Dimanche, je suis allé manifester à Paris en la mémoire du jeune Ilan, torturé à mort dans un appartement de Bagneux.

Malheureusement, je ne suis pas certain que cette marche ait servi la cause de l’anti racisme et de la concorde républicaine. Le sectarisme de quelques manifestants se croyant propriétaires de la tolérance a choqué bon nombre de Français.

Mais surtout, cette manifestation laissait un goût amer. L’ombre d’un autre disparu planait. Celle du gendarme lâchement écrasé à Saint Martin. Une victime de cette même haine raciale, cette fois-ci « anti blanc ». Un serviteur de la République assassiné, comme d’autres d’ailleurs, dans l’exercice de ses fonctions. Il avait le terrible défaut d’être Français, tout simplement. Aucune télévision à ses obsèques, aucun responsable politique, aucun Ministre…

J’ai pensé à lui dimanche car il méritait d’être honoré autant qu’Ilan. En République, les citoyens sont libres et égaux en droits, quelles que soient leur croyance, leur origine, leur situation sociale. Les serviteurs de l’Etat comme les autres.

Ne l’oublions jamais.