D’un côté, le Gouvernement fait semblant de prendre acte du résultat du référendum et invoque alors l’Europe des projets mais de l’autre, il indique clairement qu’il fera tout pour convaincre les Français d’adopter les dispositions institutionnelles, je cite : « indispensables ».

On comprend, dans ces conditions, pourquoi il laisse la Commission et nos partenaires européens avancer dans la mauvaise direction (Turquie, Bolkestein, TVA, euro cher, etc…). Se rendent-ils compte seulement qu’en méprisant à ce point la démocratie, ils décrédibilisent le Gouvernement et la majorité, et réduisent à rien le peu de faveur que recueille encore l’Europe dans l’opinion ?

Pendant ce temps la polémique fait rage sur le CPE. Le milieu politique français se complaît dans ce type de débat qui permet d’adopter à bon compte des positions convenues. La gauche qui est muette depuis 4 ans se refait une santé grâce à cette mesurette que la droite elle-même brandit comme un étendard. En vérité, il s’agit d’un pansement de plus qui ne servira pas vraiment l’emploi. Certes, il faut revoir le code du travail pour le simplifier, mais faisons le pour tous et en veillant à maintenir une motivation pour tout licenciement. La CGC a proposé aux parlementaires de bons amendements permettant de sortir de cette guéguerre de tranchées. Malheureusement l’hémicycle semble avoir besoin d’un combat identitaire.

Pendant ce temps Mittal s’empare d’Arcelor, les capitaux continuent de fuir à l’étranger, la Chine nous envahit… « Tout va très bien, Madame la Marquise » comme disait la chanson d’avant-guerre !