Le Blog de Nicolas Dupont-Aignan - Blog NDA

Enfin ! Le débat sur la déconjugalisation de l’AAH revient à l’Assemblée ce jeudi 17 juin. Comme député, président de Debout la France et candidat à l’élection présidentielle, je n’ai cessé de défendre le handicap, qui doit être une grande cause nationale du prochain quinquennat.

A cet effet, le texte qui sera débattu rejoint une proposition de loi que j’ai déposée en novembre 2020 et qui, déjà, portait pour objectif la revalorisation de l’AAH à hauteur du seuil de pauvreté, la dissociation de perception de l’AAH du revenu fiscal du couple, et l’exonération de toute charge sociale patronale pendant deux ans pour toute embauche d’un travailleur handicapé, de sorte à promouvoir leur insertion sociale et professionnelle.

Je ne peux donc que me réjouir de la tenue d’un tel débat, pour une cause qui m’est chère depuis des années, et qui aidera sans aucun doute les 270.000 foyers concernés par un conjoint bénéficiaire de l’AAH.

Ce combat est à la fois celui de la dignité – bénéficier de revenus décents – et de l’émancipation – être indépendant de son conjoint – pour les personnes en situation de handicap. C’est pourquoi j’enjoins tous les députés, quelle que soit leur couleur politique, à voter ce texte et à se mobiliser pour aider le handicap, qui reste, en France, la première cause de discrimination.

Pas de jeu politicien ce jeudi 17 juin, mais un front commun : le handicap !

Nicolas Dupont-Aignan Député de l’Essonne Président de Debout la France Candidat à l’élection présidentielle

03 06 2021

Mon coup de gueule du jour !

Au “tout ce qui est excessif est insignifiant“ de Talleyrand, certains médias adeptes de la polémique ont préféré “caricaturons, caricaturons, il en restera toujours quelque chose“ ! Il est temps de rétablir les faits. Si les égarements de certains ennemis du pluralisme me navrent pour eux, car il est regrettable que des esprits peu scrupuleux et partisans confondent service de l’information, et service de la propagande, je tiens aussi à défendre tous ceux dont le libre arbitre est caricaturé. Si chacun peut constater que la géométrie variable est devenue la règle, selon que l’on soit dans l’opposition ou dans la majorité, depuis plus d’un an, le pays dans son entièreté subit également une plongée dans un flot d’informations et d’injonctions contradictoires. Ainsi, ce qui était inutile hier est devenu obligatoire aujourd’hui, nous vivons médusés d’ubuesques séquences où des journalistes béats écoutent des Ministres bêtas leur expliquer que les Français seraient tantôt trop stupides pour mettre un masque, tantôt factieux quand ils s’interrogent sur l’utilité de porter celui-ci en plein air, y compris lorsqu’ils sont seuls et au milieu de nulle part : “Le bon sens a été la première victime de cette pandémie“ ! Face à cela, comme tous les Français, non seulement j’ai essayé de comprendre, mais aussi d’anticiper, pour que notre pays ne reste pas dans l’immobilisme, dans l’angoisse et ne soit pas victime d’un “enfermisme“ de facilité, voire, victime de dérives autoritaires au prétexte d’une pandémie. Le Gouvernement a justifié les changements réguliers et contradictoires de sa politique sanitaire souvent à la limite de la schizophrénie, en tout cas, ne craignant pas le paradoxe, par la découverte d’un virus évoluant au fur et à mesure, jusqu’à se transformer récemment en variant. Peu importe l’inconséquence des Autorités, sur cette base tout est autorisé et même pardonné. Dans ce flot d’incertitudes, le vaccin a été présenté comme la seule issue possible. Les Français atteint du Covid auraient certainement préféré que l’on s’active pour les soigner, plutôt que de les laisser chez eux, seuls, désemparés avec un simple Doliprane en guise de corona-placébo. Nous sommes devant une rare, et peut-être même la seule maladie, où toute hypothèse médicamenteuse a été radicalement rejetée, et ce, non pas sur des considérations médicales, mais au motif de combats entre scientifiques goûtant à l’ivresse cathodique : “Les seules ordonnances émises et autorisées, ont été celles du Gouvernement pour réduire nos libertés“ ! Dès les premiers instants, cette pandémie a échappé à la médecine pour se transformer en attaques personnelles relayées par quelques éditorialistes aux dérives bien connues. Pour ma part, je déplore ce débat binaire, où l’on ne pourrait qu’être pour ou contre. Je condamne ce refus systématique du pragmatisme sanitaire, et m’insurge de cette volonté incurable des médias de vouloir scinder l’opinion publique entre le “camp du bien“ et le “camp du mal“ avec une appétence pour la caricature au-delà du champ du possible. Le vaccin est jugé utile pour les gens susceptibles de développer des formes graves d’une maladie donnée mais, comme pour tout autre vaccin, il n’a pas d’intérêt impérieux pour les personnes n’étant pas considérées à risque. Le vaccin doit toujours garder son caractère préventif, correspondre à une population identifiée, il ne peut être administré comme un remède se substituant alors à tout traitement. Une fois cette évidence rappelée, chacun doit être libre de se faire vacciner, mais surtout, chacun doit pouvoir être soigné, car vacciner les bien-portants, et refuser de soigner les malades est non seulement incohérent, mais aussi contraire à la plus élémentaire notion de médecine. Si vacciner tout azimut pose logiquement question, le plus surprenant est certainement de voir que les mesures primordiales empêchant la propagation du virus, comme le traitement de l’air, le renforcement immunitaire n’ont pas le droit de citer. En France, aujourd’hui, maintenir que la vaccination n’est pas à elle seule l’alpha et l’oméga pour sortir de cette pandémie est considéré comme du complotisme patenté. À quel moment va-t-on retrouver le sens des réalités ? Je refuse donc ce mauvais procès fait par des procureurs ayant perdu toute objectivité, bannissant des propos en fonction de leurs auteurs : Quand un Olivier Véran dit qu’à ce stade le vaccin n’empêche pas totalement la transmission du virus, mais réduit la charge virale dans l’organisme, c’est alors vérité, mais quand je reprends strictement la même phrase ce serait subitement mensonge éhonté. Est-ce que l’on peut redevenir sérieux ? Le sérieux, c’est tout d’abord cesser de maltraiter notre système de santé, privé de moyens, d’effectifs, tenu par un personnel à bout de souffle, une situation indigne d’une puissance comme la nôtre, d’un taux de prélèvement comme le nôtre, et qui conduit à enfermer un pays par manque de lits, de bras pour accueillir des malades. Le pays de Pasteur peut avoir honte de sa décrépitude ! Nous avons eu un Premier Ministre présentant des courbes incomplètes, un Ministre de la Santé commentant des remontées de santé publique erronées, et un Président de la République confondant politique migratoire et sanitaire en refusant de fermer nos frontières. Toute cette incohérence, et même incompétence, est grave, car tous les malades n’ont pas été soignés comme nous aurions dû le faire, la propagation du virus n’a pas été freinée par des moyens efficaces, ce qui nous entraîne aujourd’hui à envisager des solutions radicales qui auraient pu être évitées. De surcroit, c’est l’économie du Pays qui est maintenue sous respiration artificielle, perfusée avec une dette avec laquelle on vivra plus de 60 années. La mauvaise gestion de cette pandémie va laisser de lourdes séquelles. Le problème ne sera pas de savoir si Dupont-Aignan avait tort ou raison d’appeler au pragmatisme vaccinal, ou d’alerter sur la faisabilité logistique d’un pass-sanitaire, mais de se dire que pendant que notre pays était condamné sur l’autel de la bien-pensance, nous regardions ailleurs. J’ai honte d’un pays qui a regardé lâchement mourir ses ainés esseulés, et qui condamne l’avenir de ses enfants, à qui l’on propose pour toute perspective : « La vaccination à la chaine et l’endettement permanent » ! Il est temps de passer à autre chose, nous sommes devant de grands défis pour relever un pays éreinté psychologiquement et économiquement, qui ne peut plus subir un mépris de caste consistant trop souvent, non seulement à sombrer dans la malhonnêteté intellectuelle, mais aussi et surtout à condamner par posture les solutions pouvant enfin nous sortir de cette crise. Merci à vous tous, qui avez su garder humanisme et esprit libre. C’est grâce à vous, et avec vous, que nous ferons de grandes choses pour tous !




Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout la France

02 06 2021

Remplaçons l'écologie punitive par l'écologie humaine et incitative !

L’interdiction des véhicules polluants de Crit’Air 4 et 5 dans 79 communes d’Île-de-France, entrée en vigueur ce mercredi, est symptomatique d’une pratique exclusivement punitive de l’écologie. S’il est nécessaire d’impulser un remplacement progressif du parc automobile pour limiter les émissions d’oxydes d’azote et de particules fines, nocives pour notre santé, c’est davantage la méthode qui peut interroger sur sa pertinence et son efficacité.

Les limitations de circulation et interdictions pures et simples n’empêcheront pas les véhicules diesel de circuler ; l’insuffisance et la complexité des aides empêcheront en revanche leurs propriétaires de s’équiper de véhicules propres ! 7000€ d’aides pour un véhicule électrique, 2000€ pour un hybride, et ce après des démarches alourdies par notre bureaucratie galopante : voilà qui ne suffit pas à convaincre un foyer modeste de réaliser cet investissement.

Curieuse politique publique qui ne cherche pas à inciter mais se contente de punir, décidée dans quelques centres urbains pour handicaper une majorité silencieuse d’automobilistes dont le véhicule est le premier outil de travail. A force de ne viser que certaines pollutions domestiques – qui doivent être traitées – certains en oublieraient les enjeux essentiels : le choix de la politique énergétique pour approvisionner un parc de véhicules électriques ; le choix de modèle économique, pour enrayer les pollutions massives des importations venant du bout du monde.

Cette interdiction brutale participe d’une vision de l’écologie « spectaculaire », avec des effets d’annonce et des contraintes extrêmement fortes, sans pour autant mettre en œuvre les incitations financière qui seraient efficaces.

Les échéances se rapprochent à grand pas : en juillet 2022, ce sont les véhicules classés Crit’Air 3 qui ne pourront plus circuler dans les métropoles, suivis de l’ensemble des véhicules diesel restants au 31 décembre 2023. De quoi renforcer une fracture géographique adossée au mépris de certains citadins : en province les diesel, dans nos villes les Tesla et trottinettes électriques.

Revenons à une vision humaine et incitative de l’écologie :

   Mettons en œuvre des aides à l’équipement conséquentes avec une démarche administrative unique et sans délai
   Retardons les échéances d’interdiction pour les véhicules Crit’Air 2 et 3
   Développons les réseaux de transport en commun propre sur l’ensemble du territoire
   Lançons un plan ferroutage qui relancera le transport par le rail, seule vraie alternative au transport routier et qui permettra de retisser le territoire par son réseau ferré
   Retrouvons une politique énergétique de bon sens qui minimise les émissions induites pour fournir en électricité les véhicules électriques qui prendront une part toujours plus importante dans notre parc automobile



Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout la France Député de l'Essonne Candidat à l'élection présidentielle 2022

18 05 2021

Debout la France aux élections régionales 2021

Les élections régionales qui se tiendront les 20 et 27 juin prochains sont marqués chez Debout la France par une adaptation à la réalité locale pour faire gagner les projets gaullistes et souverainistes.

Dans les Hauts-de-France, José Evrard, député du Pas-de-Calais, emmènera la liste Debout la France autour de la sécurité, de l’emploi et de la réindustrialisation des territoires.

En Bretagne, David Cabas conduira la liste Debout la France pour la défense des territoires ruraux, des paysages, l’emploi et la sécurité des Bretons.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, Noël Chuisano, conseiller municipal de Manosque, mènera une liste indépendante, secondé dans les Alpes-Maritimes par Stéphanie Gibaud, lanceuse d’alerte du scandale UBS.

Dans les Pays de la Loire, Cécile Bayle de Jessé conduira la liste « Debout les Pays de la Loire – liste d’union » comportant des sympathisants de différents horizons (Républicains, Mouvement pour la France).

En Bourgogne-Franche-Comté, Debout la France a choisi une liste d’union avec le maire de Chalon-sur-Saône, Gilles Platret, candidat des Républicains. Pascal Lepetit, secrétaire départemental DLF de la Nièvre et délégué régional, figure dans le binôme tête de liste dans son département. Ce rapprochement a été rendu possible par le positionnement assumé de Gilles Platret, porte-parole des Républicains sous Laurent Wauquiez, et ayant fait de l'identité de la Bourgogne et de la Franche-Comté son cheval de bataille pour ces élections.

Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout la France

11 05 2021

Pourquoi j'ai signé la tribune des militaires

J’ai signé la tribune des militaires publiée ce dimanche 9 mai car j’en partage chaque ligne, j’en partage le souffle. Je me réjouis de voir que le constat que je dresse envers et contre tous depuis tant d’années est désormais partagé par une majorité, y compris par nos militaires, qui veillent à la défense de notre pays. Cette tribune constitue une alerte vitale entonnée par les plus braves de nos compatriotes face à une sécurité intérieure défaillante et une démission de nos dirigeants politiques

Pour leur engagement quotidien et cette alerte salutaire, je remercie nos militaires. Tâchons désormais d’en tirer les conclusions et de puiser dans leur courage pour restaurer l’ordre sur notre territoire dans un cadre républicain et démocratique.

La force de cette tribune est d’exhorter nos responsables politiques à prendre les mesures fortes en matière sécuritaire, pénale et migratoire, que je ne cesse de réclamer et qui n’ont jamais été considérées par nos gouvernants, tant par aveuglement que par lâcheté.

Le programme que je présenterai en 2022 entend justement incarner le redressement, et rétablir un ordre juste et républicain. Il a été conçu à l’appui d’experts dans chacun des domaines concernés, pour être à la fois applicable, effectif et efficace : https://2022nda.fr/projet/securite-justice/

Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout la France Député de l'Essonne Candidat à l'élection présidentielle de 2022

05 05 2021

Bicentenaire de la mort de Napoléon : la commémoration du renoncement

Napoléon victime du « en même temps »

Le 5 mai 1821, il y a bientôt 200 ans, disparaissait « l’immortel de Sainte-Hélène ». Napoléon Bonaparte laissait derrière lui une France durablement rebâtie sur les acquis révolutionnaires et le souvenir d’un homme exceptionnel au destin hors du commun. Après des semaines d’hésitation, comme toujours, Emmanuel Macron choisit la voie de l’ambiguïté. Il déposera une gerbe aux Invalides, mais n’organisera pas la célébration nationale qui s’impose. Il jouera le De Gaulle qui « assume tout » mais n’assumera rien. Il voudra contenter chacun et frustrera tout le monde. C’est le « en même temps » macronien appliqué à l’Histoire. Le président a multiplié les commémorations (« itinéraire mémoriel », année De Gaulle en 2020, panthéonisations…) et appelé en même temps à « déconstruire notre propre Histoire » devant les caméras américaines. Au moins le président est-il constant dans ses contradictions.

Le prétexte sanitaire

Déposer une gerbe, c’est mieux que rien, diront certains. Après tout, la victoire d’Austerlitz avait été oubliée en 2005. Mais aujourd’hui, la crise sanitaire sert de prétexte à un hommage confidentiel dans des Invalides fermées aux Français qui auraient voulu s’y recueillir. Il suffit de regarder 100 ans en arrière pour s’apercevoir que c’est la lâcheté seule qui motive cette décision. Le 5 mai 1921, une procession partit de l’Arc de Triomphe, passa devant Notre-Dame et gagna l’hôtel des Invalides, où le maréchal Foch prononça son « Éloge de l’Empereur ». On tira 21 coups de canon du bord de Seine. Pourtant la grippe espagnole venait tout juste de ravager l’Europe, faisant davantage de morts que la Première Guerre Mondiale.

Avons-nous encore le droit de rêver avec Bonaparte ?

Il ne s’agit pas d’emboucher les trompettes d’un patriotisme cocardier niant les parts d’ombre de l’héritage impérial. Mais le souvenir de Bonaparte mérite mieux que quelques chrysanthèmes. Napoléon consolida les acquis de 1789 tout en mettant fin aux désordres révolutionnaires. Ses « masses de granit » (Code Civil, Conseil d’Etat, Cour des Comptes, Banque de France, collèges et les lycées, Polytechnique et Saint-Cyr…) stabilisèrent le pays sur des décennies et furent exportées dans le monde entier. Mais plus que tout, les Français confinés, parfois découragés par une crise sanitaire sans fin ont besoin de rêver. Et quoi de plus exaltant que ce rêve de grandeur pour la France ? Un rêve qui faisait dire à Napoléon lui-même : « quel roman que ma vie ! » Mais n’en déplaise aux défaitistes de tous poils qui ne croient plus en notre nation, un rêve qui doit continuer à bercer l’imaginaire collectif des Français. Un rêve à méditer par nos dirigeants à l’heure où notre pays s’archipélise sous l’effet du communautarisme et de l’affaissement de l’autorité publique. Notre pays semble parfois près de sortir de l’Histoire. Le devoir du chef de l’Etat serait d’honorer comme il se doit la mémoire de celui qui œuvra à l’y conserver. Inspirons-nous du meilleur de Bonaparte pour construire une France libre qui comptera au XXIème siècle.

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