Comme je l’ai indiqué sur RTL*, mercredi matin, jamais je ne cautionnerai cette manière au bout du compte méprisante « de faire de la politique ». Plus que jamais, les Français attendent de leurs élus le respect de leur suffrage, un autre comportement, une autre exemplarité, une autre dignité.

Au titre des petites manœuvres politiciennes, notons l’appel, sans doute sur commande de l’Elysée, de Charles Pasqua me demandant de me retirer de la course présidentielle au nom de « l’intérêt national » qui, en effet, chez les gaullistes l’emporte sur tout le reste. J’avoue ne pas comprendre son appel : servir l’intérêt national, n’est-ce pas d’abord se battre pour que le verdict souverain du peuple français du 29 mai soit entendu dans notre pays, ce qu’aucun des deux candidats déclarés ou pressentis de la majorité n’entend faire ? Le gaullisme n’a jamais été le rassemblement pour le rassemblement mais l’engagement au service de l’idéal de la France. Je ne comprends vraiment pas comment Charles Pasqua peut me demander de me retirer pour soutenir une politique antinationale et antirépublicaine, qu’il conteste d’ailleurs lui-même. Charles Pasqua devrait lire mon blog, il comprendrait alors, j’en suis sûr, la nature de mon combat et, je l’espère, ma totale détermination. Car, une fois de plus, c’est la liberté de la France, l’unité de la République et la place de l’homme dans l’économie qui sont en cause.

Bien plus grave, bien sûr, la polémique sur les caricatures de Mahomet dans la presse. Faut-il être tombé si bas pour que dans le pays des Lumières, un directeur de journal soit remercié pour avoir simplement défendu la liberté d’expression !

* l’enregistrement de cette émission est disponible sur le site de Debout la République (www.deboutlarepublique.com)