Le Blog de Nicolas Dupont-Aignan - Blog NDA

20 10 2020

10 mesures fortes pour combattre le terrorisme islamiste

La décapitation monstrueuse du professeur Samuel Paty révèle le degré de barbarie atteint dans notre pays. Le bras assassin du terrorisme a frappé un innocent à cause d’une idéologie, l’islamisme, qu’il faut combattre à sa source sans que la main de l’Etat ne tremble.

Après les attentats de Mohamed Merah en 2012, contre Charlie Hebdo et le Bataclan en 2015, de Nice et contre le Père Hamel en 2016 et à chaque fois qu’un innocent a été tué par l’islamisme, Debout La France a alerté les Français et a proposé des mesures fortes.

Hélas, ces solutions n’ont pas été appliquées et la situation s’est aggravée. Le refus de nommer le mal, le manque de courage politique et la lâcheté des différents gouvernements ont laissé prospérer un ennemi de l’intérieur qui instrumentalise nos règles de droit pour propager un islam politique voulant faire prévaloir la Charia sur les idéaux et les lois de la République française.

Nos compatriotes, et notamment la majorité des Français de confession musulmane, respectueux de nos valeurs et lois, refusent de laisser une minorité fanatique dévoyer la religion, semer le chaos et diviser la communauté nationale.

Afin de donner les moyens à l’Etat de poursuivre les mille visages et ruses que « l’hydre » islamiste peut choisir, Debout La France dépose ce jour une proposition de loi pour pénaliser toute forme de prédication subversive et séditieuse.

Cette proposition de loi s’inscrit dans un plan de lutte contre la menace islamiste, reposant sur trois piliers : I/ le rétablissement de l’autorité de l’Etat, II/ la fin de l’immigration massive et III/ la lutte contre l’islam politique.

Le projet de Debout La France vise à protéger nos compatriotes et réconcilier les Français quelles que soient leurs origines et confessions dès lors qu’ils respectent les lois de la République.

I. Rétablissons l’autorité de l’Etat.

La démission de l’Etat face à l’ensauvagement a conduit à l’abandon de quartiers où les délinquants et trafiquants, alliés aux islamistes, imposent leurs lois. La Charia n’a pas sa place en France, la loi de la République doit être rétablie sur tout le territoire !

1. Condamnons vraiment les délinquants et criminels en appliquant le principe de tolérance 0 (peine ferme, aggravation en cas de récidive, etc.) et en construisant 40.000 nouvelles places de prison.

2. Expulsons les fichés S, délinquants et criminels étrangers.

3. Créons une Cour de Sûreté de l’Etat disposant de tous les pouvoirs d’investigation et de jugement pour les affaires relevant du terrorisme, et des établissements pénitentiaires éloignés dédiés à l’exécution des peines de cette Cour.

II. Mettons fin à l’immigration massive.

L’immigration massive, plus de 270.000 immigrés légaux par an, rend impossible toute politique d’assimilation et ne peut qu’alimenter la ghettoïsation de même que le communautarisme. Assimilons les populations immigrées avant d’en accueillir davantage !

4. Supprimons le droit du sol et organisons un moratoire sur le regroupement familial.

5. Contrôlons nos frontières nationales, expulsons les clandestins et déboutés du droit d’asile et bloquons le rapatriement des djihadistes de Syrie.

6. Menons une véritable politique d’assimilation, notamment par le rétablissement d’un service national pour filles et garçons de 3 mois et l’interdiction du port du voile à l’université, en entreprise et dans les services publics.

III. Luttons contre l’islam politique.

Par complaisance ou lâcheté, bien souvent sous couvert de tolérance et de lutte contre l’islamophobie, les récents Gouvernements et l’extrême-gauche ont laissé s’installer un islamisme qui menace nos modes de vie. Ne laissons plus les militants de l’Islam radical prêcher la haine et imposer des valeurs contraires aux nôtres !

7. Pénalisons la « prédication subversive et séditieuse », y compris sur les réseaux sociaux.

8. Interdisons les financements étrangers des lieux de culte.

9. Fermons toutes les mosquées, écoles et associations qui prêchent la haine.

10. Bâtissons un Islam de France respectueux des lois et valeurs de la République, notamment en imposant aux imams et responsables d’associations cultuelles un Serment de Fidélité à la France comportant six engagements précis.

Retrouvez ma proposition de loi pour pénaliser la prédication subversive et séditieuse : http://www.debout-la-france.fr/sites/default/files/ppl_sedition_vf.pdf

Retrouvez le Serment de Fidélité à la France : http://www.debout-la-france.fr/sites/default/files/imams-chartes-nda-jlm.pdf




Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout La France Député de l’Essonne

La France compte 12 millions de personnes en situation de handicap mais un million seulement parvient à accéder à une activité professionnelle malgré leur compétence et leur volonté de participer à l'économie de notre pays. Cette situation est intolérable car le travail permet d'assurer un niveau de vie digne tout en s'insérant dans la vie de la société.

Actuellement, les personnes en situation de handicap peuvent se retrouver financièrement pénalisées de travailler car le montant de l’AAH (902 €) est réduit au prorata des revenus du travail et est même amputé en fonction des revenus du couple.

Aussi me semble-t-il nécessaire, dans un premier temps, de rehausser l’AAH au niveau du seuil de pauvreté (1063 €), de ne réduire son versement que dès lors que les revenus du travail dépassent ce montant et enfin, de le déconnecter des revenus du couple. L’Allocation Adultes Handicapés est le prix de la souffrance de la personne en situation de handicap, elle devrait donc conserver son caractère personnel et devrait être due, au nom de la solidarité nationale, à la personne fragilisée.

J’ai déposé une proposition de loi à l’Assemblée nationale visant à favoriser l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap, afin de les sortir d’une précarité indécente et d’établir un dispositif « gagnant-gagnant » d’insertion professionnelle qui d’une part ne pénalise pas le bénéficiaire de l’AAH qui travaille et d’autre part représente un avantage financier pour l’entreprise qui l’embauche :

   - L’article 1 prévoit une revalorisation de l’Allocation Adultes Handicapés à hauteur du montant correspondant au seuil de pauvreté.
   - L’article 2 prévoit de déconnecter la perception de l’AAH du revenu fiscal du couple.
   - L’article 3 prévoit d’instaurer un mécanisme incitatif visant à exonérer de charges sociales patronales toute embauche d’un travailleur handicapé reconnu à partir de 50% de taux d’incapacité, sur la première année d’embauche.

Retrouvez l’intégralité de ma proposition de loi ici.

J’espère de tout cœur que ces avancées de bon sens attireront l’attention de mes collègues parlementaires et susciteront un consensus pour améliorer la vie de nos compatriotes en situation de handicap.

Profondément attaché à la justice sociale et au respect de la dignité humaine, Debout La France a toujours proposé une politique forte et concrète pour inclure les personnes en situation de handicap dans notre société. Lors de la campagne présidentielle de 2017, mon programme dédié au handicap avait même été reconnu par plusieurs associations comme étant le plus complet et cohérent, témoignant alors de la sincérité de notre engagement pour cette cause.

Candidat à l’élection présidentielle de 2022, je souhaite faire du handicap une priorité nationale de mon quinquennat. Vous pouvez retrouver mon programme sur www.2022NDA.fr.

Nicolas Dupont-Aignan Candidat à l’élection présidentielle de 2022 Président de Debout La France, Député de l’Essonne

Depuis son arrivée à l’Elysée, Emmanuel Macron n’a cessé de parler « d’urgence écologique » mais n’a jamais pris des actes en conséquence.

Pire, il a manipulé l’écologie pour imposer des taxes, réduit les aides à l’isolation des logements et poursuivi une politique mondialiste anti-climat avec la signature de plusieurs traités de libre-échange avec le Canada (CETA), le Mexique, le Viet Nam, etc.

Face aux membres de la Convention citoyenne, il a simulé un virage à 180 degrés mais en réalité, il continue à gagner du temps pour ne rien faire !

Les vraies décisions urgentes sont renvoyées à de nouveaux comités et autres palabres alors qu’il existe un consensus politique très large en France pour agir à la fois pour l’environnement, la relocalisation industrielle, une agriculture de proximité, la justice sociale et la dignité animale.

En réalité, Emmanuel Macron parle beaucoup mais ne fait rien car ces consensus de bon sens gênent de gros intérêts financiers et des lobbies contraires à l’intérêt général.

La seule promesse concrète semble être la modification de la Constitution et la création de « l’écocide ». En 2005, Jacques Chirac a intégré la Charte de l’Environnement dans la Constitution, cela n’a rien changé sans action concrète !

Seule la volonté populaire peut donner la force d’agir ! Aussi, Debout la France exige un référendum immédiat sur les 10 sujets suivants qui ont été largement débattus depuis des décennies :

1/ La suspension des accords de libre-échange déloyaux et anti-écologiques comme le CETA ainsi que l’instauration d’une taxe carbone aux frontières européennes.

2/ Une grande politique d’isolation des logements et le changement des chauffages polluants. Le coût des travaux sera financé par les économies d’énergie réalisées et un grand plan de formation permettra de lutter contre le chômage, ce plan impliquant la fin des travailleurs détachés.

3/ La relocalisation d’une industrie respectueuse de l’environnement via un fonds de soutien de 2 milliards d’euros par an, comme vient de la faire le Japon mais aussi l’attribution prioritaire des marchés publics à la production locale et aux emplois en France.

4/ La promotion du recyclage, de la réparation des biens et de l’économie circulaire pour mettre fin à tous ces objets importés qui ne durent que quelques années, coûtent cher aux ménages et multiplient les déchets polluants.

5/ La priorité donnée à l’agriculture durable et bio, en baissant la TVA sur l’alimentation saine de proximité et grâce à un plan d’autonomie alimentaire française, y compris la fin des importations de soja qui tue la forêt amazonienne.

6/ Mettre la santé et le bien-être au cœur de notre société. Abandonner les projets couteux inutiles au profit de l’équilibre du territoire. Par exemple, pourquoi dépenser des milliards d’euros dans Linky ou encore la 5G sans les études de précaution, alors que tant de territoires ruraux sont encore des zones blanches sans réseau mobile ni internet rapide ?

7/ Défendre la dignité animale, pilier d’un vrai humanisme avec la fin des traitements cruels et une aide à toutes les associations de terrain utiles à l’intérêt général.

8/ Un grand plan de développement du transport de marchandises par le train mais aussi le développement massif du transport électrique et de l’hydrogène. Par exemple, la centrale de Fessenheim pourrait devenir la 1ère usine de production d’hydrogène 100% durable.

9/ Le redéploiement de l’argent public dans des priorités utiles aux Français. Par exemple, les 24 milliards d’euros prévus pour les éoliennes en mer dont les riverains ne veulent pas permettraient de remplacer l’intégralité des chaudières à fioul très polluantes et couteuses pour les familles concernées.

10/ La fin de la concentration des emplois, des services publics et des richesses dans quelques métropoles. Il faut favoriser les petites et moyennes villes pour dynamiser les terroirs qui sont la richesse de notre pays et permettra aux habitants de mieux vivre.

Cette liste n’est pas exhaustive et DLF dispose d’un programme écologique intégral. Néanmoins, il s’agit des priorités largement consensuelles qui n’attendent que le soutien du peuple français pour contrecarrer l’inaction totale d’Emmanuel Macron, qui gagne du temps politique mais fait perdre des années précieuses à la France !

16 06 2020

Je demande l’état d’urgence sécuritaire à Dijon !

Depuis près de trois jours, Dijon est le théâtre de scènes de guérillas intolérables. La France devient le terrain de jeu des trafiquants, des mafias armées, des communautarismes… cette balkanisation de la société est le résultat de décennies de laxisme judiciaire et d’immigration massive.

Avant qu’une guerre civile ne devienne inéluctable sur notre sol, nous devons tout faire pour rétablir l’ordre public et remettre la France debout face à un Etat démissionnaire qui s’est trop longtemps couché.

Par faiblesse à l’égard de la voyoucratie et complaisance à l’égard du communautarisme, le Président de la République et son Gouvernement ont laissé les zones de non-droit prospérer, les voyous impunis et la nation se diviser. Ils ont même été jusqu’à abandonner, récemment, nos forces de l’ordre face à la pression d’une minorité militante communautariste qui défie l’autorité. Emmanuel Macron qui nous promettait encore dimanche soir « l’ordre républicain » est en réalité incapable de traduire ses belles paroles en actes concrets.

Nous devons faire respecter un ordre juste dans notre pays. C’est pourquoi nous demandons au Gouvernement de prendre d’urgence des mesures de bon sens :

1/ « Fouiller et arrêter ». La mise en place d’un état d’urgence sécuritaire pour rétablir l’ordre public : lancer une opération d’envergure pour nettoyer notre territoire des armes de guerre infiltrées et démanteler les trafics, donner les moyens à nos forces de l’ordre d’intervenir pour neutraliser les voyous, etc.

2/ « Condamner ». La fin du laxisme judiciaire pour appliquer le principe de tolérance 0 : exécution systématique d’une sanction ferme pour chaque délit ou crime commis, instauration de peines-planchers pour les multirécidivistes et agresseurs de pompiers, policiers, gendarmes et soignants, réquisition des casernes désaffectées pour enfermer les voyous, etc.

3/ « Expulser ». Le contrôle strict de l’immigration pour assurer la sécurité et renforcer la cohésion nationale : expulsion systématiques des délinquants et criminels étrangers, contrôle des frontières nationales pour lutter contre l’immigration illégale et les trafics, durcissement des critères de l’asile pour n’accueillir que les vrais réfugiés, expulsion systématique des déboutés du droit d’asile et des clandestins, etc.

Debout La France demande que ces mesures d’urgence s’accompagnent plus généralement d’une augmentation drastique des effectifs et moyens de nos forces de l’ordre, d’un vaste plan de construction d’au moins 20.000 nouvelles places de prison, d’une politique migratoire raisonnée qui renoue avec le principe d’assimilation républicaine et d’une lutte implacable contre les communautarismes (notamment islamiste) qui sont en train de gangréner notre société.

La décennie à venir sera déterminante pour forger la société que nous laisserons à nos enfants. Debout La France fera tout pour que les Français fassent le choix du sursaut plutôt que se résigner au chaos.

Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout La France Député de l’Essonne

07 05 2020

Plan de déconfinement et état d’urgence sanitaire : le Gouvernement est irresponsable !

Pendant que le projet de loi prorogeant l’état d’urgence sanitaire était débattu à l’Assemblée nationale, le Gouvernement a présenté les détails de son plan de déconfinement qui débutera le 11 mai. Si la volonté de déconfinement est une excellente nouvelle pour l’ensemble de nos compatriotes, je regrette que les annonces de l’exécutif comportent encore trop d’incohérences et de mesures dangereuses. Parce que ce Gouvernement a perdu toute crédibilité dans sa lutte contre l’épidémie et que le projet de loi contient des dispositions aberrantes, je voterai contre la prolongation de l’état d’urgence sanitaire.

Alors que le Premier Ministre exclut l’ouverture des parcs, jardins et collèges dans les départements classés rouges, il a annoncé que les écoles primaires rouvriraient à partir du 11 mai. Cette décision est particulièrement dangereuse dans les 32 départements (notamment en Ile-de-France, Grand Est, Hauts-de-France et Bourgogne-Franche-Comté) où le virus circule activement et les services de réanimation sont au bord de la saturation. Avec Debout La France, nous proposons un report en septembre de la réouverture des écoles qui constituent de véritables bouillons de culture !

De plus, nous demandons instamment que le Gouvernement renonce à sa décision irresponsable de réduire le nombre de lits de réanimation pour retrouver le niveau d’avant crise. En effet, notre pays doit tirer les leçons de la crise que nous venons de traverser : alors que nous disposions en 2017-2018 de seulement 309 lits de soins aigus (intensifs et réanimation) pour 100.000 habitants, nous devons accroître notre capacité d’accueil pour atteindre le niveau de pays qui ont réussi à faire face à l’épidémie comme l’Allemagne (602 pour 100.000 habitants), la Corée (714) ou encore le Japon (779). A cet effet, nous demandons au Gouvernement d’augmenter durablement le nombre actuel de lits capables de faire de la réanimation, et de rouvrir des hôpitaux fermés en France parmi lesquels le Val-de-Grâce. La France doit anticiper pour assurer une capacité de réanimation suffisante en cas de deuxième vague épidémique : aucun citoyen ne doit être privé d’hospitalisation. Par la même occasion, nous regrettons que le Gouvernement n’ait pas mis en place un plan industriel de relocalisation des médicaments vitaux pour assurer notre indépendance sanitaire dans les plus brefs délais.

Ensuite, si je me réjouis du déconfinement progressif des Français et des commerces, les mesures du Gouvernement restent insuffisantes pour assurer la sécurité de la population, et par conséquent dangereuses. En effet, nous proposons avec Debout La France d’étendre le port obligatoire du masque non seulement dans les transports, mais en plus dans l’espace public et notamment dans les commerces. A ce titre, nous proposons que l’Etat distribue gratuitement un lot vital minimal de masques par foyer pour garantir un égal accès à tous les Français. Nous demandons également que les soignants et les personnes vulnérables, de par leur âge ou leurs pathologies, soient dotés de masques FFP2 qui les protègent d’une contamination par une tierce personne. De même, l’exécutif doit apporter des garanties sur le nombre de tests qui seront réalisés à partir du 11 mai, puisque le Canard Enchainé a révélé que seuls 285.000 tests pourraient être effectués contre 700.000 promis par l’exécutif ! Qu’en est-il vraiment ?

Par ailleurs, il est absurde que les Français voient leurs déplacements limités alors que les personnes venant de l’étranger ne soient pas toutes soumises, notamment celles venant de l’Union européenne, à un dépistage et un isolement obligatoires lors de l’entrée sur le territoire national. D’autant que l’Europe est le continent qui compte le plus de cas et de victimes dans le monde ! Après avoir confiné les Français durant deux mois, comment le Gouvernement peut-il refuser de confiner le pays pour éviter d’importer de nouveaux cas ? Avec Debout La France, nous proposons un contrôle sanitaire aux frontières et une quatorzaine obligatoire pour toute entrée sur le sol français.

Enfin, je refuse de signer un chèque en blanc jusqu’au 10 juillet au Gouvernement, tant pour son bilan que pour sa volonté d’y échapper. En effet, l’exécutif est responsable du fiasco que traverse la France depuis plusieurs mois par son manque d’anticipation, et ce malgré nos alertes, et n’a pas hésité un seul instant à mentir délibérément à plusieurs reprises (masques, tests, etc.) pour chercher à dissimuler son incompétence. Au regard du bilan du Gouvernement, il m’apparait irresponsable de lui accorder plus longtemps des pouvoirs exorbitants. De plus, au prétexte de protéger à juste titre les élus locaux dans l’exécution des décisions du Gouvernement, les députés En Marche en profitent pour organiser une auto-amnistie préventive en faveur de l’exécutif en cas de futurs procès. Face à un tel scandale, j’ai déposé un amendement visant à garantir la protection des élus locaux contraints à appliquer les ordres du Gouvernement dans le cadre du déconfinement, et un second amendement pour supprimer les dispositions exonérant l’exécutif de sa responsabilité pénale. J’ai aussi proposé un amendement pour assurer un contrôle de l’action du Gouvernement face au Covid19 grâce à la mise en place d’un Comité transpartisan composé des principales forces politiques de France.

Le 11 mai 2020 s’amorce la sortie d’un confinement inédit dans notre pays. Nous avons une pensée pour nos compatriotes de Mayotte où l’épidémie continue à circuler très gravement et attendons du Gouvernement une vigilance et une action toute particulière pour ses habitants. Debout La France réaffirme qu’il vaut mieux un excès de prudence plutôt que la légèreté et les mensonges auxquels le Gouvernement nous a hélas habitués. Ainsi, nous alertons sur les risques de sa politique irresponsable et proposons des mesures de bon sens afin que les Français puissent renouer avec leur vie normale en toute sécurité.

Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La France, Député de l’Essonne.

Après avoir refusé le confinement total et le renforcement des dépistages demandés par le Syndicat des Jeunes Médecins le 22 mars, le Conseil d’Etat a décidé de rejeter les propositions de Debout La France (DLF) pour lutter contre la pandémie de Covid19.

En refusant de constater l’échec de la politique du Gouvernement et l’insuffisance des nouvelles mesures prises, le Conseil d’Etat balaie les espoirs de millions de Français et conforte l’incompétence qui a mis notre pays dans une telle tragédie.

DLF demandait le rachat des deux seules usines pouvant produire en France respectivement de la chloroquine et des bouteilles d’oxygène pour respirateur de réanimation ; sachant que la première est en redressement judiciaire et la deuxième est à l’arrêt depuis mai 2019. Il s’agissait évidemment d’éviter le risque de pénurie de ces deux productions vitales !

Hélas, le Conseil d’Etat a renvoyé la balle au Gouvernement. Les Français apprécieront que le Conseil d’Etat considère qu’il n’est pas vital d’assurer un approvisionnement national de chloroquine et d’oxygène face à l’épidémie malgré les pénuries que nous subissons déjà !

DLF demandait également d’accroître la production de masques afin que les soignants, les forces de l’ordre et à terme tous les Français en soient équipés. Selon le Conseil d’Etat : « l’argument d’une carence caractérisée dans la production et la mise à disposition de masques n’est pas assorti des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé ».

Les soignants, les forces de l’ordre et les Français seront heureux d’apprendre qu’ils ne manquent pas de masques alors que le Gouvernement lui-même a finalement reconnu une pénurie qu’il avait niée pendant plusieurs mois ! Comment le Conseil d’Etat peut-il croire sur parole les engagements que le Gouvernement n’a jamais respectés jusqu’à présent ?

DLF demandait d’accroître la production de tests en France afin de garantir un approvisionnement certain. Selon le Conseil d’Etat, à l’image de sa décision contre le Syndicat des Jeunes Médecins : « les autorités ont pris les dispositions avec l’ensemble des industriels en France et à l’étranger pour augmenter les capacités de tests dans les meilleurs délais ». Le Conseil d’Etat dispose-t-il d’informations du Gouvernement que les Français ignorent ? Le cas échéant, les citoyens méritent de le savoir !

En réalité, le Gouvernement continue de faire reposer la quasi-totalité de sa stratégie contre le Covid19 sur les importations chinoises sans comprendre que les pays étrangers pourraient réquisitionner les tests produits chez eux ou que leur système productif pourrait s’arrêter de nouveau en cas de 2ème vague épidémique !

Au lieu de tirer les leçons du terrible échec des trois derniers mois, le Conseil d’Etat espère dans notre bonne étoile pour que les autres pays veuillent bien nous approvisionner.

Enfin, DLF demandait l’application effective du confinement dans les zones de non-droit, alors que la presse a prouvé que le Gouvernement refusait de le faire appliquer par peur que les quartiers s’embrasent.

Selon le Conseil d’Etat, « il n’apparaît pas qu’une décision de principe ait été prise de ne procéder à aucun contrôle ou à des contrôles restreints dans certaines parties du territoire, ni de ne pas sanctionner la méconnaissance des interdictions ». Il nie d’un revers de la main les milliers de vidéo de violation du confinement dans ces quartiers, les témoignages des policiers et soignants, les dizaines d’articles de presse relatifs à la violation du confinement dans ces quartiers ainsi que la narration précise du Canard Enchaîné du 25 mars relatant les décisions du Gouvernement de ne rien faire contre ces voyous.

Debout La France regrette cette décision et continuera à proposer des solutions concrètes à tous les problèmes qu’affronte notre pays face au Covid 19.

Nicolas Dupont-Aignan

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