Le Blog de Nicolas Dupont-Aignan - Blog NDA

24 05 2019

APPEL AUX FRANCAIS

Françaises, Français,

Alors que vous êtes appelés à voter, le 26 mai, je veux vous rappeler l’importance de ces élections européennes. J’ai décidé de vous écrire directement pour vous rappeler le sens de mon combat pour la France.

En politique, il y a deux façons d’agir : en conscience et par intérêt. Toute ma vie, j’ai agi en conscience.

Il y a plus de 10 ans j’ai quitté l’UMP, en conscience, sur la question européenne. J’ai refusé, en 2008, que le vote des Français, clair et sans ambigüité, de mai 2005 portant sur la Constitution européenne soit nié par la ratification parlementaire du Traité de Lisbonne. Au-delà du scandale démocratique, cette décision a fixé un système européen qui aggrave les problèmes du pays et les difficultés que chacun de vous ressent, au quotidien. J’ai tiré les conséquences de cette trahison et j’ai créé Debout la République, devenu Debout la France. Cette rupture est toujours d’actualité. J’ai souhaité être candidat pour défendre les intérêts de la France et des Français en Europe. Alors que tous les chefs de parti opportunistes se cachent derrière leur tête de liste, j’ai voulu porter ce projet européen, une nouvelle fois, devant les Français.

Mon projet n’a jamais varié. Je veux remplacer l’Union européenne des technocrates par l’Europe des nations libres et des projets concrets. Je veux remplacer l’Union européenne par l’Europe : notre civilisation géniale et ingénieuse rassemblant des grands peuples et des Etats-nations dont la force cumulée dépasse toutes les autres régions du monde, cette Europe charnelle qui n’est en rien ce monstre froid qui nous étouffe.

Lors de ces élections européennes, nous défendons des principes simples qui peuvent rassembler les Français autour de la France.

Vous rendre le pouvoir

D’abord, je veux rendre le pouvoir aux Français. Une élite corrompue a pris le pouvoir et vend notre pays, notre démocratie, notre patrimoine, nos grands groupes, nos terres agricoles à des intérêts étrangers ou privés pour en retirer les bénéfices et en devenir les salariés. Ceux qui dirigent la France et ceux qui dirigent l’Union européenne partagent les mêmes intérêts. Ce ne sont pas les intérêts de la France et des Français.

Les Français doivent redevenir maîtres de leur destin. Les traités européens qui nous lient doivent être renégociés, toute décision contraire à nos intérêts doit être refusée. Les technocrates qui prétendent incarner l’intérêt général européen doivent être mis à pied et rendre des comptes aux seuls représentants élus des peuples.

Retrouver nos frontières

Nous devons retrouver nos frontières nationales contre l’immigration que nous subissons : une invasion insupportable. Les Français sont inquiets de leur devenir en tant que peuple, le devoir d’un homme d’Etat est d’y répondre. Pour cela, je veux aussi expulser les clandestins et les criminels étrangers, instaurer un délai de carence de 5 ans pour l’accès aux aides sociales des nouveaux arrivants. Mais ces actions ne seront efficaces que si nous déployons une réelle aide au développement pour les pays d’émigration en particulier, les pays africains.

Contre la concurrence déloyale

Je veux mettre un terme à la concurrence déloyale qui mine l’Europe et entretient la discorde entre les peuples européens. L’Union européenne actuelle a ouvert nos marchés à la concurrence déloyale des autres puissances économiques du monde sans aucune contrepartie. Mais l’Union européenne a aussi créé une concurrence insupportable entre les pays européens. Cela concerne les travailleurs détachés, mais aussi de plus en plus de professions libérales notamment médicales qui sont soumises à une concurrence scandaleuse de professionnels médicaux issus d’autres pays européens moins formés et moins expérimentés.

Stop au matraquage fiscal

Je veux rendre l’argent des Français aux Français. Dans la crise économique que vit notre pays et que subissent nos compatriotes, il est inadmissible que la France contribue davantage au budget européen qu’elle ne reçoit. Cet écart inadmissible doit être rendu à nos compatriotes. Les Français étouffent sous le poids des taxes et des impôts, le travail n’est pas récompensé à sa juste valeur, le patrimoine accumulé par des années de travail et d’économies est surtaxé, les retraités qui ont travaillé toute leur vie sont méprisés.

Pour notre civilisation

Alors que nos églises sont attaquées, que les actes christianophobes se multiplient, notre civilisation millénaire est en péril. Nous devons la défendre coute que coute. Nous ne formons pas une génération spontanée, les Français de même que tous les peuples européens sont les héritiers de plusieurs siècles d’histoire. Tout à la fois fille aînée de l'Église et mère de la Révolution, l’histoire de France est une synthèse exceptionnelle. Les racines chrétiennes sont un élément constitutif de l’identité française.

Cet héritage est au service d’une certaine idée de l’homme car la politique est d’abord au service des plus pauvres, des plus petits, des plus faibles. Le pouvoir n’est fécond et porteur d’espoir que s’il est soumis à l’exigence de justice qui domine tout car « l'épée de Damoclès restera suspendue tant que, dans la société, chaque homme ne trouvera pas sa place, sa part et sa dignité ».

Une Europe ambitieuse au service des peuples

La France et l’Europe doivent porter une grande ambition au service des peuples. Les eurocrates qui dirigent l’Union européenne sont enfermés dans une vision étriquée de l’Europe limitée à un ensemble de normes. L’Europe que nous voulons doit être porteuse d’un idéal, celui de la coopération des nations et de l’amitié entre les peuples, réunis autour de projets concrets dans le domaine industriel, universitaire, de l’espace, de la santé, de la recherche. L’Europe doit nous permettre de réaliser ensemble de grands projets à vocation mondiale, l’Europe doit nous permettre d’être les premiers au monde.

Ces quelques phrases du général de Gaulle résument notre volonté : « L’Europe ça sert à quoi ? Ça doit servir à ne pas se laisser dominer ni par les Américains, ni par les Russes. A six, nous devrions pouvoir arriver à faire aussi bien que chacun des deux super-grands. Et si la France s’arrange pour être la première des Six, ce qui est à notre portée, elle pourra manier ce levier d’Archimède. Elle pourra entrainer les autres. L’Europe, c’est le moyen pour la France de redevenir ce qu’elle a cessé d’être depuis Waterloo : la première au monde. »

Françaises, Français, le choix de dimanche 26 mai est crucial. Choisissez des candidats honnêtes et droits qui vous défendront, jour après jour, face aux puissances néfastes qui veulent que la France et les Français disparaissent. Votez pour la liste « le courage de défendre les Français » dont j’ai l’honneur d’être à la tête, au service de la France et des Français.



Nicolas Dupont-Aignan Député de l’Essonne Président de Debout La France

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22 05 2019

« Gloire aux pays où l’on parle, honte aux pays où l’on se tait »

La campagne européenne s’achève. Depuis des mois avec mes amis de Debout la France et des formations politiques amies, nous sommes les rares à respecter les Français en parlant vraiment d’Europe.

Dès le 23 septembre 2018, nous avons publié notre manifeste qui prend à bras-le-corps les problèmes du continent et propose de vraies solutions pour rendre aux Nations leur liberté, c’est-à-dire leur démocratie, tout en préparant de vraies coopérations pour affronter la Chine et les Etats-Unis.

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Le 9 mai 1950, Robert Schuman, alors ministre des Affaires étrangères, propose la création d’une organisation chargée de mettre en commun les productions française et allemande de charbon et d’acier. Cette déclaration est considérée comme l’acte fondateur de la construction européenne. En 1985, lors du Conseil européen de Milan, les dirigeants de la CEE font du 9 mai la Journée de l’Europe. Dans tous les pays membres, les citoyens sont appelés à fêter l’organisation et découvrir ses institutions et ses symboles.

L’Union européenne est tellement populaire que tout le monde se fiche de la Journée de l’Europe. Certes, chaque 9 mai, quelques militants fédéralistes font de la propagande dans les écoles et les médias mondialistes diffusent des documentaires dignes des heures les plus sombres de l’URSS. Mais les peuples, eux, s’intéressent à cette Journée à peu près autant qu’à la pensée politique de Stéphane Guillon. Totalement exclus de la construction européenne, pourquoi la fêteraient-ils ? Ils en sont même les victimes. C’est particulièrement vrai pour les Français.

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08 05 2019

Remplaçons l’Europe oligarchique par celle des nations libres.

L’Union européenne nous protégerait de la guerre. Les européistes le proclament sans cesse. Est-ce si sûr aujourd’hui, alors que nous commémorons la capitulation de l’Allemagne nazie ?



Il est vrai que les Pères fondateurs de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) avaient vécu les deux conflits mondiaux et étaient donc à juste titre obsédés par la paix. En liant les économies et en normalisant les relations entre ses membres, la CECA croyait répondre à ce désir impérieux. Au reste, face à la menace soviétique, il est certain que l’OTAN était un rempart bien plus crédible que l’armée luxembourgeoise. D’ailleurs, dès 1954, la soumission de certains gouvernements continentaux aux Etats-Unis se manifestait sans fard dans le projet de Communauté européenne de défense (CED). Notre parlement l’avait fort heureusement rejeté. Et si les chars russes n’ont jamais déferlé sur Paris, c’est moins grâce aux belles paroles de certains idéalistes héritiers des Munichois que, en plus des missiles américains, à la force atomique créée par le général de Gaulle. Militairement, hormis la France et la Grande-Bretagne, aucune nation européenne ne s’est donnée les moyens de répondre aux périls du dehors. C’est toujours le cas. L’une des raisons jamais évoquée de l’excellente santé des finances allemandes, c’est que Berlin consacre seulement 1,3% de son PIB à sa défense contre 1,8% pour Paris. Pour lutter contre le terrorisme islamique en Afrique, nos soldats sont bien seuls. Pour leur sécurité, plutôt qu’à eux-mêmes, nos « partenaires » préfèrent s’en remettre à Washington.



Mais il n’y a pas que l’ennemi extérieur qui inquiète. Il y a également le fonctionnement de l’UE. En privant, traité après traité, les nations qui la composent du droit de disposer d’elles-mêmes, elle est à l’origine de crises économique, démocratique et culturelle.



Les élargissements successifs ont fait le lit d’une concurrence déloyale entre nations pourvues de modèles sociaux-économiques trop différents. Les pays les plus développés, à l’instar du nôtre, financent via les subventions de Bruxelles l’industrie et l’agriculture des autres. Le dumping social est généralisé. En interdisant aux Etats d’investir dans leur économie, l’Union européenne livre ses grands groupes aux OPA du monde entier. Nous ouvrons nos portes à toutes les importations tandis que les autres taxent fortement tout ce que nous exportons. Voilà le triste idéal des européistes : faire de l’Europe un hypermarché. A leurs yeux, les peuples sont des consommateurs avant d’être des citoyens.



Le traité de Maastricht a fait primer le droit communautaire sur les droits nationaux. Il a en outre doté l’UE d’institutions qui, renforcées par le traité de Lisbonne, réduisent les chefs de gouvernement au statut de gouverneurs et les parlements à celui de chambres d’enregistrement. La souveraineté est passée des nations à Bruxelles. Cette dérive, les peuples français et hollandais ont tenté de la stopper en 2005. On sait la suite… La conception que la technocratie européenne et ses supplétifs se font de la démocratie est la suivante : soit sous souscrivez à nos desseins, soit nous vous les imposons. Le pouvoir national est devenu impuissant. Le moindre projet de loi nécessite d’obtenir l’aval de Bruxelles en amont.



Enfin, l’UE ne sait pas qui elle est. Il faut se souvenir qu’en 2005, les rédacteurs du projet de constitution avaient refusé d’évoquer nos racines chrétiennes dans le préambule de ce texte imbitable. Le processus d’adhésion de la Turquie se poursuit. Depuis 2015, la gestion lamentable des vagues migratoires venues d’Afrique et du Moyen-Orient montre l’incapacité de Bruxelles à protéger nos frontières. Derrière celles-ci, il y a des cultures anciennes et fragiles que l’immigration met au supplice. Tandis que l’islamisme croît partout en Europe, nos élites préfèrent nier ce phénomène quand elles n’accusent pas d’une façon orwellienne ceux qui osent le dénoncer d’en être responsables. Notre modèle républicain souffre des attaques conjuguées d’immigrés désireux d’imposer leurs mœurs et de belles âmes habitées par une pathologique haine de soi.



En niant le sentiment national, en suivant servilement la feuille de route mondialiste, en imposant une immigration de masse, l’UE produit de terribles tensions dans chaque pays. Plutôt que de s’amender, l’oligarchie au pouvoir jette l’anathème sur les « populistes » suspects de trop écouter ce que leur disent leurs concitoyens. La prison bruxelloise risque d’imploser sous la pression des Européens qui n’en peuvent plus d’être traités de la sorte.



L’Europe actuelle nous mène au désastre. Elle doit rendre le pouvoir qu’elle a volé aux peuples. Pour que la France soit à nouveau prospère et souveraine, je propose notamment :



La suppression de la directive sur les travailleurs détachés et de ramener contre contribution au budget européen à son montant de 2002, c’est-à-dire 2 milliards d’euros contre 11 aujourd’hui.



La réforme de la Commission en un simple secrétariat général et la sujétion de la BCE et de la CJUE aux Etats membres.



Le rétablissement des frontières nationales et le renvoi de tous les demandeurs d’asile déboutés.



Ainsi, nous allons remplacer l’Europe oligarchique par celle des nations libres. Chacune de ces dernières pourra s’associer à d’autres pour mener de grands projets industriels ou technologiques. C’est cette Europe-là, légère et pragmatique, que je veux rebâtir avec les Français et les 23 partis alliés de Debout la France. L’occasion est historique. Il faut la saisir le 26 mai. Recouvrons enfin l’espoir d’une France florissante et apaisée dans une Europe juste et raisonnable.

30 04 2019

L’urgence du protectionnisme européen

Le 11 avril 2019, le Premier ministre chinois Li Keqiang et son homologue croate Andrej Plenkovicont ont lancé la construction de la pile principale du pont de Peljesac en Croatie.

En juin 2017, la Commission européenne avait alloué 357 millions d’euros pour ce projet, soit 85 % du coût total (environ 420 millions d’euros). Rappelons que ce financement ne tombe pas du ciel : il provient de la contribution nette des nations européennes au deuxième rang desquelles figure la France dont le solde net vis-à-vis de l’UE est négatif de 70 milliards d’euros sur la période 2008-2017.

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Inculte et mégalomane. Car comment pourrait-on autrement qualifier un président de la République qui traite l’incendie d’une merveille du monde comme Notre Dame de Paris comme une occasion de bâtir une nouvelle cathédrale à la place de l’ancienne et ainsi de laisser sa marque dans l’histoire ?

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