Le Blog de Nicolas Dupont-Aignan - Blog NDA

17 08 2021

US GONE HOME !

16 août 2021

En signant directement le 29 février 2020 à Doha un accord avec l’Émirat islamique d’Afghanistan qui n’est pas reconnu par les États-Unis en tant qu’État et qui est connu sous le nom de Taliban sans y associer le Gouvernement officiel afghan, les États-Unis programmaient la disparition d’un pouvoir corrompu qu’il avaient eux-mêmes mis en place au profit de leur ennemi de vingt ans.

Sur la forme, il était clair que dès lors que Joe Biden avait déclaré le 14 avril dernier que les troupes américaines « ne partiraient pas de manière précipitée, qu’elles le feraient de manière responsable, réfléchie et sûre et en totale coordination avec leurs alliés et partenaires », elles s’apprêtaient déjà à le faire dans l’urgence et la précipitation sans en référer à qui que ce soit.

Sur le fond, impatients d’arrêter les frais avec la plus longue guerre de l’histoire américaine, ils laissent la place à une Chine de plus en plus entreprenante qu’ils espèrent peut-être voir s’embourber à son tour dans une pétaudière où 46 pays ont déjà échoué. Occupée dans l’hinterland asiatique à sécuriser une zone au contact de la région autonome musulmane ouïghoure du Xinjiang, elle aura peut-être un peu moins la tête au détroit de Taïwan.

Quoi qu’il en soit, l’unilatéralisme américain nous place une fois encore dans une situation très délicate. Emboîtant sans vergogne le pas à l’administration Trump, le couple Biden-Harris a été on ne peut plus clair en matière d’immigration : « do not come ! » (et ce que vous soyez Guatémaltèque ou Afghan). Ne pouvant nous abriter derrière aucun océan, ce repli a de toutes autres conséquences pour nous.

Nous pouvons en effet légitimement craindre un afflux massif de réfugiés, alors que nous accueillons déjà sur notre sol près de 9 000 demandeurs d’asile afghans dont nous ne savons presque rien et que, bien que n’étant pas en mesure de les surveiller, nous avons renoncé à expulser. Comment dès lors ne pas être inquiets dans un contexte de menace terroriste aussi explicite qu’imminente alors que les talibans - qui comptent toujours 4 à 600 combattants d’Al Qaïda dans leurs rangs - festoient au palais présidentiel de Kaboul ?

Enfin, si l’évacuation américaine nous fait immanquablement penser à la débâcle de Saïgon il y a 46 ans, elle nous alerte sur le départ de nos propres troupes Barkhane du Sahel et sur le vide, bientôt comblé par des djihadistes de tous poils, que nous laisserons derrière nous.

Pendant que la nation apeurée par un virus s’épuise à instaurer une société de contrôle généralisé du citoyen lambda, nous abandonnons nos avant-postes pour nous replier derrière des frontières aussi étanches que des portes de saloon. Or ce faisant, nous désignons à nos adversaires déclarés la prochaine zone de combat : notre sol.

Si le mouvement de repli est d’ores-et-déjà engagé, mettons-nous au moins en état matériel, législatif et surtout psychologique de répondre à ce défi.

04 08 2021

Suite aux déclarations désobligeantes du Président de la République à l'encontre des Français

Macron Président Pyromane.

Dans Paris Match, Emmanuel Macron insulte les Français qui osent s’opposer à sa politique.

Encore une fois, il ne peut s’empêcher de stigmatiser le peuple français, allant même jusqu’à accuser les défenseurs des libertés individuelles de menacer la démocratie !

Jamais un Président de la République n’avait autant caricaturé, trahi et jeté l’opprobre sur ces concitoyens en se livrant au clivage permanent des siens dans des tirades aussi odieuses que manichéennes.

Macron fait de ses mots de véritables armes par destination pour semer le chaos, et décrédibiliser des français à bout de nerfs après 18 mois de pandémie gérée par les pires injonctions contradictoires.

Jusqu’où ira-t-il pour satisfaire sa soif de domination malsaine ?

Il nous appartient d’en fixer les limites en ne tombant pas dans le piège de ses nouvelles provocations.

Mobilisons-nous comme le grand peuple que nous sommes :

« Un peuple calme, serein, déterminé et ne renonçant jamais » !

Laissons la division et l’hystérie à Emmanuel Macron.

C’est en étant unis que nous obtiendrons le retrait de ce passe-sanitaire contraire à toutes nos valeurs.

S’il est grave que le Président de la République ne sache pas faire concorde, qu’il sache que le peuple français ne partage pas son goût de la discorde.




Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout la France Député de l'Essonne

28 07 2021

Nicolas Dupont-Aignan réagit au vote du passe sanitaire à l'Assemblée Nationale

Jamais le peuple n’a été autant méprisé par un Gouvernement et sa majorité. Jamais le Parlement n’a été autant considéré comme une vulgaire chambre d’enregistrement, attendue pour avaliser dans un cadre convenu les annonces tonitruantes et choquantes faites par un homme seul, un lundi 12 juillet au soir.

Le vote de cette nuit marque une abdication sans précédent de l’Assemblée, institution désormais corsetée par une majorité grégaire faisant fi des valeurs fondamentales de notre pays, prête à tout sacrifier au nom d’une crise épidémique qu’ils n’ont même pas été capables de gérer correctement.

Français, la bataille a été rude, pour défendre amendement après amendement votre liberté, pour faire reculer ce texte tant que possible, pour donner de l’oxygène à un peuple que ce pouvoir entend étouffer.

Je remercie sincèrement les 85 autres députés qui ont voté contre ce pass-sanitaire liberticide au bout d’une nuit de combat, et ce, malgré les caricatures, malgré les amalgames et la pression d’une majorité sans vergogne.

Comme à son habitude, le Gouvernement a imposé sa vision inique de la démocratie. Ainsi l’obligation du passe-sanitaire pour les patients non-urgents et les visiteurs dans les hôpitaux est revenu en force dans le dispositif malgré une opposition majoritaire du Parlement. Le peu de terrain que nous gagnions était perdu dans la foulée par leurs manœuvres.

Pire, dans un pays meurtri par le chômage, le déclassement et la précarité, ne reculant devant aucun cynisme, la majorité a entériné la possibilité de licencier une personne non-vaccinée. Contre tous nos principes, contre toutes nos lois, contre la dignité humaine, la majorité a inauguré les premiers licenciements sanitaires de notre histoire, ouvrant de surcroit la boite de pandore de l’embauche conditionnée par la divulgation de critère de santé.

Ces dérives graves sont symboliques d’un texte qui devait être rejeté en bloc, sans concession, alors que le débat sur les modalités a souvent écarté le débat sur les principes.

Ce texte scélérat renonce à toutes nos valeurs, crée une discrimination d’État, abdique nos libertés et aggravera les inégalités. Il nous fait basculer dans une société malsaine du contrôle permanent, de tous par tous, qui marque une rupture civilisationnelle sans précédent. Le secret médical vole en éclats : le statut médical conditionnera les droits des Français.

Face à l’infamie, je compte sur le Sénat pour vider de son fiel ce funeste projet, et sur le Conseil Constitutionnel pour bloquer définitivement ce souhait d’une société liberticide. Faute d’un tel blocage, le peuple lui-même devra prendre ses responsabilités, car il est souverain en son pays.

« Soyons fermes, purs et fidèles ; au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celles des hommes qui n’ont pas cédé » De Gaulle.

Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout la France Député de l'Essonne

21 06 2021

Notre démocratie explose en vol !

Notre démocratie explose en vol. Plus de 33 millions d’électeurs ont fait la grève du vote (68% d’abstention) : trop de promesses non tenues, de choix imposés, ont fini par dégoûter le peuple.

Ce désaveu marque bien plus que l’érosion croissante et régulière du taux de participation, il est le résultat d’un État qui n’assure plus correctement la logistique des scrutins, et la conséquence d’un système qui a confisqué le pouvoir des Français !

Entre l’acheminement raté de la propagande électorale, les bureaux de vote parfois fermés, le jeu des sondages quotidiens pour imposer un duel de second tour avant le premier, ce scrutin avait tout pour tourner au fiasco. Nos dirigeants rêvaient de contourner le peuple, dont ils craignent la volonté : les voilà satisfaits, c’est le peuple qui les contourne.

Au mépris de nos dirigeants, les Français ont opposé le mépris des urnes.

Depuis des années, le spectacle que nous offre le système politico-médiatique couve l’exaspération qui s’est exprimée aujourd’hui. Polémiques permanentes, accusation de complotisme dès qu’une proposition s’écarte de la pensée unique convenue, inégalité dans le temps de parole… Notre système institutionnel n’est pas épargné par ce simulacre de vie démocratique : Président qui ne préside plus mais applique une politique décidée à Bruxelles, communication incessante voire ridicule, abaissant la fonction présidentielle à celle de chroniqueur sportif ou conteur d’anecdotes, Parlement qui tourne à vide et n’est réduit qu’à une simple chambre d’enregistrement…

Face à cette débâcle, il y a urgence à remodeler nos institutions et nos pratiques pour sauver une Démocratie dont nos dirigeants se passeraient bien. Plus que jamais, et comme je le répète inlassablement depuis des années, il faut rendre le pouvoir aux Français :

  - Reconnaissance du vote blanc et impossibilité pour les candidats battus par le vote blanc de se représenter.
  - Procédures électorales mises en œuvre : professions de foi distribuées, égalité des temps de parole respectée.
  - Instauration du RIC à partir de 500.000 signatures.
  - Rétablissement de notre souveraineté nationale pour avoir le pouvoir de tenir les engagements.

Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout la France Candidat à l'élection présidentielle

18 06 2021

Notre 18 juin

Mes chers compatriotes,

Aujourd’hui, je m’adresse à vous pour commémorer une date sans laquelle l’univers – comme aimait à le dire le Général de Gaulle – n’eut pas entendu assez tôt la France résolument opposée à la barbarie nazie.

Si le 17 juin 1940, à l’aube d’un jour d’été, Charles de Gaulle ne s’était pas engouffré dans un avion pour l’Angleterre, que serait-il advenu de la France ?

Cette veille d’un moment historique, le destin de notre pays fut heureusement remis entre les mains d’un homme neuf, « intact » (selon la formule de George Mandel qui l’encouragea) : De Gaulle général de brigade seulement depuis le 25 mai – et encore à titre temporaire –, simple sous-secrétaire d’État à la Guerre et à la Défense nationale – nommé dix jours auparavant – se voyait trop tard délesté de ses habits de Cassandre pour pouvoir infléchir le cours dramatique des événements. En effet, le triste 16 juin vit le Maréchal Pétain devenir président du conseil, anéantissant ainsi toute chance de ranimer un État en panne (ou en déshérence) face à l’opulence militaire de l’ennemi.

Pourtant, de cet instant terrible naissait une volonté formidable, disons même une volonté française, celle qui surgit des tréfonds de l’âme de chacune des composantes de notre société, de cette France des gauches, des droites et des centres, cette France qui dans l’épreuve panses ses plaies historiques, naturelles à un peuple qui se scinde et s’admoneste, pour faire vivre la démocratie.

En cette année 2021, ce temps de désarroi – bien sûr incomparablement moins terrible à celui de l’an 1940, mais si difficile des points de vue économique, sanitaire et social – il est essentiel de se ressouvenir d’exemples passés aussi forts que celui du Général de Gaulle.

Tout quitter : la terre natale, l’entourage, les positions acquises, les mœurs du quotidien, comme déjouer le sentiment ô combien humain de l’inaction sous l’effet de la sidération. Ce fut le lot de cet homme exemplaire, comme tant d’autres qui se dépouillèrent de tout cela dans les jours de la bataille de France.

Bien que nous soyons collectivement, loin de telles extrémités, mes chers compatriotes, notre temps charrie nombre d’épreuves. Aux Gilets Jaunes, aux personnes précarisées, aux femmes et hommes seuls, aux étudiants esseulés, aux personnels hospitaliers rudement mis à contribution, aux policiers et militaires qui nous déposent leurs « appels », à tous qui êtes dans vos épreuves personnelles d’une dignité forçant le respect, je veux vous dire que des temps désarticulés où nous sommes ressortira bientôt l’alternative au mépris des immodestes, dits « sachants », à l’arrogance des premiers de cette classe élitaire française dans laquelle mauvais travail vaut tableau d’honneur, à l’impuissance hautaine de ces présidents successifs qui enferment la France dans une nasse idéologique ultralibérale, comme les Français chez eux.

En ces heures aussi sombres du 18 juin 1940, un inconnu qui ne se compromit jamais, qui ne dévierait jamais dans l’avenir, trouva en lui-même les ressources pour poursuivre le combat contre l’âpreté du réel intransigeant, et impécunieux en bonheurs. Après avoir alerté, durant les années 1930, sur l’état de l’armée, sur le délabrement de ses doctrines, il ne s’affaissa pas, ne s’effaça pas quand advint le plus grand conflit de l’Histoire ; bien que la tentation fût grande de renoncer, il demeura lui-même et synthétisa alors la France.

Sous l’orage hurlant, la chose est naturelle, ce sont les personnalités étrangères aux renoncements qui se proposent aux éléments, en sacrifice pour le succès.

En 2021, faisons de ce 18 juin notre mouvement commun vers l’inconnu, inspirons-nous collectivement de cet exemple, pour qu’il soit redit à nouveau que le nom Français signifie courage, dignité et indépendance (ou grandeur). Méditons ensemble cela, pour que nos destins puisent à la source de l’Histoire de France les forces nécessaires au renouveau de notre pays et au juste bonheur des Français.

Je vous remercie.

Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout la France Candidat à l'élection présidentielle 2022

Ma lettre aux associations du handicap

Chers amis, chers bénévoles, chers engagés,

Quelle ne fut pas ma consternation, devant le naufrage de l’Assemblée nationale, hier, jeudi 17 juin. Comme vous le savez, cette date était marquée par l’introduction dans l’hémicycle d’un débat crucial pour les personnes en situation de handicap : celui de la déconjugalisation de l’AAH, votée en deuxième lecture par le Sénat.

Combat de longue date que vous menez et que j’ai toujours soutenu, notamment par une proposition de loi déposée en novembre dernier, portant l’individualisation et la revalorisation de l’AAH ainsi que l’exonération de charges sociales patronales pendant 2 ans pour toute entreprise qui embaucherait une personne en situation de handicap.

Heureusement, cette réforme trouvait un large écho auprès de mes collègues d’opposition, créant un rare sentiment de consensus dans une Assemblée bien souvent agitée et querelleuse. Cette rare unanimité aurait pu et aurait dû donner lieu à un vote de bon sens au service des personnes en situation de handicap.

Cœur de l’enjeu : retrouver une allocation individuelle pour un handicap qui l’est également, redonner aux personnes en situation de handicap une véritable autonomie, permettant de concilier choix affectifs et indépendance financière.

Malheureusement, le Gouvernement en a décidé autrement, et a a mobilisé des arguments spécieux, arguant qu’une telle réforme remettrait en cause la solidarité nationale, alors qu’elle vise justement à prendre en compte la spécificité du handicap.

Pire encore, le Gouvernement a fait le choix du coup en force, annihilant tout débat, tout vote. Craignant que les amendements de l’opposition pour rétablir l’individualisation de l’AAH ne soient adoptés par certains députés En Marche! ou Modem, Madame Cluzel et son Gouvernement ont supprimé le vote des amendements, chose extrêmement rare à l’Assemblée. Puis ils ont imposé le vote bloqué sur l’article 3, une manœuvre procédurière scandaleuse qui permet de faire voter un article sans examiner les amendements des parlementaires.

Sur 222 votants, 121 députés ont voté pour l’article 3 qui supprimait la déconjugalisation de l’AAH et 101 partisans de l’individualisation ont voté contre. Au regard de l’écart ténu entre les deux votes, je regrette que les députés du RN n’aient pas été présents et que les LR aient été trop peu nombreux, malgré les prises de parole courageuses de certains d’entre eux. Une fois de plus, l’absence de mobilisation des députés de l’opposition a permis à la majorité En Marche!, pourtant affaiblie, de faire avorter une réforme vertueuse.

En vérité, le Gouvernement s’est soumis à un arbitrage budgétaire scandaleux, refusant les quelques millions d’euros que coûterait cette réforme pour soutenir les plus fragiles d’entre nous, et refusant le moindre rabot sur les milliards gaspillés chaque année par leur faute ou leur négligence. 10 milliards de fraude à cause de fausses cartes vitales, contre lesquelles ils ne font rien. 1 milliard d’Aide médicale d’Etat pour soigner les clandestins. 5 milliards de plus à l’Union Européenne qui viendront alimenter une contribution largement déficitaire pour notre pays.

Ce quinquennat se sera ouvert avec la suppression de l’ISF et s’achève avec la débâcle de l’AAH. Voilà le vrai visage de la Macronie : faible avec les forts, fort avec les faibles. Dans l’hémicycle comme dans nos rues.

Ces manœuvres et cette impéritie jettent une nouvelle fois le discrédit sur le Politique. Quelle occasion manquée de faire briller l’intérêt collectif sur les querelles partisanes.

Soyez assurés de ma pleine détermination à défendre le handicap pendant toute la campagne présidentielle dans laquelle je m’engage. L’individualisation et la revalorisation de l’AAH sont au cœur de mes priorités.

Amitiés,

Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout la France Candidat à l'élection présidentielle

- page 2 de 24 -