Le Blog de Nicolas Dupont-Aignan - Blog NDA

Le gouvernement a annoncé hier les premières décisions suite à la Convention citoyenne sur l’écologie et la mise en place du nouveau gouvernement.

Bien entendu, les objectifs annoncés par Barbara Pompili sont consensuels mais les mesures concrètes ne suivent pas. A l’image de l’ensemble de la communication du gouvernement de Jean Castex depuis sa prise de fonction, les mots sont forts mais les actes sont faibles.

La création de deux parcs naturels régionaux est bienvenue, tout comme les économies d’énergie de bon sens qui permettront l’interdiction de chauffer/climatiser la rue.

Mais comme toujours, le diable est dans les détails concrets de ces belles paroles. Par exemple, Debout la France a toujours voulu interdire les chauffages de terrasse à gaz polluants et coûteux mais encore faut-il offrir des alternatives à nos restaurateurs pour ne pas perdre de clientèle alors que le secteur est dans une extrême difficulté avec le Covid et que la reprise de leur activité repose sur les terrasses.

Reste le sujet essentiel et prioritaire de l’isolement et du chauffage au fioul des logements, en particulier pour les ménages modestes.

Debout la France a toujours proposé un plan simple, efficace et crédible : remplacer en dix ans les 4 millions de chaudières à fioul par des pompes à chaleur propres grâce à une prime de 6000 euros financée par l’annulation des projets d’éoliennes en mer inutiles, qui vont détruire les fonds marins, les paysages côtiers tout en ruinant les pêcheurs.

Hélas, le gouvernement prend une bonne mesure en mettant fin à l’installation des chaudières à fioul mais il n’engage que 1 milliard d’euros sur deux années de suite.

Pire encore, ces 2 milliards d’euros doivent être partagés avec la rénovation thermique des bâtiments, une priorité écologique et de justice sociale qui nécessite des budgets bien plus importants.

Enfin, le gouvernement n’a toujours pas tiré de leçons pour la relance économique verte. Investir dans des alternatives au fioul oui, mais avec des produits français ! Le marché des chaudières au fioul est dominé par deux acteurs français. Il faut les accompagner d’urgence dans une reconversion car les milliards d’euros d’argent public doivent créer des emplois en France.

De la même façon, il faut cesser de rénover nos bâtiments avec des travailleurs détachés étrangers. Tout chantier soutenu par de l’argent publique ou des aides fiscales doit être mené avec des emplois français !

Debout la France dispose du programme écologique le plus complet, le plus opérationnel mais surtout le plus cohérent.

En lieu et place des mesurettes inutiles et des incantations sans lendemain, nous proposons toujours des mesures concrètes, qui permettent à la fois de diminuer immédiatement la pollution, d’améliorer le pouvoir d’achat et de créer des emplois durables en France. Seule la volonté populaire peut donner la force d’agir ! Aussi, Debout la France demande un référendum sur les 10 sujets suivants qui ont été largement débattus depuis des décennies :




1/ La suspension des accords de libre-échange déloyaux et anti-écologiques comme le CETA ainsi que l’instauration d’une taxe carbone aux frontières européennes.

2/ Une grande politique d'isolation des logements et le changement des chauffages polluants. Le coût des travaux sera financé par les économies d’énergie réalisées et un grand plan de formation permettra de lutter contre le chômage, ce plan impliquant la fin des travailleurs détachés.

3/ La relocalisation d’une industrie respectueuse de l’environnement via un fonds de soutien de 2 milliards d’euros par an, comme vient de le faire le Japon mais aussi l’attribution prioritaire des marchés publics à la production locale et aux emplois en France.

4/ La promotion du recyclage, de la réparation des biens et de l’économie circulaire pour mettre fin à tous ces objets importés qui ne durent que quelques années, coûtent cher aux ménages et multiplient les déchets polluants.

5/ La priorité donnée à l’agriculture durable et bio, en baissant la TVA sur l’alimentation saine de proximité et grâce à un plan d’autonomie alimentaire française, y compris la fin des importations de soja qui tuent la forêt amazonienne.

6/ Mettre la santé et le bien-être au cœur de notre société. Abandonner les projets coûteux inutiles au profit de l’équilibre du territoire. Par exemple, pourquoi dépenser des milliards d’euros dans Linky ou encore la 5G sans les études de précaution, alors que tant de territoires ruraux sont encore des zones blanches sans réseau mobile ni internet rapide ?

7/ Défendre la dignité animale, pilier d’un vrai humanisme avec la fin des traitements cruels et une aide à toutes les associations de terrain utiles à l’intérêt général.

8/ Un grand plan de développement du transport de marchandises par le train mais aussi le développement massif du transport électrique et de l’hydrogène. Par exemple, la centrale de Fessenheim pourrait devenir la 1ère usine de production d’hydrogène 100% durable.

9/ Le redéploiement de l’argent public dans des priorités utiles aux Français. Par exemple, les 24 milliards d’euros prévus pour les éoliennes en mer dont les riverains ne veulent pas permettraient de remplacer l’intégralité des chaudières à fioul très polluantes et coûteuses pour les familles concernées.

10/ La fin de la concentration des emplois, des services publics et des richesses dans quelques métropoles. Il faut favoriser les petites et moyennes villes pour dynamiser les terroirs qui sont la richesse de notre pays et permettre aux habitants de mieux vivre.

Lancement d’un référendum pour les animaux

Je soutiens le projet de Référendum d’Initiative Partagée pour améliorer le bien-être animal dans notre pays, proposé par plusieurs associations.

Alors que je me bats depuis toujours pour le bien-être et la dignité des animaux, je suis fier que mon action lorsque j’étais Maire de Yerres (Essonne) ait été récompensée par le prix « 30 millions d’amis ». Car pour défendre nos amis les bêtes, il y a ceux qui parlent et ceux agissent : hélas, les gouvernements successifs ont souvent beaucoup promis, mais bien peu agi. C’est pourquoi j’ai toujours veillé à ce que la cause animale reste au cœur du projet et de l’action de Debout La France. Ce combat est notamment porté au sein de notre mouvement par notre Vice Présidente et déléguée nationale en charge de la dignité animale, Anne-Sophie Frigout.

Je salue la proposition de Référendum d’Initiative Partagée pour améliorer le bien-être animal en France, car une mobilisation massive des Françaises et des Français offrirait l’opportunité de pouvoir enfin faire avancer cette cause qui nous tient à cœur ! J’apporte mon sincère soutien à cette démarche démocratique et à son projet qui ferait progresser notre société.

Ainsi, je ne peux qu’espérer que les Français aient à se prononcer sur divers enjeux tels que ceux avancés par les associations à l’origine de ce Référendum d’Initiative Partagée.

Comme 91% de nos concitoyens, je suis par exemple fermement opposé au maintien de l’élevage à fourrure dans notre pays. Il faudra en effet d’ici 2025 mettre fin à cette filière comme d’autres pays européens l’ont fait, compte tenu que les entreprises du textile ont trouvé des alternatives à la fourrure animale et que plus rien ne justifie que des visons soient élevés en cage dans des conditions épouvantables.

De même, j’estime que l’État ne soutient pas suffisamment les scientifiques qui essaient de trouver des méthodes substitutives à l’expérimentation animale et espère de tout cœur des avancées rapides. Alors qu’en Allemagne et au Royaume-Uni, de nombreux projets scientifiques sont subventionnés, en France, il n’y en a eu aucun. Il ne s’agit en aucun cas de freiner la recherche scientifique, qui est essentielle et la crise sanitaire nous l’a démontré, mais de faciliter les démarches des scientifiques qui voudraient être accompagnés par l’État pour mener à bien leur projet sans expérimentation animale.

Ce référendum propose également de mettre un terme à certaines pratiques d’élevage intensif qui non seulement sont cruelles envers les animaux mais sont également une souffrance pour les éleveurs qui aiment leurs bêtes. Il ne s’agit en aucun cas d’accuser ou de pénaliser les éleveurs mais au contraire, d’améliorer leurs conditions de travail, le bien-être des animaux et donc, les revenus de la ferme. Car la force de ces propositions est de poser des délais raisonnables qui permettront d’accompagner la modernisation des exploitations.

A Debout La France nous défendons un modèle d’élevage de taille humaine et familiale, le développement des circuits-courts et l’abattage sur site, autant de pratiques qui permettent de prendre soin des animaux et de réduire les cadences quasi-industrielles imposées par le nombre de bêtes dans certaines exploitations à l’image de la « ferme des 1000 vaches » inhumaine.

J’aurais souhaité que les Français puissent aussi se prononcer par référendum sur d’autres propositions concrètes en faveur de la dignité animale. Par exemple :

   - Toutes les mesures sur l’élevage n’ont de sens que si nous interdisons l’importation de produits agricoles et de viandes qui ne respectent pas nos normes et nos valeurs !
   - L’urgence de mettre fin à l’égorgement sans étourdissement autorisé dans le cadre de l’abattage rituel. Ce n’est pas acceptable et il faut mettre en place des négociations apaisées avec les cultes pour trouver une solution alternative. Dans l’attente, j’ai déposé une proposition de loi à l’Assemblée nationale pour imposer un étiquetage sur la traçabilité de la viande, afin que les consommateurs connaissent les conditions d’élevage, de transports et d’abattage. Je regrette que les députés n’aient pas jugé ma proposition de loi suffisamment importante pour la soumettre au vote.
   - Il faudrait renforcer les sanctions contre l’abandon des animaux et interdire à vie de détenir un animal en cas d’abandon. Il faut également soutenir les refuges souvent saturés, et les bénévoles qui ne comptent pas leurs heures pour prendre soin des animaux qui n’ont pas eu de chance.



Les Français attendent des politiques qu’ils répondent à leurs aspirations. Nul doute que le bien-être animal est un sujet qui concentre beaucoup de leurs attentes, je les partage. Soyons à la hauteur, pour que la France devienne le fer de lance du bien-être animal, en Europe et dans le monde.

10 07 2020

Pour assurer la paix autour de la Méditerranée la France doit se faire enfin respecter face à Erdogan

Selon l’Opinion, la France a informé nos alliés de l’OTAN et le secrétaire général Jens Stoltenberg que notre Marine Nationale suspendait sa participation à l’opération commune « Sea Guardian » qui, entre autres tâches, veille à la sécurité des eaux méditerranéennes, en particulier face à la guerre civile en Libye.

Enfin ! Le gouvernement français réagit concrètement face aux agissements belliqueux, intolérables et répétés de la Turquie qui n’a pas hésité à provoquer un grave incident naval, le 10 juin, entre la frégate française Courbet et la frégate turque Oruçreis. Hélas, l’OTAN sombre une fois encore dans l’hypocrisie et la lâcheté en ménageant la Turquie au détriment de la France.

En choisissant de fait de soutenir un acte agressif de la Turquie contre la France, les pseudos « alliés » de l’OTAN montrent qu’ils cèdent systématiquement à tous les caprices d’Erdogan et de sa tyrannie islamiste alors qu’il est désormais évident que ce régime agit non seulement contre la France mais aussi contre la paix en Méditerranée et en Europe.

Après avoir tergiversé pendant des mois, Emmanuel Macron a publiquement reconnu les atteintes de M. Erdogan à nos intérêts vitaux que je dénonçais depuis le début. Le Président de la République a décrit par le menu la « responsabilité historique et criminelle de la Turquie, qui prétend être membre de l’Otan », tout en agissant contre nous dans les faits.

Après avoir soutenu les terroristes islamistes en Syrie et attaqué nos courageux alliés laïcs kurdes dans l’indifférence des gouvernements occidentaux, M. Erdogan envoie désormais ses milices islamistes en Libye, et fournit massivement des armes clandestines tout en déployant sa flotte. Au mépris des efforts diplomatiques de l’ONU et du moratoire sur la vente d’armes aux belligérants de la guerre civile, M. Erdogan soutient le gouvernement de Tripoli et les groupes islamistes qui portent à bout de bras ce régime corrompu.

M. Erdogan est passé maître dans des politiques alliant la défense des intérêts stratégiques turcs et de l’extension de l’islamisme proche des « frères musulmans » qui ont failli prendre le contrôle du Moyen Orient après le « Printemps Arabe », en particulier en Egypte, en Syrie et en Tunisie.

Depuis le renversement irresponsable du régime par l’OTAN en 2011, la Libye est en guerre civile permanente. Pour simplifier les choses, le régime installé à Tripoli et reconnu par l’ONU sous l’influence des Etats-Unis et des membres de l’OTAN a toujours été soupçonné à la botte des islamistes. Le soutien actif de la Turquie d’Erdogan à ce régime fantoche a démontré que l’influence islamiste état bel et bien réelle. En face, le régime du Maréchal Haftar est soutenu par l’Egypte, les Emirats-Arabes-Unis et la Russie. S’il est loin d’être parfait, ce régime lutte avant tout contre l’influence des Frères musulmans et des islamistes.

En échange de la fourniture d’armes, du soutien des milices et du gouvernement turc, Erdogan a obtenu de Tripoli des concessions scandaleuses et illégales pour exploiter de potentiels gisements d’hydrocarbures au large des côtes libyennes, dans des zones revendiquées par nos amis grecs et chypriotes. Cet acte est à l’image d’un régime turc qui, rappelons-le, occupe militairement 40% du territoire de Chypre depuis 1974 tout en prétendant vouloir devenir un membre de l’Union Européenne !

Erdogan souhaite élargir son influence. Après la Libye, il cherchera à déstabiliser la Tunisie voisine et ainsi de suite. Néanmoins, on ne peut croire qu’Erdogan soit autre chose qu’un monstre froid et réaliste. Il sait bien que son pays n’a pas les moyens militaires et financiers de se payer un nouvel Empire.

Ainsi, le véritable objectif d’Erdogan est ailleurs : il veut tout simplement amplifier son emprise sur l’Europe et les moyens de chantage que ses atouts lui donnent contre des dirigeants européens aussi faibles qu’à la conférence de Munich qui avait tout cédé à Hitler par peur de la guerre. Plus Erdogan effraie les dirigeants européens, plus ces dirigeants européens le paieront. Il ne s’agit ni plus ni moins que le versement de « tributs », forme de rançon que les conquérants exigeaient des peuples fainéants pour ne pas les envahir… jusqu’au jour où l’invasion finissait quand même par arriver !

En entretenant la guerre civile en Syrie et l’Etat Islamique tout en contrôlant l’immense route migratoire de l’Orient vers l’Europe, Erdogan a obtenu un moyen de pression vital sur les pays européens. En prenant le contrôle de facto sur les eaux et le territoire libyens, il cherche à contrôler la deuxième voie principale, celle menant les migrants d’Afrique vers l’Italie.

Pourquoi M. Erdogan arrêterait-il une politique qui, jusqu’à présent, lui a apporté tout ce qu’il voulait ? La Turquie avait misé sur la lâcheté des gouvernements européens et elle avait malheureusement raison. Face au chantage migratoire et au terrorisme islamique, les pays européens ont attribué des milliards d’euros de subventions à la Turquie, ont poursuivi le libre-échange et le tourisme de masse tout en allégeant les politiques de visa pour les ressortissants turcs !

Le comportement des pays européens est d’autant plus intolérable que M. Erdogan a démontré qu’on ne pouvait avoir aucune confiance en lui. Ainsi, pour s’assurer de la passivité de l’Union Européenne pendant que l’armée turque massacrait nos alliés kurdes pour soutenir les terroristes syriens, M. Erdogan a ouvert les frontières de la Turquie avec l’Europe face à la Grèce qui, une fois encore, a fait face avec courage à la soumission des autres gouvernements européens. Non seulement la Turquie laissait passer les migrants vers l’Europe, mais elle organisait leurs déplacements !

La cause profonde de cette soumission réside dans l’éternelle paranoïa des membres de l’OTAN envers la Russie. Obsédés par la Russie présentée en permanence comme le diable incarné, les Etats-Unis et ses alliés de l’OTAN sont prêts à toutes les compromissions, y compris les plus suicidaires. Erdogan joue ainsi un double-jeu permanent, obtenant tout ce qu’il veut des Américains, de l’Allemagne et pendant trop longtemps, de la France. Depuis quelques mois, Emmanuel Macron semble s’être réveillé devant ce désastre sans beaucoup de conséquences autres que verbales. Mais c’est peut-être un début !

Il est grand temps d’ouvrir des discussions de fond avec la Russie qui n’a aucun intérêt à épuiser ses ressources dans une politique impérialiste. Contrairement à ce que raconte la propagande du système à longueur de journée, Debout la France a parfaitement conscience que la Russie défend ses seuls intérêts. En revanche, il est évident que la France et la Russie peuvent avoir des intérêts communs, en particulier la lutte contre l’islamisme et le retour de la paix au Proche et Moyen-Orient. Faut-il rappeler que ce sont les guerres occidentales en Irak, Syrie et Libye qui ont causé le chaos actuel et non l’intervention russe face à DAESH !

Les Français et les Françaises n’étaient pas dupes des mensonges de l’OTAN pour envahir l’Irak et savent très bien ce qu’il s’est passé dans la région depuis 20 ans… Une chose est sûre : des relations pacifiées avec la Russie priveront le tyran Erdogan de son principal atout stratégique.

Deuxième évidence, il est grand temps que la France rappelle que nous sommes une grande puissance et que la Turquie n’est qu’une baudruche gonflée aux subventions et au commerce européens. Il est invraisemblable qu’Erdogan ait réussi à faire croire que c’était l’Europe qui était dépendante de la Turquie et non l’inverse ! Le budget de la défense turque est de 18 milliards d’euros contre 50 milliards pour la France.

L’Union Européenne a versé près de 10 milliards d’euros à la Turquie depuis 2014, dont au moins 2 milliards ont été apportés par les impôts des Français ! 50% des exportations turques dépendent des consommateurs européens et la Turquie jouissait d’un excédent commercial de 2 milliards d’euros en France en 2018. Or la Turquie souffre d’un lourd déficit commercial structurel qui rend d’autant plus sensible sa dépendance envers la France et l’Europe… Sans parler des 24 milliards d’euros de recettes touristiques dont dépend la Turquie. Sans l’Europe, la prospérité économique turque s’effondrera et le peuple turc renverra Erdogan à la poubelle de l’Histoire. Rappelons d’ailleurs que la popularité d’Erdogan dans son propre pays ne tient plus qu’à un fil. Son régime tient plus de la tyrannie que de la démocratie.

Aussi, Debout la France demande qu’Emmanuel Macron cesse de payer un centime à l’Union Européenne tant que les subventions, prêts et autres aides financières versés la Turquie ne sont pas suspendus. Nous exigeons aussi la suspension des facilités commerciales avec la Turquie et un véritable embargo ainsi, évidemment, que le rétablissement de visas aux conditions strictes pour les ressortissants turcs en Europe. Enfin, les pays européens doivent envoyer nos armées et nos flottes à la frontière turque pour remettre M. Erdogan à sa place.

La France et l’Europe ne peuvent plus tolérer de financer un régime turc qui nous insulte en permanence, nous menace et occupe militairement nos amis chypriotes.

Enfin, cette crise est un moment de vérité pour l’OTAN et le couple franco-allemand. En 2007, je me suis opposé de toutes mes forces à la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN qu’avait quitté le Général de Gaulle. Le système nous promettait alors plus d’influence… on voit le brillant résultat de cette soumission aux intérêts américains.

Si l’OTAN n’est même pas capable de défendre la France et ses alliés européens contre les agressions permanentes de la Turquie, alors la France n’a plus rien à y faire ! En 1952, c’était la Turquie kémaliste, championne de la laïcité qui rejoignait l’OTAN. Aujourd’hui, la Turquie est dans les mains d’un régime islamiste impérialiste qui rêve de rétablir l’Empire Ottoman et une nouvelle forme de califat méditerranéen !

Quant à l’Allemagne, je constate une fois encore qu’elle ne défend jamais la France. Rappelons qu’en 2015, Angela Merkel avait négocié seule les subventions que l’Europe verserait à Erdogan sans se soucier de l’avis des Français. On connait les liens historiques et démographiques de l’Allemagne avec la Turquie. L’Allemagne vend-elle son âme à Erdogan car elle réalise un excédent commercial de 4 milliards d’euros en Turquie ?

La France doit mettre Angela Merkel devant ses responsabilités et exiger un soutien clair. Si Berlin préfère le califat ottoman à la République française, alors le gouvernement allemand doit nous le dire franchement…

Quand on pense qu’Emmanuel Macron s’est engagé à consulter l’Allemagne pour définir la position de la France à l’ONU et partager dans l’esprit notre siège permanent au Conseil de Sécurité, on réalise à quel point nos dirigeants vivent dans un monde parallèle pendant que nos voisins font de la Realpolitik.

La soumission et la faiblesse des dirigeants européens envers la Turquie ne peut mener que vers une catastrophe militaire et humanitaire. La Turquie multipliera les agressions et les hostilités envers la France et ses alliés tant qu’on ne mettra pas un coup d’arrêt violent à ce nouvel impérialisme islamiste. Assez de lâcheté, il faut agir avant qu’il ne soit trop tard pour sauver la paix.

Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La France, Député de l'Essonne.

Depuis son arrivée à l’Elysée, Emmanuel Macron n’a cessé de parler « d’urgence écologique » mais n’a jamais pris des actes en conséquence.

Pire, il a manipulé l’écologie pour imposer des taxes, réduit les aides à l’isolation des logements et poursuivi une politique mondialiste anti-climat avec la signature de plusieurs traités de libre-échange avec le Canada (CETA), le Mexique, le Viet Nam, etc.

Face aux membres de la Convention citoyenne, il a simulé un virage à 180 degrés mais en réalité, il continue à gagner du temps pour ne rien faire !

Les vraies décisions urgentes sont renvoyées à de nouveaux comités et autres palabres alors qu’il existe un consensus politique très large en France pour agir à la fois pour l’environnement, la relocalisation industrielle, une agriculture de proximité, la justice sociale et la dignité animale.

En réalité, Emmanuel Macron parle beaucoup mais ne fait rien car ces consensus de bon sens gênent de gros intérêts financiers et des lobbies contraires à l’intérêt général.

La seule promesse concrète semble être la modification de la Constitution et la création de « l’écocide ». En 2005, Jacques Chirac a intégré la Charte de l’Environnement dans la Constitution, cela n’a rien changé sans action concrète !

Seule la volonté populaire peut donner la force d’agir ! Aussi, Debout la France exige un référendum immédiat sur les 10 sujets suivants qui ont été largement débattus depuis des décennies :

1/ La suspension des accords de libre-échange déloyaux et anti-écologiques comme le CETA ainsi que l’instauration d’une taxe carbone aux frontières européennes.

2/ Une grande politique d’isolation des logements et le changement des chauffages polluants. Le coût des travaux sera financé par les économies d’énergie réalisées et un grand plan de formation permettra de lutter contre le chômage, ce plan impliquant la fin des travailleurs détachés.

3/ La relocalisation d’une industrie respectueuse de l’environnement via un fonds de soutien de 2 milliards d’euros par an, comme vient de la faire le Japon mais aussi l’attribution prioritaire des marchés publics à la production locale et aux emplois en France.

4/ La promotion du recyclage, de la réparation des biens et de l’économie circulaire pour mettre fin à tous ces objets importés qui ne durent que quelques années, coûtent cher aux ménages et multiplient les déchets polluants.

5/ La priorité donnée à l’agriculture durable et bio, en baissant la TVA sur l’alimentation saine de proximité et grâce à un plan d’autonomie alimentaire française, y compris la fin des importations de soja qui tue la forêt amazonienne.

6/ Mettre la santé et le bien-être au cœur de notre société. Abandonner les projets couteux inutiles au profit de l’équilibre du territoire. Par exemple, pourquoi dépenser des milliards d’euros dans Linky ou encore la 5G sans les études de précaution, alors que tant de territoires ruraux sont encore des zones blanches sans réseau mobile ni internet rapide ?

7/ Défendre la dignité animale, pilier d’un vrai humanisme avec la fin des traitements cruels et une aide à toutes les associations de terrain utiles à l’intérêt général.

8/ Un grand plan de développement du transport de marchandises par le train mais aussi le développement massif du transport électrique et de l’hydrogène. Par exemple, la centrale de Fessenheim pourrait devenir la 1ère usine de production d’hydrogène 100% durable.

9/ Le redéploiement de l’argent public dans des priorités utiles aux Français. Par exemple, les 24 milliards d’euros prévus pour les éoliennes en mer dont les riverains ne veulent pas permettraient de remplacer l’intégralité des chaudières à fioul très polluantes et couteuses pour les familles concernées.

10/ La fin de la concentration des emplois, des services publics et des richesses dans quelques métropoles. Il faut favoriser les petites et moyennes villes pour dynamiser les terroirs qui sont la richesse de notre pays et permettra aux habitants de mieux vivre.

Cette liste n’est pas exhaustive et DLF dispose d’un programme écologique intégral. Néanmoins, il s’agit des priorités largement consensuelles qui n’attendent que le soutien du peuple français pour contrecarrer l’inaction totale d’Emmanuel Macron, qui gagne du temps politique mais fait perdre des années précieuses à la France !

En tant que candidat à la présidentielle en 2017, j’ai assisté aux différentes manipulations qui ont entaché cette élection déterminante.

Les révélations faites par Elianne Houlette devant la Commission d’Enquête Parlementaire le 10 juin dernier puis mises en valeur hier par la presse confirment la manipulation que j’ai dénoncée depuis le début, à savoir la manipulation de la procédure judicaire pour déconsidérer la droite et ouvrir mécaniquement la route de l’Elysée à Emmanuel Macron.

Mettons d’emblée les choses au clair. Je n’ai jamais soupçonné l’existence d’un « cabinet noir » ou que les griefs contre M. Fillon étaient montés de toute pièce. Et pour cause, je n’ai aucun moyen de le savoir. En revanche, il était et il reste évident pour tout acteur de la vie publique que la procédure judicaire suivie n’était pas normale et qu’elle interférait avec l’élection au mépris de la démocratie.

Rappelons que l’élection présidentielle a été extrêmement serrée. Seules 450 000 voix ont empêché M. Fillon d’être présent au 2nd tour et M. Macron n’avait lui-même que 970 000 voix d’avance sur la seconde place. Or M. Fillon n’a réuni, selon les sondages sortis des urnes, que 56% des électeurs UDI dont beaucoup ont choisi M. Macron par rejet de l’affaire judiciaire.

Quant à ma candidature, il ne m’a manqué que quelques milliers de voix pour passer la barre des 5%. Or, contrairement aux calomnies rapportées par des officines, l’affaire Fillon a créé une mobilisation d’un électorat gaulliste hésitant entre lui et moi mais qui, tétanisé par la défaite annoncée par les sondages, a voté utile en faveur de M. Fillon.

L’élection présidentielle a donc bien été truquée et les conséquences sont gravissimes : le pouvoir d’Emmanuel Macron, déjà bien affaibli, montre une fois encore qu’il ne repose sur aucune base démocratique incontestable.

Les révélations de Mme Houlette portent bien sur les pressions subies quant à la remontée des informations au jour le jour vers le Parquet Général et la volonté de sa dirigeante Catherine Champrenault, d’accélérer la procédure. Mme Houlette fait clairement état d’une convocation durant laquelle le Parquet Général lui a demandé d’ouvrir contre son gré et dans les plus bref délais une information judiciaire contre M. Fillon.

Ces pressions sont d’autant plus flagrantes qu’après l’élection, les procédures sont devenues immédiatement bien moins urgentes. Le procès Fillon s’est finalement tenu près de trois ans plus tard. De qui se moque-t-on ?

On connaissait déjà les manipulations médiatiques de la campagne, la couverture hallucinante du ministre-candidat Macron, un temps de parole sans lien avec les règles du CSA tandis que d’autres candidats étaient censurés des débats au mépris des règles démocratiques.

Au-delà de la candidature de M. Fillon, c’est tout le débat présidentiel qui a littéralement été pourri par cette affaire. Les grandes questions-clés pour la France, les Françaises et les Français n’ont pu être traitées. Les sujets de fond étant devenus inaudibles, les terribles conséquences du programme d’Emmanuel Macron n’ont pu être combattues à la loyale. Ce n’est qu’après l’élection que nos concitoyens ont découvert la vérité, provoquant de graves crises sociales avec les Gilets Jaunes et le mouvement contre la réforme des retraites.

Pire encore, le tintamarre mis en scène sur l’affaire Fillon a permis aux nombreuses « affaires » Macron de passer inaperçues : mensonges sur les ventes d’Alstom, de Technip, de Lafarge et d’Alcatel ; accords honteux avec les concessionnaires d’autoroute et de gestion de l’aéroport de Toulouse, deux contrats sévèrement critiqués ensuite par la Cour des Comptes; disparition d’au moins 2 millions d’euros de patrimoine entre les déclarations du ministre Macron et du candidat ; donateurs illégaux et levers de dons à l’étranger… la liste n’est pas exhaustive !

Enfin, les révélations sur l’affaire Fillon confirment à quel point nos institutions sont malades et rongées par les réseaux de copinage. La dirigeante du Parquet Général est une ancienne collaboratrice de Ségolène Royal dont la nomination, selon la presse, a été décidée par François Hollande suite à un voyage aux Antilles avec son ancienne compagne. Comment peut-on tolérer de telles pratiques dans une démocratie ?

Notre République n’est ni transparente, ni démocratique. Comme M. Fillon, M. Mélenchon et son parti ont fait les frais de perquisitions à grand spectacle qui ont cherché à donner une image déplorable à son parti au lieu de débattre des sujets de fond. Ces derniers jours, Mme Le Pen a été victime de violences lors de ses déplacements sans aucune réaction des institutions. Enfin, aux Européennes, le 3ème de liste de Debout la France a été victime d’une agression au couteau orchestrée pour des raisons politiques, sans aucune réaction une fois encore de l’Etat.

En revanche, quand des manifestants font des tags sur une permanence macroniste, ce ne serait ni plus ni moins qu’un « attentat » !

Ce système du « 2 poids 2 mesures » permanent et ce clientélisme à tous les étages de la République sont intolérables.

Les révélations de Mme Houlette ne doivent pas rester sans lendemain. Il faut ouvrir un vaste débat sur l’indépendance de la justice et les contre-pouvoirs dans notre pays tout en menant un grand ménage dans les rouages de l’Etat.

16 06 2020

Je demande l’état d’urgence sécuritaire à Dijon !

Depuis près de trois jours, Dijon est le théâtre de scènes de guérillas intolérables. La France devient le terrain de jeu des trafiquants, des mafias armées, des communautarismes… cette balkanisation de la société est le résultat de décennies de laxisme judiciaire et d’immigration massive.

Avant qu’une guerre civile ne devienne inéluctable sur notre sol, nous devons tout faire pour rétablir l’ordre public et remettre la France debout face à un Etat démissionnaire qui s’est trop longtemps couché.

Par faiblesse à l’égard de la voyoucratie et complaisance à l’égard du communautarisme, le Président de la République et son Gouvernement ont laissé les zones de non-droit prospérer, les voyous impunis et la nation se diviser. Ils ont même été jusqu’à abandonner, récemment, nos forces de l’ordre face à la pression d’une minorité militante communautariste qui défie l’autorité. Emmanuel Macron qui nous promettait encore dimanche soir « l’ordre républicain » est en réalité incapable de traduire ses belles paroles en actes concrets.

Nous devons faire respecter un ordre juste dans notre pays. C’est pourquoi nous demandons au Gouvernement de prendre d’urgence des mesures de bon sens :

1/ « Fouiller et arrêter ». La mise en place d’un état d’urgence sécuritaire pour rétablir l’ordre public : lancer une opération d’envergure pour nettoyer notre territoire des armes de guerre infiltrées et démanteler les trafics, donner les moyens à nos forces de l’ordre d’intervenir pour neutraliser les voyous, etc.

2/ « Condamner ». La fin du laxisme judiciaire pour appliquer le principe de tolérance 0 : exécution systématique d’une sanction ferme pour chaque délit ou crime commis, instauration de peines-planchers pour les multirécidivistes et agresseurs de pompiers, policiers, gendarmes et soignants, réquisition des casernes désaffectées pour enfermer les voyous, etc.

3/ « Expulser ». Le contrôle strict de l’immigration pour assurer la sécurité et renforcer la cohésion nationale : expulsion systématiques des délinquants et criminels étrangers, contrôle des frontières nationales pour lutter contre l’immigration illégale et les trafics, durcissement des critères de l’asile pour n’accueillir que les vrais réfugiés, expulsion systématique des déboutés du droit d’asile et des clandestins, etc.

Debout La France demande que ces mesures d’urgence s’accompagnent plus généralement d’une augmentation drastique des effectifs et moyens de nos forces de l’ordre, d’un vaste plan de construction d’au moins 20.000 nouvelles places de prison, d’une politique migratoire raisonnée qui renoue avec le principe d’assimilation républicaine et d’une lutte implacable contre les communautarismes (notamment islamiste) qui sont en train de gangréner notre société.

La décennie à venir sera déterminante pour forger la société que nous laisserons à nos enfants. Debout La France fera tout pour que les Français fassent le choix du sursaut plutôt que se résigner au chaos.

Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout La France Député de l’Essonne

- page 2 de 177 -