Le Blog de Nicolas Dupont-Aignan - Blog NDA

20 11 2008

Un crime contre la planète

J’ai attrapé mardi soir, « au vol », la chaîne ARTE qui diffusait une série de reportages intitulée « trois crimes contre la planète ».

Je n’ai pu regarder que le premier qui portait sur le trafic de gaz CFC… Et c’était tout bonnement effrayant.
Souvenez-vous il y a 21 ans on interdisait, par traité international, la production de ces gaz car ils détruisent la couche d’ozone. Profitant d’une faille dans le traité qui autorisait les pays émergents à en produire jusqu’en 2010 pour les besoins domestiques, la Chine est devenue le premier producteur de CFC au monde et illégalement le premier exportateur avec une totale passivité des douanes chinoises.
Quant aux douanes européennes elles sont chargées de vider l’océan avec une cuillère à café, des moyens dérisoires associés à l’intégrisme du libre-échange font que ces produits rentrent illégalement en Europe sans trop de soucis. Dans le reportage, le seul trafiquant inquiété, un chef d’entreprise européen, étant frappé d’une peine de 2 ans avec sursis et d’une amende de 600000 Euros… pas très cher payé pour la destruction de la planète. Le CFC est bien moins cher à fabriquer que les produits de substitution et donc les marges sont bien plus importantes.

On parle beaucoup d’environnement, la moindre des choses serait donc d’agir pour interdire au plus tôt, en faisant pression sur la Chine, la fabrication des CFC. Plus que jamais une régulation mondiale est nécessaire et pas seulement dans le domaine financier. Ce sera, entre autres, l’un des thèmes de mon discours dimanche prochain à la mutualité.

14 05 2008

OGM : du principe de précaution au principe de cohérence

Hier après-midi, je m’apprêtais à aller à l’Assemblée Nationale pour voter dans la nuit contre le projet de loi sur les OGM quand j’ai appris par la radio que les Députés présents dès le début de la séance avaient, par un vote historique, adopté la question préalable repoussant le débat prévu.

Quelle joie de voir peu à peu notre combat contre les intérêts de certaines multinationales soutenu par des Députés de la majorité comme de l’opposition ! Mais ne soyons pas dupes pour autant : il ne faut pas oublier, en effet, que ce sont les mêmes éternels partis politiques dominants, UMP, PS et centristes, collectivement responsables d’avoir laissé passé à Bruxelles la directive OGM en 2001, qui s’écharpent aujourd’hui devant les Français, trop souvent pour donner le change…

Quant à mon opposition à ce texte, il ne s’agit pas d’un refus de ma part des progrès de la science mais tout simplement d’une exigence minimum de prudence : le fameux principe de précaution.

Le gouvernement ferait bien d’entendre ce vote et de retravailler son dossier. L’enjeu est colossal.

Un enjeu scientifique car il faut poursuivre les recherches sur les OGM mais justement sans laisser cultiver en plein champs n’importe quoi.

Un enjeu de civilisation aussi. Quelle agriculture, quelle alimentation voulons-nous pour nos enfants ? Comment d’un côté prôner 20% de bio dans nos cantines et autoriser la culture en plein champs d’OGM pouvant présenter des résistances insoupçonnées aux antibiotiques ?

Un enjeu de pouvoir aussi. Qui décide quoi ? Allons-nous obéir à Bruxelles qui a pris la mauvaise habitude de se coucher devant semenciers américains allons-nous exercer notre libre arbitre dans la définition de notre politique de santé publique ?

La question des OGM est un test majeur de la sincérité gouvernementale sur le dossier du Grenelle de l’environnement : soit la majorité passe en force et s’en sera fini de l’espoir placé par des millions de Français dans ce Grenelle, soit le Président de la République et le Premier Ministre se rendent enfin à la raison, comprennent qu’il se passe quelque chose dans le pays, et prennent enfin leurs responsabilités.

Une fois encore, au-delà des grandes déclarations symboliques et des trémolos, le principe de cohérence sera le juge ultime de la politique gouvernementale.

05 01 2007

Faire passer le développement durable avant l’intérêt des groupes de pression.

Bergerac, Agen, Bordeaux, j’ai débuté l’année 2007 par un déplacement de campagne de deux jours en Aquitaine.

Ce matin, j’ai visité une exploitation agricole produisant des biocarburants. Mais à la différence du diester ou de l’éthanol (le premier sert de complément au gazole et le second sert de complément à l’essence), cette exploitation produit sur place, à partir du tournesol (80ha) et du colza (20ha), une huile végétale pure qui peut être versée directement dans le réservoir d’une voiture diesel.

Lire la suite...

22 12 2006

Mes réponses au "Pacte écologique" de Nicolas HULOT

C’est en grandes pompes et en présence de nombreux journalistes que les candidats des grands partis sont allés signer le « Pacte écologique » de Nicolas HULOT, faisant mine ainsi de répondre sérieusement à la légitime exhortation de l’animateur vedette à prendre à bras le corps la question essentielle de la sauvegarde de notre planète.

Hélas, ce que les médias ont moins rapporté, c’est l’absence de propositions concrètes de ces mêmes candidats, une fois le « Pacte » signé.

Lire la suite...

07 09 2006

Incantation environnementale et petite cuisine industrielle

Je viens enfin ce soir d’achever la rédaction de mon livre. Mon éditeur commençait à s’inquiéter sérieusement car je ne lui avais toujours pas adressé la conclusion. Comme tous les auteurs, il est très difficile, après avoir passé beaucoup de temps sur un manuscrit, d’être objectif sur sa qualité ! J’espère qu’il permettra au maximum de lecteurs d’en savoir plus sur ma façon de voir les choses et mon projet pour la France

Il était temps : je vais à nouveau pouvoir vous écrire de manière plus régulière sur le blog. Il y a tant à dire !

Lire la suite...

20 01 2006

Une autre mondialisation pour sauver la planète

Submergé par un nombre croissant d’émissions voyeuristes ou stupides, on en arrive à oublier que la télévision pourrait être un média utile et passionnant. J’ai pu voir deux belles émissions cette semaine. Elles étaient à la fois distrayantes et instructives.

La première sur l’Alaska (« Faut pas rêver sur FR3 ») réussissait le tour de force de présenter en une heure ce territoire méconnu, le mode de vie de ses habitants, coincé entre l’Amérique et l’Asie. Elle révélait la tension entre les protecteurs de l’environnement et les investisseurs pétroliers sous l’arbitrage du congrès américain.

Lire la suite...

page 2 de 2 -