1/ exécuter enfin les décisions de justice qui, je le rappelle, ne le sont pas pour une moitié d’entre elles 18 mois après avoir été prononcées. Cela exige de doter nos tribunaux de moyens humains et matériels (locaux) décents et d’une informatisation efficace.

2/ instaurer une peine plancher pour les multirécidivistes. Une proposition de loi a été signée par plus d’une centaine de Députés de la majorité mais refusée par le Gouvernement.

3/ revoir l’ordonnance de 1945 sur les mineurs délinquants pour enfin cesser d’excuser des mineurs dangereux et pouvoir, en cas de délits graves comme en Grande Bretagne, les placer dans des centres de détention fermés. Là aussi, refus de l’exécutif !

4/ rétablir la double peine signifiant aux étrangers qui commettent dans notre pays des actes graves, qu’ils pourront être expulsés. Malheureusement cette mesure de bon sens qui existe dans tous les pays du monde a été supprimée à la demande de l’extrême gauche par Nicolas Sarkozy, ce qu’avait d’ailleurs même refusé Lionel Jospin !

5/ construire les places de prison qui manquent. La surpopulation carcérale en France a depuis longtemps franchi le seuil de l’inacceptable, rendant trop souvent inhumaine les conditions d’incarcération et incitant parfois les magistrats a supprimer les peines d’emprisonnement pour les petits délits qui empoisonnent la vie quotidienne des Français. Le programme lancé en 2002 n’a toujours pas abouti.

Bien évidemment, il serait illusoire de croire que seule la répression ramènera durablement, comme d’un coup de baguette magique, la paix civile en France. Il va de soi qu’une politique de relance économique et sociale, comme de contrôle de l’immigration, doit compléter cette restauration de l’Etat de droit.

Mais, soyons clairs, sans ce rétablissement, toutes les actions gouvernementales échoueront, ne faisant qu’arroser un peu plus le sable. A quoi sert en effet de multiplier les effectifs de police quand la chaîne judiciaire est à ce point défaillante ?

Mon projet présidentiel détaillera les 20 mesures qui, je le crois sincèrement, permettraient sans excès ni démagogie de rétablir l’autorité de la loi républicaine.