Après avoir décidé de promulguer une loi tout en refusant de l’appliquer, le Président de la République a mis hors jeu son propre gouvernement pour transférer à un parti politique l’exercice de la fonction exécutive. Parti politique qui est lui-même impuissant, car profondément divisé en son sein sur la position à adopter.

Comment dans ces conditions, allons-nous trouver une sortie de crise de nature à rassurer les Français ?

En vérité, la seule clé de lecture de tous ces évènements, est l’impitoyable rivalité entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin. Dans ce monde politique en folie, rare sont ceux qui se posent la seule question qui vaille avant toute décision : « est-ce de l’intérêt du pays ? » Tout au contraire, il ne s’agit que d’un enchaînement de coups de poker, de petites manœuvres dérisoires, d’effets de manche et de communication qui dégoûtent chaque jour un peu plus les Français de la politique.

Seul le Président de la République pourrait maintenant clarifier les choses en indiquant le cap. Il n’en a pas été capable vendredi dernier, le sera-t-il prochainement ? Bien évidemment comme tous les Français, j’en doute. Car la situation d’aujourd’hui est la pire qui soit, puisqu’au lieu d’abandonner définitivement le CPE et de passer à tout autre chose, le Président par faiblesse prolonge le supplice de la majorité tout entière en reculant au coup par coup sous la pression des mouvements de rue.

Pour ma part, je poursuis mon travail de préparation du projet politique que je soumettrai aux Français. J’ai ainsi ce matin présenté mon projet de sécurité professionnelle qui je crois, peut constituer un remède efficace contre la précarité, une vraie révolution pour les salariés de notre pays.

Les internautes pourront trouver sur le site de DLR tous les détails de ce projet.