A ceux qui me reprochent de ne pas rompre avec l’UMP et notamment Marcel Foures N°72, je rappelle que se déclarer candidat à la présidentielle directement devant les Français sans passer par aucune procédure de sélection interne de l’UMP, est déjà un acte de rupture. Vous pouvez tous lire sur le site www.deboutlarepublique.com, mes déclarations. Le message est clair. J’ai repris ma liberté et je fais appel aux Français. Comme le suggère le N°41, il faut m’aider. N’hésitez pas à nous rejoindre à Debout la République, véritable parti politique gaulliste et républicain. Aujourd’hui, les 2/3 de ses membres n’appartiennent pas à l’UMP. Enfin, ce n’est pas à moi de quitter ce parti qui dérive.

Je m’adresse à tous les électeurs et je ne vois pas pourquoi je devrais laisser Nicolas Sarkozy truster l’électorat de la droite. Le combat pour la France et la République dépasse le clivage et il sera toujours temps, le moment venu, de trancher cette question subalterne.

Car, encore une fois, ce qui compte c’est bien la clarté de ma candidature, la liberté de mon discours et la force de mes propositions. Encore une fois, ces dernières seront publiées progressivement en fonction du calendrier que je me suis fixé. N’oubliez pas que la course est longue. Pour pouvoir s’envoler du nid, il faut des ailes solides.

Hier, j’ai effectué un déplacement en Lorraine. Une région où nous sommes bien représentés. Une région emblématique de la situation de notre pays. J’ai visité le centre de recherche d’Arcelor. Une activité qui explique à elle seule les visées de Mittal. Arcelor, fruit d’une restructuration de l’acier tricolore coûteuse pour le contribuable, est l’une des entreprises sidérurgiques de taille mondiale qui investit le plus, avec Nippon Steel, dans la recherche.

Mittal, qui souhaite s’en emparer pour son savoir-faire, s’est au contraire spécialisé dans l’acier bas de gamme. Malgré des implantations en Europe et en dépit des sollicitations de l’Union européenne pour cofinancer un programme de recherche visant à réduire l’émission de CO², Mittal a refusé tout net d’investir 3 millions d’euros. Et ce, alors qu’en 2004 la famille propriétaire s’était attribuée 2 milliards de dollars de dividende et que le coût du mariage de la fille à Versailles avait été de 55 millions d’euros !

J’ai rencontré des ingénieurs désespérés face à la politique d’abandon des pouvoirs publics nationaux et européens.

Si Mittal s’empare d’Arcelor, l’Europe industrielle aura démontré son inexistence et la France aura trahi ses intérêts !