Que l’ont ait d’ailleurs voté OUI ou NON, comment accepter de voir la démocratie française à ce point bafouée ?

De surcroît, après le camouflet sur la TVA à 5.5%, comment la représentation nationale peut-elle, sans sourciller, applaudir en ses propres murs celui qui se dresse contre la liberté et les intérêts de la France ?

Serions-nous subitement revenus en 1792, lorsque les nobles émigrés préféraient se rallier aux royautés étrangères pour combattre leur propre peuple ?

Il existe aujourd’hui chez beaucoup de nos dirigeants un plaisir malsain à voir notre pays se coucher face à ses partenaires. N’est-ce pas un moyen de culpabiliser les Français de leur choix du 29 mai, comme pour leur dire : « Vous avez voté NON et bien maintenant regardez comme ils sont durs avec nous » ?

Cette attitude est indigne. Loin de servir la France, elle l’affaiblit. Loin de réconcilier les Français avec l’Europe, elle les en éloigne davantage.

Tout au contraire, le Président, le Gouvernement, la Majorité devraient s’appuyer sur l’aspiration des Français en faveur d’une autre Europe pour promouvoir nos valeurs et défendre nos intérêts :

- Rompre les négociations d’adhésion de la Turquie. - Décider unilatéralement de la baisse de la TVA à 5.5% sur la restauration et le bâtiment. - Repousser définitivement la directive Bolkestein. - Réformer la BCE pour faire de l’Euro un instrument de croissance. - Revoir les règles de l’OMC pour éviter le nivellement par le bas mondial. - Préparer un nouveau traité européen pour permettre la renaissance de l’Europe des nations et des projets.

Voilà les six orientations que je défends pour enfin respecter la volonté souveraine du peuple français et le réconcilier avec ses représentants.