23 06 2008
Avec le « non » irlandais, le retour du refoulé démocratique
Par Nicolas Dupont-Aignan le lundi, juin 23 2008, 13:03 - Réflexions - Lien permanent
Avec un peu de recul, le « non » irlandais apparaît comme un extraordinaire révélateur de la profondeur de la crise européenne.
Ce qui en France avait été caché, enterré - j’allais dire « refoulé » -, commence enfin à ressortir. Ce que je n’ai cessé de dire et d’écrire depuis des années dans une certaine solitude, est tout à coup partagé par beaucoup, personnalités politiques ou observateurs médiatiques. La digue du déni et de l’occultation, désormais réduite à un dernier carré des jusqu’au-boutistes de l’intégration, a fini par lâcher et prend l’eau de toutes parts.
Ainsi un remarquable éditorial de Paul Fabra, dans le journal Les Echos, affirme sans ambiguïté l’urgence d’une refondation européenne sur des bases radicalement différentes.
Fait suffisamment rare pour être relevé, un observateur de premier plan met sans détours le doigt sur la plaie supranationale, sur cette illusion d’un peuple européen qui permet depuis une vingtaine d’années aux oligarchies de kidnapper la souveraineté démocratique, en arguant un « dépassement » des Etats-nations soi-disant à même de concilier la préservation du fait national avec de nouveaux lendemains qui chantent.
Toute la question est désormais de savoir si les Européens seront capables, sans trop de heurts, de démanteler l’usine à gaz chimérique de Bruxelles, condamné par avance car virtuellement totalitaire, pour bâtir une confédération d’Etats-nations capable de relever par des coopérations révocables et librement consenties les défis de la mondialisation.
…. A suivre
Retrouvez la chronique de Paul Fabra : http://www.lesechos.fr/info/analyses/4743216.htm



Commentaires
Je ne résiste pas à l'envie de mettre ce petit extrait d'Ernest Renan Qu'est ce qu'une Nation" (un des plus grands textes à mes yeux).
"Nous avons chassé de la politique les abstractions métaphysiques et théologiques. Que reste-t-il, après cela ? Il reste l'homme, ses désirs, ses besoins. La sécession, me direz-vous, et, à la longue, l'émiettement des nations sont la conséquence d'un système qui met ces vieux organismes à la merci de volontés souvent peu éclairées. Il est clair qu'en pareille matière aucun principe ne doit être poussé à l'excès. Les vérités de cet ordre ne sont applicables que dans leur ensemble et d'une façon très générale. Les volontés humaines changent ; mais qu'est-ce qui ne change pas ici-bas ? Les nations ne sont pas quelque chose d'éternel. Elles ont commencé, elles finiront. La confédération européenne, probablement, les remplacera. Mais telle n'est pas la loi du siècle où nous vivons. À l'heure présente, l'existence des nations est bonne, nécessaire même. Leur existence est la garantie de la liberté, qui serait perdue si le monde n'avait qu'une loi et qu'un maître. "
Renan nous parle déjà de l'Europe, des abstractions de certains....J'aurais pu choisir un autre extrait tout aussi fort.
"Mais telle n'est pas la loi du siècle où nous vivons....."; Totalement d'actualité, n'est-ce pas.
Ernest Renan "Qu'est ce qu'une Nation"....à lire et à relire et à méditer
Le philosophe ne pensait surement pas que les Nations avaient le cuir aussi dur.....Je leur donne encore bien deux un siècle à vivre à nos chers vieux pays européens. Apres cela, tout dépendra de nos enfants, francais, irlandais ou autres. Et si nous avons bien agi, ils sauront quoi faire mais en attendant sans haine, sans chauvinisme inutile, chérissons nos Nations, elles sont précieuses et sont les vraies fondations de l'Europe.....Mais les Têtes en l'air ne peuvent le voir.
Le démantèlement de l'Europe est encore loin car les technocrates bruxellois ne sont pas disposés à abandonner la partie et vont utiliser tous les prétextes pour légitimer leur jouet. Par exemple, je parierais bien ma chemise sur l’attribution du prix nobel de la paix 2008 au président de la commission européenne José Manuel Barroso.
La Solution
"J'apprends que le gouvernement estime que le peuple à 'trahi la confiance du régime' et 'devra travailler dur pour regagner la confiance des autorités'. Dans ce cas, ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d'en élire un autre ?"
B.Brecht
Nicolas Dupont-Aignan écrit : " Toute la question est désormais de savoir si les Européens seront capables, sans trop de heurts, de démanteler l’usine à gaz chimérique de Bruxelles, condamné par avance car virtuellement totalitaire, pour bâtir une confédération d’Etats-nations "
A mon humble avis, les Européens n'en seront pas capables ... car les dirigeants européens ne le veulent pas. Les dirigeants européens ne veulent pas démanteler l'usine à gaz chimérique de Bruxelles.
Par exemple, au moment des élections présidentielles ou législatives, quels que soient les candidats élus, il s'agit toujours d'un OUIste.
- A droite : si Sarkozy est réélu en 2012, ou alors si Fillon est élu en 2012, il ne démantèlera pas l'usine à gaz.
- Au centre : si Bayrou est élu en 2012, il ne démantèlera pas l'usine à gaz.
- A gauche : si Ségolène Royal est élue en 2012, ou Delanoë, ou Strauss-Kahn, il ne démantèlera pas l'usine à gaz.
Alors, comment faire ?
Il faudrait que le peuple d'un GRAND pays européen vote pour un candidat qui aurait comme programme : " il faut sortir de l'Union Européenne. "
Il suffirait qu'un seul des GRANDS pays européens sorte de l'Union Européenne pour qu'elle s'effondre.
OUI IL FAUT SORTIR DE L EUROPE ..;;L USINE A GAZ EST POUR BIENTOT DANS LES MOIS A VENIR (CRISE ECONOMIQUE SANS PRECEDENT,PREPARATION D UNE INTERVENTION EN IRAN DEBUT 2009 LE PORTE AVION CHARLES DE GAULLE EN AFGANISTAN PLUS DE 5000 HOMMES .............POURQUOI ATTENDRE UNE ELECTION QUE NOS HOMMES POLITIQUES S EXPRIMENT HAUT ET FORT EN EXPLIQUANT LE POUQUOI DU COMMENT...........ATTENDRE LES ELECTIONS EUROPEENNES ,IL Y AURA BEAUCOUP D EAU QUI AURA COULE SOUS LES PONTS ..............MEFFIONS NOUS DES ALLIANCES QUE M SARKOZY A MIS EN PLACE AVANT D ETRE ELU ...; IL EST DES MANOEUVRES QUI METTENT EN GRAND PERIL NOTRE DEMOCRATIE ON NE DOIT PAS SE MELANGER AVEC DES VA T EN GUERRE .........
Sur le site du MPF leur dernière brochure tend à s'approprier la venue de NDA en Irlande en lui en retirant l'initiative.
Oh, et je n'écouterai plus jamais France Culture, c'est des minables, j'ai jamais entendu autant de mauvaise foi, de mépris, d'absence d'arguments. Le guignol qui mène piteusement l'émission s'est même permis d'éclater de rire pendant que NDA parlait. C'est limite insultant.
D'ailleurs c'est insultant, je crois que je vais éteindre parceque je le supporte plus, c'est pas une émission c'est une embuscade de nantis européistes dont l'un avec 2 passeports et qui se sent donc plus européen qu'autre chose (plus riche que les autres surtout).
L'euro fonctionne super bien et il n'y a pas de chomage. Giscard est un dieu, c'est les types comme nous qui n'ont rien compris... Même le type de l'OFCE est obligé de reconnaître la véracité de NDA, y a que le naze de 68ard-cac40ard qui lui coupe la parole qui ne capte rien.
NDA 2012.
D'accord avec Naradatta; les intervenants sur France Culture ne vivent pas dans le même monde que la très grande majorité des français. Mais NDA ne s'est pas laissé faire. Il a de l'étoffe notre Président de DLR.
Merci ami du Jura. C'est la fin de la IVème. Les "polycrates" et les "sorbonnards" se moquent des pauvres cons poujadistes qui ont le défaut d'avoir trop les mains dans la boue pour avoir la même hauteur de vue que ces grands hommes... jusqu'a ce que les urnes parlent.
Sauf que NDA n'est pas Pierre Poujade, ses idées ne sentent pas le souffre, il a un vrai programme, n'utilise pas les facilités réthoriques du papetier de Saint-Céré, et a surtout un parti plus jeune, de gens plus politisés, mieux informés.
La vrai défaite de cette pseudo-intelligentsia qui file de l'herpès à tout le monde (il ne faut pas s'étonner que Soral recrute d'ailleurs...) c'est qu'avec leur absence d'arguments, si ce n'est la supériorité auto-proclamée de leur point de vue, ils ne compenseront pas le fait que des types comme moi, qui avaient voté "oui" en 2005 (je le confesse;)), par manque d'esprit critique et du fait de la propagande reléguant le "non" à Le Pen et Besancenot (faut pas pousser non plus), prennent aujourd'hui leur carte à DLR et voteraient "non" à un quelconque référendum sur la parodie de traité, le tout en chantant la Marseillaise.
Et je ne suis pas tout seul dans ce cas, et tant qu'a essayer de nous reléguer parmi les cons analphabètes qui n'ont rien compris à la grande idée euro-féodalo-fédérale, l'odieux individu de cet ersatz d'émission serait surement surpris de mon niveau d'étude, ainsi que de celui de mes amis qui se découvrent avec NDA des affinités qui ne demandent qu'à être électives (2009 ça va être une boucherie).
Je ne sais vraiment pas comment NDA a pu garder son calme face à autant de mépris, de gens qui n'ont même pas l'honnêteté intellectuelle de parler du bilan de NDA à Yerres, de sa qualité de maire le mieux élu de France, pour lui balourder l'argument tout fait de fasciste souverainiste.
Et si un jour, à cause de l'impéritie des technocrates, on doit en revenir au Franc, j'espère qu'ils pleureront!
NDA 2012 plus encore qu'avant!
"condamné par avance car virtuellement totalitaire"
Virtuellement... Quand on entend, encore et toujours, que la seule bonne façon de faire l'Europe, c'est de dire "oui", et encore "oui" et toujours "oui"n sans réfléchir parce qu'il "n'y a pas d'autre solution"... Quand on veut faire le "bonheur des Peuples" sans leur demander leur avis, ou contre leur avis, je ne sais pas si c'est encore "virtuellement"...
Bonjour,
Je n'ai as trouve le lien de l'emission France Culture de NDA mentionnee ci-dessus.
Merci de le poste ici si vous l'avez.
Cette construction europeenne est comme une maison en ruine qui n'est plus reparable.Ne faudrait-il pas la quitter avant qu'elle ne s'effondre sur notre tete ?Pour en construire une autre qui soit solide ne faudrait-il pas avant demolir celle la ?
C'est merveilleux ce que l'on vit sur ce blog. ça redonne une pêche d'enfer bien plus efficace que n'importe quel élixir.
Dans mon immeuble j'ai été le témoin ravi de félicitations de citoyens attachés à JP Chevènement à NDA.
Suis-je victime d'un mirage mais je lis des posts que je soupçonne écrits par des personnes de mon entourage.
De toutes les façons l'engagement de NDA crève l'écran!
Et pendant ce temps le sénat annule l'amendement du référendum obligatoire sur l'entrée de la Turquie (297 voix contre 7)
fr.news.yahoo.com/afp/200...
Vrai ou faux ?
Le Sénat aurait statué hier soir : pas de référendum sur l'entrée de la Turquie dans l'UE.
Quand la rage de nos élites à nous blouser en permanence fera-t-elle de nous des moutons enragés à notre tour ?
Faut-il que les Français (et les Européens) aient le cuir bien épais pour ne rien ressentir.
La Révolution française, la Commune, la guerre de 14-18, la Résistance, des siècles de combat et tout ça pour en arriver là : se coucher devant les obstacles sans lutter.
Comment notre classe politique peut faire l'impasse comme elle le fait sur le sang et les larmes versés par nos ancêtres et le sombre avenir qui se profile pour nos enfants.
Le 24 juin, à la radio France Inter, Valéry Giscard d’Estaing répond aux questions sur le traité de Lisbonne. Encore une fois, Valéry Giscard d’Estaing se révèle une parfaite incarnation de l’aristocratie européenne.
« Valéry Giscard d’Estaing : Il faut que les Irlandais puissent à nouveau s’exprimer.
Nicolas Demorand : Ca ne vous choque pas sur le fond de faire revoter des peuples qui se sont exprimés ?
Valéry Giscard d’Estaing : On passe son temps à revoter. Sinon, les présidents de la République seraient élus pour l’éternité. »
Fin de citation.
Concernant le traité de Lisbonne, je rappelle qu’un traité entre en vigueur quand tous les pays concernés l’ont ratifié. C’est une règle de base du droit international. Valéry Giscard d’Estaing n’en a rien à foutre !
« Valéry Giscard d’Estaing : L’objectif, c’est pas la ratification. C’est l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne.
Nicolas Demorand : Ca, vous y croyez encore, qu’il peut entrer en vigueur ?
Valéry Giscard d’Estaing : Il entrera en vigueur. On vous le dit.
Nicolas Demorand : Comment ?
Valéry Giscard d’Estaing : Il entrera en vigueur. Il entrera en vigueur avec une ou deux exceptions. Il y aura 25 pays qui diront OUI, et les autres se mettront en situation d’exception. »
www.radiofrance.fr/france...
Au moins, c’est clair : le vote des peuples n’a plus aucune importance. Le vote des peuples doit être contourné en cas de vote NON. La démocratie n’a plus aucune importance. Décidément, l’Union Européenne est anti-démocratique. L’Union Européenne est une construction de l’aristocratie.
Dans les années qui viennent, la grande question sera la question de la guerre : la guerre entre la démocratie et l’aristocratie.
Ah, ça ira, ça ira, ça ira !
Les aristocrates à la lanterne !
Traité de Lisbonne : les Français voteraient oui et non à plus de 50% !
Excellent décryptage de Panel, sur le site de Rue89 : deux sondages publiés dimanche simulent un référendum sur le Traité de Lisbonne. Selon les enquêtes, les Français voteraient oui à 56% ou… non à 53% !
www.marianne2.fr/Traite-d...
Au sujet de la prestation de NDA au sujet de l'Euro, c'est révélateur du mur entre le microcosme des journaleux et politiques et le peuple.
Pour fréquenter beaucoup des mères de famille, je peux vous certifier que les grands discours eurobéats ne peuvent plus cacher la réalité du prix du caddie, et pas que pour les classes populaires. Ca devient une préoccupation de plus en plus grande pour tous.
Autre chose, je pensais au slogan "pour une autre Europe" voulu par DLR, je crains qu'il ne soit repris en coeur au moment des Européennes par tous les candidats qui ont tout de même compris que les peuples ne veulent plus de cette Europe et vont chercher à emberlificoter leurs discours pour faire croire qu'ils l'ont enfin entendu.
Il faudra nous démarquer clairement dans ce que DLR propose, une Europe confédérale à la carte.
Avant tout merci à BA pour sa réponse, attérante, sur l'origine du Mouvement européen. Elle explique assez bien la méfiance des peuples vis à vis de cette UE.
Cependant, je pense que cette façon de procéder des eurobêlants les mènera à leur pertes. Ils sont convaincu que tout n'est qu'une question de pédagogie (eux étant les maîtres et le bas peuples des élèves, de plus un peu bêtes).
Ils axent toute leur stratégie sur la communication sans se rendre compte que toute "réclame" ne peut fonctionner à long terme que si le produit répond aux attentes. S'ils n'améliorent pas le produit, le consommateur (quel vocabulaire insultant pour désigner le Citoyen!) ne sera pas dupe.
Dans le domaine de la politique européenne, cela c'est parfaitement révélé lors des référendums.
Tant que les eurobêlants focalisent sur la pédagogie et la communication, nous pouvons tranquillement avancer sur le fond et faire des propositions pour convaincre les électeurs qu'une europe légère et démocratique est possible.
Les propos de Giscard sont inacceptables quoique d'une clarté absolue. Mais il y a plus inquiétant que cette révélation qui n'en est pas une.
Qu'un président de la république pleutre, dont la vision ne dépasse que rarement la limite de ses Ray Ban pour atteindre le bout de son nez refuse de laisser ses compatriotes décider de son avenir au sein de l'Europe, cela me semble logique.
Que des sénateurs, globalement allergiques au suffrage universel qui le leur rend bien, se permettent de dire en séance que le jugement des parlementaires est supérieur au référendum, là encore, quoi de plus légitime?
Que des députés de toutes tendances, élus du peuple, se transforment en godillots de la pensée unique, aveugles, autistes, sourds aux réactions de la piétaille qui les a conduits sous les dorures du palais acceptent de poser leur fondement sur la démocratie, voilà qui devient franchement inquiétant voire écoeurant.
Mais que des journalistes se permettent de continuer à affirmer que le peuple a tort parce qu'il est composé d'attardés mentaux xénophobes et ignares, là, il y a vraiment matière à perdre son sang-froid.
Le sarkozysme a fini de pourrir cette profession déjà nécrosée depuis longtemps.
A GR
Parce que vous pensiez qu'il y avait un quatrième pouvoir dans ce pays ?
Depuis combien de temps n'y a-t-il pas eu de vrais journalistes en France ?
Enlevons leurs tous leurs avantages fiscaux, les logements à loyer préférentiel, les voyages payés avec notre argent pour suivre le président à l'étranger (Israël en ce moment - comme si leurs médias ne pouvaient pas prendre ses frais en compte), .....
Nos journaleux se font acheter pour des pécadilles. Il suffit de les voir rire comme des courtisans aux blagues de potaches de Sarkozy lors d'une conférence de presse ou se moquer d'un de leurs confrère, L. Joffrin, parce que celui-ci se fait "chambrer" par Sarkozy pour une question pertinente. Il suffit de les voir tutoyer les politiques comme des potes, s'imaginant être leurs complices alors qu'ils ne sont pris que comme des pions.
C'est pas demain qu'un président devra démissionner parce que deux journalistes ont fait leur boulot. On se souvient de Nixon et du Washington Post.
Déontologie où te cache-tu ?
@Tous
NDA n'est pas isolé il sont de plus en plus nombreux les citoyens qui remettent en cause l'UE. Lisez donc ce texte de Jacques Nikonoff ancien président d'ATTAC c'est une résumé :
Résumé de la déclaration
Le vote majoritaire des Irlandais en faveur du « NON » au traité de l’Union européenne (dit traité de Lisbonne), qui était une copie conforme du traité constitutionnel européen déjà rejeté en 2005 par une majorité de Français et de Néerlandais, suscite naturellement de nombreux commentaires. Ceux qui émanent de la gauche ayant mené la bataille du « NON » en 2005 nous inquiètent car ils témoignent de profondes différences d’appréciation provoquant son éparpillement et son impuissance. Or la question européenne est centrale pour l’union des gauches : aucune grande force politique de gauche ne peut advenir sans une réévaluation complète de sa perspective européenne. C’est pourquoi nous souhaitons nous adresser aux dirigeants et aux électeurs de la gauche en leur faisant part de nos réflexions.
En prenant connaissance des analyses et prises de position des uns et des autres, cinq questions cruciales méritent, selon nous, un approfondissement du débat :
quel sens politique donner au « NON » irlandais ? faut-il se fixer pour objectif d’aménager la cadre actuel de la construction européenne ? faut-il un nouveau traité ? faut-il un processus constituant européen ? comment poursuivre les mobilisations « pour une autre Europe » ? Les deux porte parole du M’PEP considèrent que le résultat du référendum irlandais ne traduit aucune perspective politique autour de laquelle la gauche française ou européenne pourrait se rassembler. La grande diversité des motivations du vote « NON » ne permet pas de porter un jugement global sur ce scrutin, hormis une forte et juste exigence de souveraineté nationale et populaire des Irlandais.
Une « autre Europe », avec ou non une constitution européenne au contenu progressiste, est rigoureusement impossible dans le cadre politique et idéologique actuel de l’Europe. Les gouvernements sont très à droite, et quand ils ne le sont pas ils sont socio-libéraux. En cela ils ne font que refléter les opinions publiques en Europe. Dans ces conditions, une constitution européenne ou un nouveau traité n’auraient aucune chance d’être progressistes. Sauf si on croit à la chimère selon laquelle il serait possible d’élaborer des textes constitutionnels « neutres », faisant abstraction de tout contenu idéologique.
Toutes les hypothèses dont les deux porte parole du M’PEP font la revue sont inopérantes. La plupart des dirigeants de la gauche doivent comprendre que le mythe européen est arrivé à son terme, ce dont témoignent particulièrement les trois référendums où le « NON » l’a emporté.
Il faut que toute la gauche s’y fasse et le reconnaisse : l’Union européenne actuelle n’est pas un cadre aménageable. Elle est à déconstruire pour que les peuples réapprennent à disposer d’eux-mêmes tout en retrouvant les voies de la solidarité internationale. L’idée même d’une « autre Europe » est devenue obsolète dès lors que l’oligarchie rejette la démocratie. Elle est en train de bâillonner les peuples d’Europe, elle est un garrot, un nœud coulant qui étouffe l’espoir. Cette Europe ne sera jamais sociale, ni démocratique, ni féministe, ni écologique.
La grande perspective qui s’offre aujourd’hui, enthousiasmante, passe donc par la sortie de l’Union européenne et la construction d’une Europe à la carte, ou à géométrie variable, fondée notamment sur les principes de la Charte de La Havane. C’est plus démocratique, efficace, réaliste et sérieux !
Le texte dans son ensemble sur le blog de Danielle bleitrach qui est militante communiste:
socio13.wordpress.com/200...
et l'intervention audio de Nikonoff sur "Des sous et des hommes":
dsedh.free.fr/emissions_p...
voir l'émission 201
Il faut sortir de l'U.E et il faut quitter la zone euro,retrouver notre indépendance et notre souveraineté et trouver les solutions à l'intérieur du cadre national;pour cela nous avons besoin d'un grand parti national et des travailleurs français qui aille vers le peuple qui souffre et n'en peut plus des grands discours intellectuels de tous les nantis;c'est maintenant qu'il faut agir en profitant de la formidable crise économique qui s'amorce.Un oiseau ne peut voler qu'avec deux ailes.
A propos de VGE, il a des intérêts particuliers dans la ratification du Traité de Lisbonne.
Indépendemment des coquettes sommes attribuées par les Monuments Historiques (et l'U.E. ???) pour retaper son chateau à d'Estaing en Aveyron ou, plus exactement, le chateau dont il avait auparavant acheté le nom "d'Estaing" car il n'est pas aristocrate,
il est l'un des rédacteurs du fâmeux Traité de Lisbonne et compte exposer dans son chateau d'Estaing, les textes servant à son élaboration et probablement le texte définitif.
Il n'a pas donc intérêt à ce que "son" Traité de Lisbonne tombe dans les oubliettes de l' Histoire.
Non content d'avoir atteint l'immortalité de son vivant, il travaille à sa postérité. D'où le gavage en nous prenant pour des truffes.
Mr Dupont-Aignan résume parfaitement la situation: les citoyens des pays d'Europe, détrompés des chants de sirène de l'ultralibéralisme, ne veulent plus de "cette" Europe. La chimère de l'après-guerre n'a plus de raison d'être. Un demi-siècle est un recul suffisant pour admettre qu'il faut tout remettre à plat. D'abord, dans chaque état, les citoyens (ou sujets) tiennent à leur souveraineté, leur indépendance, leur culture. Ensuite, l'Europe actuelle, véritable tour de Babel, n'a apporté à ses habitants que le matérialisme, le rejet du civisme, de la morale, de l'idéal commun. Il faut-d'abord- autre chose qu'une vague Union: une confédération d'états libres, solidaires mais exempts de tout alignement atlantiste. Ensuite, une vaste consultation référendaire à l'échelle du continent, sans passe-droit. Alors, en toute connaissance des espoirs et des aspirations des peuples pourra s'établir une entente, un programme, social et enfin démocratique. Tous les partis de chaque pays devraient s'y employer, afin d'en finir avec la désinformation soigneusement entretenue par la Commission et ses acolytes partout dans l'Union.
@ regain
Merci de ne pas mettre tous les journalistes dans le même sac.
Il y en a qui sauvent l'honneur, comme Denis Robert par exemple ladominationdumonde.blogs...
La résistance des journalistes à la pensée unique s'organise, voir par exemple www.leplanb.org/ ou encore www.acrimed.org/
Et je ne parle pas de certains grands reporter qui prennent pas mal de risques pour nous informer...
Le roi Louis XVI amène toute sa cour en voyage.
Lisez cet article incroyable :
" Nicolas Sarkozy ne voyage pas léger. Selon le quotidien Le Parisien, il aurait invité une centaine de personnes pour son déplacement présidentiel en Israël et dans les territoires palestiniens du 22 au 24 juin. Sur la liste, outre son épouse Carla, figureraient des artistes et des célébrités comme l’académicien Erik Orsenna, le philosophe André Glucksmann, l’animateur de télévision Arthur, la chanteuse Régine, Enrico Macias, les cinéastes Claude Lanzmann et Alexandre Arcady.
L'hebdomadaire Le Point annonce également la présence de l'ancienne ministre Simone Veil. Cette dernière aurait accepté l'invitation du Président pour "marquer son attachement aux relations franco-israéliennes." La délégation française devrait, toujours selon le Parisien, être "exceptionnellement bien fournie".
Selon Israëlvalley, le site de la Chambre de commerce France Israël, l'importance de la délégation s'explique par le fait qu'Israël est "une destination à la mode". "Beaucoup de gens voulaient participer à ce voyage. L'Elysée a été très sollicité ces derniers temps".
Le site internet qui cite la presse israélienne affirme que l'épouse du Chef de l'Etat aurait déjà deux visites prévues. D'abord un déplacement dans un hôpital de Jérusalem, puis une baignade dans la mer Morte à laquelle devrait assister 80 journalistes.
tf1.lci.fr/infos/people/0...
Combien ce voyage a-t-il coûté aux contribuables ?
Besancenot est de droite !!!
à voir sur www.webtelelibre.levillag...
BA à parfaitement raison dans le post 4. Rien ne changera parce qu'aucun grand pays ne compte se retirer de l'UE. Donc c'est retour au traité de Nice et that's all.
Inutile de dire que le traité de Nice c'est presque pire que celui de Lisbonne mais entre le pire et le pire, que choisir ?
L'éternelle question qui se pose alors est comment arriver au pouvoir rapidement (parce que dans 50 ans, la messe sera dite et aujourd'hui, elle l'est déjà en partie).
Quand je vois le nombre de listes nonistes qui s'avancent pour les européennes, je n'ai aucune illusion, le pouvoir n'est ni pour demain, ni même pour après demain.
C'est pourquoi le non irlandais est peut être une bonne nouvelle en soi mais il n'est pas l'hirondelle qui annonce le printemps en France.
> Le lundi 23 juin 2008 à 17:13, par BA
> A mon humble avis, les Européens n'en seront pas capables ...
> car les dirigeants européens ne le veulent pas. Les dirigeants
> européens ne veulent pas démanteler l'usine à gaz chimérique
> de Bruxelles.
Comme le savent tous les criminologues, un criminel ne s'arrête jamais ... sauf si on l'arrête !
Ce sera la même chose pour nos eurocrates fédérastes. Tant qu'ils se sentiront bien à l'abri dans leur bunker du Berlaymont, ils continueront !
Seul le réveil musclé des peuples les arrêtera !
fr.wikipedia.org/wiki/Ber...
Chaque siècle a sa Bastille.
Quelle est la Bastille du XXIème siècle ?
La voici :
fr.wikipedia.org/wiki/Ber...
Comme le dit M.Leclerc, seul le réveil musclé des peuples les arrêtera ! Concrètement, la question est de savoir comment attaquer cette Bastille ?
1- D'abord, nous pouvons attaquer cette Bastille par les urnes. En juin 2009, il faut élire et faire élire beaucoup de députés européens NONistes. L'idéal serait que les Républicains NONistes présentent une seule liste aux élections européennes de juin 2009. La pire solution serait d'attaquer cette Bastille chacun de son côté, en présentant 8 ou 9 listes NONistes différentes : ce serait la défaite assurée, et ce serait l'élection de 3 ou 4 députés européens NONistes en tout et pour tout.
2- Ensuite, en mai 2012. La question sera la même : faut-il aller à l'élection présidentielle chacun de son côté ? Ou alors faut-il rédiger UN PROGRAMME COMMUN à tous les Républicains NONistes ?
J'utilise cette expression PROGRAMME COMMUN car, en mai 1981, François Mitterrand a pu être élu justement grâce à un PROGRAMME COMMUN. François Mitterrand avait compris qu'il ne serait jamais élu président de la République car la majorité de la France n'était pas proche des idées du Parti Socialiste.
Il a donc eu l'idée géniale de négocier avec tous les autres partis de gauche pour écrire un PROGRAMME COMMUN. En échange, il s'est engagé à nommer des ministres de tous les autres partis de gauche après l'élection présidentielle.
Ce plan génial a marché : il a négocié avec tous les autres partis de gauche, il a écrit avec eux un PROGRAMME COMMUN, il a été élu président de la République, puis il a nommé des ministres communistes, des ministres radicaux de gauche, des ministres proches de Pierre Mendès-France, etc.
Aujourd'hui, c'est pareil. La seule différence, c'est que nous devons rassembler les Républicains NONistes. La seule différence, c'est que la ligne qui sépare les Français n'est pas la gauche et la droite. La ligne qui sépare les Français est entre ceux qui votent OUI à l'Europe actuelle et ceux qui votent NON à l'Europe actuelle.
A Phenig
Vous avez raison, il y a Denis Robert. Un des rares à mette les pieds dans le plat dans ce pays. Il l'a d'ailleurs chèrement payé par la case prison. Et combien de ses"collégues" l'ont défendu, ont médiatisé comme elle devrait l'être son affaire ?
Les grands reporters prennent d'énormes risques loin de la France. Si il leur arrivaient quelques chose, le pays mettrait tout en oeuvre pour les ramener "à la maison" - voir Aubenas et consorts.
Mais en France, qui soulève des lièvres ? Qui décortique les infos, en fait "la thése, l'anti-thése et la synthése" ?
Dans notre pays, la vérité fait peur et comme le chantait Béart : "le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté".
Si il y avait vraiment un quatriéme pouvoir dans notre pays, nous n'en serions peut-être pas là.
Mais comme aujourd'hui : l'Honneur, la déontologie le Respect du peuple ne représentent, plus rien, "on est pas rendu".
Cordialement.
Si nous souhaitons sortir de l'Europe, pourquoi se présenter aux européennes de 2009, sinon pour améliorer les finances de DLR au risque de perdre en crédibilité?
Si nous pensons qu'il est possible de prendre la forteresse de l'intérieur, il faut un rassemblement populaire européen sur des bases communes. Est ce vraiment réaliste, surtout en si peu de temps?
L'union des nonistes républicains français est, une fois de plus, impossible en raison des divergences en matière de politique intérieure et sur la conception même de l'Europe.
Tout est lie. Les électeurs veulent un ensemble cohérent, pas des alliances improbables qui seront mises a mal a courte échéance avec l'aide de la sarkopresse.
Nous devons proposer une vision claire de la France dans l'Europe, et du rôle que l'Europe doit assumer auprès des nations qui la composent.
Ne nous leurrons pas, l'Europe de Barroso a un avantage énorme: elle est en place et bénéficié de l'appui unanime des chefs d'etats et gouvernements comme des puissances financières et technocratiques.
Le changement ne sera donc possible qu'avec l'union des opposants de l'ensemble des pays européens qui s'accorderont sur une vision commune du rôle de l'Europe.
Vaste programme si l'on se base sur l'exemple français. Mais si le oui est européen, le non doit aussi le devenir pour être fort.
Alors, Nicolas, a vous de jouer les rassembleurs!
(Source LCI)
La justice britannique a rejeté mercredi un recours qui contestait la décision du Premier ministre Gordon Brown de ne pas faire ratifier le texte par référendum.
Le contraire m'aurait étonné.
"Classe laborieuse, classe dangereuse" n'est-ce pas?
Cette conception du XIXème siècle semble de plus en plus s'imposer à nos dirigeants politiques...
On y lit clairement un mépris pour une "populace", qui en raison de sa bassesse, comme l'avait exprimé Montesquieu dans l'Esprit des Lois, n'est pas apte à penser ni a développer de jugements.
Inquiétant; on assimile ainsi la foule à des animaux auxquels il faut se contenter de distribuer du pain et des jeux et en profiter pour ériger une structure politique, l'UE, au dessus des peuples pour que ces derniers ne puissent pas s'approprier un pouvoir décisionnel qui ne peut revenir à des êtres dépourvus de conscience.
La contre-révolution est en marche!
A quand le suffrage censitaire et la démocratie capacitaire...?