Le Blog de Nicolas Dupont-Aignan - Blog NDA

16 03 2020

Face à la crise sanitaire, le Gouvernement doit agir vite et fort

Le gouvernement a désormais pleinement conscience de la gravité de l’épidémie de Covid19. Hélas, des mesures de confinement drastiques vont devoir être imposées aux Français faute d’avoir pris au bon moment les décisions nécessaires. Néanmoins, le temps n’est plus aux regrets mais à la mobilisation totale contre l’épidémie.

Les sacrifices douloureux que feront les Français ne doivent pas être vains. Le confinement est sans doute indispensable mais ne sera efficace que s’il est complété par les mesures que nous proposons pour protéger notre peuple et limiter les conséquences pour la France. Aussi j’implore le gouvernement d’écouter nos propositions qui s’inspirent des pays qui ont réussi à limiter la propagation de l’épidémie comme Taïwan, Hong Kong et Singapour.

Lors des échanges des partis politiques organisé aujourd’hui par Edouard Philippe à 15h30, je proposerai des mesures précises :

   - Contrôler nos frontières, mesure adoptée par l’essentiel de nos partenaires.
   - Systématiser les tests de dépistage, ce qui a permis à la Corée du Sud de baisser drastiquement le taux de mortalité du virus.
   - Distribuer massivement les masques, en priorité pour nos personnels hospitaliers mais aussi la médecine de ville et les soignants libéraux laissés trop longtemps à l’écart. Ces masques doivent aussi être distribués aux professionnels de secours, de sécurité et de transports, puis devront être généralisés à la population. 
   - Pour produire ces masques, convertir des usines textiles de la même manière que le groupe LVMH convertit ses usines pour produire du gel hydro alcoolique.
   - Mobiliser l’armée si le gouvernement rencontre des problèmes de distribution du matériel de soin.
   - Attribuer de nouveaux moyens pour notre hôpital public, mais aussi les cliniques. Assurer en particulier la disponibilité de lits de réanimation et la production de respirateurs comme le fait l’Allemagne.
   - Produire par les organismes agréés (Pharmacie Centrale des Armées et Agence Générale des Equipements et Produits de Santé) des médicaments vitaux qui sont hélas importés.

Le gouvernement doit ensuite prendre les mesures économiques et sociales pour éviter l’effondrement de notre économie et la précarité de nos compatriotes.

De bonnes mesures ont été prises sur la couverture du chômage technique et partiel ainsi que le report de certaines charges. Debout la France propose également de :

   Garantir que notre pays pourra assurer la sécurité alimentaire et matérielle de la population, y compris en limitant dès maintenant certaines exportations alimentaires.
   Pour tous les indépendants, verser une indemnisation forfaitaire journalière sans paperasserie inutile. Un geste devrait être imposé aux bailleurs pour imposer une baisse provisoire des loyers commerciaux.
   Sanctuariser l’épargne des Français contre tout risque de défaillance bancaire.
   Exiger de la Banque Centrale Européenne qu’elle mette à disposition toutes les liquidités nécessaires à la trésorerie des entreprises et au financement des plans de sauvetage de l’Etat.



J’espère de tout cœur que le Gouvernement écoutera enfin nos recommandations et s’inspirera des bons exemples étrangers.

Notre pays dispose des ressources et de toutes les compétences pour faire face et vaincre rapidement l’épidémie.

Nicolas Dupont-Aignan

12 03 2020

Coronavirus : ma réaction à l’allocution d’Emmanuel Macron

Afin de limiter la propagation du Coronavirus dans notre pays, le Président de la République vient d’annoncer plusieurs mesures parmi lesquelles la fermeture des écoles et universités. Si cette dernière mesure était indispensable, elle ne suffira toutefois pas à endiguer l’épidémie sans moyens concrets pour protéger nos soignants (notamment des masques), généraliser les tests de dépistage, ou encore contrôler nos frontières.

En effet, le Président de la République n’a apporté aucune réponse concrète aux personnels de santé dévoués sur le terrain qui n’ont toujours pas les équipements nécessaires pour se protéger, en particulier les professionnels libéraux, pourtant en première ligne. Alors qu’il était d’un milliard d’unités en 2011, le stock d’Etat de masques chirurgicaux est de 87 millions aujourd’hui. Quant au stock de masques FFP2, il est inexistant alors que nous disposions de 700 millions de masques en 2011 ! Quand nos soignants seront-ils équipés pour d’une part pouvoir se protéger, et d’autre part éviter de contaminer leurs patients ?

Ensuite, Emmanuel Macron n’a absolument pas évoqué l’élargissement des tests de dépistage pour la population. Pourtant, la Corée du Sud et l’Allemagne ont démontré à quel point une telle politique était efficace pour les pays qui n’avaient pas contrôlé leurs frontières dès le début de l’épidémie.

Enfin, le Chef d’Etat n’a pas apporté de réponse précise face au manque de moyens dans notre hôpital public, en particulier concernant la disponibilité de lits de réanimation si jamais les cas graves se multipliaient. L’exemple tragique de nos amis italiens montre qu’il faut se préparer au pire pour protéger au mieux les Françaises et les Français. D’autant plus qu’aucune mesure préventive n’a été annoncée pour anticiper des éventuelles ruptures d’approvisionnement de matériels et médicaments produits en Chine ou ailleurs en Asie.

A terme, j’espère que nous tirerons les enseignements de cette crise sanitaire, à commencer par la nécessité de reconstruire l’hôpital public français, de disposer de stocks stratégiques de masques FFP2 et autres matériels de protection indispensables, et de relocaliser nos productions stratégiques et vitales, à l’instar des principes actifs des médicaments utilisés.

Ce soir, je souhaite apporter mon plus sincère soutien à nos personnels soignants qui sont et seront dans les prochaines semaines en première ligne. Je continuerai à réclamer les mesures qui s’imposent pour faire face à l’épidémie. L’union nationale, oui, mais avec des actes concrets et efficaces… La situation est trop grave pour se satisfaire de belles paroles et demi-mesures.

Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La France, Député de l’Essonne.

08 03 2020

Journée internationale des droits des femmes

Debout la France propose des mesures concrètes pour l’égalité femmes/hommes

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25 02 2020

Préserverons notre dissuasion nucléaire, bouclier de l’indépendance de la France !

Prononçant un discours consacré à l’environnement stratégique de la France et à la dissuasion nucléaire, le jeudi 7 février dernier à l’Ecole militaire, Emmanuel Macron entendait fixer sa vision politique dans le domaine, régalien par excellence, de la défense nationale. De la part du chef de l’Etat, conduisant la politique étrangère d’une puissance nucléaire disposant d’un siège de membre permanent au Conseil de sécurité des nations unies, chef de ses armées aujourd’hui engagées face au terrorisme djihadiste au Sahel comme au Levant, l’on aurait espéré hauteur de vue, clarté et détermination. Las, il n’en a rien été.

Au fil d’une litanie de poncifs stratégiques, nous apprenions sans surprise excessive que le monde était incertain, la compétition stratégique entre puissances vive et la mondialisation déstabilisatrice. M. Macron a surtout saisi l’occasion de réaffirmer le caractère vital à ses yeux d’une « culture stratégique européenne » qui reste, de son propre aveu, à construire. Le spectacle vingt fois donné de l’incapacité des Européens à partager une vision stratégique de leur environnement, nourrissant le pénible feuilleton de « l’Europe de la défense », n’a pas dissuadé le Président Macron d’ajouter avec témérité sa pierre à l’absence d’édifice.

Appelant de ses vœux une autonomie stratégique européenne qui bute depuis des décennies sur le manque d’intérêt des autres Etats membres, le Président de la République n’a pas craint la répétition. M. Macron a d’ailleurs lui-même rappelé - comme pour conjurer le triste destin que la cruelle réalité réserve à son initiative - qu’en 1999, au Conseil européen de Cologne, les gouvernements de l’Union avaient déjà solennellement affirmé leur volonté de se doter des moyens de faire face collectivement aux menaces stratégiques auxquelles l’Europe est confrontée. Ces déclarations, comme on le sait, n’avaient été suivies d’aucun effet.

Ces paresseuses impasses, exposées une énième fois et semblant à peine convaincre M. Macron lui-même, ne sont pas seulement source de lassitude pour qui s’intéresse à la défense de la France et entend lui faire jouer dans le monde un rôle qui soit digne de son rang. Dans la mesure où elles engagent le sort de la force de dissuasion nucléaire, elles constituent surtout une illusion dangereuse et, partant, une grave faute pour celui dont notre constitution fait le garant de l’indépendance nationale. M. Macron, en effet, a jugé bon de proposer aux Etats européens qui le souhaiteraient d’ouvrir un « dialogue stratégique » sur le rôle de la dissuasion nucléaire française. Ces Etats seraient même invités à participer aux exercices extrêmement sensibles conduits par nos forces stratégiques qui assurent la crédibilité de notre dissuasion.

Après l’échec de M. Sarkozy à construire une véritable « Europe de la défense » dans l’élan d’un retour servile dans le commandement intégré de l’OTAN, après les vains efforts de M. Hollande pour faire « primer le pacte de sécurité sur le pacte de stabilité », nul doute que les initiatives actuelles se briseront également sur le mur du désintérêt opposé par les autres grands Etats européens, au premier rang desquels l’Allemagne. Mais d’ici là, quelles concessions dangereuses pour l’indépendance stratégique du pays ne consentirons-nous pas dans le fol espoir d’entraîner derrière nous nos partenaires réticents ? Les appels récents, au plus haut niveau de l’Etat allemand, à aliéner notre dissuasion et la mettant sous le contrôle de l’Union européenne ou de l’OTAN, ce qui condamnerait irrémédiablement notre autonomie stratégique, ne constituent-ils pas des avertissements suffisamment clairs ? Ce « dialogue stratégique » avec nos partenaires européens portant sur la dissuasion française ne prépare-t-il pas le terrain pour suggérer ultérieurement l’idée d’un partage de son fardeau financier, et in fine de son contrôle ? A quoi, sinon, servirait-il alors que, comme le rappelle M. Macron lui-même, la force de dissuasion française contribue par sa seule existence à la sécurité de l’Europe, à condition qu’elle soit crédible c’est-à-dire à la main d’une autorité unique et non d’un comité multinational ? Les ambitions affichées sont donc dangereuses si elles ont quelque substance, ou vaines si elles en sont dépourvues ; dans tous les cas elles sont coupables.

Les bonnes intentions ne font pas une politique étrangère et, a fortiori, une stratégie de défense nationale cohérente. Prisonnier de son mantra européen comme un investisseur ayant tout misé sur une valeur spéculative en chute libre, M. Macron double aujourd’hui la mise à crédit et en pure perte. Les combinaisons savantes par lesquelles on cherche à dissimuler l’impossibilité à s’entendre derrière des formules contournées, art stérile dans lequel les artisans de la construction européenne son passés maîtres, doit impérativement s’arrêter au seuil des questions touchant à la défense du pays. La force de dissuasion nucléaire, construite depuis 1958 grâce à un effort national majeur et durable, sous la conduite de l’Etat et avec l’accord intime de la nation, constitue aujourd’hui le recours ultime de la France et le bouclier de son indépendance. Legs de l’action du général de Gaulle, c’est grâce à elle que la notre pays peut aujourd’hui parler d’une voix forte à la superpuissance d’hier comme à celle de demain. Fermement maintenue par l’effort d’investissement de l’Etat, servie par l’excellence de nos armées, elle fait l’objet d’un précieux consensus national. Puisse-t-elle être maintenue par celui qui en a la charge, suprême mais temporaire, au-dessus des jeux partisans et des « partages européens » où l’on perd sa capacité à agir seul au bénéfice d’une impuissance collective.

Car « l’épée est l’axe du monde et la grandeur ne se divise pas. »

Nicolas Dupont-Aignan Député de l’Essonne Président de Debout La France

22 02 2020

Plus c’est gros, plus ça passe ? Les 10 mensonges du gouvernement sur les retraites

1. Selon E. Philippe, « Tout le monde sera gagnant » avec sa réforme alors qu’en réalité, l’essentiel des retraités seront perdants !



Au 20H de TF1 du 11 décembre 2019, Edouard Philippe a promis que « tout le monde » serait gagnant avec sa réforme de retraite, ce qui est arithmétiquement impossible.



En effet, si le nombre de retraités augmente mais que la part de richesse nationale (PIB) consacrée aux retraites n’augmente pas, il est impossible de donner plus à certaines sans retirer des droits à d’autres.



Or, d’après le gouvernement lui-même, le rapport entre le nombre d’actifs et les retraités entre 2019 et 2050 va passer d’environ 1.7 à 1.3, soit une hausse des retraités par rapport aux actifs de 23%.



En revanche, la part du PIB consacrée aux retraites va baisser de 14% en 2020 à 12.9% en 2050



Aussi, pour maintenir le pouvoir d’achat des retraités, il faudrait sur les 30 prochaines années que la hausse du PIB particulièrement dynamique, entre 1,5% et 1,8% par an.



En réalité, la réforme organise la paupérisation des retraités.



C’est d’ailleurs pour cette raison que le gouvernement supprime la prise en compte des 25 meilleures années dans le privé et des six derniers mois dans le public. Ce système permettait de valoriser les pensions de retraite à la hausse en écartant les périodes difficiles ou précaires. En prenant en compte toute la carrière, y compris les mauvaises périodes, la pension va automatiquement chuter !



Ainsi, les pensions vont baisser en moyenne de 10 à 20% selon les professions et les carrières pour un départ à la retraite avant 64 ans. En effet, le gouvernement utilise la nouvelle notion d’âge pivot pour embrouiller les Français.



En créant « l’âge pivot », le gouvernement va imposer un malus à ceux qui partent entre 62 et 64 ans. La retraite réelle des Français baissera car une majorité de séniors a déjà du mal à garder un emploi jusqu’à 62 ans !



L’âge pivot est d’ailleurs la raison pour laquelle même les syndicats « réformistes » comme la CFDT ont appelé à la grève car le coup porté au pouvoir d’achat des retraités est énorme !



2. Un régime universel ? Non, un régime spécial pour les plus hauts revenus !



Le gouvernement prétend fusionner les 42 régimes pour en créer un seul régime universel En vérité : E. Macron crée un régime pour les très hauts revenus qui alimenteront les fonds de pension privés, en particulier américains.



La réforme diminue de 60% le seuil maximum de revenus soumis aux cotisations retraites. Autrement dit, les salaires supérieurs à 120 000 euros ne paieront plus 28.12% de cotisation mais une simple contribution de 2.81% au-dessus de ce plafond.



Les 300 000 plus hauts revenus ne contribueront donc pas comme les autres Français, soit une perte de recettes 3 milliards d’euros de cotisation par an pour le régime général. Et après, le gouvernement prétend réduire le déficit ?



Les plus hauts revenus pourront donc se tourner vers des fonds de pension, bien plus rentables pour ceux qui ont les moyens financiers pour optimiser leurs placements.



Comme par hasard, la loi PACTE du 22 mai 2019 a autorisé les fonds de pension étrangers, en particulier le fonds américain BlackRock, à gérer l’épargne par capitalisation en France.



Le patron de BlackRock a d’ailleurs déclaré que cette réforme constituait « une amélioration du système d’épargne retraite volontaire ». Pourquoi un patron américain intervient-il dans le débat français s’il n’y a un intérêt pour lui ?



En réalité, après la suppression sans condition de l’ISF ou la baisse de « flat tax » sur la finance, Emmanuel Macron a créé un régime spécial pour les plus favorisés !



3. Un régime plus simple à comprendre ? Non, une énième usine à gaz !



Depuis deux ans, le projet du gouvernement est cacophonique, affirmant tout et son contraire.



En août 2019, Emmanuel Macron avait indiqué qu’il souhaitait "un accord sur la durée de cotisation, plutôt qu'un accord sur l'âge" pour finalement soutenir la création d’un « âge pivot » à 64 ans.



Finalement, cet « âge pivot » est devenu un « âge d’équilibre »…



Lors de la présentation de la réforme le mercredi 11 décembre 2019, Edouard Philippe annonce la fin des régime spéciaux…le lendemain, les policiers obtiennent de vagues promesses sur le maintien de leur départ précoce en retraite, bien compréhensible du fait de la dangerosité de leur métier !



En réalité, le gouvernement a promis l’égalité entre tous les Français mais ne cesse de recréer des exceptions toutes plus compliquées les unes que les autres, pour avoir l’air de céder sur la forme mais en mettant des clauses techniques pour ne pas financer ces droits.

DLF a toujours soutenu un projet de réforme des retraites clair et transparent. Il faut que chaque Français ait les mêmes droits, notamment en reconnaissant la pénibilité. Ainsi tous les métiers difficiles (ouvriers, policiers, personnels soignants, vrais cheminots, BTP, pompiers, militaires, etc.) auront les mêmes avantages basés sur des faits objectifs.

4. Le jeu de dupe sur les 62 ans pour partir à la retraite.



Dans son programme présidentiel, E. Macron avait promis de maintenir l’âge de départ à la retraite à 62 ans.



Il prétend maintenir la possibilité de partir à 62 ans mais c’est un mensonge par rapport à ses engagements car la pension de retraite diminuera drastiquement d’au moins 10% (avec un âge d’équilibre de 64 ans, soit 5% par an). Qui peut prétendre que l’âge de départ n’est pas changé si le prix à payer est 10% de sa pension ?



La création d’un « âge d’équilibre » signifie en réalité un allongement du temps de travail qui pourra s’aggraver au fil du temps dans le dos des Français.



Ainsi, les « cas-type » présentés par le gouvernement dans son étude d’impact sur la loi sur la réforme des retraites sont TOUS basés sur un âge d’équilibre de 65 ans ! Selon Libération, l’âge d’équilibre pour les jeunes nés en 1990 sera même de 67 ans.



5. L’arnaque de la retraite minimum de 1000€ pour tous, en particulier pour les carrières au SMIC, les agriculteurs ou les « carrières heurtées »



Selon les simulations du gouvernement communiquées dans le rapport Delevoye et l’étude d’impact, le système actuel est parfois meilleur pour les personnes ayant effectué leur carrière en étant salariées au SMIC.



Ainsi pour les générations nées entre 1975 et 1989, la pension de retraite pour un départ avant 65 ans est meilleure dans le système actuel !



Pour les personnes nées entre 1990 et 2003, le système est meilleur jusqu’à un départ à 64 ans.



Avec la réforme, la retraite à 64 ans en 2044 d’une personne au SMIC sera aussi de… 1065€ ! Il n’y a donc strictement aucun progrès social pour les personnes modestes.



En revanche, le système actuel garantit pour les smicards qui partent à 62 ans une retraite de 926€ euros en 2020, contre 881€ pour la réforme Macron à partir de 2042.



Les pensions vont donc diminuer pour les revenus supérieurs au SMIC entre 10 et 20% sans augmenter pour les plus modestes, qui devront au contraire travailler deux ans de plus jusqu’à 64 ans pour obtenir 1000€.



DLF propose au contraire de garantir un minimum de pension de 1000€ pour une personne qui a travaillé jusqu’à 62 ans.



Le gouvernement joue beaucoup sur sa promesse de garantir 1000€ pour tous les Français qui ont eu « une carrière complète ». Les Français sont naturellement solidaires des agriculteurs et des femmes par exemple, qui ont souvent des retraites indignes par rapport à leur contribution réelle à notre société.



D’une part, il faut bien comprendre ce que signifie une « carrière complète ». D’après le rapport Delevoye, il s’agit au moins de travailler jusqu’à 64 ans, mais certaines simulations communiquées par le gouvernement indiquent même des carrières de 66 ans pour les femmes à temps partiel.



Par ailleurs, il existe déjà un revenu minimum garanti aux retraités, l’Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées (ASPA).



Or, avec l’inflation, l’ASPA atteindra déjà les 1000€ entre 2025 et 2026, soit exactement l’année d’application de cette promesse d’Emmanuel Macron. Une belle arnaque de pure communication !



6. Réduire les injustices envers les femmes ? L’hypocrisie du gouvernement !



Les pensions des femmes sont aujourd’hui 42% inférieures à celles des hommes, une injustice intolérable car cela ne reflète pas la contribution réelle des Françaises à la richesse nationale, elles qui assument l’essentiel des tâches familiales au détriment de leur carrière professionnelle.



De nombreuses femmes travaillent aussi auprès de leur conjoint sans disposer de revenus équivalents à leur travail (conjointes d’artisans, de commerçants, d’agriculteurs, etc.).



Or, la première cause de cette différence est la moindre rémunération des femmes, de l’ordre de 23.7% pour l’ensemble des carrières, y compris avec les écarts de temps de travail – écarts qui correspondent néanmoins très souvent à des obligations familiales pour le ménage.



Le Gouvernement prend-il des mesures contre ces écarts ? Non. 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 1,7% d'inflation (2021-2017) 803 € 833 € 868 € 903 € 918 € 934 € 950 € 966 € 982 € 999 € 1 016 € 2% d'inflation (2021-2017) 803 € 833 € 868 € 903 € 921 € 939 € 958 € 977 € 997 € 1 017 € 1 037 € Trajectoire naturel de l'ASPA

Le Gouvernement va-t-il reconnaître le travail des conjointes d’artisans, commerçants, agriculteurs ? Non.

L’autre cause des faibles retraites des femmes est la difficulté à atteindre une carrière complète pour les mêmes raisons, ce qui pénalise d’autant plus leur pension.



Le système actuel tente de limiter cette difficulté en accordant 8 trimestres à chaque femme par enfant, ce qui permet de rattraper les carrières incomplètes.



Or, le gouvernement supprime ces 8 trimestres par enfant ainsi que le bonus de 10% de pension offerts à partir du 3ème enfant pour le remplacer par un simple bonus de 5% par enfant et 2% supplémentaire à partir du 3ème enfant.



Il prévoit que 2.5% seront d’emblée attribués aux femmes et que les 2.5% restant seront au choix du ménage, attribués à la femme ou l’homme. Or, comme les salaires des hommes restent de fait plus élevés faut d’action du gouvernement, les familles seront incitées à attribuer ces bonus aux hommes. Au final les pensions des femmes ne s’amélioreront pas. Pire, en cas de divorce, elles seront spoliées.



Au final, l’Institut de Protection Sociale a calculé que les femmes seraient bel et bien perdantes, avec une baisse de pension de -9% pour les femmes avec 1 enfant et -20% avec trois enfants.



7. Le gouvernement poursuit la destruction de la politique familiale française qui devrait au contraire garantir le financement des retraites !



Alors que la natalité est une clé du financement du système des retraites, puisque les jeunes générations actives financent les retraites de ceux qui ont travaillé auparavant, et ainsi de suite, le gouvernement poursuit la destruction de la politique familiale française qui avait permis à notre pays d’être le rare pays occidental à garder un taux de natalité autour de 2 enfants par femme.



Comme vu au point précédent, l’Institut de Protection Sociale a calculé que les mères d’un enfant perdraient 9% de pension, 15% pour deux enfants, 20% pour trois enfants et ainsi de suite.



8. La fausse garantie du point par les partenaires sociaux.



Edouard Philippe tente d’amadouer les syndicats en leur confiant la responsabilité de la valeur du point, c’est-à-dire le niveau des pensions de retraite.



Or, tous les syndicats ont compris qu’ils ne contrôleraient rien mais serviraient de boucsémissaires si les retraites devaient baisser.



En effet, si le gouvernement décide de baisser les ressources des retraites –par exemple, en élargissant les avantages pour les plus hauts revenus comme il vient de le faire- ou en menant une politique économique stupide qui crée du chômage et baisse les ressources des retraites, les partenaires sociaux seront contraints de baisser le point même s’ils ne le veulent pas !



C’est d’ailleurs exactement ce qu’il s’est passé en Suède après la crise économique de 2008. Le point a été baissé deux fois car le gouvernement n’attribuait pas les ressources financières nécessaires pour maintenir le pouvoir d’achat des retraités. En 2010, les pensions ont baissé d’un seul coup de 6% et en 2014 de 2%.



Pire encore, ce sera le Parlement qui aura de toute façon le dernier mot, les partenaires sociaux ne seront donc là que pour le symbole.



9. Le gouvernement manipule la gravité du déficit



Le 21 novembre 2019, le Conseil d’Orientation des Retraites a publié une étude estimant le déficit des retraites entre 8 et 16 milliards d’euros en 2025.



Bien sûr, ce chiffre cherche à faire peur aux Français, mais il faut le remettre en perspective car le versement total des retraites est aujourd’hui de 320 milliards d’euros et sera de 350 milliards en 2025.



Surtout, ce déficit pourrait tout à fait être comblé par une meilleure gestion du système des retraites avec des ressources dont le gouvernement ne parle jamais :



- Les 10 à 15 milliards de fraude à la Sécurité sociale par an, en particulier les fausses pensions de retraite. Le travail du magistrat Charles Prats puis du rapport parlementaire de Nathalie Goulet ont identifié des milliers de faux retraités qui touchent des pensions à l’étranger ainsi que 1.8 millions de fausses cartes vitales.



- Des économies sur l’ASPA versée aux étrangers qui n’ont jamais cotisé un seul centime en France s’ils vivent sur le territoire depuis 10 ans ! Un étranger de 65 ans qui n’a jamais travaillé en France peut toucher autant qu’un travailleur français pauvre !



- Le paiement des cotisations par les travailleurs détachés étrangers ou leur remplacement par des travailleurs français (900 millions d’euros)



Par ailleurs, le système des retraites avait anticipé les difficultés démographiques de la France qui expliquent ce déficit en prévoyant des réserves financières qui se montent à 137 milliards d’euros en 2019.



C’était une anticipation de bon sens ! Bien sûr, il faut utiliser cet argent avec sagesse et ne pas financer des cadeaux irresponsables avec, mais ces réserves doivent cependant servir à équilibrer le système !



Enfin, à partir de 2024, le gouvernement disposera d’une ressource fiscale de 24 milliards d’euros par an.



En effet depuis 1995, les contribuables paient la CRDS (0.5% des revenus) et une part de CSG qui sont reversées à la CADES (la caisse d’Amortissement de la dette sociale), un organisme créé pour amortir la dette sociale accumulée depuis trente ans.



En 2024, cette dette sociale sera remboursée. Les recettes de la CADES seront donc à disposition. Une partie doit revenir aux Français par des baisses d’impôts mais pourquoi ne pas utiliser une partie de la somme pour équilibrer aussi le régime des retraites ?



10. Le gouvernement ne parle jamais de la création d’emplois et de richesse qui sont pourtant les clés du financement des retraites!



Depuis 30 ans, les gouvernements ont affaibli l’économie et installé le chômage de masse. Ils sont responsables de la destruction de richesse qui affaibli notre système social et accuse les Français de leurs propres incompétences.



Le gouvernement continue d’ignorer que la réindustrialisation de notre pays est le seul moyen de sortir de la crise permanente. C’est d’autant plus absurde que la réforme des retraites vise le long-terme, période qui permettrait d’organiser la valorisation du « fabriqué en France ».



500 000 emplois industriels ont été détruits en dix ans en France contrairement à d’autres pays industriels comme l’Allemagne, la Suisse, le Japon, la Corée qui ont su défendre l’industrie. Or chaque emploi industriel induit la création de 1.5 à 3 emplois grâce à la richesse produite.



Ces 500 000 emplois industriels représentent à eux seuls au moins 5 milliards d’euros de cotisation retraite par an. Il est possible de faire revenir ces emplois et d’en créer de nouveaux grâce à une vraie politique favorisant le « fabriqué en France ».



Quant aux emplois induits, ils représenteraient 7 à 10 milliards d’euros de cotisations.

18 02 2020

Islamisme : avec Emmanuel Macron, une « reconquête républicaine » en trompe l’oeil !

En déplacement à Mulhouse, le Président de la République a présenté un « plan de lutte » contre le « séparatisme islamiste », dont certaines mesures comme la fin des « imams détachés » envoyés par d’autres pays et la suppression des ELCO vont dans le bon sens. Toutefois, par clientélisme, naïveté ou incompétence, le plan de lutte d’Emmanuel Macron est loin d’être à la hauteur : nous avons attendu presque trois ans pour des mesurettes, alors que notre pays est en guerre contre l’islamisme ! Derrière l’autosatisfecit du Président et ses belles promesses se cache en réalité la démission de l’Etat.

Debout La France a toujours considéré que chaque Française et chaque Français est libre dans notre pays de pratiquer la religion de son choix dans le strict respect des lois de la République, comme le font la majorité des Français musulmans.

Mais laisser prospérer le communautarisme, c’est faire le jeu de l’islamisme et du séparatisme vis-à-vis de la République. Dans notre pays, l’Islam politique est devenu un véritable patriotisme de substitution, une idéologie contraire aux valeurs de notre République comme l’a récemment démontrée l’affaire Mila. Un sondage Ifop pour la Fondation Jean Jaurès en septembre 2019 doit nous alarmer sur l’inquiétante avancée de l’islamisme dans notre société. En effet, 27% des Français musulmans considèrent que la loi islamique (charia) doit primer sur les lois de la République.

Dans certains territoires, le séparatisme a déjà gagné en violant nos principes républicains de liberté d’expression, d’égalité entre les femmes et les hommes, de fraternité par-delà les religions, de laïcité... Cette conquête islamiste s’opère souvent avec la complicité d’élus islamo-gauchistes ou islamo-centristes, de même qu’avec le soutien d’associations et lieux de culte sous l’influence de puissances étrangères.

La ville de Mulhouse est l’exemple même de l’avancée du communautarisme séparatiste, puisque le Qatar y a financé pour 14 millions d’euros la construction d’une « mosquée cathédrale », An-Nour, qui sera en réalité un véritable « village islamique » avec en plus d’une des plus grandes mosquées de France (4000m² au sol), son propre centre commercial, son groupe scolaire, sa morgue, sa piscine, ses espaces coiffure et fitness… un « centre de vie » au mode de vie « communautaire islamique », qui marque en réalité un véritable séparatisme avec le mode de vie « à la Française » ou « à l’européenne ».

Les militants de l’Islam politique menacent de nous diviser en communautarisant la nation française. A l’instar des cultes catholique et israélite dans le passé, l’Islam doit se plier aux lois de la République et l’Etat doit cesser d’être faible face au communautarisme et à l’islamisme qui en découlent. C’est pourquoi Debout La France demande :

- 1/ L’éducation comme priorité : rétablir l’autorité dans les établissements scolaires et privilégier les fondamentaux notamment linguistiques, contrôler avec fermeté les écoles hors contrat et les familles des quartiers qui font le choix de déscolariser leur enfant afin de l’instruire à domicile, s’assurer que la suppression des ELCO au profit des EILL assure dans les faits un véritable contrôle des enseignants et de leurs programmes afin que cette annonce ne soit pas un simple changement de statut, etc.

- 2/ La fermeté face aux islamistes : l’expulsion systématique des fichés S étrangers, l’isolement en prison des islamistes condamnés, le refus du rapatriement des djihadistes sur notre sol et la déchéance de nationalité pour les binationaux ayant participé à une entreprise terroriste.

- 3/ L’interdiction de la « prédication subversive », en particulier le salafisme, comme l’a proposé Nathalie Kosciuszko-Morizet à l’Assemblée nationale durant la précédente législature. Une telle loi permettrait de fermer les mosquées islamistes et associations radicales sous couvert d’activités sportives, culturelles, religieuses...

- 4/ L’interdiction des financements étrangers des lieux de culte : la « transparence » et le « contrôle » promis par Emmanuel Macron ne garantiront en aucun cas d’empêcher l’influence prosélytiste de puissances étrangères.

- 5/ La fermeture des 200 mosquées dans laquelle est prêchée la haine, et l’obligation d’un « serment de fidélité des imams à la France et à la République », reconnaissant notamment la liberté d’expression, l’apostasie, l’égalité entre les femmes et les hommes, la tolérance envers les minorités sexuelles, mais aussi refusant les financements étrangers des lieux de cultes.

- 6/ Le renforcement du renseignement territorial afin d’adapter l’action de l’Etat aux problématiques des différents quartiers.

- 7/ L’interdiction du port du voile islamique dans les services publics, hôpitaux, universités et entreprises. Il est porteur d’un prosélytisme communautariste et symbole de la soumission de la femme.

- 8/ L’obligation de signer un « serment de laïcité » à tous les fonctionnaires et employés des services publics.

- 9/ Le contrôle strict de l’immigration pour renforcer la cohésion nationale : contrôle des frontières nationales, limitation du regroupement familial, durcissement des critères de l’asile pour accueillir les vrais réfugiés, expulsion systématique des déboutés du droit d’asile et des clandestins, etc.

Le cancer islamiste veut tuer notre civilisation. Ne tolérons plus l’intolérance. Face aux adeptes et alliés de l’Islam politique, face à la démission de l’Etat, choisirons-nous la voie de la soumission obscurantiste ou de la reconquête de notre liberté républicaine ? Les mots ne suffisent plus, il faut des actes forts.




Nicolas Dupont-Aignan, Député de l’Essonne, Président de Debout La France.

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