Le Blog de Nicolas Dupont-Aignan - Blog NDA

03 12 2021

Guadeloupe : l’état d’urgence, le vrai

Le vendredi 26 novembre, le ministre des Outre-mer S. Lecornu a évoqué une autonomie de la Guadeloupe sans voir qu’elle serait un précédent désastreux et constituerait une caisse de résonance pour toutes les revendications de minorités qui portent en bandoulière leur haine recuite de la France.

Le gouvernement prouve aussi et surtout qu’il est totalement déconnecté de la situation en Guadeloupe et que cette solution passe totalement à côté des problèmes sur place.

Pyromane comme trop souvent, le gouvernement avait jeté les Guadeloupéens dans la rue lorsqu’il avait décrété l’obligation vaccinale pour les soignants et les pompiers et les suspensions de contrats de travail qui en découlent en cas de refus, mesures contre lesquelles Debout la France s’insurge depuis des mois. Il est particulièrement choquant de stigmatiser et de mettre au ban de la société ceux-là mêmes qui, en mars 2020, ont combattu le COVID sans protection parce que ce gouvernement et le précédent avaient fait montre d’une scandaleuse imprévoyance en négligeant les stocks de masque.

En matière de santé publique, les difficultés auxquelles la métropole est confrontée sont souvent exacerbées dans les Outre-mer et particulièrement en Guadeloupe où les hôpitaux connaissent les pires difficultés de fonctionnement, notamment à cause du manque de personnel soignant et du manque de lit. La décision de suspendre les non vaccinés accentue dramatiquement les pénuries.

Nous appelons naturellement en Guadeloupe, dans l’ensemble des Outre-mer et en métropole à lever cette obligation vaccinale pour les soignants, qui peut être remplacée avantageusement par des tests réguliers.

Pour autant, l’explosion de violence engendrée par cette situation, les tirs sur les forces de police sont inadmissibles. L’autorité de l’Etat doit s’exercer partout et les honnêtes citoyens ne doivent pas être pris en otage par des minorités. A l’instar du mouvement des gilets jaunes noyautés par les casseurs d’extrême gauche, le mouvement légitime de protestation contre la politique sanitaire du gouvernement comprend hélas quelques énergumènes sans foi ni loi qui cherchent à paralyser l’île et se repaissent du chaos créé.

La nation ne se couche pas devant les émeutiers qui doivent éprouver la rigueur de l’Etat dans son expression la plus ferme. Un délit, une condamnation, une peine exécutée.

Malheureusement, la camarilla de traîtres toujours à l’ouvrage pour affaiblir la France trouve en cette crise un nouveau prétexte pour démembrer notre territoire et parler d’autonomie voire d’indépendance de nos territoires ultra-marins.

Ces individus sans vision, sans ambition pour notre beau pays ne voient pas que la France ne saurait être réduite au dessin d’un hexagone limité à 550 000 Km2, quand la réalité est celle d’un pays archipélagique de 11 millions de Km2 sur les deux hémisphères, avec 500 îles sur tous les océans. L’erreur géographique de représenter la France comme un hexagone entraîne la carence stratégique d’aujourd’hui. On parle ainsi du couple franco‐allemand, de l’économie allemande... Mais la France a 30 pays voisins dans le monde. Ils s’appellent par exemple, en Nouvelle Calédonie et à la Terre Adélie, l’Australie, en Guyane le Brésil, à Clipperton le Mexique ou à St Pierre et Miquelon le Canada. Enlevons nos œillères et protégeons notre territoire !

Au sein de notre République une et indivisible, les Outre-mer occupent une place singulière liée à leur histoire et à leur éloignement. Alors qu’un très fort sentiment d’appartenance à la nation et qu’un lien indéfectible les unit à l’hexagone, les Ultramarins ont le sentiment d’être isolés, voire oubliés de leurs compatriotes de métropole. Le phénomène s’est accentué au cours des dernières années. Le scandale du chlordécone, ce pesticide qui a empoisonné les sols, les rivières et la mer pour des siècles et qui provoque des nombreux cancers, le scandale de l’absence d’eau potable, la vie chère sont autant d’éléments qui nourrissent une colère légitime.

Reconnaissons que les gouvernements récents se sont largement désintéressés de notre Outre-mer et que, depuis Jacques Chirac, la France n’a plus de vision ultramarine. Assez de cette politique du chien crevé au fil de l’eau. Mesurée à travers l’Indice de développement humain, la dynamique de rattrapage entre les Outre-mer et l’Hexagone est en panne depuis le début des années 2000, notamment en matière d’éducation et de santé.

2022 doit être l’occasion d’une alternance qui verra un Etat investir franchement dans les Outre-mer et surtout prendre conscience que ces territoires constituent un atout considérable pour notre pays.

Alexis Villepelet Porte-parole Debout la France Responsable du projet présidentiel

20 11 2021

Informations communications

Bonjour à toutes et tous

Pour des raisons techniques de migration d’hébergement de ce blog et de changement de logiciel, nous sommes dans l'obligation d'en supprimer provisoirement l’accès aux commentaires. Vos contributions de conseils et de réflexions pourront se reporter momentanément sur les réseaux Facebook - Twitter ou Instagram .....lieux de communication où NDA est très présent et fort suivi. Des billets ponctuels continueront à être publiés en attendant la fin de ces migrations et ces évolutions informatiques.

A bientôt chers compagnons en comptant sur votre compréhension.

La modération

12 11 2021

RELOCALISONS !

Depuis 1980, la France a perdu 3 millions d’emplois industriels, expliquant comment une balance commerciale équilibrée est devenue déficitaire de 65 milliards d’euros - le record d’Europe. Toujours moins d’emplois productifs, toujours plus d’immigration et de prestations sociales, notre pays s’engouffrait petit à petit dans l’impasse, portant à 6 millions son nombre de chômeurs.

A l’approche de l’élection présidentielle, nos dirigeants redécouvrent les bienfaits du « Made in France » alors qu’ils ont, par leur politique, tout fait pour inciter nos entreprises à produire à l’étranger.

Ils ont donné tous nos leviers économiques à des technocrates non élus de la Commission de Bruxelles.

Ils ont capitulé devant la concurrence déloyale qui nivelle par le bas.

Ils ont appliqué une politique de l’euro fort pendant des années freinant nos exportations.

Ils se sont interdits de mener une politique industrielle et scientifique offensive tournée vers le monde de demain quand nos concurrents asiatiques ou américains investissaient des milliards dans les technologies du futur.

Pire, ils ont bradé ou laissé sacrifier des fleurons du savoir-faire français, à commencer par Emmanuel Macron, plus prompt à servir Jeff Bezos, les GAFAM et les intérêts financiers de ses copains, qu’à défendre notre souveraineté économique et l’intérêt général.

Dans cette guerre économique évidente, l’Etat "favorise" les délocalisations et l'appauvrissement du pays.

A ces dirigeants hypocrites qui ont abandonné nos entrepreneurs, qui dépensent l’argent public en créant toujours plus d’usines à gaz, je veux opposer des solutions cohérentes de bon sens pour relocaliser 1 million d’emplois en 5 ans.

Je propose un pacte gagnant-gagnant avec les entreprises : notre devoir, dans un contexte budgétaire réduit, est d’orienter la création de richesses en France en favorisant ceux qui investissent sur le territoire national.

Défendre nos positions, faire respecter les mêmes règles pour tous, ce n’est pas se cacher derrière une nouvelle ligne Maginot. C’est au contraire – comme le font toutes les grandes Nations – avoir une stratégie offensive et défensive pour gagner des parts de marché et créer un écosystème favorable aux entreprises qui font le choix de la France.

Soyons patriotes économiquement ou soyons asservis aux entreprises américaines et aux produits chinois : pour ma part, mon choix est fait !

Nicolas Dupont-Aignan, au salon du Made in France

20 propositions pour le Produire en France

LUTTER CONTRE LA CONCURRENCE DÉLOYALE

   Renégocier les traités de libre-échange déloyaux et interdire les produits ne respectant pas nos critères environnementaux.
   Inciter les consommateurs à acheter français en rendant obligatoire l‘étiquetage de la part du “fabriqué en France” dans chaque produit ; ce qui est actuellement interdit par le droit européen

SOUTENIR LES ENTREPRISES QUI INVESTISSENT EN FRANCE

   Créer un crédit d’impôt production-en-France en baissant de moitié le taux de l’Impôt sur les Sociétés (IS) pour les bénéfices réinvestis sur le sol français.
   Réserver 75 % de la commande publique pour des produits fabriqués en France, dont une part pour les PME.
   Créer un fonds d’aide à la relocalisation doté de 5 milliards d’euros par an, qui attribuerait des aides à l’investissement en échange d’une implantation de nature visant à rééquilibrer nos territoires (zones rurales).
   Baisse des cotisations sociales employeurs pour un montant de 5Mds d’euros.

MAINTENIR LES CENTRES DE DÉCISIONS EN FRANCE

   Etablir un système d’actions préférentielles pour protéger nos entreprises stratégiques des OPA.
   Relancer la participation gaullienne des salariés et baisser le taux d’IS d’1% pour 2% d’actionnariat salarié (dans une limite de 10 points de baisse d’IS).

PRÉPARER LES RÉUSSITES INDUSTRIELLES ET SCIENTIFIQUES DE DEMAIN

   Nommer un dirigeant de PME ministre de l’Économie.
   Créer un commissariat aux Filières d’Avenir (et redéployer les moyens existants dispersés) chargé de définir les filières à développer en priorité.
   Dénoncer les traités européens ne nous permettant plus de mener une politique industrielle autonome.
   Faire de la France le paradis des chercheurs et passer la barre des 3% du PIB consacrés à la recherche, pour retrouver notre indépendance industrielle et scientifique.
   Renforcer les soutiens bancaires pour les entreprises qui conquièrent de nouveaux marchés à l’étranger.
   Déployer la fibre optique sur 100% du territoire national.

CRÉER UN ÉCOSYSTÈME FAVORABLE AUX ENTREPRISES

   Supprimer toutes les normes inutiles pour que les entrepreneurs puissent créer de la richesse en France, et supprimer deux normes pour toute nouvelle norme établie
   Valoriser l’apprentissage et adapter enfin les formations professionnelles aux besoins de l’économie réelle.
   Supprimer les charges sociales sur les emplois agricoles et sur l’embauche d’un chômeur de longue durée pendant 5 ans pour les TPE/PME
   Faciliter la transmission d’entreprises en les exonérant de droits de succession et de donation sur 90% de leur valeur (75% à l’heure actuelle).
   Favoriser les synergies universités/entreprises/recherche via des pôles de compétitivité à vocation mondiale (7 à l’heure actuelle).
   Préserver et étoffer le dispositif existant du crédit d’impôt recherche (CIR).

Retrouvez nos propositions sur notre site de campagne https://2022nda.fr/projet/

10 11 2021

Demandez le programme ....

Nous souhaitions vous faire partager les grands axes de notre programme, dont nous approuverons la totalité du contenu en Conseil national le 27 novembre. Ces axes sont au nombre de cinq :



- Rendre le pouvoir aux Français, en refondant notre démocratie pour extirper le pouvoir des mains de Bruxelles, de la finance, des multinationales et des lobbys pour renouer avec notre souveraineté populaire républicaine : "le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple".



- Récompenser le travail, pour retrouver le sens de la prospérité, offrir un avenir à notre jeunesse, et retrouver une grande production française, seule capable d'assurer à terme notre indépendance et le financement de notre système social.



- Rétablir l'ordre, pour juguler la submersion migratoire et le laxisme judiciaire qui mettent en danger les Français au quotidien et menacent notre cohésion nationale.



- Reconstruire nos services publics, pour que tous les citoyens aient un accès égal à la Santé ou l'Education après des décennies de coupes budgétaires et de mauvaise gestion dans les organes vitaux de la Nation. Il s'agira d'investir tout particulièrement dans les villes moyennes, la ruralité et l'Outre-Mer qui ont subi trop de départs de nos services, trop de fermetures de gares, de postes ou de cabinets médicaux.



- Développer une écologie positive et intelligente qui règle les vrais problèmes des émissions - les échanges mondiaux et les centrales à charbon chinoises et allemandes - sans saborder les Français ou les harceler en restrictions ! Une écologie humaine qui défend l'Homme, son alimentation, et la Nature, ses paysages.

24 10 2021

Zoom sur la politique à l’égard des automobilistes

Projet présidentiel de NDA sur ce sujet https://2022nda.fr/projet/transport-automobilistes/

Mettre fin au matraquage fiscal. 1. Proposer un passage de permis de conduire à chaque jeune lors d’un service civique de 3 mois.

2. Stopper les hausses des péages : renationalisation des autoroutes (qui réalisent des bénéfices de 2 milliards d’€ par an) et rachat au prix de vente de 2005 (plus le coût des investissements réalisés moins les bénéfices reçus).*

En savoir + 3. Instaurer le sursis dans le permis à points : créer une franchise d'infraction pour les excès de vitesse inférieurs à 10 km par heure : le point est retiré seulement si une deuxième infraction est constatée dans le trimestre suivant la première infraction.

En savoir + 4. Lutter contre les bouchons provoqués par les camions en transit : Interdire totalement la circulation des poids lourds sur les autoroutes de 7h à 22h les jours de grandes affluences (départ et retour de vacances/week-ends prolongés).

5. Stopper le matraquage fiscal : supprimer la taxe sur les véhicules de société pour les véhicules produits en France.

6. Stopper la piétonisation des voies sur berge à Paris, mesure idéologique qui augmente la pollution en créant plus de bouchons.

Agir maintenant pour préparer le futur.

1. Accélérer la mise en place des tests anti-pollution en conditions réelles.

2. Remplacer les 10 millions de véhicules les plus énergivores en 10 ans par le biais d’un nouveau bonus-malus favorable aux véhicules électriques et peu polluants.

3. Accélérer la mise en place de bornes de recharge rapide pour les voitures électriques et établir un objectif d’une borne de recharge pour les 11 000 stations-service à la fin du quinquennat.

4. Poursuivre le développement des réseaux de transport en commun en encourageant les intercommunalités à privilégier les transports propres (GNL, électriques, etc.).

5. Mettre les technologies numériques au service d’une meilleure gestion du trafic (analyse des pics de circulation, fluidification du trafic à l’aide d’informations sur la circulation, gestion des feux tricolores, etc.).

6. Développer le ferroutage.

7. Investir dans les routes solaires (le groupe français Colas développe 1er tronçon de chaussée au monde. A l’heure actuelle, les coûts demeurent élevés mais les bonds technologiques pourraient permettre une baisse spectaculaire du prix de cette énergie). 8. Investir dans les véhicules autonomes qui permettront d’améliorer la sécurité et le confort des automobilistes.

Favoriser les industriels qui produisent en France.

1. Rendre le prix de la carte grise déductible des impôts pour les véhicules fabriqués en France.

2. Informer les acheteurs de la part du fabriqué en France des automobiles.

Précisions sur la reforme du permis à venir

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