France 5 présentait le lendemain un reportage étonnant qui a captivé ma fille de 6 ans sur la survie des ours en Colombie britannique dans le grand ouest. Il montrait comment le réchauffement climatique perturbait la chaîne alimentaire entraînant la disparition d’une espèce. Les algues envahissant le fond des torrents, empêchent les saumons de pondre leurs œufs, et ne permettant plus alors aux ours de se nourrir avant leur hibernation.

Cet exemple, parmi d’autres des dérèglements de l’écosystème paraîtra peut-être anecdotique à nos amis internautes. Il révèle cependant l’accélération du réchauffement climatique. Il est à cet égard stupéfiant de voir l’indifférence de la plupart des responsables politiques et économiques aux questions environnementales. Le modèle économique de la mondialisation, fondé notamment sur une énergie et des transports bon marché, est condamné à très court terme.

Nous devons être capables d’anticiper, comme a commencé de le faire le Japon. Un chiffre étonnant : les 5 milliards d’habitants des pays dits émergeants consomment 2 barils par habitant et par an de pétrole contre 18 pour les habitants des pays développés (avec d’énormes inégalités entre eux). Comment la production répondra-t-elle au doublement de la consommation par an et par habitant de la Chine ou de l’Inde, fort probable dans une ou deux décennies ?

Personne ne le sait vraiment. Notre pays doit donc à la fois se préparer en interne à dépendre le moins possible du pétrole comme du gaz et plaider inlassablement pour une autre mondialisation.

Nous en reparlerons car il ne s’agit pas seulement de sauver les ours de Colombie britannique, mais la planète tout entière !