Le Blog de Nicolas Dupont-Aignan - Blog NDA

07 10 2020

Veolia-Suez : le gouvernement joue-t-il double jeu contre les salariés ?

Mediapart a révélé hier le double-jeu de l’Etat au Conseil d’Administration d’Engie lors du vote sur la cession de ses parts dans Suez à Véolia alors que cette dernière a lancé une OPA hostile sur son concurrent.

Alors que le Ministre de l’Economie Bruno Lemaire a officiellement fait voter les représentants de l’Etat au Conseil d’Administration d’Engie contre cette décision, Mediapart indique que l’Elysée serait intervenu pour décourager les administrateurs de la CFDT de participer au vote et de s’opposer à la cession. Pire encore, ce serait Alexis Kohler, secrétaire général de l’Elysée qui serait intervenu, individu déjà mis en cause pour conflits d’intérêts dans la gestion du dossier des chantiers navals STX.

Ces révélations confirment les propos de la lettre ouverte d’Arnaud Montebourg à Jean Castex qui a dénoncé une opération qui mènera à la "revente et à la dispersion de 75% des activités de Suez en France" et qui "ressemble à une distribution oligarchique d'avantages dans un cercle restreint d'amis privilégiés du pouvoir".

Au-delà de ces pratiques douteuses, la création d’un quasi-monopole de la gestion des déchets, des transports locaux et de l’énergie est une absurdité totale. Si DLF a toujours soutenu des champions industriels français d’envergure mondiale qui sont hélas interdits par la Commission Européenne, le cas de la fusion Véolia-Suez va créer un vrai risque de monopole privé.

Aussi, le maintien d’une concurrence dans le domaine des services est une nécessité pour éviter la mainmise d’une multinationale sur les marchés publics qui conduirait à une augmentation du prix de l’eau, de la gestion des déchets et des transports. D’ailleurs, en dehors de belles paroles, ni la direction de Véolia ni le gouvernement n’ont pris d’engagements concrets sur la garantie de l’emploi.

Au lieu de privilégier en coulisse Véolia sur Suez, le gouvernement devrait les encourager à créer des partenariats internationaux pour peser sur les marchés étrangers sans pour autant détruire la concurrence dans les appels d’offre en France. Une fois encore, le bon sens, le pragmatisme et le patriotisme économique sont les clés de la réussite.

Debout la France demande la suspension immédiate de l’OPA de Véolia sur Suez qui impliquerait des pratiques contraires à l’intérêt des Français et des salariés. Nous exigeons une nouvelle fois, à l’image de ce que nous avions demandé après les scandale Asltom, Alcatel, Technip ou Lafarge, qu’une commission « mains propres » fasse enfin le ménage dans les conflits d’intérêts qui détruisent les fleurons économiques français.

Nicolas Dupont-Aignan Député de l'Essonne Président de Debout la France

30 09 2020

Budget 2021 : une hausse scandaleuse de 25% de la facture européenne pour les Français !

Depuis les élections européennes de 2019, Debout la France a été la seule force politique à estimer et annoncer clairement les conséquences financières concrètes des décisions budgétaires d’Emmanuel Macron pour augmenter le pouvoir de l’Union Européenne.

Résultat ? Le projet de loi de finances (PLF) pour 2021 présenté par le gouvernement prévoit une hausse de 25% de la contribution financière de la France par rapport au budget initial de 2020. Ce sont 5.4 milliards d’euros des impôts des Français qui vont être versés à Bruxelles, en plus !

A titre de comparaison, rappelons que le Ségur de la Santé a prévu 6 milliards d’euros par an pour investir dans nos hôpitaux. Autrement dit, la bureaucratie européenne absorbe en une seule année une hausse budgétaire égale à un plan d’urgence pour tous les hôpitaux français ! Avec 26,9 milliards d'euros, la contribution française au budget européen passe devant le budget français dédié à la "solidarité, à l'insertion et à l'égalité des chances" et se rapproche des 28 milliards d'euros consacrés à "la recherche et l'enseignement supérieur" !

Faute de réaliser des économies drastiques proposées par DLF, le budget européen est hors-contrôle.

La Commission Européenne et Emmanuel Macron ont fait croire que le budget européen était relativement stable alors que le Royaume-Uni retirait de fait sa contribution nette, augmentant mécaniquement celle de la France !

Debout la France avait alors estimé le coût pour la France à 2 milliards d’euros. Le gouvernement vient d’admettre qu’il était de 2.1 milliards d’euros !

Lors du sommet européen entérinant le nouveau budget et le soi-disant plan de relance, Debout la France avait dénoncé le coût immédiat des rabais accordés par Emmanuel Macron aux autres pays contributeurs. Coût net pour la France en 2021 ? 700 millions d’euros !

Enfin, les hausses des dépenses de l’Union Européenne, présentées sans cesse comme une « opportunité » pour la France, entrainent en réalité une hausse de 1.6 milliards d’euros en 2021 !

Pire encore, cette hausse n’est que le début des projets fédéralistes tout simplement délirants d’Emmanuel Macron. D’autres hausses suivront, y compris les prélèvements que constitueront les futures « taxes » européennes.

Debout la France dénonce cette hausse inacceptable et exige un plan d’économies drastiques des dépenses européennes, en particulier la baisse des subventions massives en faveur des pays de l’Est, la suppression des aides à la préadhésion ou encore les dépenses bureaucratiques surréalistes de la Commission Européenne.




Nicolas Dupont-Aignan, Député de l'Essonne, Président de Debout La France.

Jean-Philippe Tanguy, Porte-parole de Debout La France, Délégué national de DLF en charge du patriotisme économique.

11 09 2020

Le saccage d’Alstom par General Electric continue !

D’après des sources syndicales, la multinationale américaine General Electric prévoit 753 suppressions de postes dans les anciennes activités énergétiques d’Alstom en France. 618 seraient supprimés dans la branche « réseaux » et 135 dans la branche hydraulique, activité qui avait déjà connu 345 licenciements en 2017 !

Le gouvernement condamne en parole mais rappelons que c’est Emmanuel Macron qui est directement responsable de ce pillage. Ministre de l’Economie, c’est lui qui a autorisé le rachat d’Alstom par GE alors que le décret « Montebourg » aurait pu lui permettre de bloquer cette vente.

Une commission d’enquête parlementaire a aussi démontré qu’Emmanuel Macron avait agi contre Alstom dès son arrivée à l’Elysée comme conseiller de François Hollande.

En 2015, GE avait promis de créer plus de 1000 emplois pour Alstom. Avec ce nouveau plan social, ce sont en réalité, hélas, près de 2000 emplois détruits. Ce nouveau plan social est d’autant plus intolérable que c’est un ancien conseiller industriel d’Emmanuel Macron, Hugh Bailey, qui dirige GE en France !

Debout la France a toujours dénoncé ce rachat et ce pillage, pour des raisons évidentes de souveraineté industrielle mais aussi parce que la solidité financière de GE n’a jamais été assurée.

Maintenant que les Américains ont eu accès aux brevets et aux technologies françaises, ils liquident le plus d’emplois possibles. Hélas, en plus des drames humains pour les salariés, ce sont des compétences uniques au monde qui disparaissent au fur et à mesure. Comment peut-on prétendre réussir la transition écologique sans maitriser et produire nos technologies énergétiques ?

A ce titre, les activités « réseaux » sont en plein essor avec les énergies renouvelables, largement financées par le contribuable. Il est donc intolérable que GE produise hors de France le matériel que nous installons avec nos factures électriques et nos impôts !

Debout la France assume qu’il n’y a aucune autre solution pour sauver les emplois, les usines et les technologies d’Alstom qu’en nationalisant temporairement ces activités, le temps de former un ensemble industriel français solide doté d’un vrai plan de développement.




Nicolas Dupont-Aignan, Député de l’Essonne et Président de Debout La France.

Jean-Philippe Tanguy, Porte-parole de Debout La France et Délégué national de DLF en charge du patriotisme économique.

30 03 2013

Le piège se referme

L’annonce d’un déficit budgétaire pour 2012 de 4,8% du PIB est un sévère désaveu de la politique de rigueur adoptée par François HOLLANDE et son gouvernement.

Je me souviens encore du mépris affiché des Ministres lors du débat sur le traité budgétaire à l’Assemblée Nationale. Je leur avais dit que leur politique, soit disant raisonnable, était en vérité totalement contre-productive, et donc fondamentalement déraisonnable.

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12 08 2011

La fin de la démocratie ?

La lettre récente de Jean-Claude TRICHET à Silvio BERLUSCONI est un véritable oukase sans précédent, qui met sous tutelle le gouvernement italien.

Le Président de la B.C.E. ne fixe plus des objectifs, mais impose les détails d’une politique en décidant, non seulement pour le chef du gouvernement italien, mais aussi pour le Parlement.

C’est une dérive particulièrement grave qui met fin à la démocratie nationale, sans pour autant y substituer la moindre démocratie européenne, si tant est qu’elle puisse exister.

En imposant une politique, dont d’ailleurs l’efficacité n’a jamais été prouvée (libéralisation du marché du travail, privatisations diverses, etc…) Jean-Claude TRICHET s’arroge les prérogatives des autorités politiques du pays et se transforme en Gouverneur non élu d’un nouveau protectorat.

L’Union Européenne achève ainsi de discréditer totalement l’idée européenne qui sera, bien évidemment, assimilée à des sacrifices aussi injustes qu’inutiles. Car, bien sûr, si l’Italie en est là, comme l’Espagne ou la Grèce, c’est parce qu’elle est victime de la politique de l’euro cher, imposée par le dogmatisme de Monsieur TRICHET.

Le principal responsable se prétend le sauveur…

On le voit donc bien, l’euro, folie économique, devient le moyen d’imposer un fédéralisme antidémocratique. N’était-ce pas d’ailleurs l’objectif de départ, puisque beaucoup savaient qu’il était impossible de réussir une monnaie unique, plaquée sur des économies différentes ?

Le rêve de Messieurs MINC, TRICHET, ou autres, est à la faveur de cette crise de se débarrasser des peuples et de leurs élus.

La fameuse gouvernance dont ils parlent tant revient à concentrer, dans les mains d’une vingtaine de personnes, tous les pouvoirs : le Conseil de la B.C.E. (non élu), la Commission de Bruxelles (non élue), la Cour de Justice de Luxembourg (non élue).

20 personnes imbues de leur dogme au service d’une pensée mondialiste non réaliste et des intérêts d’une petite minorité veulent imposer encore plus de sacrifices aux populations, toujours plus de privilèges pour leurs obligés.

Le choix est simple aujourd’hui, soit les peuples déjouent la manœuvre, soit ils paieront cher leur nouvel esclavage.

13 07 2011

Euro : il n’est pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir !

La crise de l’euro est interprétée aujourd’hui de façon bien curieuse, le culte de la monnaie unique, malgré la tempête qui menace de l’emporter, demeurant un tabou absolu.

Beaucoup d’observateurs ne veulent surtout pas aborder la responsabilité première de ceux qui ont prétendu imposer une monnaie unique à des économies profondément différentes, ceux qui ont prétendu « mettre la charrue avant les bœufs » comme l’avaient dénoncé prophétiquement les opposants au traité de Maastricht en 1992 - au passage, comment ne pas déplorer ce surplace de 20 ans ? ! Car, parler de crise de la dette comme si elle tombait du ciel est un mensonge doublé d’une aberration.

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