Quant à la communication, je reconnais que la tâche est difficile. Tout est fait pour m’empêcher d’exister car ils savent que ma candidature peut faire bouger les lignes. Raison de plus pour continuer à travailler, à publier, à se déplacer en province. Là aussi, vous verrez bientôt un changement.

Pour répondre à Frank. Plutôt que de changer de République, je préfèrerais améliorer la 5ème (référendum d’initiative populaire, renforcement du parlement) et voter les lois qui permettraient de rétablir l’ordre public et la croissance économique.

Pour la sécurité, je crois avoir été clair dans mon texte. Appliquons déjà ces 5 mesures et l’amélioration viendra vite.

Quant à la rumeur sur mon père, je me permets de démentir à nouveau. Il n’a jamais été militant communiste ! D’ailleurs cela aurait été son droit, mais pas de chance pour les romans-photos, cela n’a pas été le cas !

Pour revenir à des choses plus sérieuses, le patriotisme économique dans les discours, l’abandon de nos intérêts nationaux dans la pratique : voilà la triste leçon de deux décisions économiques prises récemment.

La vente des chantiers de l’Atlantique par Alstom, tout d’abord, est une aberration. Contrairement aux commentaires, quatre faits méritent d’être rappelés :

1/ la construction navale européenne est la première du monde en chiffre d’affaires ;

2/ la construction navale européenne est en expansion ;

3/ la construction navale européenne consacre 10% de son chiffre d’affaires à la recherche-développement et innovation ;

4/ il n’y a pas de subvention. L’aide à la construction navale est une réalité du siècle dernier. Elle a pris fin en 2000 et nous sommes en 2006.

En fait, le Gouvernement aurait dû laisser ces chantiers à la Direction des Chantiers Navals et à Thalès, au lieu de quoi, le « laisser-faire » aboutit à céder pour rien à un groupe norvégien un savoir-faire inestimable. Il ne faudra pas pleurer, comme pour le cas Péchiney, quand dans quelques années le nouveau propriétaire d’Oslo décidera de rayer de la carte ce site industriel. Et on ne peut manquer de s’interroger sur la cause profonde d’un tel abandon : les marchandages plus ou moins confidentiels entre Paris et la Commission de Bruxelles lors du sauvetage d’Alstom il y a deux ans, n’expliquent-ils pas le fin mot de cette triste histoire ?

De même, la décision du Gouvernement de préférer un groupe canadien au groupe français Eramet (dont l’Etat détient pourtant 30% des parts) pour l’exploitation d’un important gisement de nickel en Nouvelle-Calédonie, est ahurissante. Non seulement les pouvoirs publics n’ont pas tenu leurs engagements, ce qui aurait dû loyalement et légalement permettre au champion français de remporter la mise, mais ils ont tout fait (y compris le versement de colossales subventions) pour que son concurrent étranger, allié aux indépendantistes kanaks, s’engage dans cette exploitation. Cette politique, vraisemblablement inspirée par le souci d’acheter à n’importe quel prix la paix sur la Caillou, viole de surcroît le décret sur la protection par l’Etat des entreprises stratégiques, qui vient de paraître au Journal Officiel. En effet, Eramet fournit des alliages spéciaux aux industries aéronautiques et de défense... Ainsi, rarement les actes n’auront à ce point contredit les bonnes paroles !

Et surtout que les décideurs n’invoquent pas le libéralisme économique ! Car il n’y a rien de libéral, d’un côté, à refuser de mieux gérer le budget de l’Etat en remplaçant par démagogie tous les départs en retraite des fonctionnaires et, de l’autre, à abandonner à la jungle des marchés et des intérêts particuliers nos fleurons industriels. Encore une fois, la France est le dindon de la farce du chantage au libéralisme, aucun pays au monde (à commencer par les Etats-Unis eux-mêmes) ne délaissant de la sorte leurs industries stratégiques.

Cette politique du n’importe quoi ne peut qu’aboutir à une perte de puissance économique de notre pays, naturellement synonyme d’un chômage de masse réduisant à terme la France à un vaste parc d’attraction touristique !