Pour Jules (n°14), la chasse aux sorcières est réelle dans notre pays. J’en suis aussi une victime. Pour preuve, je n’arrive toujours pas à faire publier une tribune sur les leçons de la crise des banlieues. Croyez bien que cela n’est pas facile pour moi, car au moment où les faits nous donnent totalement raison, nous avons énormément de mal à pouvoir parler aux Français. Pour autant, la vérité finit toujours par triompher à condition bien sûr que l’on soit capable de s’organiser. C’est pourquoi, j’invite tous ceux qui me soutiennent à rejoindre DLR ou à s’inscrire dans les comités de soutien qui seront lancés ces prochaines semaines.

Je réponds par la même occasion à La Hire (n°46), Mon programme sera publié progressivement au cours des 6 prochains mois. Qu’il ne s’inquiète pas, je sais très bien où je veux aller. Il serait inutile et même dangereux de dévoiler toutes nos propositions 18 mois avant l’élection.

Pour Mr Leclerc (n°47), certaines de vos propositions vont dans le bon sens. Là aussi dans les prochains mois, je publierai mon plan pour contenir l’immigration. Autant je crois indispensable de suspendre le regroupement familial, autant je ne crois pas nécessaire d’abolir le droit du sol car cela ne résoudrait rien, à l’exception bien sûr des départements d’Outre-Mer qui vivent une situation particulière.

Pour répondre aussi à Stéph (n°35), dans un cahier de DLR intitulé « Donnez la parole au peuple » vous trouverez mes propositions sur la décentralisation. La décentralisation est un fait. Il faut simplement mieux l’organiser, et davantage la simplifier. En revanche, ne comptez pas sur moi pour laisser s’installer comme aujourd’hui des féodalités régionales aussi coûteuses qu’inefficaces.

Quant aux langues et cultures régionales, soyons clairs. Elles ne menacent en rien l’unité de la République, à la seule condition que l’on évite d’imposer leur enseignement aux élèves comme cela se fait dans la pratique malheureusement en Corse.

Pour Q’importe (n°17), ou Ecologie (n°18), là aussi j’ai fait des propositions concrètes sur l’énergie et l’environnement, que vous trouverez dans un livret de Debout la République publié dans une indifférence générale il y a déjà 2 ans !

Pour répondre au n°32, il est vrai qu’il est scandaleux de supprimer les avantages du plan d’épargne-logement au moment où l’on réduit les impôts pour les hauts revenus. Une fois de plus, ce qui manque au Gouvernement, c’est la cohérence. Il n’est jamais bon d’agir dans la précipitation. Or, obnubilé par les menaces de Bruxelles sur le déficit budgétaire, Bercy incite le Gouvernement à prendre des mesures dans tous les sens qui font perdre la lisibilité à son action.

Enfin, beaucoup de témoignages d’internautes s’interrogent sur mon positionnement politique et la « concurrence » avec Philipe de Villiers. Je voudrais sur ce point être clair, notamment pour Aurélien (n°25) ou FD (n°36). J’ai partagé avec Philippe de Villiers le combat pour le NON au référendum. Pour autant, nous avons des différences notamment sur le plan intérieur. Sans les surestimer, il ne faut pas les nier. Mais, au-delà de ces questions de fond, la stratégie politique retenue par P. de Villiers constitue, je le crois, une erreur et je ne peux aujourd’hui en être solidaire.

En effet, je ne crois pas un instant qu’il soit souhaitable de courir après l’électorat du Front National en lui servant le même discours que Le Pen. Les électeurs préfèreront toujours l’original à la copie. Cela ne veut pas dire bien sûr que je rejette, comme le fait bêtement la droite classique, tous ceux qui s’abandonnent à l’extrémisme. Je crois simplement que le succès de Jean-Marie Le Pen n’est pas dû à ses bons mots, mais à l’incapacité des Républicains de proposer un projet solide, sérieux, sans tabous, qui aille enfin à la racine des problèmes du pays.

Je suis justement candidat car ni P. de Villiers ni N. Sarkozy ne proposent à mon sens ce projet, seul capable de réconcilier les Français et d’inverser le cours des choses. Mon objectif n’est pas de courir un jour après tel électorat, un autre jour après tel autre. Mon devoir est de m’adresser aux Français en leur présentant un projet concret au service d’une vision à long terme de la France. L’élection présidentielle n’est pas une élection partisane. L’objectif n’est pas de conforter un créneau politique ou de s’approprier une clientèle électorale, mais de redonner un espoir à un pays.

C’est pourquoi, les questions sur mon appartenance politique UMP ou non n’ont pas de sens. Comme pour le référendum, l’élection présidentielle se situe en dehors du régime des partis. Je n’ai pas à renier d’où je viens, pour autant, je ne me sens pas lié par mon appartenance partisane. Une seule chose compte : le projet que je proposerai.

En un mot, chers amis internautes, je vous invite à dépasser tous ces clivages et à vous rassembler en conscience d’où que vous veniez, vers celui qui porte le mieux vos espérances.

Je ne peux pas faire ce choix à votre place et je respecterai le vôtre.

Pour conclure, un petit mot d’humeur sur le feuilleton de la baisse de la TVA à 5,5% dans la restauration. J’ai manifesté lundi à Paris aux côtés de femmes et d’hommes amoureux de leur métier, qui sont écoeurés. Cette triste affaire illustre les dysfonctionnements de notre démocratie et explique la colère qui gronde dans notre pays.

Soit Jacques Chirac ne devait pas promettre la baisse à 5,5 du taux de la TVA dans la restauration compte tenu de son coût et des contraintes communautaires, soit il devait dès son arrivée progressivement la mettre en place, en s’affranchissant du veto européen comme je l’ai proposé. La pire des solutions a été choisie : le refus de l’appliquer pour des raisons strictement budgétaires tout en faisant porter le chapeau par le Conseil européen qui, en vertu des traités, ne peut se prononcer qu’à l’unanimité des Etats.

Une fois de plus, la crédibilité de la politique est sérieusement entamée alors qu’il s’agit d’une mesure qui pourrait permettre la création de milliers d’emplois non délocalisables ! Il va cependant de soi qu’il faut aussi revoir l’ensemble des taux de TVA selon les secteurs dans la perspective de la TVA sociale qui permettrait d’alléger les cotisations sociales pour renforcer la compétitivité de la France.

Nous en reparlerons lors de la présentation de mon projet économique.