On comprend que nos compatriotes soient toujours orphelins de lui. Les images d’archives sur la fin de la IVème résonnent d’ailleurs avec force dans le contexte d’aujourd’hui ! A l’impuissance face à la crise algérienne, s’est simplement substituée la résignation face à la déroute économique et sociale. Dans les deux cas, le pouvoir a démissionné et il appartient avant tout de le rétablir, c'est-à-dire redonner un sens à l’action publique.

Pour revenir au Général de Gaulle, ce téléfilm révèle en fin de compte l’immense solitude de l’homme (il emploie même le mot souffrance). Comme pour Jeanne d’Arc ou Clémenceau, il ne s’appartient plus. L’histoire l’a happé. Son destin se confond avec celui du pays dont il devient le guide.

Dans une extraordinaire et fugace osmose, le peuple et son héros se hissent mutuellement pour donner le meilleur d’eux-mêmes.