Nicolas Sarkozy, qui ne manque pas d’habileté, a édulcoré formellement son projet pour sauver la face des chiraquiens qui ont préféré monté dans un train qu’ils n’avaient pas les moyens de stopper.

Seul point positif - et au total point essentiel - de cette soirée aussi confuse que rocambolesque, l’UMP a reconnu qu’il était possible à des personnalités du parti de se présenter en candidats libres à l’élection présidentielle, sans l’étiquette ni le soutien financier du parti.

C’est précisément ce que je réclamais depuis des mois, partant du constat que la seule primaire qui vaille est le premier tour de l’élection présidentielle, dès lors bien sûr que les candidats indépendants portent des projets substantiels et défendent des idées qui ne sont pas représentées par d’autres. L’expérience du référendum où, avec peu de moyens mais des convictions affirmées, j’ai pu jouer tout mon rôle, m’encourage dans cette démarche

Le bon sens s’impose donc, à l’instar de celui qui avait prévalu en 1995 et 2002, avec respectivement les candidatures d’Edouard Balladur et de Christine Boutin.

C’est bel et bien pourquoi j’ai rappelé que je n’entendais pas briguer l’investiture de l’UMP dans le cadre de ses primaires voulues par Nicolas Sarkozy. Et ce, à la différence de certaines personnalités chiraquiennes - dont je peine à saisir la cohérence - qui avancent une conception de l’élection présidentielle proche de la mienne, tout en prétendant s’inscrire dans le processus des primaires de l’UMP !

Comprenne qui pourra et peu importe, d’ailleurs. Les Français, ils ont bien raison, se moquent complètement de ces contorsions d’appareil. Seul le débat d’idées, les projets globaux et cohérents, les propositions nouvelles et audacieuses, les intéressent. La République, l’économie, l’Europe, voilà les trois grands domaines où je ne partage pas les options de Nicolas Sarkozy et où je veux porter un projet novateur pour la France.