Le Blog de Nicolas Dupont-Aignan - Blog NDA

La France dans le monde

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24 09 2020

La Commission Européenne veut imposer son laxisme migratoire à toute l’Europe !

La Commission Européenne a présenté, ce mercredi 23 septembre, un pseudo plan de gestion de l’immigration qui est censé résoudre les problèmes terribles rencontrés par les pays membres depuis qu’Angela Merkel a unilatéralement ouvert les portes pour satisfaire son marché du travail vieillissant, renvoyant les migrants les moins compétents dans les pays voisins sans aucune responsabilité ni solidarité.

Hélas, ce plan n’en est pas un. Au lieu de combattre l’immigration et réduire massivement les entrées, c’est-à-dire appliquer la volonté d’une large majorité de citoyens des pays européens, la Commission a cherché des moyens bureaucratiques plus irresponsables les uns que les autres pour normaliser un afflux permanent d’immigrés en détournant le principe du droit d’asile.

Annoncée à grand renfort de communication, la suppression de l’absurde règlement de Dublin est une illusion. Ce règlement doit évidemment être supprimé puisqu’il fait porter aux pays frontaliers de l’Union européenne la responsabilité du traitement des réfugiés arrivés sur leur sol, même quand ces derniers vont ailleurs, en particulier en France, en Allemagne ou vers le Royaume Uni.

Une bonne réforme du règlement de Dublin aurait consisté à imposer aux migrants de déposer leur demande d’asile en dehors des frontières de l’UE. On en est loin !

En réalité, la Commission souhaite imposer à tous les Etats-membres un quota d’accueil d’immigrés obligatoire calculé sur la base du PIB et de la population. Comme la Commission sait que de nombreux pays patriotes comme la Hongrie ou la Pologne ne veulent pas de ces quotas, elle propose que les pays qui n’accueillent pas de migrants cofinancent l’expulsion des déboutés du droit d’asile.

Autrement dit, ce sont encore les mêmes pays, France en tête, qui accueilleront les migrants qui ne seront jamais expulsés, faute de volonté politique. En effet, entre les grands discours, les règles bureaucratiques et la réalité constatée depuis 20 ans, on sait bien que les expulsions réelles sont marginales, puisque ceux qui nous dirigent ne veulent pas vraiment limiter l’immigration pour des raisons idéologiques.

Pire encore, l’UE n’a toujours pas compris que l’absence de contrôle des frontières nationales au sein de l’espace Schengen rendait tous ces quotas aussi absurdes qu’inapplicables. Si des migrants étaient localisés en Hongrie, ils viendraient vite en Allemagne pour trouver un emploi ou en France pour toucher les allocations.

C’est donc la liberté de circulation aveugle et sans condition qu’il faut réformer !

Enfin, la Commission souhaite renforcer les pouvoirs de l’Agence européenne des droits fondamentaux, basée à Vienne, qui pourra juger du bon droit des politiques migratoires nationales et offrir une solution d’appel au rejet de demande d’asile ! La Commission souhaite en particulier autoriser les migrants à rejoindre leurs familles déjà présentes en Europe, soit une politique de « regroupement familial » puissance 27 qui a tant fait de mal à la France !

Cette réforme migratoire est tout simplement inacceptable.

La seule façon de gérer efficacement l’immigration, c’est de nationaliser la politique migratoire pour que chaque pays soit totalement responsable de ses migrants et autorisé à contrôler ses frontières. Il faut supprimer la jurisprudence de la Cour de Justice de l’Union Européenne et de la Cour Européenne des Droits de l’Homme qui ont imposé des limites illégitimes à la liberté démocratique de chaque nation d’expulser les clandestins.

Enfin, la seule politique européenne de bon sens pour l’immigration consiste à renforcer considérablement le contrôle des frontières communes car il est évident qu’un pays aux moyens financiers comme la Grèce ne peut protéger seul toute l’Europe.

Nicolas Dupont-Aignan, Député de l'Essonne, Président de Debout La France.

24 04 2020

Avec l’Union Européenne, ce sont toujours les Français qui paient !

Pendant que toute l’attention des français est tournée vers les modalités et dates du déconfinement, le gouvernement continue à gâcher des milliards d’euros des contribuables français dans une Union Européenne qui a démontré pour la énième fois sa totale incapacité.

Ainsi, je me suis opposé à la hausse de 2 milliards d’euros de la contribution financière de la France au budget de la Commission Européenne, soit un total de plus de 23 milliards d’euros !

A l’issue de ce conseil européen du 23 avril, Emmanuel Macron, dans l’incantation, appelle les 27 pays de l’UE à aller "plus loin, plus fort" vers la souveraineté européenne. Il démontre d’ailleurs que ses discours sur le « monde d’après » qui remettrait la souveraineté française en avant n’étaient que des balivernes.

Selon lui, les Etats ne peuvent pas seuls financer un plan de relance économique européen. Et il quémande à l’Union Européenne, une capacité commune d’endettement de sortie des crises sanitaire, économique et sociale. Mais cette déclaration naïve sonne comme un aveu d’échec total et un mensonge envers les Français de bonne foi.

D’une part, il n’a pas compris qu’une souveraineté ne peut être que nationale et non européenne puisque l’Union européenne n’est pas une nation. Il ne croit pas en la France parce qu’il privilégie d’abord la préservation de l’unité de l’UE et du marché unique.

De plus E. Macron veut faire croire aux français à deux mythes : l’aide financière de l’UE et la solidarité européenne.

1) L’aide financière de l’UE n’est qu’une spoliation des impôts des Français :

Lors de la réunion du 9 avril dernier, un accord a été acté pour soutenir les économies nationales sur la base de 540 milliards d’euros et sous forme d’un paquet de trois mesures :

- Les contributions financières des Etats permettront à la Commission européenne de financer les dispositifs de chômage partiel (SURE) pour 100 milliards d’euros. - Le Mécanisme Européen de Stabilité (MES), entièrement financé par les Etats membres, est mobilisé pour un montant de 240 milliards d’euros pour les gouvernements qui le solliciteront. Les fonds du MES sont des emprunts que les États bénéficiaires devront rembourser avec intérêts en contrepartie de reformes structurelles, sauf dans le cas de la lutte contre le coronavirus. - la Banque Européenne d’Investissement (BEI), dont le capital appartient aux Etats, prévoit d’accorder 200 milliards d’euros de prêts aux entreprises.

Tout comme pour la PAC, le problème de cette aide financière de la troïka (CE, MES, BEI) - dont la technostructure sous influence allemande - est que ces prêts proviennent de notre argent public donc des impôts des français.

Depuis 2010, la France a versé 16.3 milliards d’euros directement au MES et s’expose à 143 milliards de garanties appelables en cas de défaillances. Notre pays est actionnaire à hauteur de 47 milliards d’euros dans la BEI. En somme : prête-moi ta montre je te donnerai l’heure !

Entre 2007 et 2017, la France a versé 75 milliards d’euros de plus que ce que l’UE ne lui a rendu en subvention. En 2018, cette perte nette a été de 7.5 milliards d’euros.

Non seulement l’aide financière de la troïka est d’origine française mais en plus ce plan européen est trop faible, trop tardif et trop complexe. Cette usine à gaz budgétaire est une aberration politique.

2) La solidarité européenne n'existe pas

Depuis le traité de Maastricht en 1992, les déséquilibres économiques, financiers et sociaux entre les pays du Nord et du Sud s’aggravent, sans que les premiers ne veuillent aider les seconds.

En effet, l’idée proposée par l’Italie, l’Espagne et la France, de « corona bonds », ces euro-obligations mutualisées entre pays européens, a été refusée catégoriquement par l’Allemagne, les Pays-Bas et les pays scandinaves. Mais ce projet fédéral de l’UE d’un fonds de relance économique européen massif de 1000 milliards d’euros avec une capacité commune d’endettement entre les 27 pays ainsi que des transferts budgétaires réels de l’Allemagne vers l’Italie, l’Espagne ou la France, ne verra jamais le jour.

La seule certitude est que l’union européenne profite de l’opportunité politique de la catastrophe sanitaire du COVID19 comme « alibi » pour pousser à tout prix son agenda d’intégration des Etats membres dans son fédéralisme bruxellois. L’objectif caché de l’UE est la prise de contrôle des finances publiques des états-membres voire une mise sous tutelle comme la Grèce, en particulier pour l’Italie, l’Espagne et peut-être la France compte tenu du fiasco financier du gouvernement.

Contrairement à la volonté d’E Macron d’une mise en esclavage pour dette des français avec les solutions de la troïka, Debout La France propose un projet simple, rapide et efficace, d’un plan de renflouement national de la France de 200 Mds € refinancé par la politique monétaire.

Pour restaurer la confiance, Debout la France réclame l’ouverture d’un débat démocratique sur le mode de refinancement du « plan de renflouement de la France » contre l’effondrement de notre économie.

Ne laissons pas notre destin français être décidé par des technocrates et un gouvernement incapable. La France indépendante dans l’Europe peut très bien agir vite, grâce au refinancement du duo BCE et Banque de France, pour empêcher d’être d’ici 2022 à la fois en dépression économique et sous la tutelle budgétaire de Bruxelles, de Berlin et du MES au Luxembourg. Et à terme, comme le Royaume-Uni, un financement direct de l'Etat auprès de la Banque de France, serait idéal.

C’est parce que les nations européennes seront libres qu’elles pourront coopérer de manière constructive et efficace, le strict contraire de l’UE fédéraliste actuelle.

Nicolas Dupont-Aignan, Député de l’Essonne, Président de Debout La France.

Bernard Monot, Ancien Député européen, stratégiste économique.

01 12 2014

Pourquoi je voterai en faveur d’un Etat palestinien demain

Depuis plus d'un siècle, la Palestine est disputée entre deux peuples également légitimes à y vivre. Cette opposition a dégénéré à partir de 1948 en conflits armés récurrents faisant des milliers de morts, plongeant les populations dans la terreur des attentats, des raids ou des révoltes, et menaçant la paix de toute une région, voire du monde.

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02 07 2009

A quand une politique étrangère efficace ?

09 11 2006

Pour une France libre !

L’Allemagne d’Angela Merkel n’en démord pas : que les autres pays membres de l’Union européenne soient d’accord ou non avec la logique d’intégration supranationale à laquelle le peuple français a opposé un refus net le 29 mai 2005, la Constitution européenne - ou un de ses succédanés - devra être mise en œuvre, quoi qu’il arrive.

Ainsi, la chancelière vient tout juste de déclarer : « Le gouvernement fera tout son possible pour poursuivre avec succès le processus constitutionnel afin d’insuffler une dynamique nouvelle dans le processus d’unification européenne. » Ces propos sont gravissimes pour la démocratie en France et en Europe, puisqu’ils sous-entendent que l’Allemagne ne reconnaît pas le droit du peuple français à disposer de lui-même ! Ils ne le sont pas moins pour la qualité des relations franco-allemande, car on imagine mal, entre amis égaux, l’un des deux protagonistes imposer à l’autre son point de vue !

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09 08 2006

Trou noir libanais

Je reprends mon blog après quelques semaines d’interruption estivale, propice à recharger des batteries qui en avaient bien besoin après une année éprouvante et à la veille de mois cruciaux, qui ne le seront pas moins !

Malheureusement, le monde n’a cessé de tourner durant cette période, où chacun d’entre nous a un peu tendance à croire que tout s’arrête. Les événements tragiques du Liban nous rappellent combien certaines régions du monde, notamment à nos portes, restent instables et prêtes à s’embraser à la moindre étincelle.

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