Le Blog de Nicolas Dupont-Aignan - Blog NDA

Défense nationale

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11 05 2021

Pourquoi j'ai signé la tribune des militaires

J’ai signé la tribune des militaires publiée ce dimanche 9 mai car j’en partage chaque ligne, j’en partage le souffle. Je me réjouis de voir que le constat que je dresse envers et contre tous depuis tant d’années est désormais partagé par une majorité, y compris par nos militaires, qui veillent à la défense de notre pays. Cette tribune constitue une alerte vitale entonnée par les plus braves de nos compatriotes face à une sécurité intérieure défaillante et une démission de nos dirigeants politiques

Pour leur engagement quotidien et cette alerte salutaire, je remercie nos militaires. Tâchons désormais d’en tirer les conclusions et de puiser dans leur courage pour restaurer l’ordre sur notre territoire dans un cadre républicain et démocratique.

La force de cette tribune est d’exhorter nos responsables politiques à prendre les mesures fortes en matière sécuritaire, pénale et migratoire, que je ne cesse de réclamer et qui n’ont jamais été considérées par nos gouvernants, tant par aveuglement que par lâcheté.

Le programme que je présenterai en 2022 entend justement incarner le redressement, et rétablir un ordre juste et républicain. Il a été conçu à l’appui d’experts dans chacun des domaines concernés, pour être à la fois applicable, effectif et efficace : https://2022nda.fr/projet/securite-justice/

Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout la France Député de l'Essonne Candidat à l'élection présidentielle de 2022

09 01 2021

Je m’oppose à la braderie des Chantiers de l’Atlantique !

J’ai appris avec regret et incompréhension la décision du gouvernement de prolonger d’un mois l’accord de vente des Chantiers de l’Atlantique à l’entreprise italienne Fincantieri, alors que celui-ci arrivait à terme le 31 décembre. Pourquoi Emmanuel Macron poursuit-il dans cette voie, qui réduirait la puissance de notre Etat stratège, actionnaire et industriel ? Ne peut-il pas simplement renoncer à la vente de ce fleuron industriel à une entreprise étrangère ? En tant que député, candidat à l’élection présidentielle de 2022 et président du parti Debout La France, je souhaite réitérer mon opposition à ce projet qui semble néfaste en tout point.

A l’heure du « monde d’après » et de l’impératif de réindustrialisation qui est revenu au cœur du débat public, il est incohérent de poursuivre le désengagement de l’Etat que je dénonce depuis des décennies. Gardons nos industries, développons ce savoir-faire naval et protégeons les emplois industriels associés. Les Chantiers de l’Atlantique relèvent non seulement de la stratégie industrielle française mais sont également une condition de notre indépendance et de notre souveraineté. Nous devons nous appuyer sur ces chantiers dans les prochaines années pour construire notre deuxième porte-avions ainsi que quatre autres navires « grandes coques » pour notre Marine nationale. Qui plus est, les Chantiers de l’Atlantique présentent une viabilité financière et une profitabilité dont l’Etat aurait tort de se priver : le carnet de commandes est plein pour plusieurs années ! A quoi bon céder une entreprise aussi prolifique, pour la modique somme de 80 millions d’euros ? Alors que l’Etat dilapide des dizaines de milliards d’euros dans la crise économique aggravée par l’incohérence des mesures gouvernementales, il n’apparaît ni sage ni sérieux de faire les fonds de tiroir en abandonnant les précieux Chantiers de l’Atlantique.

Par ailleurs, je rappelle que toutes les parties prenantes au dossier se sont opposées à la décision du gouvernement et ont appelé à l’abandon du projet : la région Pays de la Loire, la commission du Sénat, le département de Loire-Atlantique, la ville de Saint-Nazaire, et surtout les salariés. Le syndicat Force ouvrière s’est montré ouvertement favorable à ce que l’Etat français « garde pleinement le contrôle des Chantiers de l’Atlantique ». Ce sont donc les élus locaux et les salariés qui sont aujourd’hui les garants de l’intérêt général, et non le Président de la République. Je salue à cet égard la belle tribune publiée dans Les Echos du maire socialiste de Saint-Nazaire David Samzun, de la présidente LR de la région Christelle Morançais et du président PS du département Philippe Grosvalet. Ensemble, protégeons les Chantiers de l’Atlantique, refusons cette nouvelle perte de souveraineté !

Nicolas DUPONT-AIGNAN Président de Debout la France

25 02 2020

Préserverons notre dissuasion nucléaire, bouclier de l’indépendance de la France !

Prononçant un discours consacré à l’environnement stratégique de la France et à la dissuasion nucléaire, le jeudi 7 février dernier à l’Ecole militaire, Emmanuel Macron entendait fixer sa vision politique dans le domaine, régalien par excellence, de la défense nationale. De la part du chef de l’Etat, conduisant la politique étrangère d’une puissance nucléaire disposant d’un siège de membre permanent au Conseil de sécurité des nations unies, chef de ses armées aujourd’hui engagées face au terrorisme djihadiste au Sahel comme au Levant, l’on aurait espéré hauteur de vue, clarté et détermination. Las, il n’en a rien été.

Au fil d’une litanie de poncifs stratégiques, nous apprenions sans surprise excessive que le monde était incertain, la compétition stratégique entre puissances vive et la mondialisation déstabilisatrice. M. Macron a surtout saisi l’occasion de réaffirmer le caractère vital à ses yeux d’une « culture stratégique européenne » qui reste, de son propre aveu, à construire. Le spectacle vingt fois donné de l’incapacité des Européens à partager une vision stratégique de leur environnement, nourrissant le pénible feuilleton de « l’Europe de la défense », n’a pas dissuadé le Président Macron d’ajouter avec témérité sa pierre à l’absence d’édifice.

Appelant de ses vœux une autonomie stratégique européenne qui bute depuis des décennies sur le manque d’intérêt des autres Etats membres, le Président de la République n’a pas craint la répétition. M. Macron a d’ailleurs lui-même rappelé - comme pour conjurer le triste destin que la cruelle réalité réserve à son initiative - qu’en 1999, au Conseil européen de Cologne, les gouvernements de l’Union avaient déjà solennellement affirmé leur volonté de se doter des moyens de faire face collectivement aux menaces stratégiques auxquelles l’Europe est confrontée. Ces déclarations, comme on le sait, n’avaient été suivies d’aucun effet.

Ces paresseuses impasses, exposées une énième fois et semblant à peine convaincre M. Macron lui-même, ne sont pas seulement source de lassitude pour qui s’intéresse à la défense de la France et entend lui faire jouer dans le monde un rôle qui soit digne de son rang. Dans la mesure où elles engagent le sort de la force de dissuasion nucléaire, elles constituent surtout une illusion dangereuse et, partant, une grave faute pour celui dont notre constitution fait le garant de l’indépendance nationale. M. Macron, en effet, a jugé bon de proposer aux Etats européens qui le souhaiteraient d’ouvrir un « dialogue stratégique » sur le rôle de la dissuasion nucléaire française. Ces Etats seraient même invités à participer aux exercices extrêmement sensibles conduits par nos forces stratégiques qui assurent la crédibilité de notre dissuasion.

Après l’échec de M. Sarkozy à construire une véritable « Europe de la défense » dans l’élan d’un retour servile dans le commandement intégré de l’OTAN, après les vains efforts de M. Hollande pour faire « primer le pacte de sécurité sur le pacte de stabilité », nul doute que les initiatives actuelles se briseront également sur le mur du désintérêt opposé par les autres grands Etats européens, au premier rang desquels l’Allemagne. Mais d’ici là, quelles concessions dangereuses pour l’indépendance stratégique du pays ne consentirons-nous pas dans le fol espoir d’entraîner derrière nous nos partenaires réticents ? Les appels récents, au plus haut niveau de l’Etat allemand, à aliéner notre dissuasion et la mettant sous le contrôle de l’Union européenne ou de l’OTAN, ce qui condamnerait irrémédiablement notre autonomie stratégique, ne constituent-ils pas des avertissements suffisamment clairs ? Ce « dialogue stratégique » avec nos partenaires européens portant sur la dissuasion française ne prépare-t-il pas le terrain pour suggérer ultérieurement l’idée d’un partage de son fardeau financier, et in fine de son contrôle ? A quoi, sinon, servirait-il alors que, comme le rappelle M. Macron lui-même, la force de dissuasion française contribue par sa seule existence à la sécurité de l’Europe, à condition qu’elle soit crédible c’est-à-dire à la main d’une autorité unique et non d’un comité multinational ? Les ambitions affichées sont donc dangereuses si elles ont quelque substance, ou vaines si elles en sont dépourvues ; dans tous les cas elles sont coupables.

Les bonnes intentions ne font pas une politique étrangère et, a fortiori, une stratégie de défense nationale cohérente. Prisonnier de son mantra européen comme un investisseur ayant tout misé sur une valeur spéculative en chute libre, M. Macron double aujourd’hui la mise à crédit et en pure perte. Les combinaisons savantes par lesquelles on cherche à dissimuler l’impossibilité à s’entendre derrière des formules contournées, art stérile dans lequel les artisans de la construction européenne son passés maîtres, doit impérativement s’arrêter au seuil des questions touchant à la défense du pays. La force de dissuasion nucléaire, construite depuis 1958 grâce à un effort national majeur et durable, sous la conduite de l’Etat et avec l’accord intime de la nation, constitue aujourd’hui le recours ultime de la France et le bouclier de son indépendance. Legs de l’action du général de Gaulle, c’est grâce à elle que la notre pays peut aujourd’hui parler d’une voix forte à la superpuissance d’hier comme à celle de demain. Fermement maintenue par l’effort d’investissement de l’Etat, servie par l’excellence de nos armées, elle fait l’objet d’un précieux consensus national. Puisse-t-elle être maintenue par celui qui en a la charge, suprême mais temporaire, au-dessus des jeux partisans et des « partages européens » où l’on perd sa capacité à agir seul au bénéfice d’une impuissance collective.

Car « l’épée est l’axe du monde et la grandeur ne se divise pas. »

Nicolas Dupont-Aignan Député de l’Essonne Président de Debout La France

30 10 2009

Afghanistan : l'impasse


La lettre ouverte de Nicolas Dupont-Aignan et du Sénateur Masson a été publiée sur le site agoravox.fr .

15 07 2009

Défense : Sortir de l'impasse afghane

15 03 2009

OTAN: Non à la réintégration dans le commandement intégré

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