Réflexions
07 01 2009
5 mesures pour doper le plan de relance gouvernemental
Par Nicolas Dupont-Aignan le mercredi, janvier 7 2009, 11:22
Avant même d’avoir été adopté, le « plan de relance français » est dépassé… de l’aveu même de ses propres artisans ! Autant on pouvait excuser la myopie de Bercy il y a quelques mois, autant elle est aujourd’hui impardonnable.
05 01 2009
Suppression de la publicité à France Télévisions : une bien étrange précipitation
Par Nicolas Dupont-Aignan le lundi, janvier 5 2009, 17:15
Il y a en effet de quoi s’étonner. Le Président de la République a décidé seul de changer le financement de la télévision publique. On n’aura donc pas attendu le vote de la loi pour imposer au Président de France Télévisions la suppression de la publicité après 20h00. Curieuse conception du travail parlementaire, l’Assemblée et le Sénat étant ramenées au rang peu glorieux de chambres d’enregistrement !
« Deux peuples pour une même terre avec un Dieu de chaque côté ». J’ai toujours gardé en mémoire cette phrase de François Mitterrand qui résume la guerre tragique entre les Israéliens et les Palestiniens.
Il est vrai que depuis soixante ans, d’escalades en blocus, on semble remettre toujours au lendemain – et sans trop d’illusions – un espoir de paix durable.
La question qui se pose après l’embrasement de ces derniers jours est la suivante : Israël devait-il répondre de manière si disproportionnée à la provocation du Hamas ?
Il est probable que par cette opération, l’Etat hébreu ne gagne qu’à court terme, car il est sûr que rapidement, son offensive aidera le Hamas à développer son emprise sur l’ensemble de la population palestinienne, pourtant plus sceptique qu’on ne le croit à l’égard des extrémistes.
Quant à la timidité de la réaction française, elle ne rend service ni aux Israéliens, ni aux Palestiniens. Là aussi on a l’impression que le manque de courage politique et diplomatique fera, à terme, un peu plus le jeu des islamistes radicaux comme des jusque-boutistes israéliens. Quel dommage, on est si loin du temps d’Yitzhak Rabin !
Mais il faudra bien reprendre le fil des négociations car il n’y aura jamais d’issue militaire définitive avec une telle disproportion démographique et sur un aussi petit territoire.
Une fois de plus, la France devrait rappeler la base des résolutions de l’ONU, le droit d’Israël à vivre en sécurité et en paix, le droit des Palestiniens d’avoir un Etat qui corresponde à leur peuple et à leur nation, un compromis enfin, sur Jérusalem qui appartient à l’humanité tout entière.
Mon blog de mercredi a suscité beaucoup de controverses sur les sites internet des principaux journaux. Certains n’ont pas compris ma remarque et m’ont accusé de faire de la démagogie.
Je persiste et je signe. Ce n’est pas faire de la démagogie que de s’étonner de l’absence concomitante du Président et de son Premier ministre. Libre à chacun bien évidemment de prendre les vacances qu’il souhaite, mais pas en même temps, ni de surcroit lorsqu’une partie de nos compatriotes affronte le Noël sans doute le plus difficile depuis plusieurs décennies.
Mais au-delà de ce point précis, c’est la conception de la fonction présidentielle qui est en jeu. Je crois en effet profondément que la France a besoin d’un Président de la République qui ne gouverne pas seulement, mais qui incarne la Nation. La dimension symbolique de la fonction est essentielle à la bonne marche de notre pays. Les Français doivent se retrouver dans leur Président et c’est ce que ne comprend manifestement pas Nicolas Sarkozy.
Sa prétendue modernité n’est finalement qu’une facilité qu’il souhaite se donner afin de cumuler les avantages de la fonction sans en accepter les contraintes. En voulant jouer sur tous les tableaux, le Président ne semble pas saisir qu’il scie la branche de l’institution présidentielle sur laquelle il est assis.
De même, j’ai lu aujourd’hui, avec stupéfaction, que le Président de la République s’inviterait au Conseil National de l’UMP du 24 janvier pour mettre en place la nouvelle équipe de direction. Son message au pays est clair : « C’est donc moi le patron de l’UMP ».
C’est tout l’édifice institutionnel voulu par le Général de Gaulle qui s’effondre donc ; le Président n’est plus au-dessus des partis, mais l’homme d’un parti. Il ne faudra pas pleurer quand la colère montant des profondeurs du pays, le premier qui sera emporté, sera la chef du clan.
Raison de plus pour préparer au plus vite l’après Sarkozy avec une équipe solide et un projet volontariste.
24 12 2008
La place du Président et du Premier ministre est auprès des Français !
Par Nicolas Dupont-Aignan le mercredi, décembre 24 2008, 14:54
J’ai récemment visité l’appartement de Georges Clemenceau, transformé en musée, rue Franklin, près du Trocadéro à Paris.
Rien n’a changé depuis sa mort le 24 novembre 1929. Le temps semble suspendu et cela est d’autant plus émouvant que le petit musée installé à l’étage au-dessus révèle des facettes inattendues du personnage, son éclectisme, son extrême sensibilité, qui contrastent avec l’image habituelle du « Tigre ».
On comprend surtout en visitant ce musée pourquoi Clemenceau était le seul qui pouvait rassembler la Nation lors de la terrible épreuve de 1917 où tout semblait s’effondrer.
Seul Clemenceau, comme Président de la Commission de la Défense du Sénat de 1915 à 1917, allait au front visiter les tranchées partager l’ordinaire des poilus. Ce n’était pas une image d’Epinal mais la réalité d’un homme qui ne pouvait accepter de voir ses compatriotes au front pendant que les élites françaises étaient confortablement au chaud à l’arrière.
Quel contraste avec les cercles du pouvoir d’aujourd’hui qui, au moment où des dizaines de milliers de salariés voient leur entreprise fermer, s’envolent toujours plus loin, ici au Brésil, là en Egypte, pour réveillonner à l’écart des difficultés du pays. Au mieux, c’est une maladresse, au pire c’est une faute.
Les Français qui souffrent auraient aimé en cette fin d’année voir leurs dirigeants auprès d’eux, sans ostentation, avec simplicité et sincérité.
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