Le Blog de Nicolas Dupont-Aignan - Blog NDA

01 02 2020

Brexit, le retour de la démocratie en Europe

Il aura fallu attendre plus d’un quart de siècle pour qu’un Etat-membre, le Royaume-Uni, ait le courage d’imposer enfin la volonté de son peuple à l’Union Européenne.

En 1992, aucun eurocrate, aucun éditorialiste, aucun dirigeant n’avait trouvé à redire que les Français adoptent le traité de Maastricht par référendum à une courte majorité (51.04%). En revanche, dès que les peuples se sont rendu compte que l’Union Européenne ne remplissait aucune de ses promesses, et défigurait l’idée de coopération européenne, l’oligarchie a trouvé tous les prétextes possibles pour bafouer les référendums des Français, des Hollandais, des Irlandais et même le résultat des élections nationales grecques ou italiennes quand leur résultat ne plaisait pas à Bruxelles !

Enfin, est arrivé le référendum britannique. La nation de naissance de la démocratie moderne, berceau des libertés individuelles, ne pouvait tolérer les atteintes de plus en plus autoritaires à sa souveraineté. Face à l’hystérie collective qui s’est emparée des élites européistes promptes à prédire toutes les catastrophes possibles, le Royaume-Uni a répondu avec son éternel flegme, calme et humour. Intimidations, menaces, manœuvres parlementaires, obstructions diverses et variées, tout a été fait avant puis après le vote pour confisquer le vote britannique comme on avait confisqué le vote français en 2005. Mais les Anglais ont tenu parce qu’ils croient avant toute autre chose, à la démocratie et à leur identité nationale, deux idées sœurs que l’Union Européenne bafoue chaque jour davantage.

Le courage de Boris Johnson n’a pas été de se fier au peuple britannique. Il savait qu’il lui donnerait raison, ce qui explique pourquoi les opposants au Brexit craignaient de telles élections anticipées ! Son véritable courage a été d’affronter l’oligarchie européenne et ses relais à la chambre des Communes ! Ainsi, il n’a fallu que quelques semaines pour résoudre les pseudo-blocages de l’accord de sortie qui n’existaient que dans l’imagination des anti-Brexit !

Si les dirigeants avaient tenu compte des volontés et des votes des peuples depuis 25 ans, le Brexit n’aurait sans doute jamais eu lieu. Hélas, la meilleure preuve objective du fanatisme bureaucratique de l’Union Européenne et des gouvernements français successifs est ce mépris systématique de la démocratie et des conséquences réelles de leurs politiques folles –immigration, chômage, inégalités sociales, déclassement technologique…

Une fois ce diagnostic posé, quelles leçons tirer du Brexit pour l’avenir de la France et de l’Europe ? Tout d’abord, il n’y a rien à espérer des dirigeants qui ont construit et défendu l’UE. L’essentiel des parlementaires britanniques qui étaient contre le Brexit ont refusé d’appliquer le vote du peuple, comme ce fut le cas des parlementaires français en 2007. Le seul moyen de redonner sa liberté à la France et de changer complétement la construction européenne, c’est de gagner les élections pour remplacer les incapables qui nous gouvernent. Deuxièmement, la France n’est pas le Royaume-Uni et les Français ne sont pas des Anglais. Notre pays entretient avec la construction européenne un lien particulier, fondé sur l’espoir que l’Europe permette à la France de travailler en paix avec ses voisins et de rayonner dans un monde multipolaire. Le scepticisme constant que le peuple britannique a toujours affiché pour l’Europe, de Churchill à Boris Johnson, en passant par Margaret Thatcher, n’a rien à voir avec la volonté de notre peuple.

Aussi, je n’ai jamais compris pourquoi ceux qui, condamnant les européistes qui imposent leur idéologie aux peuples, souhaitent bizarrement imposer aux Français un « Frexit » dont ils ne veulent pas davantage. Le Général de Gaulle lui-même avait montré la voie à suivre. Membre fondateur, la France a le poids nécessaire pour remettre l’Europe sur de bons rails, à savoir une coopération de nations libres, qui maitrisent leurs frontières, leurs lois et leur budget. Sans la France, l’Union Européenne n’existe plus et ce faisant, si la France veut changer l’Europe, l’Europe changera.

Enfin, il faut maintenir les meilleures relations possibles avec nos amis britanniques. Des dizaines de milliers d’emplois français dépendent du commerce avec nos voisins, tout comme le sort de nos pêcheurs. Je me réjouis de voir que le ton du gouvernement est devenu plus conciliant à mesure que le Brexit était inévitable. On sait déjà que la coopération militaire entre nos deux pays demeurera. A titre de symbole, un réacteur de recherche sur le nucléaire du futur, un projet de coopération européenne qui était au point mort depuis des années vient tout juste de reprendre du service… Preuve s’il en fallait que la fin de l’Union européenne sera bel et bien le renouveau de l’Europe !

En tant que Président de Debout la France, je suis particulièrement fier de m’être battu pendant plus de dix ans avec mon ami Nigel Farage, qui a montré la voie du référendum. Puis aux dernières élections européennes, c’est avec la même fierté que nous nous sommes alliés avec les Tories de Boris Johnson. Je ne leur souhaite pas seulement bonne chance, car le choix de la démocratie ne doit rien au hasard. Je leur dis merci, merci pour la démocratie et à bientôt, pour l’Europe, la vraie.

30 01 2020

Le Coronavirus s’étend mais le Gouvernement attend !

Le 30 janvier 2020,

Debout La France tient à assurer son entière confiance en nos autorités sanitaires et son total soutien aux personnels de santé. Toutefois, nous émettons des doutes quant à la légèreté de l’action et de la communication du Gouvernement pour limiter la propagation du Coronavirus en France.

Dès lundi 27 janvier, Debout La France demandait au Ministère de la Santé la mise en œuvre d'un plan de précaution comme dans plusieurs autres pays du monde, en vain. Depuis, l’épidémie de Coronavirus s’est développée de manière exponentielle, notamment en Asie : en une semaine, les foyers épidémiques virulents se sont multipliés, le nombre de cas déclarés a explosé de 555 à plus de 7700 et les décès sont malheureusement passés de 17 à 170 !

Alors que la Chine confine des dizaines de millions d’habitants et que de plus en plus de pays adoptent des mesures de précaution drastiques, le Gouvernement français mène une politique d’affiches d’information dans les aéroports et se vante de la seule présence d’une équipe médicale à Roissy. Ces dispositions sont-elles à la hauteur des enjeux ? Même British Airways vient d’annoncer la suspension de ses vols avec la Chine.

Face à l’accélération de la propagation du Coronavirus (taux de reproduction de 1,9) et à son agressivité (taux de mortalité de 2,39%) reconnues par la communauté scientifique internationale (CDC, OMS, etc.), Debout La France demande au Gouvernement de prendre six mesures de bon sens :

1/Contrôle thermique dans les avions. Par exemple en Russie et en Turquie, les passagers venant de Chine sont contrôlés dès l’atterrissage à bord de l’avion par du personnel médical équipé de caméras thermiques, avant même l’arrivée aux douanes. La Ministre de la Santé estime cette mesure inefficace car certaines personnes peuvent être asymptomatiques ou bien avoir fait baisser leur température par une prise de médicament. Mais ce contrôle constitue une précaution minimale pour détecter la majorité des personnes atteintes de fièvre !

2/ Obligation de compléter un formulaire de traçabilité pour toute entrée sur le territoire. Par mesure de précaution, il est indispensable de connaitre les zones dans lesquelles les voyageurs arrivant en France ont transité au cours des 14 derniers jours. Comme lorsqu’on se rend aux Etats-Unis par exemple, ce formulaire devrait être rempli dans l’avion pour tous les vols arrivant sur le territoire français et pas seulement ceux provenant de Chine et du Sud-est asiatique.

3/ Suspension des vols en provenance des zones à haut risque de contagion en Chine, à l’exception du rapatriement des Français qui le souhaitent et du retour dans leur pays des personnes de nationalité chinoise.

4/ Confinement de précaution à domicile pendant 14 jours correspondant à la période d’incubation, avec arrêt maladie pour tous les voyageurs en provenance des zones à haut risque de contagion en Chine.

5/ Rétablissement des contrôles aux frontières nationales. Le dogme de la « libre circulation » ne doit pas mettre la population française en danger !

6/ Relance de la production nationale des principes actifs des médicaments dont beaucoup sont délocalisés en Chine, pour ne pas dépendre de la production chinoise en cas d’explosion de l’épidémie.

A Debout La France, nous regrettons qu’aucune de ces dispositions de bon sens n’ait jusqu’alors été prise par le Gouvernement. Ces mesures de précaution élémentaires adoptées dans plusieurs pays, en plus d’une communication régulière et transparente de la part du Ministère de la Santé, permettront de prévenir les risques d’une épidémie dans notre pays, de rassurer nos compatriotes et d’éviter toute psychose inutile, qui surchargerait notamment nos urgences déjà saturées.

Nicolas Dupont-Aignan Président de Debout La France Député de l’Essonne

24 01 2020

Accord de libre-échange UE-Vietnam : Nouvelle Commission, nouvelles trahisons !

La nouvelle Commission Européenne d’Ursula Van Der Leyen et Emmanuel Macron nous l’avait promis. Finie la politique commerciale européenne dissimulée dans l’ombre des cabinets de Bruxelles… les citoyens pourraient participer, les traités commerciaux seraient fondés sur le progrès social avec la reconnaissance de nos normes, nos droits sociaux et nos exigences écologiques.

Mais chassez le naturel et le voilà qui revient toujours au galop ! Dans le silence le plus total en dehors de Debout la France, l’ancienne Commission Juncker avait ouvert des négociations de libre-échange avec la République du Vietnam, dictature communiste.

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21 01 2020

Agression d’un bus de pèlerins : stop à l’impunité des violences contre les Catholiques !

Dimanche dernier, un groupe d’individus armés et cagoulés a pris d’assaut un car où une cinquantaine de personnes innocentes, dont des enfants, s’étaient installés pour un pèlerinage en Mayenne.

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18 01 2020

"Fin de l’égalité républicaine !"

"Le nouveau bac se met en place dans les lycées. C’est la fin de l’égalité républicaine. Courage aux élèves de première qui vont passer leurs premières épreuves lundi."

http://www.debout-la-france.fr/actualite/nicolas-dupont-aignan-fin-de-legalite-republicaine

14 01 2020

L’hôpital public s’effondre mais Emmanuel Macron regarde ailleurs

Debout La France apporte son soutien aux 1000 médecins qui menacent de démissionner de leurs fonctions administratives pour alerter le Gouvernement sur l’effondrement de l’hôpital public.

Depuis plus de 10 mois, des centaines de services d’urgence sont « en grève » sur tout le territoire pour dénoncer l’absence de moyens afin d’assurer leur mission. Je tiens à saluer leur conscience professionnelle car malgré leur situation de grève, les médecins et soignants ont continué à prendre en charge les patients. Je déplore que le Gouvernement ait méprisé leurs revendications pour ne proposer en septembre 2019 qu’un maigre plan d’aide de 250 millions d’euros par an sur trois années. Les mesurettes évoquées par Mme Buzyn, dont certaines étaient nécessaires, sont malheureusement loin d’être à la hauteur du défi car elles ne règlent pas les véritables causes de la dégradation de nos hôpitaux publics.

En 2000, l’OMS reconnaissait que la France « offrait les meilleurs soins de santé généraux » ! De meilleur système de santé au monde, la France n’a cessé de dégringoler dans les classements.

Partout en France, de plus en plus de services d’urgences sont débordés notamment car le système de soins de proximité a été gravement affaibli par les Gouvernements successifs ! Ainsi, 95 hôpitaux de proximité ont été fermés entre 2013 et 2017, soit 7% des établissements, conduisant à ce que 6% des Français habitent à plus de 30 minutes d’un service d’urgences. C’est indigne d’un pays comme le nôtre. A cela s’ajoutent des objectifs d’économies toujours plus drastiques et un mode de gouvernance technocratique des hôpitaux beaucoup trop déconnecté des réalités, qui dégradent les conditions de travail des professionnels, réduisent le nombre d’effectifs, diminuent le nombre de lits (perte de 69.000 en 15 ans !), augmentent le temps d’attente des patients, privilégient la rentabilité quotidienne à l’impératif d’intérêt général…

Preuve que le Gouvernement ne cherche pas à solutionner cette crise inédite, le budget 2020 de la Sécurité sociale prévoit que les hôpitaux pourtant majoritairement en difficulté financière (six sur dix !) devront encore faire 800 millions d’euros d’économies ! De même, la médecine de ville libérale a été sacrifiée puisque le nombre de généralistes en exercice a baissé de 8,5% depuis 2007 et l’Ordre des médecins anticipe une chute de 25% d’ici 2030 !

L’effondrement de l’hôpital public et de la médecine de proximité s’accélèrent alors même que la population française croît tant par sa natalité que par l’immigration massive ! Et ce, dans un contexte de vieillissement de la population.

Au regard des enjeux, il y a donc urgence à sauver l’hôpital public. C’est pourquoi Debout la France propose un plan d’ensemble qui permette de régler le problème d’accès aux soins tout en investissant dans la médecine de proximité :

- Assumer une hausse de l'Objectif National des Dépenses d'Assurance Maladie (ONDAM), actuellement de 2,5%, jusqu’à 3% par an afin d’accorder à la France les moyens financiers d’assurer un système de soins en rapport avec sa démographie. Nous devons d’urgence mettre fin aux économies imposées aux hôpitaux, revaloriser les salaires des médecins et aides soignants tout en garantissant un nombre suffisant de lits dans nos infrastructures. Notre système de santé, tout en maitrisant ses finances, doit remplir sa mission de service public en sortant enfin de la seule logique de rentabilité suivie par l’actuel Gouvernement ! - Le coût de cette hausse sera assuré par des économies réalisées sur d’autres dépenses : train de vie de l’Etat, immigration, contribution à l’Union Européenne, lutte contre les fraudes dont le montant pourrait s’élever à un minimum de 14 milliards d’euros selon le pré-rapport parlementaire Goulet/Grandjean. - Ouvrir des hôpitaux de proximité et surtout plus de 1000 maisons de santé dans les zones sous-dotées en couverture médicale. - Sortir de la tarification à l’acte dans les hôpitaux. - Revaloriser les consultations des généralistes et inciter fiscalement ces derniers à s’installer dans les déserts médicaux. - Créer une 5ème branche de la sécurité sociale en charge de la Dépendance pour mettre en œuvre les moyens spécifiques d’accueil et de maintien à domicile de nos ainés. - Supprimer l’Aide Médicale d’Etat et encadrer sévèrement l’ouverture de la CMU aux étrangers résidants en France pour stopper les abus et les incitations à l’immigration.

L’effondrement de l’hôpital public n’est pas une fatalité, il est aggravé par la politique d’Emmanuel Macron. Le redressement de notre système de santé ne pourra être réalisé qu’avec du volontarisme politique.

Nicolas Dupont-Aignan Député de l’Essonne Président de Debout La France

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