Le Blog de Nicolas Dupont-Aignan - Blog NDA

Libertés numériques

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26 02 2021

Pourquoi le pass Macron est un piège redoutable ?

Comme vous, j’ai eu la surprise de découvrir, ce matin, que le Président de la République Emmanuel Macron, dans une conférence de presse tenue hier soir à l’issue d’un sommet du Conseil européen, affichait sans détour son intention d’imposer aux Français un « pass sanitaire ».

Demain, chaque Français pourrait être doté d’un QR code indiquant s’il possède ou non un test PCR de moins de 72h, ou s’il a été vacciné, et ce pour avoir accès à des lieux actuellement fermés : restaurants, espaces culturels, etc.

Ce pass Macron est une hérésie au plan scientifique. L’apparition de variants, phénomène inéluctable dans le cas d’un coronavirus, déjoue le principe de vaccination de masse. Les vaccins peuvent nous protéger à l’échelle individuelle, mais sont incapables de contenir une progression de variants, contre lesquels ils sont inefficaces, en population générale. Les variants sud-africain et brésilien sont actuellement concernés. Peut-être de nouveaux variants le seront demain.

Quoi qu’il en soit, les vaccins devront être continuellement adaptés, remodelés, complétés par une troisième dose, de sorte à suivre l’évolution du virus. Ils ne pourront rester figés face à un virus qui, lui, est évolutif. C’est d’ailleurs ce sur quoi planche déjà le laboratoire Moderna qui développe une dose complémentaire à son vaccin.

En résulte que jamais la population française ne pourra être complètement vaccinée ni uniformément couverte contre l’ensemble des variants. Le pass-Macron serait donc une fausse garantie, un label tronqué, n’empêchant en rien la propagation des variants.

Qui plus est, imposer cette contrainte serait complètement sans fondement. Pourquoi imposer un pass sanitaire à ceux qui seraient vaccinés, alors même que toutes les personnes ayant déjà été infectées ne représentent plus, pour un moment, de risque de portage ni de transmission ? Va-t-on obliger toutes ces personnes à se vacciner ? Pourquoi remplacer leur immunité naturelle par une immunité artificielle et payante ? La réponse se trouve peut-être dans ce dernier substantif.

Pourquoi, enfin, vouloir imposer la vaccination à l’ensemble de la population, alors qu’elle n’a de bénéfice que pour les plus anciens, susceptibles de développer des formes graves ?

Pour les jeunes et moins de 60 ans, le risque est tellement infime que le bénéfice d’une protection partielle par le vaccin est nul. Le coût, lui, reste inconnu, compte tenu du manque de recul qui nous est donné. N’imposons pas un vaccin vain et inutile pour les plus jeunes, et dont on ne connaît pas les effets de long terme que ceux-là pourraient rencontrer dans les nombreuses années qu’ils ont devant eux.

Ce projet de « pass sanitaire » n’est donc qu’un prétexte pour organiser un fichage généralisé de la population et détruire le reste de nos libertés. Jamais dans l’histoire nous n’aurions vu pareille confiscation de notre liberté d’aller et venir. Jamais nos droits fondamentaux n’auraient été à ce point bafoués, écrasés, engloutis. C’est le ciment de notre liberté qui risque de disparaître, posant les jalons de la servitude.

Exit la liberté guidant le peuple. Le totalitarisme à la chinoise est à nos portes.

Notre résistance à cet abject pass Macron ne doit pourtant pas nous éloigner des réalités que nous ne manquerons pas de rencontrer. La circulation d’un pays à l’autre pourra en effet être conditionnée à la présentation d’une attestation sanitaire. Aujourd’hui, le test PCR négatif de moins de 72 heures. Demain, peut-être, certains pays imposeront un passeport vaccinal. Ce choix leur reviendra, et nous n’aurons qu’à boycotter ces destinations.

Ces problématiques de mobilité internationale nous échapperont. Veillons seulement à ce que ces discriminations aux frontières ne soient pas imposées au sein de notre territoire.

Non aux frontières internes. Non au fichage généralisé. Non à l’instauration d’un statut tacite de citoyen de seconde zone pour les non-vaccinés. Non au pass-Macron !

Protégeons nos libertés !




Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout La France Député de l’Essonne

22 11 2011

HADOPI 3 : vers un dispositif digne de la Libye de Kadhafi ?

L'annonce par Nicolas Sarkozy d'une mise à jour de la loi HADOPI, visant à combler les effets pervers qu'elle a engendré, a déclenché une levée de boucliers dans le monde de l'Internet , ainsi qu'une légère cacophonie au sein du gouvernement . Eric Besson déclarant qu'il allait étudier la faisabilité technique d'HADOPI 3 alors que Frédéric Mitterrand prétend qu'il n'y a pas besoin d'HADOPI 3 (ce qui est vrai car la loi HADOPI permet de bloquer les sites de streaming sur demande d'un juge)

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17 12 2009

ACTA : ce qu'on ne vous dit pas...

Voici le texte d'une question écrite que j'ai déposé à l'attention de Monsieur Kouchner, ministre des affaires étrangères et européennes. Question qui sera très bientôt publiée au journal officiel.

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21 10 2009

Quand les parlementaires européens défendent les citoyens avant les élections et s’en moquent après !

Inimitable Union Européenne… Quand on lui dit non, on doit revoter jusqu'à ce que oui s’ensuive (c’est le cas de l’Irlande), ou on passe outre (c’est le cas de la France ).

Quand, au Parlement européen, un amendement est favorable aux citoyens (l’amendement 138 qui interdit la fameuse riposte graduée au niveau européen), on le rediscute jusqu'à le vider de sa substance. C’est exactement ce qui est arrivé hier.

Désormais plus rien n’empêche l’adoption de textes « type HADOPI 1 » en Europe.

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17 10 2009

L'imprimerie a permis au peuple de lire, Internet va lui permettre d'écrire.

11 06 2009

HADOPI : Ils osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît.

A lire les réactions des supporters de l’Hadopi suite à la censure des principales dispositions de ce texte, on ne peut être qu’ébahi devant ce concert de mauvaise foi.

La pire vient certainement de la gauche « d’ouverture » en la personne de Jack Lang qui, ne l’oublions pas, est à la culture ce que Bernard Kouchner est à la diplomatie.

Comment un docteur en droit public peut-il qualifier la décision du Conseil Constitutionnel d’ « étrange » alors qu’elle ne fait que rappeler qu’il existe des droits fondamentaux dans notre pays ?

Quant à Madame Albanel comment ose-t-elle affirmer que 95% du texte est validé, et que l’ensemble est validé ?

« Ils osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît !» comme le disait Michel Audiard dans un célèbre film.

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