures de protection renforcées », ils doivent travailler sur site.

Leur employeur – public ou privé – peut les contraindre à venir au bureau, notamment via les transports en commun, pourvu qu’il applique des « mesures de précaution renforcées ».

Au vu du nombre de contaminations par jour, on devine l’efficacité du dispositif…

C’est la meilleure façon d’exposer les vulnérables à la contamination, sachant que plusieurs centaines de personnes meurent chaque jour de la pandémie et que le nombre de décès quotidien conduit au confinement/couvre-feu, qui ruine notre économie et détruit nos libertés publiques.

A l’heure où la saturation des hôpitaux conduit à détruire notre économie et à supprimer les libertés publiques à un point jamais atteint dans notre histoire, M. Macron a choisi d’exposer au coronavirus précisément la population qui sature bien involontairement les hôpitaux. En d’autres termes, l’exécutif pratique le sacrifice humain des vulnérables en âge de travailler d’une façon qui ruine notre pays et sacrifie l’avenir de notre jeunesse.

Des associations ont attaqué ce décret et cette circulaire devant le Conseil d’Etat en faisant valoir qu’il était inhumain de sacrifier volontairement les personnes les plus menacées par le virus et inefficace de saturer les hôpitaux en exposant ces personnes à la contamination au lieu de les laisser travailler à distance.

Non content d’avoir exposé les personnes à risque au virus, le gouvernement a défendu son décret et sa circulaire devant le juge administratif, qui lui a donné raison.

L’ordonnance n° 446873 du 15 décembre 2020 et l’ordonnance n° 447978 du 11 janvier 2021 ont validé l’obligation pour les vulnérables de travailler sur site plutôt qu’à distance.

https://www.conseil-etat.fr/fr/arianeweb/CE/decision/2020-12-15/446873

https://www.conseil-etat.fr/fr/arianeweb/CE/decision/2021-01-11/447978

Les associations demandaient pourtant seulement le droit pour les diabétiques, cardiaques, insuffisants rénaux, etc. de travailler à distance au lieu d’être exposés à la contamination dans les transports en commun.

En même temps, le gouvernement prétendait qu’il favorisait le télétravail. Mais comment le croire puisqu’il met tout en œuvre pour contraindre même les plus fragiles à s’exposer au virus en travaillant sur site ?

Si M. Castex lutte pour forcer à travailler sur site ceux qui risquent de mourir en cas de contamination, comment croire qu’il favorise le télétravail des actifs en général ?

On pourrait croire qu’il s’agit d’un complot, il s’agit seulement d’incompétence.

Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout La France Député de l’Essonne

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