Le Blog de Nicolas Dupont-Aignan - Blog NDA

09 08 2019

Préparation des universités d'été de fin Aout

Bonjour à toutes et à tous

Nous vous laissons l'espace "commentaires" de ce billet pour regrouper vos réflexions et propositions qui n'auraient pas pu êtres indiquées dans l’enquête officielle Cela permettra de vous confronter les uns les autres sur tous les sujets dont vous aimeriez parler en relations avec l'évolution de DEBOUT LA FRANCE

Dans le respect de nos pluralités...... comme toujours

Les modérateurs

Un mois après les élections européennes et quelques jours après l’annonce par la Commission européenne de la conclusion d’un accord de libre-échange controversé avec le Mercosur, Emmanuel Macron et son Gouvernement ont définitivement approuvé l’application en France du CETA, traité négocié par l’Union européenne avec le Canada.

Ces traités de libre-échange auront un impact significatif sur le quotidien des Français et l’avenir de notre planète : ils constituent tous deux une véritable menace démocratique, écologique, sanitaire et socio-économique.

A ce titre, l’hypocrisie du gouvernement et d’Emmanuel Macron n’a aucune limite. Ils épuisent les Françaises et les Français à coup de slogans écologiques et de taxes punitives, mais ils mènent une politique qui aggrave le dérèglement climatique et la pollution !

Je suis heureux que Nicolas Hulot affirme enfin sans ambiguïté que le libre-échange sauvage et la mondialisation commerciale sont la cause principale de la destruction de notre environnement et de notre modèle social. Cette positon de bon sens défendue par Debout la France depuis toujours fait de plus en plus consensus. Néanmoins, je constate que nous serions la seule famille politique à avoir le courage de mettre nos actes en accord avec nos paroles, comme toujours.

Sans doute n’avons-nous pas assez expliqué à nos concitoyens à quel point la problématique écologique était au cœur du projet de Debout la France. Il faut montrer clairement que le patriotisme économique est consubstantiel du développement durable.

1/ Une menace démocratique.

Depuis de nombreuses années la Commission de Bruxelles négocie, sous l’influence des lobbies et dans le dos des Etats, des traités de libre-échange qui engagent de force les 28 Etats-membres de l’Union européenne.

Ainsi, le CETA conclu en octobre 2016 est entré en application dans notre pays il y a près de deux ans, sans même que les autorités françaises n’aient eu leur mot à dire. Pendant la campagne présidentielle de 2017, Emmanuel Macron avait promis de « faire modifier ce texte » si son impact sur l’environnement était jugé négatif par une Commission d’experts indépendants qu’il nommerait. Malgré l’avis fortement négatif de cette Commission qui a remis son rapport le 8 septembre 2017, le Gouvernement a définitivement approuvé le CETA. Qu’importe si les Français ont été trahis. Emmanuel Macron détenant la majorité absolue au sein de l’Assemblée nationale, la ratification du CETA le 17 juillet ne sera donc qu’une simple formalité.

Egalement négocié en toute opacité par la Commission européenne, il y a fort à parier que l’application en France du traité UE-Mercosur connaîtra le même sort que le CETA, au mépris des Français.

Par-delà le processus antidémocratique de négociation et d’entrée en vigueur des traités de libre-échange qui s’imposent aux Etats, certaines clauses du CETA remettent en cause la justice telle que nous la connaissons en démocratie.

En effet, l’accord instaure le mécanisme de tribunal d’arbitrage entre investisseurs et Etats (ICS), mode de règlement extra-judicaire des conflits : plutôt que se soumettre à la sentence d’un juge, les multinationales pourront recourir à des « tribunaux privés » afin d’attaquer des Etats qui oseraient défendre leurs intérêts en ne respectant pas le dogme libéral. Fin 2017, le CIRDI révélait que dans 61% des cas, les groupes privés gagnent au détriment des pouvoirs publics, de l’intérêt général, de la souveraineté nationale. La privatisation de la justice conduit donc généralement à infliger des amendes à l’Etat… aux frais du contribuable !

La démocratie ne devrait-elle pas primer sur les intérêts économiques et financiers des multinationales ? La démocratie ne devrait-elle pas s’imposer à l’idéologie ultra-libérale et mondialiste qui profite aux multinationales, plutôt que s’y soumettre ? Sur la forme comme sur le fond, les traités de libre-échange négociés par l’UE avec le Canada et le Mercosur incarnent donc le recul progressif de notre démocratie au profit de l’argent roi.

2/ Une menace écologique.

L’urgence écologique implique que nous luttions en priorité contre les émissions de gaz à effet de serre qui provoquent le réchauffement de notre planète. Derrière les belles déclarations écologiques d’Emmanuel Macron, du Gouvernement français et des dirigeants européens se cache la réalité des actes : ils multiplient les atteintes à l’environnement et augmentent les émissions de gaz à effet de serre.

En effet, les traités de libre-échange conclus par l’Union européenne avec le Canada et le Mercosur ont essentiellement vocation à accroître massivement les échanges commerciaux avec l’Europe : ils intensifieront donc les flux transatlantiques de marchandises avec le Canada et le Mercosur respectivement situés à plus de 6000 km et 10.000 km de l’Europe, au mépris de lourdes conséquences comme la pollution de l’air et de la mer, la disparition de la biodiversité dans les fonds marins, etc.

Alors que le récent rapport du Haut Conseil pour le Climat confirme que les émissions nettes importées représentent 60% de nos émissions nationales de gaz à effet de serre (en 2015), il conviendrait de privilégier la production nationale et locale pour réduire drastiquement l’impact de l’activité humaine sur le réchauffement climatique. Pourtant, les traités de libre-échange avec le Canada et le Mercosur s’opposent directement au développement des circuits courts : d’une part car ils privilégient des circuits très longs, d’autre part car ces derniers représentent une concurrence déloyale par rapport aux circuits courts en matière quantitative et qualitative (normes environnementales, sanitaires, sociales, etc.).

En plus de ne pas respecter les engagements de l’accord de Paris sur le climat, les pays du Mercosur contribuent activement à la déforestation de notre planète (Amazonie) et appliquent des normes environnementales en deçà de nos exigences qui se répercutent sur la qualité des produits et qui inonderont le marché européen.

Les pays du Sud ont raison de dire que les pays occidentaux, en particulier l’Europe, ont sacrifié leurs forêts primaires pour assurer leur développement économique massif. Néanmoins, c’est justement parce que nous tirons des leçons de nos erreurs passées que nous ne voulons pas les réitérer. Pour sauver l’Amazonie et l’ensemble des forêts primaires du sud, il est essentiel d’offrir un autre espoir à nos partenaires que des accords de libre-échange, basé sur des produits basiques que nous pouvons fabriquer à proximité des consommateurs. Les pays européens devraient plutôt proposer des plans de co-développement (coopération scientifique, partage de certains brevets, investissements durables, etc) pour que les membres du Mercosur offrent un meilleur avenir à leurs habitants tout en préservant leurs richesses naturelles exceptionnelles.

Cela fait des décennies que les pays européens, dont la France, n’ont pas une politique de co-développement et de coopération à la hauteur de leurs promesses. Comment s’étonner alors que les gouvernements des pays du Sud ne nous fassent pas confiance ? Nous devons complètement changer nos relations internationales si nous voulons sauver la planète de la prédation.

N’oublions pas non plus le sort indigne réservé aux peuples premiers amérindiens par certains gouvernements du Mercosur, en particulier le Brésil. Chassées de leurs propres terres, interdites de vivre selon leurs traditions, menacées physiquement par de véritables mafias, ces tribus doivent être protégées par la communauté internationale et en particulier la France. En tant que gaullistes, la dignité de tous les peuples, puissants ou humbles, est au cœur de notre idéal humaniste. Jacques Chirac a longtemps honoré ce combat.

Ainsi, les traités de libre-échange négociés par l’Union européenne et approuvés par nos dirigeants sont directement complices d’accroître la crise écologique et d’accélérer le réchauffement climatique de notre planète.

3/ Une menace sanitaire et un mépris de la dignité animale.

En plus d’avoir un impact nocif sur l’environnement, les traités de libre-échange avec le Canada et le Mercosur constituent une menace pour la santé des consommateurs européens et le traitement des animaux.

Un an après l’entrée en vigueur du CETA imposée par l’Union européenne, un article de RTL écrit par Virginie Garin révélait que la France laissait encore entrer depuis le Canada du colza OGM sans indication sur l’étiquette malgré l’obligation en Europe, du saumon transgénique malgré son interdiction en Europe, ou encore 42 pesticides toxiques interdits dans notre pays mais autorisés au Canada.

De même, la Commission d’experts indépendants mise en place par Emmanuel Macron a déclaré que le CETA est « muet sur les questions de bien-être animal, de l’alimentation animale (farines animales ou non ?), et de l’administration d’antibiotiques comme activateurs de croissance ». Le rapport déplore également l’absence de nombreux contrôles des importations pour éviter que des viandes vendues en Europe n’aient été élevées avec des hormones de croissance ou ne soient contaminées.

Les producteurs du Mercosur appliquent des normes environnementales, sociales et sanitaires extrêmement faibles qui inonderont le marché européen de produits de mauvaise qualité : antibiotiques utilisés comme hormones de croissance, usage de produits phytosanitaires interdits en Europe, élevages industriels massifs bien loin de l’élevage paysan français, etc. On se souvient en France, le refus quasi-unanime des fermes-usines comme la « ferme des 1000 vaches » : en Amérique, des élevages monstrueux de 10.000 bêtes sont la norme et non l’exception !

Même si d’importants progrès restent à faire, l’élevage français est l’un des plus respectueux de la dignité animale. Tous les acteurs des filières s’accordent pour favoriser davantage encore le respect des animaux, notamment en améliorant considérablement les conditions d’abattage et en mettant fin à des pratiques cruelles. Comment tolérer de pactiser avec le pire de l’agrobusiness mondial en Amérique du Nord et du Sud qui ne voit l’animal que comme une machine à faire du profit ?

Rappelons que l’Union Européenne peine déjà à assurer la sécurité sanitaire et la traçabilité de la viande de certains pays européens (scandales de la viande de cheval roumaine ou du bœuf avarié polonais). Comment croire une seconde que l’UE sera capable de contrôler la production au Canada et encore pire, dans les pays du Mercosur ? A ce titre, la présidente de la FNSEA Christiane Lambert, indiquait le 5 juillet sur RMC que seuls 10% du cheptel brésilien étaient tracés et identifiés contre 100% des animaux élevés en France.

Le journal Le Monde a également révélé le même jour que 1600 tonnes de poulet contaminé à la salmonelle autorisées à l’exportation au Brésil avaient été arrêtées à la frontière britannique et renvoyées à destination. Voilà le sérieux des « contrôles » brésiliens !

En acceptant l’application du CETA et de l’accord avec le Mercosur, la France va nécessairement importer des produits qui ne pourraient pas être légalement produits ni consommés sur son sol à cause de leur dangerosité. Nous assistons une fois de plus au recul de la dignité et de la protection de l’Homme, au profit d’une société de consommation déshumanisée et profondément anarchique.

4/ Une menace économique et sociale.

Le principe même d’un accord de libre-échange repose sur la suppression des droits de douanes.

Ainsi, le CETA lève près de 98% des droits de douanes entre l’UE et le Canada. Bien que les échanges soient facilités dans la quasi-totalité des secteurs de biens et de services, ce sont essentiellement nos éleveurs et agriculteurs qui se retrouvent pénalisés par l’accord. En effet, ils se retrouvent en concurrence avec les filières notamment laitière, bovine (de 4.161 à 45.840 tonnes/an) et porcine (de 5549 à 75.000 tonnes/an) qui s’insèrent progressivement dans le marché européen et le satureront à terme ; de plus, seules 12% des 1349 indications géographiques européennes sont reconnues et donc protégées par l’accord. Quant à l’accès aux marchés publics canadiens, il passera de 10 à 30% pour les entreprises européennes alors que 90% des marchés publics européens sont déjà ouverts aux entreprises canadiennes : il s’agit d’un déséquilibre inadmissible.

De même, le traité UE-Mercosur va lever près de 92% des taxes sur les produits latino-américains importés au sein de l’UE : en facilitant plus encore que le CETA l’accès à son marché dans des secteurs européens en difficulté, particulièrement en France (bovin, volaille, sucre…), l’Union européenne met en péril notre économie notamment nos éleveurs et agriculteurs. Chaque année, ce sont ainsi 99.000 tonnes de bœufs, 100.000 tonnes de volailles et 180.000 tonnes de sucre qui inonderont notre marché, s’ajoutant aux quotas récemment offerts par l’UE au Canada (CETA) ou encore au Japon (JEFTA). Nos exploitations familiales et à taille humaine seront confrontées à une véritable concurrence déloyale, notamment face aux « usines à viande » latino-américaines dans le secteur bovin.

La propagande du Gouvernement essaie de faire croire que ces quotas sont minimes par rapport aux productions françaises et européennes. Quelle mauvaise foi ! En effet, la consommation de viande en Europe n’augmente plus et la production est suffisante. Ainsi, toute importation supplémentaire au rabais créera une surproduction qui fera encore baisser des prix qui ne permettent déjà pas à nos paysans de vivre décemment de leur travail !

Pire, certaines données mises en avant sont mensongères. Ainsi, le Gouvernement et l’Union européenne prétendent que l’importation supplémentaire de 180.000 tonnes de sucre et 650.000 tonnes d’éthanol ne créera aucun problème. En réalité, ces montants reviennent à doubler les importations actuelles et représentent la production de 7 sucreries européennes, alors même que deux établissements ont déjà fermé en France cette année suite à la politique absurde de fin des quotas sucriers menée par la Commission de Bruxelles.

Par ailleurs, le traité avec le Mercosur est totalement déséquilibré. L’Union européenne a fait le choix de privilégier l’exportation des services dans les Etats du Mercosur, sacrifiant son secteur agricole dont la France est leader. Notre pays se soumet à un accord « européen » qui institutionnalise une concurrence déloyale farouche avec le Mercosur et ne profitera en Europe qu’à l’Allemagne. En effet, bien que 91% des taxes soient levées sur les produits européens exportés dans les pays du Mercosur, les clauses commerciales concernent en priorité l’automobile allemande, les machines industrielles allemandes, et la chimie allemande ! Les quelques avantages en faveur de la France se résument essentiellement à des volets consacrés au domaine pharmaceutique et au secteur viticole, de même qu’au maintien de protections déjà existantes comme des appellations d’origine contrôlée : à l’instar du CETA, il y a fort à parier que toutes nos AOC ne seront pas protégées par l’accord…

Qu’il s’agisse du traité avec le Canada et surtout de celui avec le Mercosur, il est inacceptable d’importer massivement des biens dont les normes de production sont en totale contradiction avec les efforts imposés aux producteurs français en termes d’exigences sociales, sanitaires et environnementales !

Le modèle social et économique que nous offre l’Union européenne repose sur la loi du plus fort, la concurrence sauvage et la précarisation des populations. Est-ce donc cela, le progressisme dont se targue tant Emmanuel Macron ?

Fondamentalement anti-démocratiques, le CETA et l’accord UE-Mercosur menacent notre économie et surtout la santé des consommateurs européens. Ils portent manifestement atteinte à notre environnement et contribuent activement à l’accélération du réchauffement climatique. En réalité, ces traités incarnent l’inverse des promesses affichées par nos dirigeants français et européens : ils renforcent même les menaces globales qui constituent les grands défis du 21ème siècle.

21 06 2019

Quand les GAFAM remplacent l’Etat et la démocratie !

Que l’on vive à Limoges, Buenos Aires ou Jaipur, ne pourrait-on pas penser que des parents iront créer un "compte web" sur un réseau social actuel ou futur pour leur bébé, à peine né (et pourquoi pas avant sa naissance !), avant même de le déclarer à l’Etat civil ?

Alors que les GAFAM concentrent les plus hauts niveaux de sécurité de stockage de leurs données et offrent un portefeuille infini de services, d’applications et bientôt de moyens de paiement souvent gratuits de prime abord, pourquoi ne deviendraient-ils pas naturellement le moyen unifié d’authentification des nouveaux « citoyens du monde » ?

Au final, a quoi servirait l’officier d’Etat civil si Facebook, Google ou toute autre multinationale semblent tout offrir à ses utilisateurs ?

Allons plus loin.

Pourquoi pour une inscription dans un établissement scolaire, une crèche, obtenir le droit de voyager, le fait d’ouvrir un compte bancaire, ces acteurs ne demanderaient pas seulement une signature électronique à juste titre vérifiée par un réseau social plutôt qu’une pièce d’identité émise par un Etat ?

Cédric O, secrétaire d’état chargé du numérique, le dénonçait bien dans son allocution du 28 mai dernier à l’Assemblée Nationale à propos de la future identité numérique : Si la puissance publique ne s’en charge pas ce sont d’autres, notamment les GAFA qui l’imposeront par l’usage. Un moyen également d’éviter, dit-il, la "dérive orwélienne".

Force est de constater pour une fois que le gouvernement semble prendre la mesure des défis que nos démocraties affrontent. Mais que prend-il comme mesures ?

En effet, derrière les apparences séduisantes des promesses des GAFAM se trouve la triste réalité du pillage des données personnelles et de la privatisation de l’identité des citoyens. Au fur et à mesure des avancées techniques et des oligopoles exercés de facto par quelques multinationales, les GAFAM ont pris un contrôle démesuré sur nos vies et veulent maintenant s’attaquer au cœur même de notre démocratie : la citoyenneté et la nationalité.

La stratégie commerciale des GAFAM, sous couvert d'une gratuité apparente et factuelle pour le grand public, est d'être un portefeuille de services dits de back-office. Ces fonctionnalités unitaires deviennent incontournables pour ses clients que sont les grands groupes et les myriades de startup aliénées par ce système dont il est quelque part l'agrégateur et l'émulateur. Engrangeant ainsi des bénéfices énormes, la recherche théorique sur l'IA est ainsi financée pour que ces sociétés aient le monopole absolu de ce nouvel eldorado commercial.

Si les GAFAM contrôlent votre vie, qui contrôlera les GAFAM ? C’est bien le principe même de la démocratie qui est en cause. Bien sûr, les anarchistes avaient alerté quant à l’emprise de l’Etat national sur les libertés individuelles. Mais ces empiétements étaient organisés et garantis par la démocratie, à savoir que le pouvoir exercé par l’Etat était librement consenti par les citoyens réunis en communauté nationale. Quand un gouvernement démocratique outrepasse ou trahit son mandat, il est remplacé par le vote des citoyens mécontents. Quand nous serons mécontents de Facebook, qui remplacera son PDG ? Sûrement pas les citoyens français pris au piège des promesses de la multinationale ! Quand les GAFAM collecteront et contrôleront nos votes électroniques pour un tiers, son client (un Etat, l'UE), quels recours aurons-nous ? Durant la campagne européenne de 2019, nous avons tenté avec notre liste et notamment notre n°2 Stéphanie Gibaud, lanceuse d’alerte dans l’affaire UBS, de sensibiliser l’opinion pour mettre fin à l’impunité des GAFAM qui va de pair avec leur expansion sans limite ! En vain.

Nous pouvons déjà constater l’emprise des GAFAM sur le commerce. Des méta-moteurs comme GOOGLE SHOPPING ou AMAZON vous permettent de faire tous vos achats et d’avoir accès à un large panel d’offres des services… Ils tentent déjà par tous les moyens d’échapper aux règles démocratiques d’imposition et de taxation.

Si vous avez une entreprise qui utilise des services logiciels de MICROSOFT, par exemple, de domiciliation comme REGUS, de réseau social professionnel comme Linked-In, vous vous rendez compte que cette facturation se fait d’ores et déjà à l’étranger, en particulier dans les parasites fiscaux que sont le Luxembourg, l’Irlande et Jersey.

Quand vous payez sur AMAZON avec votre compte Paypal … est-ce vraiment des euros qui sont manipulés ou juste une compensation d’une monnaie immatérielle, innommée, universalisée propriétaire de la plateforme ?

FACEBOOK va lancer sa monnaie, la LIBRA. Fort de ses plus de 2 milliards d’inscrits actifs (35 millions en France, mars 2019), Facebook tente d’usurper le pouvoir central des Etats depuis l’Antiquité : celui de battre monnaie comme garant des relations sociales des personnes soumises à son autorité.

L’alliance du réseau Facebook, des transactions sécurisées que permet sa plateforme et de la connaissance intime des profils des utilisateurs peut être redoutable. Facebook peut s’imposer comme un intermédiaire incontournable des biens et services, avoir des services bancaires entièrement en ligne, avec son IA et une connaissance de votre intimité pour vous "ranker", c’est-à-dire vous classer… pour faire des prêts à la consommation avec une monnaie dans un environnement entièrement clos (opaque même) et extra-étatique, c’est-à-dire potentiellement en dehors de tout Etat de droit.

Les méthodes de prise de pouvoir des GAFAM sur nos vies pour contourner les Etats démocratiques dépassés par les événements sont maintenant claires : il faut enfin y mettre un terme car les GAFAM deviennent tout simplement trop puissants dans les mains d’une oligarchie au sens propre du terme, qui répond non pas aux règles de la démocratie mais du profit des actionnaires et/ou des ambitions des dirigeants/fondateurs/actionnaires.

Les démocraties ont su coopérer entre elles pour réguler, tant bien que mal, la finance, le commerce et imposer des règles communes aux multinationales, par exemple des normes sanitaires. Il est grand temps que la coopération des démocraties s’élargisse à la régulation numérique. L’Etat et les institutions doivent se battre pour réaffirmer leurs prérogatives et leur souveraineté sur la monnaie, l’imposition et la garantie de toutes les libertés de leurs citoyens.

La création de GAFAM européens a été la grande absente du débat des élections européennes ; c’est criminel et irresponsable compte tenu des enjeux sur ce qui constitue l’identité même de l’Europe : la démocratie, les libertés individuelles et nos valeurs humanistes qui doivent dominer les lois du marché.



Nicolas Dupont-Aignan

Le Gouvernement aura attendu que les élections européennes soient passées avant de présenter sa réforme de l’assurance-chômage qui s’attaque aux chômeurs plutôt que de s’attaquer aux causes du chômage, et ce, au mépris de tout accord avec les syndicats.

Les objectifs de la réforme de l’assurance-chômage du Gouvernement cherchent encore à punir les Françaises et les Français qui traversent des difficultés au lieu de résoudre les vrais problèmes, à savoir le chômage lui-même et les fraudeurs qui abusent du système.

Bien sûr, notre système a besoin d’économies et d’incitations à reprendre un travail pour ceux qui le peuvent. C’est d’ailleurs pour cette raison que Debout la France propose le « Travail Universel » à savoir l'obligation que tout bénéficiaire des aides sociales, dont le chômage, consacre 1 jour par semaine à la collectivité.

Cependant, la France compte près de 2.5 millions de chômeurs, dont 990 000 chômeurs de longue durée, pour seulement 200 000 emplois vacants selon la Dares. Autrement dit, si tous les emplois disponibles en France étaient occupés, il resterait 2.3 millions de chômeurs.

Ainsi, il ne faut pas inverser les responsabilités politiques ! La grande majorité des chômeurs subissent une politique économique absurde et ne peuvent pas inventer des emplois qui n’existent pas.

Ce n’est pas en durcissant injustement les critères d’accès aux droits du chômage ni en baissant les indemnités des chômeurs par une révision des modalités de calcul ou encore en instaurant une dégressivité pour les cadres, que les demandeurs d’emploi de bonne foi retrouveront un travail !

De plus, le Gouvernement n’apporte pas de solution efficace à la précarisation progressive du marché du travail. Cette précarisation se traduit notamment par la multiplication des contrats courts alors même que près de 70% des embauches correspondent à des contrats de moins d’un mois. Bien qu’Emmanuel Macron a promis durant sa campagne présidentielle qu’il instaurerait un système de bonus-malus pour pénaliser les entreprises qui ont abusivement recours aux contrats courts, nous pouvons déplorer que le dispositif mis en place à partir de 2020 ne se cantonne qu’à sept secteurs d’activité et qu’il exclue certains domaines parmi les plus concernés comme ceux du bâtiment, de la santé ou encore de l’audiovisuel. Par ailleurs, l’instauration d’une contribution de 10€ par CDD d’usage est symboliquement positive mais ne changera concrètement pas grand chose.

Enfin, si certains dispositifs de formation et d’accompagnement peuvent aller dans le bon sens notamment afin de palier les quelques 200.000 emplois inoccupés et d’adapter les compétences aux métiers nouveaux, ils restent insuffisants face au chômage de masse qui persiste dans notre pays, notamment chez les seniors.

En vérité, cette réforme n’est pas à la hauteur des mutations de notre modèle économique ni des évolutions du marché du travail qui en découlent. Le meilleur moyen de réaliser des économies et de réduire le chômage ne repose ni sur des mesurettes technocratiques ni sur quelques coupes budgétaires, mais bien sur une vision ambitieuse permettant de créer de l’emploi.

Or, le véritable levier de création d’emploi consiste créer de la richesse en menant une politique de relance de la croissance dont voici les axes majeurs proposés par Debout La France :

- Patriotisme économique et concurrence loyale: la France doit se défendre dans la mondialisation et abroger la directive « travailleurs détachés » (qui permet à des centaines de milliers de travailleurs européens low-cost d’occuper 600.000 contrats sur notre sol sans payer les charges sociales françaises).

- Un choc fiscal de bon sens : l’exécutif doit mettre fin au matraquage fiscal des ménages, rétablir la justice fiscale entre les multinationales et les TPE/PME, et accorder des bonus fiscaux aux entreprises qui produisent, investissent et embauchent sur notre territoire.

- Une commande publique au service de l’économie nationale : comme aux États-Unis, l’argent des contribuables doit créer des emplois en France en réservant au moins 50% des commandes publiques aux entreprises produisant dans notre pays.

- Un État stratège : l’État doit protéger ses fleurons nationaux, s’appuyer sur les forces vives du pays pour exporter à l’étranger et développer sur notre sol de grands programmes d’avenir en investissant massivement dans les infrastructures, la recherche, l’innovation et l’industrie.

Nicolas Dupont-Aignan Député de l’Essonne Président de Debout La France

Gerbert Rambaud Avocat au barreau de Lyon et de Paris Délégué national DLF au Progrès social et à la Participation

24 05 2019

APPEL AUX FRANCAIS

Françaises, Français,

Alors que vous êtes appelés à voter, le 26 mai, je veux vous rappeler l’importance de ces élections européennes. J’ai décidé de vous écrire directement pour vous rappeler le sens de mon combat pour la France.

En politique, il y a deux façons d’agir : en conscience et par intérêt. Toute ma vie, j’ai agi en conscience.

Il y a plus de 10 ans j’ai quitté l’UMP, en conscience, sur la question européenne. J’ai refusé, en 2008, que le vote des Français, clair et sans ambigüité, de mai 2005 portant sur la Constitution européenne soit nié par la ratification parlementaire du Traité de Lisbonne. Au-delà du scandale démocratique, cette décision a fixé un système européen qui aggrave les problèmes du pays et les difficultés que chacun de vous ressent, au quotidien. J’ai tiré les conséquences de cette trahison et j’ai créé Debout la République, devenu Debout la France. Cette rupture est toujours d’actualité. J’ai souhaité être candidat pour défendre les intérêts de la France et des Français en Europe. Alors que tous les chefs de parti opportunistes se cachent derrière leur tête de liste, j’ai voulu porter ce projet européen, une nouvelle fois, devant les Français.

Mon projet n’a jamais varié. Je veux remplacer l’Union européenne des technocrates par l’Europe des nations libres et des projets concrets. Je veux remplacer l’Union européenne par l’Europe : notre civilisation géniale et ingénieuse rassemblant des grands peuples et des Etats-nations dont la force cumulée dépasse toutes les autres régions du monde, cette Europe charnelle qui n’est en rien ce monstre froid qui nous étouffe.

Lors de ces élections européennes, nous défendons des principes simples qui peuvent rassembler les Français autour de la France.

Vous rendre le pouvoir

D’abord, je veux rendre le pouvoir aux Français. Une élite corrompue a pris le pouvoir et vend notre pays, notre démocratie, notre patrimoine, nos grands groupes, nos terres agricoles à des intérêts étrangers ou privés pour en retirer les bénéfices et en devenir les salariés. Ceux qui dirigent la France et ceux qui dirigent l’Union européenne partagent les mêmes intérêts. Ce ne sont pas les intérêts de la France et des Français.

Les Français doivent redevenir maîtres de leur destin. Les traités européens qui nous lient doivent être renégociés, toute décision contraire à nos intérêts doit être refusée. Les technocrates qui prétendent incarner l’intérêt général européen doivent être mis à pied et rendre des comptes aux seuls représentants élus des peuples.

Retrouver nos frontières

Nous devons retrouver nos frontières nationales contre l’immigration que nous subissons : une invasion insupportable. Les Français sont inquiets de leur devenir en tant que peuple, le devoir d’un homme d’Etat est d’y répondre. Pour cela, je veux aussi expulser les clandestins et les criminels étrangers, instaurer un délai de carence de 5 ans pour l’accès aux aides sociales des nouveaux arrivants. Mais ces actions ne seront efficaces que si nous déployons une réelle aide au développement pour les pays d’émigration en particulier, les pays africains.

Contre la concurrence déloyale

Je veux mettre un terme à la concurrence déloyale qui mine l’Europe et entretient la discorde entre les peuples européens. L’Union européenne actuelle a ouvert nos marchés à la concurrence déloyale des autres puissances économiques du monde sans aucune contrepartie. Mais l’Union européenne a aussi créé une concurrence insupportable entre les pays européens. Cela concerne les travailleurs détachés, mais aussi de plus en plus de professions libérales notamment médicales qui sont soumises à une concurrence scandaleuse de professionnels médicaux issus d’autres pays européens moins formés et moins expérimentés.

Stop au matraquage fiscal

Je veux rendre l’argent des Français aux Français. Dans la crise économique que vit notre pays et que subissent nos compatriotes, il est inadmissible que la France contribue davantage au budget européen qu’elle ne reçoit. Cet écart inadmissible doit être rendu à nos compatriotes. Les Français étouffent sous le poids des taxes et des impôts, le travail n’est pas récompensé à sa juste valeur, le patrimoine accumulé par des années de travail et d’économies est surtaxé, les retraités qui ont travaillé toute leur vie sont méprisés.

Pour notre civilisation

Alors que nos églises sont attaquées, que les actes christianophobes se multiplient, notre civilisation millénaire est en péril. Nous devons la défendre coute que coute. Nous ne formons pas une génération spontanée, les Français de même que tous les peuples européens sont les héritiers de plusieurs siècles d’histoire. Tout à la fois fille aînée de l'Église et mère de la Révolution, l’histoire de France est une synthèse exceptionnelle. Les racines chrétiennes sont un élément constitutif de l’identité française.

Cet héritage est au service d’une certaine idée de l’homme car la politique est d’abord au service des plus pauvres, des plus petits, des plus faibles. Le pouvoir n’est fécond et porteur d’espoir que s’il est soumis à l’exigence de justice qui domine tout car « l'épée de Damoclès restera suspendue tant que, dans la société, chaque homme ne trouvera pas sa place, sa part et sa dignité ».

Une Europe ambitieuse au service des peuples

La France et l’Europe doivent porter une grande ambition au service des peuples. Les eurocrates qui dirigent l’Union européenne sont enfermés dans une vision étriquée de l’Europe limitée à un ensemble de normes. L’Europe que nous voulons doit être porteuse d’un idéal, celui de la coopération des nations et de l’amitié entre les peuples, réunis autour de projets concrets dans le domaine industriel, universitaire, de l’espace, de la santé, de la recherche. L’Europe doit nous permettre de réaliser ensemble de grands projets à vocation mondiale, l’Europe doit nous permettre d’être les premiers au monde.

Ces quelques phrases du général de Gaulle résument notre volonté : « L’Europe ça sert à quoi ? Ça doit servir à ne pas se laisser dominer ni par les Américains, ni par les Russes. A six, nous devrions pouvoir arriver à faire aussi bien que chacun des deux super-grands. Et si la France s’arrange pour être la première des Six, ce qui est à notre portée, elle pourra manier ce levier d’Archimède. Elle pourra entrainer les autres. L’Europe, c’est le moyen pour la France de redevenir ce qu’elle a cessé d’être depuis Waterloo : la première au monde. »

Françaises, Français, le choix de dimanche 26 mai est crucial. Choisissez des candidats honnêtes et droits qui vous défendront, jour après jour, face aux puissances néfastes qui veulent que la France et les Français disparaissent. Votez pour la liste « le courage de défendre les Français » dont j’ai l’honneur d’être à la tête, au service de la France et des Français.



Nicolas Dupont-Aignan Député de l’Essonne Président de Debout La France

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22 05 2019

« Gloire aux pays où l’on parle, honte aux pays où l’on se tait »

La campagne européenne s’achève. Depuis des mois avec mes amis de Debout la France et des formations politiques amies, nous sommes les rares à respecter les Français en parlant vraiment d’Europe.

Dès le 23 septembre 2018, nous avons publié notre manifeste qui prend à bras-le-corps les problèmes du continent et propose de vraies solutions pour rendre aux Nations leur liberté, c’est-à-dire leur démocratie, tout en préparant de vraies coopérations pour affronter la Chine et les Etats-Unis.

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