Le Blog de Nicolas Dupont-Aignan - Blog NDA

02 06 2021

Remplaçons l'écologie punitive par l'écologie humaine et incitative !

L’interdiction des véhicules polluants de Crit’Air 4 et 5 dans 79 communes d’Île-de-France, entrée en vigueur ce mercredi, est symptomatique d’une pratique exclusivement punitive de l’écologie. S’il est nécessaire d’impulser un remplacement progressif du parc automobile pour limiter les émissions d’oxydes d’azote et de particules fines, nocives pour notre santé, c’est davantage la méthode qui peut interroger sur sa pertinence et son efficacité.

Les limitations de circulation et interdictions pures et simples n’empêcheront pas les véhicules diesel de circuler ; l’insuffisance et la complexité des aides empêcheront en revanche leurs propriétaires de s’équiper de véhicules propres ! 7000€ d’aides pour un véhicule électrique, 2000€ pour un hybride, et ce après des démarches alourdies par notre bureaucratie galopante : voilà qui ne suffit pas à convaincre un foyer modeste de réaliser cet investissement.

Curieuse politique publique qui ne cherche pas à inciter mais se contente de punir, décidée dans quelques centres urbains pour handicaper une majorité silencieuse d’automobilistes dont le véhicule est le premier outil de travail. A force de ne viser que certaines pollutions domestiques – qui doivent être traitées – certains en oublieraient les enjeux essentiels : le choix de la politique énergétique pour approvisionner un parc de véhicules électriques ; le choix de modèle économique, pour enrayer les pollutions massives des importations venant du bout du monde.

Cette interdiction brutale participe d’une vision de l’écologie « spectaculaire », avec des effets d’annonce et des contraintes extrêmement fortes, sans pour autant mettre en œuvre les incitations financière qui seraient efficaces.

Les échéances se rapprochent à grand pas : en juillet 2022, ce sont les véhicules classés Crit’Air 3 qui ne pourront plus circuler dans les métropoles, suivis de l’ensemble des véhicules diesel restants au 31 décembre 2023. De quoi renforcer une fracture géographique adossée au mépris de certains citadins : en province les diesel, dans nos villes les Tesla et trottinettes électriques.

Revenons à une vision humaine et incitative de l’écologie :

   Mettons en œuvre des aides à l’équipement conséquentes avec une démarche administrative unique et sans délai
   Retardons les échéances d’interdiction pour les véhicules Crit’Air 2 et 3
   Développons les réseaux de transport en commun propre sur l’ensemble du territoire
   Lançons un plan ferroutage qui relancera le transport par le rail, seule vraie alternative au transport routier et qui permettra de retisser le territoire par son réseau ferré
   Retrouvons une politique énergétique de bon sens qui minimise les émissions induites pour fournir en électricité les véhicules électriques qui prendront une part toujours plus importante dans notre parc automobile



Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout la France Député de l'Essonne Candidat à l'élection présidentielle 2022

Le projet de loi « Climat et résilience » que le Gouvernement présente à l’Assemblée nationale est un concentré des pires travers de l’écologie-spectacle : ce projet est tour à tour punitif, insuffisant, cosmétique et délirant ; exactement à l’opposé de mon projet d’écologie humaine et pragmatique.

Punitif d’abord, car il prône encore une fois la démarche qui consiste à taper sur les Français en punissant les ménages comme les entreprises : nous serions coupables de tous les maux et mériterions notre peine ! Si réduire nos émissions de gaz à effet de serre est une impérieuse nécessité, cette réduction ne doit pas passer par une diminution drastique de notre confort de vie chèrement obtenu. On interdit la circulation de certains véhicules sans permettre un renouvellement du parc automobile. On pénalise les propriétaires de passoires énergétiques sans leur donner les moyens d’une rénovation de l’isolement thermique… MaPrimeRenov’ entraînera à cet effet une division par 3 des aides potentielles ! L’écologie responsable ne doit plus être punitive mais incitative !

Insuffisant ensuite, car il prolonge la logique mondialiste qui a présidé à toutes les catastrophes contemporaines. Plutôt que d’afficher un score CO2 sur les emballages, pourquoi ne pas réduire les distances de transport en consommant local ou au moins français ? Si l’on veut vraiment assurer la qualité de notre alimentation en même temps que la viabilité environnementale de son approvisionnement, alors la dénonciation des récents traités de libre-échange (TAFTA, CETA, etc) serait bien plus utile que ces mesurettes.

Cosmétique encore, car le Gouvernement rajoute un symbolique délit d’écocide qui va faire doublon avec toutes les incriminations existant déjà en matière d’environnement et créer une incertitude pénale importante… Qui risque de pousser encore nos entreprises à délocaliser dans des zones à la législation moins contraignante et donc à polluer davantage.

Délirant enfin, car il encourage les pire travers des idéologues de l’écologie dogmatique avec, entre autres, les menus végétariens dans les cantines. Il le fait aussi en orientant la recherche énergétique essentiellement vers le renouvelable dont l’inefficacité prouvée coûte chaque année 4 milliards d’euros aux français par la CSPE pour des désastres environnementaux, paysagers et économiques.

Ce projet de loi est un concentré des passions tristes du Gouvernement : priver les Français de leur liberté, appauvrir la France de son génie et maquiller le tout derrière de bonne intentions. Un savant mélange de l’écologisme des manifestations et des salons feutrés.

Notre vision de l’écologie est radicalement différente : elle est pragmatique, patriote et populaire. Nous voulons passer de l’écologie spectacle à l’écologie humaine Elle fait confiance aux français, aime la France et croit en son génie. Ce projet que je porte depuis longtemps et que je continuerai de défendre en 2022 est fondé sur plusieurs axes :

1/ Réduire nos émissions de gaz à effet de serre :

   - Lancer un grand programme d’isolation thermique des logements de 5 milliards d’euros par an, contre 1 milliard aujourd’hui, en revenant au budget initial de 3 milliards qui précédait la coupe budgétaire de MaPrimeRenov et en y ajoutant 2 milliards pris sur le CSPE dans la partie photovoltaïque et éolienne. Ces aides doivent être facilement accessibles par une simplification des démarches et versées au fil des travaux et non a posteriori comme c’est le cas aujourd’hui. Objectif : réduire notre consommation pour réduire la facture de chauffage des Français et des 5 millions de logements énergivores considérés comme des passoires, et créer des emplois non-délocalisables.
   - Lancer un vaste programme de réduction des émissions dans les transports :
   1. Remplacer les 5 millions de véhicules les plus énergivores en 10 ans, par le biais d’un bonus de 2000€ pour l’acquisition d’un véhicule consommant moins de 3l/100 km.
   2. Développer des réseaux de transports en commun propres (hybrides, GNL, électriques, etc.)
   3. Lancer un plan ferroutage qui relancera le transport par le rail, seule vraie alternative au transport routier et qui permettra de retisser le territoire par son réseau ferré.
   - Miser sur un plan nucléaire de nouvelle génération évitant les déchets avec des investissements dans le Thorium, les Superphœnix et le réacteur ITER passant notamment par une nationalisation des anciennes activités d’Alsthom-énergie pour miser sur les atouts de la France : une énergie sûre et peu chère.

2/ Défendre nos paysages et la biodiversité

   - Lancer un plan 0 plastique dans les océans, sur la base du rapport que j’élabore depuis plus d’un an à l’Assemblée Nationale sur la pollution des océans et qui fera de vraies propositions pour la préservation du vivant.
   - Alléger la fiscalité sur les terres non-bâties pour lutter contre l’artificialisation des sols
   - Mettre en œuvre notre plan en faveur de la dignité animale qui passe par la création d’un refuge pour animaux abandonnés par agglomération française et la traçabilité des viandes sans étourdissement

3/ Développer une économie circulaire

   - Lutter contre l’obsolescence programmée en sanctionnant voire en interdisant certains produits sur le sol français
   - Investir massivement dans le traitement des déchets

4/ Préserver la santé des Français

   - Dénoncer les traités de libre-échange qui conduisent à l’importation de produits ne respectant pas nos normes sanitaires
   - Mieux réglementer les additifs alimentaires, promouvoir les produits sains et des circuits courts d’approvisionnement pour nos cantines

Outre les mesures qui rapportent : valorisation des déchets, économies d’énergie, favorisation de l’agriculture locale… Ce plan sera financé par notre programme de lutte massive contre les gaspillages.

14 01 2021

Sauvons l'homéopathie !

Depuis le 1er janvier 2021, l’homéopathie n’est plus du tout remboursée par la Sécurité sociale. Cette mesure folle, dans un contexte sanitaire inédit, est l’aboutissement de réductions successives du montant de remboursement de l’homéopathie décidées par Madame Buzyn, lorsqu’elle était ministre de la Santé. Comme député, et comme candidat à l’élection présidentielle de 2022, Nicolas Dupont-Aignan s'est toujours exprimé en faveur de cette médecine douce à des fins préventives, mais également curatives en complément des médicaments conventionnels ou allopathiques, ou comme traitement principal. La défense de cette pratique continuera de fixer le cap de mes interventions en la matière.

Ce déremboursement est une atteinte à l’offre de soins des Français et un déni de l’efficacité de l’homéopathie. Le gouvernement prive de nombreux Français de leur liberté de choix à recourir à une méthode thérapeutique dont les vertus sont reconnues, et qui est plébiscitée par les Français. 70% de nos compatriotes y ont régulièrement recours. L’homéopathie constitue un complément crucial aux médicaments conventionnels dans de nombreux domaines, notamment en oncologie pour réduire les effets secondaires des traitements de chimiothérapie ou de radiothérapie. Beaucoup de pathologies peuvent également être traitées par la seule homéopathie. En dépit du mépris gouvernemental pour cette médecine intégrative, les Français n’ont jamais autant sollicité les homéopathes que depuis quelques semaines.

En résulte que cette politique est à contre-sens des enjeux prioritaires de santé publique. Le déremboursement de l’homéopathie discrédite et pénalise une pratique qui répond à des enjeux prioritaires de santé publique. Elle permet de réduire la surconsommation médicamenteuse (deux fois moins d’antibiotiques, trois fois moins d’anti-inflammatoires, trois fois moins de somnifères, etc.), de diminuer les risques d’iatrogénie (accidents liés aux médicaments qui représentent près de 10.000 décès par an) ou encore de réduire de moitié les prescriptions d’antibiotiques. Plus encore, dans un contexte de crise sanitaire inédit, l’homéopathie constitue une solution préventive, un traitement de fond qui offre une nouvelle manière d’envisager le soin : il ne s’agit pas de combattre une maladie spécifique, mais de soigner la personne dans sa totalité. Cette approche plus personnelle est précieuse, alors même que l’indifférenciation actuelle des mesures sanitaires apparaît inefficace.

Le choix du déremboursement est une atteinte au pouvoir d’achat des Français et une absurdité économique. Le déremboursement de l’homéopathie constituerait une coupe supplémentaire dans le pouvoir d’achat des Français : environ 18€/an pour près de 7 millions de Français. D’autant que les Français qui recourent le plus souvent à la médecine homéopathique disposent généralement d’un faible pouvoir d’achat. Les populations les plus précaires ont suffisamment souffert de cette crise pour ne pas les accabler. Cette mesure va donc altérer le pouvoir d’achat des Français, alors même que l’homéopathie n’est qu’un poste dérisoire de dépenses pour l’Assurance maladie : 125 millions d’euros (2018) pour 20 milliards de dépenses annuelles totales. Tâchons de récupérer les dizaines de milliards d’euros gaspillés par la négligence et la fraude sociale tous les ans, plutôt que de défavoriser les honnêtes gens !

Le sacrifice de l’homéopathie par Emmanuel Macron met en péril cette industrie et ce savoir-faire français. Le laboratoire Boiron a déjà dû fermer des sites et supprimer 600 emplois après la première mesure de déremboursement. Protégeons ces emplois français. Protégeons ce savoir-faire. Quelle indignité quand on voit par ailleurs l’argent public couler à flot dans le secteur pharmaceutique…

Comme candidat à l’élection présidentielle 2022, Nicolas Dupont-Aignan s’engage à défendre sans réserve l’homéopathie et l’ensemble des acteurs concernés par cette mesure déraisonnable d’Emmanuel Macron et de son gouvernement. J’adresse ma solidarité et mes pensées les plus sincères aux associations de patients, aux entreprises du médicament homéopathique, aux nombreuses organisations professionnelles, ainsi qu’aux médecins et pharmaciens qui continueront à soigner leurs patients contre vents et marées.

Ensemble, sauvons l’homéopathie, ses bienfaits, ses patients et ses emplois ! Une alliée efficace et peu coûteuse pour la médecine !

16 09 2020

Le Sapin de Noël ne cache plus la forêt de l’imposture EELV !

Le maire Europe Ecologie Les Verts (EELV) de Bordeaux refuse l’installation du traditionnel sapin de noël et de célébrer, selon lui, "un arbre mort" . Quant au maire EELV de Lyon, il dénonce le Tour de France comme "polluant et machiste".... Sans doute les grandes causes écologiques selon EELV ?

On croit rêver que ces faux écologistes n'aient d'autres priorités que l'insulte faite aux traditions populaires de notre pays alors qu'ils restent bien silencieux face aux vrais problèmes de notre planète. Les populations de vertébrés - poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles - ont chuté de 68% entre 1970 et 2016. C’est le terrible constat du dernier rapport Planète Vivante. Mais de cela pas grand échos dans la rhétorique des écolos EELV !

Détruire les traditions et s’attaquer à ce qui est populaire constituent le fil rouge d’´EELV. Populaire, c’est populiste et populiste c’est un peu fasciste dans l'esprit de ces idéologues ! Le sapin de Noël, c’est Noël et Noël c’est trop Chrétien pour être supportable auprès de sinistres individus qui renient un héritage qui ne contredit en rien la laïcité.

Après l’écologie punitive les voilà à promouvoir l’écologie moralisatrice.

Ces doctrines extrémistes et caricaturales soutenues par l’élite EELV sont typiques de l’extrême gauche, mais n'ont rien à voir avec la vraie écologie que les Français soutiennent.

EELV se révèle une des plus grande escroquerie intellectuelle du paysage politique au grand dam de la cause écologique et des électeurs sincères encore bernés. Peut être ces derniers n’y voient ils qu’un simple incident de parcours ? Mais comment cacher plus longtemps encore leur mépris des autres , le dénigrement systématique, par exemple, des agriculteurs amalgamés dans le camp des fossoyeurs de l’écologie. Comment interpréter, sinon comme une agression à la nature, l’artificilisation des paysages au nom de l’aveuglement idéologique et des lobbys de l’éolien. Comment oublier leur complicité politique de longue date avec les socialistes ayant imposé le libre-échange, la mondialisation sauvage et la dérégulation écologique planétaire ?

En classant EELV à l’extrême gauche nous ne serions toutefois pas totalement pertinents car EELV se moque des injustices sociales, de la souffrance et la colère légitime des laissés pour compte.

Bien au contraire, ce genre d'oligarques urbains font payer aux plus pauvres, dans la ruralité, les folies de leur idéologie. Ainsi, il n'y auya jamais d’éolienne en vue de leurs propres fenêtres des centre-ville ! On engazonne les couloirs de tramway urbain mais on bétonne les campagnes, on encense la ferme urbaine mais on enterre les vrais agriculteurs qui entretiennent nos terroirs et paysages ... Enfin, on est plutôt homard que sardine quand on grimpe dans la hiérarchie du pouvoir !

EELV surfent avec un opportunisme indécent sur les manquements et les insuffisances écologiques d’une classe politique dépassée. Le sursaut environnemental et écologique mérite assurément le rassemblement de toutes les énergies, le bon sens et le pragmatisme plus que cette idéologie, le compromis plutôt que l’affrontement. Autrement dit, l’écologie mérite mieux que EELV !

Jean-Pierre Enjalbert

28 08 2020

Le gouvernement français est dépassé par la bataille mondiale de la 5G

Cet été, les principales puissances mondiales se sont affrontées sur les enjeux liés à la nouvelle technologie 5G pour les réseaux de téléphonie et internet. Alors que les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont pris des positions pour défendre leur indépendance face à la Chine, la France et l’Union Européenne pataugent dans l’indécision la plus totale !

Face aux errements de l’Union Européenne, la Chine a néanmoins décidé de passer à l’offensive en infligeant des mesures de rétorsions vis-à-vis de ces deux challengeurs, le finlandais NOKIA et le suédois ERICSSON. Rappelons que NOKIA, après avoir été phagocytée par l’américain MICROSOFT de 2010 à 2013, a ensuite pillé à son tour le français ALCATEL avec la bénédiction d’Emmanuel Macron.

Hélas, comme les deux acteurs européens, NOKIA et ERICSSON, font fabriquer leur matériel en Chine, il est aisé pour ce pays de prendre des mesures de représailles par des contrôles douaniers ou d’exportations.

Bruno Le Maire a rappelé, ce 22 juillet, que la France ne bloquerait pas HUAWEI, comme l’avait préconisé l’ANSSI (l’Agence Nationale de la Sécurité des Système d’Information), mais que les opérateurs télécoms du territoire seraient bien incités à ne pas avoir recours à ce fournisseur. Pour ceux ayant déjà des contrats avec la firme chinoise, il y aura autorisation à durée limitée (3 à 8 ans) comme application de la loi française sur la 5G de juillet 2019,

Une fois encore, le gouvernement a une position incompréhensible et lâche ! Soit HUAWEI n’est pas fiable et il faut l’interdire, soit il est fiable mais cela ne peut être les deux en même temps !

Ce triste épisode rappelle une fois encore à quel point DEBOUT LA FRANCE a raison de proposer une filière industrielle souveraine qui permette à notre pays d’être à la fois à la pointe de la technologie tout en étant indépendants. A ce jour, il est évident que Huawei n’est pas un partenaire fiable pour notre pays.

Par ailleurs, nous préconisons qu’un principe de précaution soit appliqué dans le domaine de la santé et du rayonnement par densification du réseau et l’élargissement des gammes de fréquences. L’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire) précise qu’il y a "un manque de données scientifiques sur les effets biologiques et sanitaires potentiels liés à l'exposition".

Sans atteindre les excès dogmatiques de la nouvelle majorité EELV à la mairie de Bordeaux, pourquoi une telle précipitation sans attendre les études d’impact impartiales ?

Lionel Mazurié, Délégué national de Debout La France, en charge du Numérique.

Le gouvernement a annoncé hier les premières décisions suite à la Convention citoyenne sur l’écologie et la mise en place du nouveau gouvernement.

Bien entendu, les objectifs annoncés par Barbara Pompili sont consensuels mais les mesures concrètes ne suivent pas. A l’image de l’ensemble de la communication du gouvernement de Jean Castex depuis sa prise de fonction, les mots sont forts mais les actes sont faibles.

La création de deux parcs naturels régionaux est bienvenue, tout comme les économies d’énergie de bon sens qui permettront l’interdiction de chauffer/climatiser la rue.

Mais comme toujours, le diable est dans les détails concrets de ces belles paroles. Par exemple, Debout la France a toujours voulu interdire les chauffages de terrasse à gaz polluants et coûteux mais encore faut-il offrir des alternatives à nos restaurateurs pour ne pas perdre de clientèle alors que le secteur est dans une extrême difficulté avec le Covid et que la reprise de leur activité repose sur les terrasses.

Reste le sujet essentiel et prioritaire de l’isolement et du chauffage au fioul des logements, en particulier pour les ménages modestes.

Debout la France a toujours proposé un plan simple, efficace et crédible : remplacer en dix ans les 4 millions de chaudières à fioul par des pompes à chaleur propres grâce à une prime de 6000 euros financée par l’annulation des projets d’éoliennes en mer inutiles, qui vont détruire les fonds marins, les paysages côtiers tout en ruinant les pêcheurs.

Hélas, le gouvernement prend une bonne mesure en mettant fin à l’installation des chaudières à fioul mais il n’engage que 1 milliard d’euros sur deux années de suite.

Pire encore, ces 2 milliards d’euros doivent être partagés avec la rénovation thermique des bâtiments, une priorité écologique et de justice sociale qui nécessite des budgets bien plus importants.

Enfin, le gouvernement n’a toujours pas tiré de leçons pour la relance économique verte. Investir dans des alternatives au fioul oui, mais avec des produits français ! Le marché des chaudières au fioul est dominé par deux acteurs français. Il faut les accompagner d’urgence dans une reconversion car les milliards d’euros d’argent public doivent créer des emplois en France.

De la même façon, il faut cesser de rénover nos bâtiments avec des travailleurs détachés étrangers. Tout chantier soutenu par de l’argent publique ou des aides fiscales doit être mené avec des emplois français !

Debout la France dispose du programme écologique le plus complet, le plus opérationnel mais surtout le plus cohérent.

En lieu et place des mesurettes inutiles et des incantations sans lendemain, nous proposons toujours des mesures concrètes, qui permettent à la fois de diminuer immédiatement la pollution, d’améliorer le pouvoir d’achat et de créer des emplois durables en France. Seule la volonté populaire peut donner la force d’agir ! Aussi, Debout la France demande un référendum sur les 10 sujets suivants qui ont été largement débattus depuis des décennies :




1/ La suspension des accords de libre-échange déloyaux et anti-écologiques comme le CETA ainsi que l’instauration d’une taxe carbone aux frontières européennes.

2/ Une grande politique d'isolation des logements et le changement des chauffages polluants. Le coût des travaux sera financé par les économies d’énergie réalisées et un grand plan de formation permettra de lutter contre le chômage, ce plan impliquant la fin des travailleurs détachés.

3/ La relocalisation d’une industrie respectueuse de l’environnement via un fonds de soutien de 2 milliards d’euros par an, comme vient de le faire le Japon mais aussi l’attribution prioritaire des marchés publics à la production locale et aux emplois en France.

4/ La promotion du recyclage, de la réparation des biens et de l’économie circulaire pour mettre fin à tous ces objets importés qui ne durent que quelques années, coûtent cher aux ménages et multiplient les déchets polluants.

5/ La priorité donnée à l’agriculture durable et bio, en baissant la TVA sur l’alimentation saine de proximité et grâce à un plan d’autonomie alimentaire française, y compris la fin des importations de soja qui tuent la forêt amazonienne.

6/ Mettre la santé et le bien-être au cœur de notre société. Abandonner les projets coûteux inutiles au profit de l’équilibre du territoire. Par exemple, pourquoi dépenser des milliards d’euros dans Linky ou encore la 5G sans les études de précaution, alors que tant de territoires ruraux sont encore des zones blanches sans réseau mobile ni internet rapide ?

7/ Défendre la dignité animale, pilier d’un vrai humanisme avec la fin des traitements cruels et une aide à toutes les associations de terrain utiles à l’intérêt général.

8/ Un grand plan de développement du transport de marchandises par le train mais aussi le développement massif du transport électrique et de l’hydrogène. Par exemple, la centrale de Fessenheim pourrait devenir la 1ère usine de production d’hydrogène 100% durable.

9/ Le redéploiement de l’argent public dans des priorités utiles aux Français. Par exemple, les 24 milliards d’euros prévus pour les éoliennes en mer dont les riverains ne veulent pas permettraient de remplacer l’intégralité des chaudières à fioul très polluantes et coûteuses pour les familles concernées.

10/ La fin de la concentration des emplois, des services publics et des richesses dans quelques métropoles. Il faut favoriser les petites et moyennes villes pour dynamiser les terroirs qui sont la richesse de notre pays et permettre aux habitants de mieux vivre.

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