Le Blog de Nicolas Dupont-Aignan - Blog NDA

26 04 2020

Nos banlieues brûlent et nous regardons ailleurs

Alors que le confinement fait l’objet d’une surveillance drastique et que l’impressionnant nombre d’amendes dressées est un enjeu de communication pour le Ministère de l’Intérieur, force est de constater qu’en la matière l’intransigeance gouvernementale connait de spectaculaires exceptions. En apparence, nul ne saurait échapper à la règle commune, la loi est dure mais c’est la loi, et les témoignages de l’application inconditionnelle, voire brutale et parfois injuste des dispositifs légaux ne manquent pas. Ainsi, nous avons tous en tête la verbalisation dans les Tarn d’une femme de 79 ans venue saluer son mari de 93 ans, confiné EHPAD, à 500 mètres de son domicile, à travers une vitre fermée, pour « violation du cordon sanitaire ». Et les exemples de toutes espèces sont nombreux : tel habitant du Val d’Oise a écopé de 135 euros d’amende pour être allé acheter une baguette de pain, telle jeune femme des Pays de Loire a dû s’acquitter de la même somme pour avoir voulu nourrir ses chevaux au pré et l’on ne compte plus les contraventions dont ont été gratifiées des femmes sorties pour acheter des protections hygiéniques ou de la teinture pour cheveux, produits jugés comme n’étant pas de première nécessité. La multiplication de ces exemples pourraient se faire à l’envi.

Cependant, certains quartiers de nos grandes villes semblent jouir d’une loi d’exception. Ces quartiers que l’on s’obstine à nommer « populaires », alors que c’est la canaille islamisée qui y règne en maître depuis des années, ne semblent pas astreints à des règles aussi rigides. Christophe Castaner lui-même a appelé les forces de l’ordre à « faire preuve de discernement », formule euphémisante pour recommander implicitement aux policiers de ne pas mettre les pieds dans les cités sensibles.

Un accident médiatisé, qui s’est produit la dans la nuit de samedi à dimanche derniers, a mis à mal toute idée d’esprit républicain dans un grand nombre de nos cités.

Un homme de 30 ans -et non pas un « jeune » comme nous le présentent les principaux médias- à moto a heurté la portière d’un véhicule de police et a été blessé à la jambe (il n’a pas eu la jambe arrachée, comme nous l’ont dit les médias dans un premier temps) à Villeneuve-la-Garenne.

Depuis, et sans que les médias ou le gouvernement ne s’en émeuvent particulièrement, nous assistons à des émeutes à Villeneuve-la-Garenne mais aussi dans d’autres villes de la région parisienne : Meudon, Suresnes, La Courneuve, Nanterre, Evry… Ce phénomène touche également les banlieues d’un grand nombre de villes de France, telles que Strasbourg, Lille, Lyon, Limoges…

Les policiers, les pompiers - qui interviennent chaque soir sur des feux de poubelles et de voitures - sont pris pour cibles, caillassés et visés par des tirs de mortier. La foultitude de vidéos que l’on trouve sur les réseaux sociaux atteste de la grande violence qui se déchaîne contre les forces de l’ordre et les pompiers. En l’occurrence, les 10 000 prisonniers libérés de façon anticipée par madame Belloubet au début du confinement forment, pour partie, un excellent renfort pour ces voyous affrontant la police. Signalons, encore une fois, la désastreuse action de la ministre de la Justice qui paradoxalement déconfine les prisons en période de confinement. Elle remet en liberté délinquants et criminels sans imaginer que cela pourrait avoir des conséquences tragiques sur l’ordre public.

Les images que nous voyons sont celles d’authentiques scènes de guérillas urbaines et elles nous sont présentées comme de simples réactions à ce que les émeutiers appellent une « bavure », voire une tentative de meurtre de la part des policiers.

Cette prétendue « bavure » concerne un homme dont il n’est pas inutile de préciser le pedigree : quatorze fois condamné pour trafic de stupéfiants, refus d’obtempérer, outrages, violences aggravées, extorsion, et qui se trouvait au moment des faits sous contrôle judiciaire pour menace de mort avec un hachoir. Le seul fait que cet individu soit en liberté illustre l’insupportable laxisme judiciaire et l’impéritie gouvernementale dont profitent les voyous de banlieue.

Ajoutons que cet homme circulait sans casque, en excès de vitesse, sur une moto non homologuée, en méprisant l’obligation de confinement. Mais la situation est encore plus grave que celle que nous présentent avec retenue les médias. Il ne s’agit pas d’un appel à la justice après une prétendue « bavure », il s’agit d’éprouver la puissance d’une contre-société qui se construit contre la République, contre la France. C’est une prise de pouvoir territorial, menée, à chaque fois, par une minorité agissante, violente, déterminée. Dans la nuit de lundi à mardi, le commissariat du quartier de la Meinau, à Strasbourg, a été incendié aux cris d’ « Allahou Akbar ! ». Bien naïfs ceux qui ne voient là qu’une révolte sociale. Il y a un mouvement général, mené encore une fois par une minorité, de tentative de prise en main de ces quartiers, pour y faire régner la loi des caïds et de l’islam.

Le trafic de drogue constitue également un enjeu fondamental qui nécessite à lui seul l’éloignement de la police et de toute présence étatique, même si les gouvernements successifs, depuis des décennies, ont laissé prospérer cette activité pour acheter la paix sociale. Le hashtag « mort aux porcs » connait une belle carrière en accompagnement de ces émeutes. Émeutes anti-flics, émeute anti-France.

Malgré la gravité de la situation, Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, nous assure qu’ « il n’y a pas lieu d’avoir des inquiétudes » et que les faits sont de « faible intensité ». Le gouvernement hésite entre minimisation et négation des problèmes, comme si l’occultation était une modalité de la solution.

À Debout la France, nous considérons que pour affronter les problèmes, il faut d’abord les nommer avec justesse. Notre volonté d’arriver au pouvoir est aussi liée à la volonté de résoudre le problème des banlieues et permettre aux gens qui ne posent pas problème de vivre sereinement dans des cités aujourd’hui gangrenées par la voyoucratie. Des mesures urgentes doivent être prises pour sauver nos banlieues : • couvre-feu pendant la période du confinement • création de dizaines de milliers de places de prison dans les casernes désaffectées • suspension de tout type d’aide sociale aux familles de délinquants et expulsion des familles de délinquants des offices HLM • reconduite à la frontière de tous les délinquants et criminels de nationalité étrangère • opération de maintien de l’ordre par l’armée dans les cités sensibles • mise en place de peines plancher pour les trafiquants de drogue et les émeutiers de cité

« Il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire, quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire » nous dit Clemenceau. Macron et son gouvernement n’ont ni volonté ni courage, si ce n’est l’obsession de l’auto-célébration et la passion de la dissimulation. L’épisode des banlieues nous le montre une fois de plus.

Nicolas Dupont-Aignan, Député de l'Essonne, Président de Debout La France.

24 04 2020

Avec l’Union Européenne, ce sont toujours les Français qui paient !

Pendant que toute l’attention des français est tournée vers les modalités et dates du déconfinement, le gouvernement continue à gâcher des milliards d’euros des contribuables français dans une Union Européenne qui a démontré pour la énième fois sa totale incapacité.

Ainsi, je me suis opposé à la hausse de 2 milliards d’euros de la contribution financière de la France au budget de la Commission Européenne, soit un total de plus de 23 milliards d’euros !

A l’issue de ce conseil européen du 23 avril, Emmanuel Macron, dans l’incantation, appelle les 27 pays de l’UE à aller "plus loin, plus fort" vers la souveraineté européenne. Il démontre d’ailleurs que ses discours sur le « monde d’après » qui remettrait la souveraineté française en avant n’étaient que des balivernes.

Selon lui, les Etats ne peuvent pas seuls financer un plan de relance économique européen. Et il quémande à l’Union Européenne, une capacité commune d’endettement de sortie des crises sanitaire, économique et sociale. Mais cette déclaration naïve sonne comme un aveu d’échec total et un mensonge envers les Français de bonne foi.

D’une part, il n’a pas compris qu’une souveraineté ne peut être que nationale et non européenne puisque l’Union européenne n’est pas une nation. Il ne croit pas en la France parce qu’il privilégie d’abord la préservation de l’unité de l’UE et du marché unique.

De plus E. Macron veut faire croire aux français à deux mythes : l’aide financière de l’UE et la solidarité européenne.

1) L’aide financière de l’UE n’est qu’une spoliation des impôts des Français :

Lors de la réunion du 9 avril dernier, un accord a été acté pour soutenir les économies nationales sur la base de 540 milliards d’euros et sous forme d’un paquet de trois mesures :

- Les contributions financières des Etats permettront à la Commission européenne de financer les dispositifs de chômage partiel (SURE) pour 100 milliards d’euros. - Le Mécanisme Européen de Stabilité (MES), entièrement financé par les Etats membres, est mobilisé pour un montant de 240 milliards d’euros pour les gouvernements qui le solliciteront. Les fonds du MES sont des emprunts que les États bénéficiaires devront rembourser avec intérêts en contrepartie de reformes structurelles, sauf dans le cas de la lutte contre le coronavirus. - la Banque Européenne d’Investissement (BEI), dont le capital appartient aux Etats, prévoit d’accorder 200 milliards d’euros de prêts aux entreprises.

Tout comme pour la PAC, le problème de cette aide financière de la troïka (CE, MES, BEI) - dont la technostructure sous influence allemande - est que ces prêts proviennent de notre argent public donc des impôts des français.

Depuis 2010, la France a versé 16.3 milliards d’euros directement au MES et s’expose à 143 milliards de garanties appelables en cas de défaillances. Notre pays est actionnaire à hauteur de 47 milliards d’euros dans la BEI. En somme : prête-moi ta montre je te donnerai l’heure !

Entre 2007 et 2017, la France a versé 75 milliards d’euros de plus que ce que l’UE ne lui a rendu en subvention. En 2018, cette perte nette a été de 7.5 milliards d’euros.

Non seulement l’aide financière de la troïka est d’origine française mais en plus ce plan européen est trop faible, trop tardif et trop complexe. Cette usine à gaz budgétaire est une aberration politique.

2) La solidarité européenne n'existe pas

Depuis le traité de Maastricht en 1992, les déséquilibres économiques, financiers et sociaux entre les pays du Nord et du Sud s’aggravent, sans que les premiers ne veuillent aider les seconds.

En effet, l’idée proposée par l’Italie, l’Espagne et la France, de « corona bonds », ces euro-obligations mutualisées entre pays européens, a été refusée catégoriquement par l’Allemagne, les Pays-Bas et les pays scandinaves. Mais ce projet fédéral de l’UE d’un fonds de relance économique européen massif de 1000 milliards d’euros avec une capacité commune d’endettement entre les 27 pays ainsi que des transferts budgétaires réels de l’Allemagne vers l’Italie, l’Espagne ou la France, ne verra jamais le jour.

La seule certitude est que l’union européenne profite de l’opportunité politique de la catastrophe sanitaire du COVID19 comme « alibi » pour pousser à tout prix son agenda d’intégration des Etats membres dans son fédéralisme bruxellois. L’objectif caché de l’UE est la prise de contrôle des finances publiques des états-membres voire une mise sous tutelle comme la Grèce, en particulier pour l’Italie, l’Espagne et peut-être la France compte tenu du fiasco financier du gouvernement.

Contrairement à la volonté d’E Macron d’une mise en esclavage pour dette des français avec les solutions de la troïka, Debout La France propose un projet simple, rapide et efficace, d’un plan de renflouement national de la France de 200 Mds € refinancé par la politique monétaire.

Pour restaurer la confiance, Debout la France réclame l’ouverture d’un débat démocratique sur le mode de refinancement du « plan de renflouement de la France » contre l’effondrement de notre économie.

Ne laissons pas notre destin français être décidé par des technocrates et un gouvernement incapable. La France indépendante dans l’Europe peut très bien agir vite, grâce au refinancement du duo BCE et Banque de France, pour empêcher d’être d’ici 2022 à la fois en dépression économique et sous la tutelle budgétaire de Bruxelles, de Berlin et du MES au Luxembourg. Et à terme, comme le Royaume-Uni, un financement direct de l'Etat auprès de la Banque de France, serait idéal.

C’est parce que les nations européennes seront libres qu’elles pourront coopérer de manière constructive et efficace, le strict contraire de l’UE fédéraliste actuelle.

Nicolas Dupont-Aignan, Député de l’Essonne, Président de Debout La France.

Bernard Monot, Ancien Député européen, stratégiste économique.

13 04 2020

Les irresponsables, selon Emmanuel Macron

Souvenez-vous, mardi 31 mars, Emmanuel Macron était en visite à Saint-Barthélémy d'Anjou, à l'usine Kolmi-Hopen qui fabrique, notamment, des masques FFP2.

Lors de cet exercice de pure communication, le Président a appelé de ses voeux une relocalisation industrielle sur le territoire national, ce qui est un revirement complet de ses positions idéologiques et une condamnation sans appel de l'ensemble de son oeuvre politique. Mais chez l'homme du "en même temps", les contradictions sont constitutives des lignes politiques et il faudrait être vraiment optimiste pour parier sur la constance d'Emmanuel Macron en matière de patriotisme industriel.

Mais cette visite angevine a aussi été l'occasion pour le Président de la République de réitérer sur un ton péremptoire son obsession du moment : Que, surtout, personne ne se permette de critiquer son action ou celle du gouvernement ! "Ceux qui (...) cherchent déjà à faire des procès, alors que nous n'avons pas gagné la guerre, sont irresponsables".

Alors que nous ne disposons pas en quantités suffisantes de gel hydro-alcoolique, de masques, de respirateurs, de lits d'hôpital... Il serait interdit de s'interroger sur la méthode Macron !

Interdit de se demander comment nous pouvons subir une telle pénurie alors que la France représente 1% de la population mondiale et 15% des dépenses de santé.

Interdit de s'interroger sur les raisons qui font que l'Allemagne réalise 500 000 tests par semaine quand la France n'en fait que 30 000. Interdit de reprendre le Ministre de la Santé, Olivier Véran, lorsqu'il déclare, en début de semaine, "il n'y a eu aucun retard, l'anticipation a été absolue" face au COVID-19.

Interdit de remettre en cause l'efficacité du Directeur général de la Santé, Jérôme Salomon. Interdit de rappeler son action passée, alors qu'il était conseiller de Marisol Touraine (Ministre de la Santé sous François Hollande). Il a décidé, en accord avec la Ministre, de la libéralisation de la gestion des stocks de masques et -pour ne plus avoir à maintenir ces stocks- il a opté pour une entrée en dépendance totale de la production chinoise. "L'idée ce n'était plus d'avoir des stocks gigantesques mais de pouvoir en faire fabriquer rapidement en Asie", résume un ancien conseiller de Marisol Touraine. Un autre abandon de la souveraineté nationale en matière sanitaire...

Interdit de s'interroger sur l'utilité de la porte-parole du gouvernement, Sibeth N'Diaye, qui s'est déjà illustrée en assumant "mentir pour le Président", qui avait envoyé à un journaliste, le texto aussi imbécile qu'irrespectueux "Yes, la meuf est dead" pour confirmer la mort de Simone Veil; et qui nous explique que, si l'on n'avait pas fourni de masques de protection aux Français, c'est parce qu'ils ne sauraient pas les mettre !

Interdit de commenter les mots d'Emmanuel Macron qui déclarait, le 12 février dernier, en s'adressant à sa majorité, engluée dans ce lamentable épisode du deuil parental : "Soyez fiers d'être des amateurs !". En dehors du fait que la formule présidentielle relevait elle-même davantage de l'amateurisme que de la réflexion inspirée, elle résumait une grande partie des problèmes politiques qui se posent à la France depuis l'élection d'Emmanuel Macron et, plus nettement encore, depuis le début de la crise du COVID-19.

Le Président de la République a répété à de nombreuses reprises que nous étions en guerre, uniquement pour imposer l'idée d'une union sacrée derrière sa personne. Mais Emmanuel Macron n'est pas un chef de guerre. En dehors du fait qu'il a, à la suite de nombreux autres, abandonné l'idée de souveraineté nationale et -c'en est une conséquence- les hôpitaux, les industries, l'agriculture... il ne saurait passer pour un chef de guerre. Il n'est que l'auxiliaire zélé de la loi du marché qui consiste à "laisser faire, laisser passer". La fermeture des frontières, seule protection des peuples libres, lui est toujours apparue comme un insupportable retour à l'ancien monde, dont il souhaite la destruction définitive. Sa passion des frontières ouvertes lui a même fait proférer de dangereuses inepties, telles que : "Le virus n'a pas de passeport", comme si le COVID-19 voyageait librement, sans être transmis par des individus qui -eux- ont des passeports ! La courte vue d'Emmanuel Macron le pousse à dire : "Nous ne renoncerons à rien (...); Surtout pas aux terrasses, aux salles de concert, aux fêtes des soirs d'été", le 11 mars, c'est-à-dire six jours avant le confinement. Si "gouverner, c'est prévoir", alors le pouvoir actuel ne gouverne pas. Il se réfugie derrière des collèges d'experts, qui ne sont pas tous d'accord entre eux, et qui permettent au Président et au gouvernement de s'exonérer de toute responsabilité.

"L'action, ce sont des hommes au milieu des circonstances", écrivait le Général de Gaulle, qui ne s'est pas appuyé sur un groupe d'experts pour lancer son appel à la Résistance, le 18 juin 1940. Les circonstances actuelles nous montrent qu'Emmanuel Macron est l'homme de l'inaction, de la mauvaise foi et de l'autoritarisme.

11 04 2020

Réindustrialisation de la France ? Emmanuel Macron doit cesser de nous prendre pour des pigeons !

Mardi 31 mars, Emmanuel Macron a visité la plus grande usine de masques de France, Kolmi-Hopen dont la mobilisation est exemplaire. Il a annoncé que notre pays produirait 15 millions de masques par semaine d’ici fin-avril, soit un doublement de la production française quand la Chine a multiplié la sienne par six !

Dans une France dirigée par un gouvernement favorable au « fabriqué en France », notre pays compterait au moins une usine de masques de plus, le site Sperian. Hélas, Emmanuel Macron n’a pas bougé le petit doigt pour sauver cette usine, fermée en septembre 2018 après une longue agonie. Au plus fort de sa production, cette usine bretonne produisait 20 millions de masques par mois en rythme normal, sans doute beaucoup plus avec les cadences qu’a pu atteindre Kolmi-Hopen.

La contradiction majeure entre le nouveau discours de circonstance d’Emmanuel Macron et ses actes passés n’est pas anecdotique. Comment faire confiance à un homme dont toute la carrière professionnelle et politique mais aussi toute la doctrine affirmée et réaffirmée à de multiples reprises a consisté à balayer l’industrie nationale ?

Emmanuel Macron est un menteur. Je le sais personnellement puisque lors de l’unique débat de la campagne présidentielle en 2017, il m’a menti devant des millions de Français. Alors que je lui demandais des explications sur le pillage d’Alstom par les Américains de General Electric, il répondit qu’il n’avait eu « rien à connaître » dans cette affaire. C’était déjà faux à l’époque - il a personnellement signé le décret de dépeçage le 5novembre 2014 comme Ministre de l’économie - mais la Commission d’Enquête parlementaire montrera même qu’il avait agi dès juin 2012 dans le dos du Président Hollande lui-même, qu’il conseillait comme Secrétaire Général Adjoint.

Je ne crois pas une seule seconde aux annonces d’Emmanuel Macron sur la « souveraineté nationale et européenne » car ses actes présents, au cœur même de la crise que traverse notre pays, ne correspondent nullement à ses belles paroles.

Ce samedi 18 mars, le gouvernement a annoncé la commande d’un milliard de masques d’ici fin juin. Ils viendront tous de Chine. Pendant ce temps-là, la France aura produit, au mieux, 150 millions de masques.

Autrement dit, le gouvernement commet la même erreur qui a provoqué le scandale actuel, en maintenant à 90% notre dépendance de masques envers la Chine. Or, ce pays peut très bien avoir une rechute épidémique ou des troubles liés aux conséquences du virus. Pire encore, on sait déjà que la surproduction chinoise est parfois de mauvaise qualité : la Hollande vient de renvoyer 50% d’une commande défectueuse, incident loin d’être isolé.

En réalité, Emmanuel Macron n’a pris aucune décision de rupture pour relancer la production française. Il ne fait que de la communication pour gérer la pénurie grâce à la mobilisation exceptionnelle des usines actuelles, de leurs dirigeants et employés ainsi que d’initiatives privées qu’il faut saluer comme elles le méritent. En revanche, le gouvernement n’a jamais lancé le moindre « effort de guerre » productif.

Par exemple, si le gouvernement veut montrer qu’il veille à la souveraineté industrielle, je l’engage à sauver deux usines stratégiques en redressement judicaire : FAMAR, dernière usine à produire de la chloroquine et Luxfer, seul site capable de produire des bouteilles d’oxygène sous 4 semaines et dont les machines sont à l’arrêt, protégées par des ouvriers courageux contre un fonds vautour qui veut détruire l’outil productif.

J’ai saisi le Conseil d’Etat pour contraindre le gouvernement à sauver ces deux sites rentables économiquement en plus d’être stratégiques. La haute juridiction a renvoyé la responsabilité au gouvernement. Que ce dernier prenne donc ses responsabilités et transforme les paroles en actes !

Emmanuel Macron ne veut rien changer mais il veut faire croire aux Français qu’il avait compris que tout devait changer. Rappelons-nous que les élites dirigeantes incompétentes avaient déjà promis de tout changer après la crise financière et économique de 2007-2008. Les mêmes belles paroles pour une politique encore pire ! Les citoyens-contribuables ont renfloué les banques et les multinationales qui ont encore aggravé la mondialisation sauvage et la désindustrialisation !

Le courageux Arnaud Montebourg a cru pouvoir peser au sein de « l’ancien monde » mais ses tentatives se sont heurtées au faux « nouveau monde », Emmanuel Macron lui-même qui a mis en échec tous ses projets avant de le remplacer purement et simplement. Finalement, le « redressement productif n’a jamais eu lieu » car les faux-culs qui avaient menti aux Français n’en avaient cure ! Pire encore, Emmanuel Macron a bradé à lui seul autant de fleurons industriels que plusieurs gouvernements entiers avant lui : Alstom, Technip, Lafarge et des dizaines d’industries anonymes mais qui font la richesse d’une nation.

Les idées n’existent que par les hommes et les femmes qui les portent et ils ne changeront jamais. Que nos concitoyens cessent d’écouter les balivernes des incapables qui les ont conduits dans l’impasse. Nous sommes prêts à gouverner autrement, fidèles aux valeurs et aux programmes que nous avons toujours défendus même quand ils étaient honnis par le système. Renvoyons Emmanuel Macron et les idées catastrophiques qu’il incarne aux oubliettes de l’Histoire pour rebâtir une France forte, libre et juste.

Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La France, Député de l’Essonne.

06 04 2020

Si gouverner c’est prévoir, alors ce pouvoir a perdu le peu le crédit dont il jouissait encore

L’épidémie en cours nous contraint d’abord à l’humilité. Comme tant d’autres avant lui, ce virus rappelle à chacun d’entre nous combien la vie est fragile. Un organisme microscopique peut terrasser un homme en quelques jours. La formidable amélioration de l’hygiène et de la médecine au XXe siècle nous avait presque fait oublier que nous sommes à la merci des humeurs de la biologie. Et que nous ne sommes que de passage ici-bas. Aussi, j’aime à croire que cette très dure épreuve permet aux Françaises et aux Français de penser à eux-mêmes, à leurs parents, leurs amis, leurs concitoyens et en particulier aux plus fragiles. Qu’ils réfléchissent aussi à ce qui fait un peuple et au sens de la vie. Ce qui compte, ce n’est pas le but mais le chemin, les actes que l’on pose et les idées que l’on porte chaque jour et qui dessinent la marque que nous laisserons en partant.

Face à cette grave crise sanitaire, j’ai volontairement pris du recul. L’heure était à l’union derrière nos soignants, nos forces de l’ordre, nos militaires, nos pompiers, le personnel de la grande et de la petite distribution, des transports, les fonctionnaires, tous ceux qui, depuis plusieurs semaines déjà, sont en première ligne dans le combat contre le coronavirus ou grâce à qui le pays continue de tourner. Nous ne les remercierons jamais assez. Certains ont payé de leur vie leur courage – et il y en aura d’autres, hélas. Cet altruisme et la gratitude qui le récompense manifestent la cohésion d’un peuple. C’est face aux difficultés qu’un homme révèle sa vraie nature. Il en va de même d’une nation.

Mais la reconnaissance et le recueillement n’empêchent pas la critique. Comme dans le cas des attentats islamistes, l’appel ou plutôt l’injonction à l’« union sacrée » sert trop souvent au complexe politico-médiatique d’outil pour faire taire ses opposants. La gestion de l’épidémie de Covid-19 par le pouvoir macroniste mérite déjà d’être sévèrement blâmée. En vérité, par-delà les acteurs de ce désastre, c’est tout un système qui est aujourd’hui sur le banc des accusés.

Le 24 janvier, tandis que les autorités chinoises luttaient contre la maladie, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, pourtant elle-même médecin, déclarait crânement : « Le risque d’importation de cas depuis Wuhan est modéré, il est maintenant pratiquement nul parce que la ville est isolée. Les risques de cas secondaires autour d’un cas importé sont très faibles, et les risques de propagation du coronavirus sont très faibles ». A l’époque, ceux qui, comme moi, réclamaient la plus extrême prudence étaient moqués par le pouvoir. On nous accusait, on m’accusait de « jouer avec les peurs ». Reprenant les éléments de langage de l’Elysée, les grands médias présentaient l’épidémie comme un problème chinois, exotique, avec des pangolins et des chauves-souris. Non, affirmaient-ils, il n’y avait aucune raison de s’inquiéter. Des médecins cathodiques, qui ne connaissaient rien au sujet, qui n’avaient rien lu sur lui, prétendaient qu’il s’agissait d’une « grippette ». Quelques jours après l’intervention de la ministre, le coronavirus débarquait en France après s’être installé en Italie. Entre-temps, dans le cadre d’un match de football opposant l’Olympique lyonnais à la Juventus de Turin, les supporters de cette dernière – plusieurs milliers – avaient été autorisés à se rendre à Lyon. Il est vrai que seule la Lombardie était alors rudement touchée par le virus, et comme les villes de Turin et de Milan ne sont distantes que de 150 kilomètres…

Le Covid-19 est nouveau, sournois, et les Français peuvent entendre que les spécialistes n’aient pas immédiatement saisi sa dangerosité. Du reste, les témoignages qui nous parvenaient de Chine puis d’Italie étaient rien moins que rassurants. Nombreux étaient déjà les personnels de santé qui, chez nous, réclamaient des masques FFP2 et plus généralement du matériel afin de faire face à la crise sanitaire qu’ils annonçaient, cependant qu’Agnès Buzyn s’apprêtait à « conquérir » la mairie de Paris.

J’étais alors également de ceux qui demandèrent au gouvernement de fermer nos frontières. Réponse ? Nous jouions avec les peurs, bien sûr. La peur, toujours la peur… Elle est pourtant bonne conseillère, la peur. Confrontés à l’inconnu, à quelque chose qui pourrait nous nuire, elle est non seulement une réaction logique, humaine, mais elle permet de mieux se défendre le cas échéant. Durant ces semaines de confusion au sommet de l’Etat, l’attitude la plus responsable eût consisté à prendre les mesures les plus fermes afin de briser la vague qui nous fonçait dessus. Inutile, la fermeture des frontières ? Tellement inutile qu’elle fut décidée après, tard, trop tard. C’est pour des raisons purement idéologiques qu’Emmanuel Macron a refusé durant près d’un mois de nous couper de nos voisins et de la Chine. Il devrait s’en mordre les doigts. J’use du conditionnel car, malheureusement, chez les ultralibéraux dont il est le Guide Suprême, les principes priment toujours les faits. En l’occurrence, la libre circulation des biens et des personnes, qui est sa religion, passait avant la protection des Français. Pendant deux mois, des avions en provenance de Chine, et même carrément de la province de Wuhan, ont continué d’atterrir dans nos aéroports.

Quand les cas commencèrent à s’accumuler chez nous, nous découvrîmes ébahis que nous n’étions pas prêts du tout. Ecoutant les médecins qui suppliaient qu’on leur fournît enfin des masques FFP2, j’avais interpellé le gouvernement. Réponse ? Des ricanements. Ces fameux masques, le gouvernement nous disait un jour que nous n’en avions pas besoin, puis un autre jour que nous en avions bien assez en réserve, puis encore un autre jour que nous en fabriquions beaucoup et qu’ils arriveraient très rapidement dans les services hospitaliers. Désormais, nous connaissons la vérité. Sous Roseline Bachelot, en 2010, nous en avions plus d’un milliard en stock ; dix ans plus tard, au début de l’épidémie, nous en possédions moins de cent millions, qui plus est uniquement des masques chirurgicaux. Pourquoi cette fonte vertigineuse ? Entre ces deux dates, les ministres successifs avaient changé de doctrine ; pour faire des économies, pour complaire au dogme libéral selon lequel le flux est toujours préférable au stock, la décision fut prise, sous Xavier Bertrand, de ne pas renouveler ce dernier. En cas de crise, écrivaient les services du ministère de la Santé, nous n’aurions qu’à en commander en… Chine. L’abandon de nos réserves de masques a été définitivement acté sous Marisol Touraine. Qui était son conseiller chargé de la sécurité sanitaire ? Jérôme Salomon, aujourd’hui Directeur général de la Santé.

Pour soigner un malade, encore faut-il savoir de quoi il souffre. Les pays qui résistent le mieux au coronavirus sont ceux qui testent massivement leur population. A l’heure où j’écris ces mots, l’Allemagne dénombre 1500 morts et la Corée du Sud, un peu moins de 200, contre plus de 8000 en France – et encore, ce dernier chiffre n’intègre pas les morts dans les EHPAD, où a lieu une véritable hécatombe si l’on en croit ceux qui y travaillent, trop souvent sans aucune protection. Le 16 mars, le Directeur général de l’OMS lançait à l’adresse de tous les gouvernements : « Testez, testez, testez tous les cas suspects de Covid-19 ». Pourquoi ne le fait-on pas chez nous ? Durant des semaines, le pouvoir a répondu que nous avions bien assez de tests mais qu’il fallait les réserver aux cas les plus graves. C’était encore un mensonge. Dans un article daté du 25 mars, France Bleu nous apprend que : « Pour l’instant,les laboratoires français et les usines manquent de matériel. Aujourd’hui, on n’a pas assez de composants pour produire ces tests : les réactifs pour détecter le virus, les bâtonnets qui servent à introduire le réactif dans la narine du patient. » Certains composants ne sont fabriqués qu’en… Chine. D’autres le sont aux Etats-Unis, qui ont choisi de garder pour eux les tests qu’ils produisent. Si nous avions vraiment eu des réserves de tests, combien de malades auraient pu être pris en charge plus tôt et peut-être sauvés ?

Le 7 mars, Emmanuel Macron invitait les Français à sortir, à se rendre au théâtre, ce qu’il faisait d’ailleurs lui-même ce soir-là. Le 15 mars, jour du premier tour des municipales, son épouse donnait elle aussi l’exemple en se baladant sur les quais de Seine. Il ne fallait pas avoir peur. 48 heures plus tard, Emmanuel Macron décrétait un confinement de quinze jours au moins. Dans son allocution, il ne manquait pas de nous gronder. La vérité, c’est que le confinement est le résultat de son imprévoyance. Nous sommes enfermés depuis bientôt trois semaines et allons le rester parce que nous n’avons ni masques FFP2, ni tests, ni respirateurs artificiels en quantité suffisante, et parce que l’hôpital public, en conflit avec le pouvoir depuis de longs mois, n’est pas capable d’accueillir les dizaines de milliers de malades que le Covid-19 va forcément faire. L’inconséquence du pouvoir, qu’il nie à grand coups de slogans creux, de complaintes lyriques ou guerrières dont Emmanuel Macron a le secret, accouche donc d’une mesure de coercition jamais vue en temps de paix.

Aujourd’hui, les frontières de l’UE et les nôtres sont enfin closes – décision qui était jugée absurde, inutile, nationaliste par ceux-là mêmes qui l’ont donc prise ensuite, je le rappelle. Et alors que, du fait du confinement, notre industrie tourne au ralenti, nous essayons de produire et de commander le plus de masques, de gel hydro-alcoolique, de tests. Que faisait Agnès Buzyn en janvier ? Que faisait Olivier Véran, son successeur, en février ? Récemment, la candidate malheureuse à la mairie de Paris s’est épanchée dans Le Monde. Elle a dit notamment que, si elle avait pleuré le jour de son départ, c’était parce qu’elle savait que « la vague du tsunami était devant nous ». Mesure-t-elle la gravité de cette confession ? De deux choses l’une : soit elle savait vraiment et son silence d’alors est passible de la Cour de Justice de la République, soit elle ne savait pas et dès lors son incompétence, en plus de lui interdire de briguer n’importe quel mandat, devrait également la priver de patientèle. Olivier Véran, qui a menti sur les masques et les tests, devra lui aussi rendre des comptes. De même, bien entendu, que le chef du gouvernement, leur chef,Edouard Philippe.

Mais j’ai dit précédemment que ce n’est pas seulement des personnes qui sont en cause, c’est tout un système, leur système: le mondialisme. La disparition de nos stocks de masques FFP2, l’absence de tests, de gel hydro-alcoolique et même de chloroquine, cette molécule dont l’efficacité est âprement défendue par le Professeur Raoult, ont pour fondement la libre circulation des biens et des personnes, la recherche maximale de profits pour quelques-uns au détriment de tous. Nous avons constaté pendant deux mois que l’importation frénétique de produits chinois valait bien à leurs yeux quelques morts Européens, dommages collatéraux de la concurrence libre et, en vérité, complétement faussée. Pourquoi fabriquer chez nous, avec nos normes sociales et sanitaires, nos compétences et notre savoir-faire quand on peut importer des produits moins chers des quatre coins de globe ? Les Françaises et les Français, les Européens comprennent peut-être un peu mieux aujourd’hui pourquoi ce modèle est injuste pour nos travailleurs, délétère pour notre industrie, dangereux pour nos peuples et notre souveraineté. Ceux qui incarnent le mondialisme, qui en sont les promoteurs les plus fanatiques viennent à présent nous dire, sans la moindre honte, à l’instar d’Emmanuel Macron le 17 mars, que « rien ne sera jamais plus comme avant ». Parole d’alcoolique. Pour rester poli, il faudrait être bien naïf pour les croire.

Suivant l’avis du conseil scientifique qu’il a institué et derrière lequel il se cache, se dégageant ainsi de ses responsabilités et donc de futures poursuites pénales, l’exécutif va très probablement annoncer la prolongation du confinement à l’issue des quinze premiers jours. Hélas, puisque nous ne disposons pas d’autres armes pour juguler l’épidémie, nous devons le respecter à la lettre. Aussi, je pense à tous ceux que l’on prive de leur liberté, qui sont seuls, qui ont peur pour eux-mêmes et leurs proches, qui ne peuvent même pas enterrer dignement leurs défunts. En 2017, je mettais en garde mes compatriotes contre Emmanuel Macron, qui est à la politique ce que les bulles spéculatives sont à l’économie : une mortelle illusion. Quand nous aurons gagné cette bataille, en plus de ses ministres et de ceux qui les ont précédés, ce n’est pas le Président de la République qui devra tirer les conclusions de la crise mais c’est les Français qui devront tirer les conclusions de sa présidence hystérique, brutale, lunatique, inconséquente. Car si la crise est mondiale, il est certain que la France aurait pu mieux s’en protéger si, depuis tant d’années, elle n’avait pas eu à sa tête des mystiques du « grand marché » planétaire.

Si gouverner c’est prévoir, alors ce pouvoir a perdu dans cette dramatique affaire le peu le crédit dont il jouissait encore. Et le mondialisme avec lui.

Après avoir refusé le confinement total et le renforcement des dépistages demandés par le Syndicat des Jeunes Médecins le 22 mars, le Conseil d’Etat a décidé de rejeter les propositions de Debout La France (DLF) pour lutter contre la pandémie de Covid19.

En refusant de constater l’échec de la politique du Gouvernement et l’insuffisance des nouvelles mesures prises, le Conseil d’Etat balaie les espoirs de millions de Français et conforte l’incompétence qui a mis notre pays dans une telle tragédie.

DLF demandait le rachat des deux seules usines pouvant produire en France respectivement de la chloroquine et des bouteilles d’oxygène pour respirateur de réanimation ; sachant que la première est en redressement judiciaire et la deuxième est à l’arrêt depuis mai 2019. Il s’agissait évidemment d’éviter le risque de pénurie de ces deux productions vitales !

Hélas, le Conseil d’Etat a renvoyé la balle au Gouvernement. Les Français apprécieront que le Conseil d’Etat considère qu’il n’est pas vital d’assurer un approvisionnement national de chloroquine et d’oxygène face à l’épidémie malgré les pénuries que nous subissons déjà !

DLF demandait également d’accroître la production de masques afin que les soignants, les forces de l’ordre et à terme tous les Français en soient équipés. Selon le Conseil d’Etat : « l’argument d’une carence caractérisée dans la production et la mise à disposition de masques n’est pas assorti des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé ».

Les soignants, les forces de l’ordre et les Français seront heureux d’apprendre qu’ils ne manquent pas de masques alors que le Gouvernement lui-même a finalement reconnu une pénurie qu’il avait niée pendant plusieurs mois ! Comment le Conseil d’Etat peut-il croire sur parole les engagements que le Gouvernement n’a jamais respectés jusqu’à présent ?

DLF demandait d’accroître la production de tests en France afin de garantir un approvisionnement certain. Selon le Conseil d’Etat, à l’image de sa décision contre le Syndicat des Jeunes Médecins : « les autorités ont pris les dispositions avec l’ensemble des industriels en France et à l’étranger pour augmenter les capacités de tests dans les meilleurs délais ». Le Conseil d’Etat dispose-t-il d’informations du Gouvernement que les Français ignorent ? Le cas échéant, les citoyens méritent de le savoir !

En réalité, le Gouvernement continue de faire reposer la quasi-totalité de sa stratégie contre le Covid19 sur les importations chinoises sans comprendre que les pays étrangers pourraient réquisitionner les tests produits chez eux ou que leur système productif pourrait s’arrêter de nouveau en cas de 2ème vague épidémique !

Au lieu de tirer les leçons du terrible échec des trois derniers mois, le Conseil d’Etat espère dans notre bonne étoile pour que les autres pays veuillent bien nous approvisionner.

Enfin, DLF demandait l’application effective du confinement dans les zones de non-droit, alors que la presse a prouvé que le Gouvernement refusait de le faire appliquer par peur que les quartiers s’embrasent.

Selon le Conseil d’Etat, « il n’apparaît pas qu’une décision de principe ait été prise de ne procéder à aucun contrôle ou à des contrôles restreints dans certaines parties du territoire, ni de ne pas sanctionner la méconnaissance des interdictions ». Il nie d’un revers de la main les milliers de vidéo de violation du confinement dans ces quartiers, les témoignages des policiers et soignants, les dizaines d’articles de presse relatifs à la violation du confinement dans ces quartiers ainsi que la narration précise du Canard Enchaîné du 25 mars relatant les décisions du Gouvernement de ne rien faire contre ces voyous.

Debout La France regrette cette décision et continuera à proposer des solutions concrètes à tous les problèmes qu’affronte notre pays face au Covid 19.

Nicolas Dupont-Aignan

- page 2 de 176 -