Tout d’abord, pour ceux qui s’inquiètent, rassurez-vous, je ne suis téléguidé par personne. Si j’ai pris la décision aussi difficile de me porter candidat, ce n’est pas pour servir d’alibi à ceux qui font fausse route. Ma détermination est totale. Pour autant, j’ai besoin d’aide. Il faut obtenir les 500 parrainages des Maires pour avoir le droit de se présenter. Il faut aussi commencer à recueillir les moyens financiers indispensables à une campagne. Je n’y réussirai que si j’ai l’opinion avec moi d’où la nécessité de pouvoir tout simplement exprimer les idées républicaines et expliquer mon projet politique devant les Français.

Pour ceux qui s’étonnent de ma défense des services publics, je veux leur rappeler que ce n’est pas parce qu’un service public est parfois mal géré qu’il faut obligatoirement en remettre en cause l’existence. Tout le monde ou presque s’accorde sur ce constat de bon sens, jusqu’aux conservateurs britanniques dont le nouveau chef fait du retour des services publics son principal cheval de bataille. Pour garantir l’unité de la République, nous avons besoin de services publics performants. C’est pourquoi, je souhaite les maintenir, ce qui implique dans mon esprit de les réformer. Il va de soi que le laxisme qui a souvent présidé à leur gestion n’est pas tenable. Le triste exemple de la SNCM en témoigne. Les ultra-libéraux et les conservateurs d’acquis sociaux exorbitants marchent de fait main dans la main. Mon projet présidentiel proposera d’ici quelques mois un vrai plan pour la rénovation des services publics français. Nous aurons là aussi l’occasion d’en reparler.

A ceux qui m’accusent de xénophobie, je souhaite simplement rappeler la phrase de Charles de Gaulle : « Le patriotisme c’est aimer son pays. Le nationalisme c’est détester celui des autres ». Peut-on s’ouvrir aux autres en se niant soi-même ? Non, bien sûr ! Au delà, être Français, ce n’est pas être citoyen de n’importe quel pays ! En France, la Nation et son bras armé, la République, ont clairement une dimension universaliste dont je suis très fier. Ainsi, si la France renonce à être elle-même, nous y perdrons tous les Français mais aussi les citoyens des autres pays. Voulons-nous un monde uniforme, uniquement composé de consommateurs, qui ne manquera pas d’aboutir à la résurgence des tribus, des nationalismes et de sordides conflits. Il faut trouver un juste équilibre entre l’excès du nationalisme et l’excès d’un cosmopolitisme dangereusement uniformisateur. Si je suis candidat, notamment, c’est pour rappeler qu’aucun redressement n’aura lieu dans notre pays si les Français ne redécouvrent pas ce qui les rassemble, ne retrouvent pas un minimum de confiance en eux et de fierté collective et ne se projettent pas dans une vision à long terme pour eux-mêmes et leurs enfants.

Je ne suis pas étonné de voir beaucoup d’internautes qui ne se sentaient plus représentés par les partis politiques et qui avaient pris l’habitude de voter blanc, me soutenir et je l’espère un jour me rejoindre. En effet, ce sont les millions de Français qui ne se reconnaissent plus dans le jeu stérile des partis qui pourront, dans les faits, changer les choses.

Souvenons-nous du 29 mai. Contrairement à ce qui a été dit ou écrit, le NON n’était pas plus de gauche que de droite. C’était le réveil d’un peuple voulant retrouver la maîtrise de son destin. Mon objectif est de donner un sens, une perspective, à ce NON, sans oublier bien sûr que beaucoup de Français qui ont voté OUI, cédant à la culpabilisation permanente des élites, savent au fond d’eux-mêmes qu’il faut inventer une autre voie, pour construire une Europe solide et respectueuse des peuples.

Si les internautes veulent en savoir plus, je leur recommande la lecture de deux discours que j’ai récemment prononcés et qui, je pense, traduisent le mieux ma pensée : celui du 15 octobre prononcé à la Maison de la Chimie à Paris et celui du 10 septembre, lors des universités d’été de Debout la République à Dourdan.

Je tenterai de répondre individuellement à ceux qui me laisseront leur adresse e-mail. Qu’ils soient indulgents, car il y a tout à faire et nous devons en priorité rassembler toujours plus pour avoir la possibilité d’être candidat en 2007.

Prenant deux jours de repos, je ne serai pas présent sur mon blog avant lundi. Il faut aussi un moment savoir s’arrêter pour recharger ses batteries. Merci de le comprendre et bon week-end à tous !