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Libertés numériques

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10 10 2022

Du gaz contre nos données ?

L’accord d’octobre, sur le transfert des données UE vers USA, léonin ? Du gaz contre nos données ?

Ce vendredi 7 octobre 2022, Joe Biden a signé un décret pour encadrer le transfert des données personnelles entre son pays et l’UE. Si l’accord se veut bilatéral on peut penser que la majorité des flux de données le seront vers les USA …

Le 25 mars 2022, un accord de principe sur le transfert de données personnelles avait été déjà signé entre l’UE et les USA. Il semble, ici, être enrichi de nouvelles garanties. Le RGPD nécessite qu’il y ait adéquation avec le tiers à l’extérieur des frontières de l’Union pour que les données puissent sortir.

Le risque est qu’une fois hébergé ou piloté par les Etats-Unis, que les données tombent sous juridiction locale et donc que ces informations soient accessibles pour raison de surveillance liée à la sécurité intérieure ou aux avoirs américains mondiaux.

Cet accord d’octobre met maintenant en place une cour d’examen du ministère de la justice américaine saisissable par les européens via leur agence nationale, en France la CNIL. La CNIL est devenue, en 2018 avec le RGPD, une simple agence locale de l’autorité de l’Union, le CEPD (Comité Européen de la Protection des Données).

L’accord de mars 2022 rendait donc les USA redevables d’une motivation extrême pour accéder aux données. Le Privacy Child avait été déjà invalidé en 2020 par une décision de la Cour de Justice de l’Union européenne de juillet 2020, par l’action de l’activiste autrichien Max Schrems. Le Safe Harbor avait lui été écarté en 2015 par sa même action. Les lois, du Patriot Act de 2001 jusqu’au Cloud Act de 2018, n’ont fait que conforter les pouvoirs des services de surveillance américains. Il était alors nécessaire de prendre des mesures contextuelles techniques et contractuelles pour les transferts transatlantiques des sociétés de l’UE. Pour rappel , à la différence des actions de la CNIL avant le RGPD, en mode déclaratif, la France a glissé en mode audit par le RGPD : les entreprises ou organisations devant être conformes à ce règlement sur les données sous peine d’amende.




DEBOUT LA FRANCE, depuis des années, rappelle que notre pays, les coopérations réduites entre pays, voire la coopération de tous les pays de l’Union européenne saurait se doter d’une infrastructure Cloud totalement indépendante des technologies américaines (Amazon, Google, Microsoft, …), accessoirement asiatiques, mais que le choix politique de la Commission est l’aliénation totale à ces acteurs privés transatlantiques.

Le patron d’OVH avait critiqué l’accord de mars déjà sur ce sujet de "troc" du gaz contre des services de cloud. OVH est pourtant partenaire de Google avec une volonté d’utilisation de service "sous licence" comme le prévaut le Cloud de Confiance présenté par Bruno Lemaire en mai 2021.

Pour les données stratégiquement sensibles, un visa "SecNumCloud" est créé et se repose sur des sociétés françaises qui, pourtant, reposent sur des briques d’infrastructures américaines … A tous les étages la dépendance est présente.

La situation de pénurie gazière établie, organisée actuellement, a précipité un accord où l’UE relâche ses éventuelles gardes sur le transfert de données vis-à-vis de la fourniture de gaz américain.

Comme l’action sera de lever des doutes ou une étude de l’intégrité mis à mal par les organes de sécurité intérieurs américains, a posteriori, la plupart de nos données personnelles risquent d’être malmenées de facto et par défaut. Les services des GAFAM, dont les failles sont relevées par la CNIL, donnant lieu parfois à des amendes conséquentes mais goutte d’eau pour ces géants, vont tourner à plein régime sur nos informations personnelles.

Dans une société occidentale envieuse de surveillance de ses citoyens, quelle belle opportunité pour l’UE d’avoir de tels partenaires pour ensuite détenir tous les outils pour nous tracer à la millisecondes et mettre en place des passeports sanitaires, pass carburant, pass énergie, pass carbone et toutes formes de crédit social. Ce sera alors open bar !

Si les entreprises européennes sont pieds et poings liés à ces services américains, en tentant de compenser et de contourner contractuellement ces risques et défaut de respect de la loi, par de la réversibilité, la ratification d’un tel accord serait un soulagement pour leurs intérêts mais pas ceux de notre souveraineté.

Espérons que la Cour de Justice Européenne retoquera ces accords, que la ratification mi 2023 sera remise en cause et que la prise de conscience nationale voire européenne aura lieu pour qu’enfin un embryon d’indépendance numérique naisse, ici, sur le vieux continent. Il est vrai que le cloud souverain européen, GAIA-X, est en pleine bérézina …

Comme le rappelle Guillaume Lesdos, dans La Tribune, on a remplacé le "riz contre pétrole" avec l’Afrique des années 80 par du "données contre gaz" avec le conflit ukrainien. L’enjeu ? Le commerce des biens et des services des GAFAM ciblé sur chaque individu européen dont on connaîtrait tout par leurs données collectées et valorisées par des acteurs dédiés. Ce scandale des "data brokers" avait révélé les milliers d’informations qui sont collectées aujourd’hui, en France, pour nous cibler sans vergogne.

Les bateaux gaziers vont bien arriver dans nos ports en plus grand nombre !

La France se hâte d’augmenter sa capacité d’accueil par un nouveau terminal gazier au Havre, la ville d’Edouard Philippe, pour accueillir le gaz de schiste américain… ceci a récemment été voté en conseil municipal ...

Lionel Mazurié

Trois articles liés de Debout La France :

https://www.debout-la-france.fr/actualite/strategie-nationale-pour-le-cloud-le-cloud-de-confiance-francais-sera-de-souche-americaine https://www.debout-la-france.fr/actualite/cloud-souverain-europeen-gaia-x-lalliance-de-trop https://www.debout-la-france.fr/actualite/le-numerique-irresponsable-gardons-le-controle-et-bloquons-le-vol-des-donnees-personnelles

04 09 2022

Vers un Pass Climatique : blocage de votre carte de paiement si votre Crédit Carbone y est épuisé ?

Vers un Pass Climatique : blocage de votre carte de paiement si votre Crédit Carbone y est épuisé ?

Nous en faisions des cauchemars ? Ils l’ont fait et le testent depuis trois ans maintenant.

La pandémie était-elle un entraînement, un exercice grandeur nature, pour l’acceptation, par les masses, d’une traçabilité qui risque d’être celle de tous ses actes et achats ?

Comment "imposer", au double sens du terme, ce droit de vie, de consommation, de subsistance, de mobilité ? En vous taxant et en vous forçant à réduire votre empreinte par la traçabilité de tous vos achats ? Une fois l’argent liquide disparu la nasse sera tendue … La Suède en est le précurseur et atteint en 2020, 10% de paiements en billets et pièces sonnantes et trébuchantes, 1,5 % en valeur des transactions, les autres l'étant par carte ou par internet !

Le choix de cette option de carte bancaire, de compte, avec limites, est aujourd’hui un acte volontaire, optionnel, "militant" à leur sens, mais demain qu’en sera -t’il de l’imposition d’un crédit de son empreinte carbone ? Une fois ce système rodé, et il l’est déjà en grande partie, Il ne suffira que d’une imposition de la Commission Européenne pour le rendre obligatoire.

Il s’agit parmi d’autres, de programmes, actifs aujourd’hui, comme Doconomy qui bloque les paiements si le seuil mensuel de carbone est atteint. Master Card (en émission de cartes : 27% du marché, 60% pour Visa) est le partenaire de Doconomy. Chez Visa, c’est Verrency (annonce très récente) et ce leader vient de mettre en place le programme "Visa Eco Benefits" en Asie-Pacifique sur les mêmes principes.

Chaque transaction est rattachée à un calculateur qui évalue l’empreinte carbonée. Basés sur l’index Åland pour Doconomy, tous les actes de la vie, biens et services, ont un poids suivant cet étalon. Cette société est même devenue partenaire de la convention cadre des Nations Unis sur le changement climatique.

Il semblerait que pour les adhérents volontaires du programme il y ait une carotte. Le système est toujours le même et pas seulement répressif comme l’est le crédit social à la chinoise : les bons citoyens carbo-vertueux auront des bons et des réductions chez des partenaires. D’autres solutions existent comme Green de Monabanq et l’ensemble des banques de dépôts vont adhérer à une fintech ou avoir leurs propres offres durables. L’Open Banking a permis d’ouvrir les flux d’information pour fournir des données (pseudonymisées … ou pas) à des partenaires …

En 2016, l’ADEME donnait le chiffre de 11,2 tonnes de CO2 comme moyenne d’émission des Français … Quel est-il aujourd’hui entre confinements, bouchons routiers et surconsommation des réseaux internet ? Globalement car des acteurs se disent neutres depuis des années. Pour atteindre la neutralité carbone cette moyenne devrait tomber à 2 tonnes.

Si un système coercitif se met en place, quel impact sur la liberté d’achat et de vie des citoyens ?

S’interdire d’acheter du carburant, se chauffer moins, moins de climatisation ou plus du tout même, ne plus prendre l’ascenseur, se servir de son four plusieurs fois par mois, consommer des aliments froids, ne plus commander des chaussures en Chine, ne plus congeler ? Nos montres et objets connectés ont un bel avenir …

La privation a sa notion de compensation : obligation d’un nombre de pas par jour supplémentaire, de baisse de consommation calorique pour compenser ses « excès » ?

La fabrication ou la consommation locale, de saison, seront-elles vraiment valorisées pour être avantageuses face à des produits qui font l’aller-retour à travers le monde ?

Quelqu’un d’aisé paiera-t-il pour avoir un crédit carbone supérieur et un seuil plus haut sur une offre "Platinium" d’achats ?

Si l’argent liquide disparaît, de tels systèmes seront incontournables si imposés par les gouvernants.

Quel monde voulons-nous ? Est-ce que ceci à un sens mondialement et a un sens tout court ?

Un Qatari, un Brésilien, un Indien, aura-t-il les mêmes obligations ? Un chinois certainement … exemple de société idéalisée par un certain Justin Trudeau lors d’une de ses campagnes électorales …

Qui décide ? Les COP, le GIEC, des ONG ? Une poignée d’humains autoproclamés dominent-ils les gouvernements et des milliards d’individus … Le processus est-il irrémédiable ?

Le CO2 est-il un moyen totalitaire ou le moyen ultime de taxation, d’imposition des personnes morales et physiques ?

Comment ne pas foncer dans le mur sans se poser, sans contre-étude, sans doute et débat ?

Il est vrai que notre jeunesse a été éduquée avec plus ou moins de succès en ce sens depuis la maternelle. Les filles surtout, sensibilisées à l’éco féminisme par l’iconique Greta Thurnberg et qui ont été amenées à militer comme membre de Youth for Climate au collège en mode blocages et manifestations. Peut-être que la baisse de fertilité ou l’infertilité occidentale sera plus douce s’il y a un dogme … une raison.

DEBOUT LA FRANCE a exprimé clairement dans le programme présidentiel de Nicolas Dupont-Aignan ces atteintes, par la mesure : "Rappeler qu’aucune raison sécuritaire, pandémique, climatique, ne doit astreindre l’individu à une surveillance omniprésente de ses faits et gestes. Une révision sous forme d’une loi constitutionnelle assurera cette interdiction de traçabilité sur le territoire français sans consentement libre, éclairé et enregistré."

Quel cauchemar oui … Quelle réalité se construit sous nos yeux !

Lionel Mazurié Délégué National au Numérique

20 07 2022

Vers une aliénation suprême : la taxation carbone omniprésente des "bons" et "mauvais" citoyens …

Dans l’actualité massive sur le numérique et les transformations mondiales liées à la monnaie, à la défense, au commerce, à la santé, une intervention de John Michael EVANS, président du groupe Alibaba, le "Amazon chinois" pour résumer, peut éveiller notre garde et valider notre lecture des éléments visant à la traçabilité omniprésente des individus avec une restriction totale de nos libertés de penser, d’actions, de mouvements.

Ancien, au passage, de Goldman Sachs, ce dernier s’exprimait, le 24 mai 2022 au Forum Economique Mondial de Davos, sur le fait que son groupe développait des outils de mesure de l’empreinte carbone individuelle, des traceurs pour analyser ce que nous mangeons, consommons, nos déplacements ,tout ceci sous couvert implicite du changement climatique bien entendu …

Ainsi, en généralisant, connectés avec une authentification omniprésente par une identité numérique (pour notre cas, mise en place par l’Union Européenne dans quelques mois) cela signifie que nous pourrions, sur chaque acte d’achat de biens et de services être taxés totalement, sur chacune de ces opérations et à la microseconde, sur notre mode de vie et nos choix, nos goûts, tentations culturelles ou besoins physiologiques à, ainsi, dominer pour ne pas être un mouton noir du système !

La plupart de nos biens et objets sont ou seront connectés (compteur d’eau, de gaz, d’électricité, nos voitures, nos frigos, nos douches, nos portables bien évidemment … tous nos faits et gestes peuvent être ainsi tracés), nos comptes bancaires épiés par une agence de salut public si nous ne réagissons pas à la mise en place forcée de ces mécanismes mondiaux …

Si l’homme devient lui-même connecté, ses pensées pourraient être pénalisées ou canalisées … dystopique à outrance pensez-vous ? Non si l’on se renseigne sur les recherches sur le cerveau et la connexion de ceux-ci entre eux ou à des moyens cybernétiques (robots, drones, exosquelettes, prothèses,…).

Quelques exemples plausibles ? Ils pullulent …

   Vous mettez la climatisation de votre voiture à 17 au lieu de 20 … pénalisé sur votre "crédit carbone" vous serez !
   Vous prenez trois douches par jour (votre robinetterie étant connectée et vous identifiant …) : sanctionné vous serez sur votre facture avec un volume surfacturé …
   Vous achetez trop de charcuterie :  défavorisé vous serez sur vos remboursements maladies ou autres …
   Vous n’avez dormi que 5h27 et n’avez pas marché 5 km le même jour !!! : puni vous serez si vous ne compensez pas cela , par une réduction sur votre "crédit mobilité" à plus de 10 km de votre domicile déclaré …

Bref, tous les indicateurs sont là, en termes d’outils, d’annonces, de motivation de "nos" dirigeants occidentaux pour mettre en place cela et ce, dans les toutes prochaines années.

Taxés, nous pourrions être aliénés, prisonniers de notre société, culpabilisés à vie pour l’humanité toute entière où néanmoins, sans doute, une poignée d’élites ou de nations rétives seraient protégées de ces actions de masse …

Cette pénalisation pourrait donner lieu à des amendes directement prélevées sur nos comptes bancaires (devenus portefeuilles de cryptos …) ou à une diminution d’un crédit social tel qu’effectif en Chine et encensé par nos gouvernants.

Les citoyens les plus rétifs pourraient avoir des interdictions de mobilité (désactivation de pass divers et variés), d’achats ou d’effectuer certains actes administratifs (candidatures à des emplois publics ou privés, accès au revenu universel, remboursement maladie, inscription de ses enfants dans un établissement, etc.).

La mesure pour empêcher cela doit être forte, l’ultime serait un droit à l’aconnexion ou à l’iconnexion inscrite dans notre constitution.

Il y a un an, une délégation sénatoriale à la prospective (les rapporteurs en étant majoritairement … LR … ) proposait de créer un « Crisis Data Hub » (on remarquera toujours ce goût à utiliser l’anglais pour un service totalement français …) de traçabilité de localisation, de santé, pour une pandémie sans confinement … réduction de mobilité et surveillance totale en cas d’événements majeurs …

Et si la crise était perpétuellement entretenue ?

Dans le programme de Nicolas DUPONT-AIGNAN pour les présidentielles de mai 2022, cette mesure était présente. Unique dans les différents programmes, il s’agissait du point 4 pour « retrouver notre souveraineté numérique à savoir :

Lutter pour les libertés individuelles menacées par le numérique avec un moratoire sur l’exploitation des objets connectés, des formes de crédit social, et un droit à la non-traçabilité des individus et ce, par les objets personnels ou ceux de la ville connectée.

Comprenons-nous bien tous cela ?

L’action de nos élus ou de nos institutions a-t-elle encore un pouvoir face à ces mouvements dictatoriaux mondiaux ?

Lionel Mazurié Délégué National au Numérique Debout La France

Lien vers le rapport sénatorial cité : http://www.senat.fr/rap/r20-673/r20-673.html (le chapitre "La contrainte et le contrôle" y est particulièrement croustillant). Pour le contrôle du cerveau et d’objets, à partir de celui-ci, on se référera à la célèbre vidéo de l’intervention du Docteur C. Morgan à l’académie militaire de West Point en 2018.

11 07 2022

L’avenir est au vote numérique : vraiment, vous êtes sûr ?

Au lendemain des deux scrutins présidentiel et législatifs, les mairies ont rangé leurs urnes, isoloirs et panneaux d'affichage. Il est peut-être temps de réfléchir à froid sur l'organisation des élections. Jusqu'aux prochaines... C'est-à-dire les européennes en 2024, sauf incident de parcours...

Mis à part quelques machines à voter (pour moins de 3 % du corps électoral) et le vote à distance des Français de l’étranger, force est de constater que l’organisation des élections et des pratiques de campagne n’ont pas bougé depuis des décennies, entre autres, sur le triptyque du militantisme : tractage, boîtage et collage. Il y a bien des sociétés qui fournissent aux candidats des accès Big Data de Data Brokers pour mailing, mais ceci reste anecdotique. Dans une société dite écologique et responsable, on peut se demander pourquoi tout ce gâchis de papier, certes recyclé, dans nos boîtes aux lettres et dans nos bureaux de vote. Quel gaspillage de colle, de bataille de la dernière heure devant un panneau d’affichage libre, de litres d’essence pour sillonner un territoire pour coller des affiches sur des panneaux officiels parfois introuvables…

À l’ère du numérique, ne pourrait-on pas avoir, tous, dès la naissance, un compte numérique étatique, ne pourrait-on pas y recevoir la propagande laissant aux citoyens encore « illectronisés » déclarés (aujourd’hui environ 15 %, incompressible, à court terme de la population adulte) la réception par des moyens plus traditionnels ? La propagande affichée ne peut-elle l’être sur des affichages numériques dans nos villes ? Affichages protégés du vandalisme et égalitaires en temps d’exposition.

Avec l’Identité numérique européenne, tant décriée, qui nous est promise sous peu, ne peut-on pas risquer qu’il y ait une énième agence qui offre, outre les scrutins communautaires, ses services aux États membres avec tous les outils informatiques nécessaires pour les élections locales, de la présidentielle aux municipales ? Quelles seront les sociétés en back office, quels risques de substitution de vote, de fraude, d’implication de groupes même non gouvernementaux ?

N’est-on pas là sur un secteur régalien des États devant assurer la véracité et la sécurité des votes sans recours aux sociétés privées. Où est la complexité de l’acte qui se résume à des additions de voix et à des agrégations basiques de chiffres qui ne demandent pas la présence d’un cabinet de conseil ou d’un acteur data scientist anglo-saxon…

Garde-fou, éprouvé par le temps et les événements passés (vote par correspondance abrogé en 75), notre mode d’élection actuel, « a-numérique », exempt d’une numérisation, acte encore très majoritairement manuel dans la gestion des scrutins et des procurations, est menacé par l’absence de sensibilisation et d’accaparement par nos élus du sujet du « numérique ».

Nous avons même peut-être connu, ce 19 juin, les dernières grandes élections encore protégées d’une potentielle triche numérique massive. Si éventuel vote informatique il doit y avoir alors, toute la chaîne de traitement doit être protégée de tous risques de fraude de l'État et d’autres groupes de pression.

Comme notre civilisation, déjà très numérisée et dématérialisée, se tourne vers des pratiques vintage avec, exemples anecdotiques, la résurgence du disque vinyle, de l’autoproduction potagère, la fabrication de sa propre lessive… ne peut-on pas garder cette opération du vote comme un lien humain et traditionnel par sa rencontre physique entre les élus locaux et tous les citoyens ? Ne doit-elle pas rester un acte manuel, incitant à la mobilité de nos anciens, plutôt que de se diriger vers un vote banal seul, ou « accompagné », dans toutes les dimensions de ce terme, derrière un écran ?

Lionel Mazurié Délégué National au Numérique de Debout la France

26 02 2021

Pourquoi le pass Macron est un piège redoutable ?

Comme vous, j’ai eu la surprise de découvrir, ce matin, que le Président de la République Emmanuel Macron, dans une conférence de presse tenue hier soir à l’issue d’un sommet du Conseil européen, affichait sans détour son intention d’imposer aux Français un « pass sanitaire ».

Demain, chaque Français pourrait être doté d’un QR code indiquant s’il possède ou non un test PCR de moins de 72h, ou s’il a été vacciné, et ce pour avoir accès à des lieux actuellement fermés : restaurants, espaces culturels, etc.

Ce pass Macron est une hérésie au plan scientifique. L’apparition de variants, phénomène inéluctable dans le cas d’un coronavirus, déjoue le principe de vaccination de masse. Les vaccins peuvent nous protéger à l’échelle individuelle, mais sont incapables de contenir une progression de variants, contre lesquels ils sont inefficaces, en population générale. Les variants sud-africain et brésilien sont actuellement concernés. Peut-être de nouveaux variants le seront demain.

Quoi qu’il en soit, les vaccins devront être continuellement adaptés, remodelés, complétés par une troisième dose, de sorte à suivre l’évolution du virus. Ils ne pourront rester figés face à un virus qui, lui, est évolutif. C’est d’ailleurs ce sur quoi planche déjà le laboratoire Moderna qui développe une dose complémentaire à son vaccin.

En résulte que jamais la population française ne pourra être complètement vaccinée ni uniformément couverte contre l’ensemble des variants. Le pass-Macron serait donc une fausse garantie, un label tronqué, n’empêchant en rien la propagation des variants.

Qui plus est, imposer cette contrainte serait complètement sans fondement. Pourquoi imposer un pass sanitaire à ceux qui seraient vaccinés, alors même que toutes les personnes ayant déjà été infectées ne représentent plus, pour un moment, de risque de portage ni de transmission ? Va-t-on obliger toutes ces personnes à se vacciner ? Pourquoi remplacer leur immunité naturelle par une immunité artificielle et payante ? La réponse se trouve peut-être dans ce dernier substantif.

Pourquoi, enfin, vouloir imposer la vaccination à l’ensemble de la population, alors qu’elle n’a de bénéfice que pour les plus anciens, susceptibles de développer des formes graves ?

Pour les jeunes et moins de 60 ans, le risque est tellement infime que le bénéfice d’une protection partielle par le vaccin est nul. Le coût, lui, reste inconnu, compte tenu du manque de recul qui nous est donné. N’imposons pas un vaccin vain et inutile pour les plus jeunes, et dont on ne connaît pas les effets de long terme que ceux-là pourraient rencontrer dans les nombreuses années qu’ils ont devant eux.

Ce projet de « pass sanitaire » n’est donc qu’un prétexte pour organiser un fichage généralisé de la population et détruire le reste de nos libertés. Jamais dans l’histoire nous n’aurions vu pareille confiscation de notre liberté d’aller et venir. Jamais nos droits fondamentaux n’auraient été à ce point bafoués, écrasés, engloutis. C’est le ciment de notre liberté qui risque de disparaître, posant les jalons de la servitude.

Exit la liberté guidant le peuple. Le totalitarisme à la chinoise est à nos portes.

Notre résistance à cet abject pass Macron ne doit pourtant pas nous éloigner des réalités que nous ne manquerons pas de rencontrer. La circulation d’un pays à l’autre pourra en effet être conditionnée à la présentation d’une attestation sanitaire. Aujourd’hui, le test PCR négatif de moins de 72 heures. Demain, peut-être, certains pays imposeront un passeport vaccinal. Ce choix leur reviendra, et nous n’aurons qu’à boycotter ces destinations.

Ces problématiques de mobilité internationale nous échapperont. Veillons seulement à ce que ces discriminations aux frontières ne soient pas imposées au sein de notre territoire.

Non aux frontières internes. Non au fichage généralisé. Non à l’instauration d’un statut tacite de citoyen de seconde zone pour les non-vaccinés. Non au pass-Macron !

Protégeons nos libertés !




Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout La France Député de l’Essonne

22 11 2011

HADOPI 3 : vers un dispositif digne de la Libye de Kadhafi ?

L'annonce par Nicolas Sarkozy d'une mise à jour de la loi HADOPI, visant à combler les effets pervers qu'elle a engendré, a déclenché une levée de boucliers dans le monde de l'Internet , ainsi qu'une légère cacophonie au sein du gouvernement . Eric Besson déclarant qu'il allait étudier la faisabilité technique d'HADOPI 3 alors que Frédéric Mitterrand prétend qu'il n'y a pas besoin d'HADOPI 3 (ce qui est vrai car la loi HADOPI permet de bloquer les sites de streaming sur demande d'un juge)

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