Dès les premiers jours de sa grève, j’avais d’ailleurs écrit au Président de l’Assemblée Nationale (qui ne m’a jamais répondu ) et à tous mes collègues pour leur demander de prendre au sérieux son action. Triste pays où l’on est obligé d’en arriver là pour faire prévaloir l’intérêt général sur l’intérêt d’une multinationale, en l’occurrence TOTAL qui souhaitait vendre son terrain de Lacq au Groupe TOYAL le conduisant ainsi à fermer à terme l’usine de la vallée.

Je dis bien l’intérêt général car il ne s’agit pas seulement de l’avenir d’une vallée profonde des Pyrénées mais bien de l’aménagement du territoire de notre pays tout entier. Un aménagement indispensable pour bien répartir les activités industrielles dans toutes les régions et qui est complètement abandonné par Bercy au nom de l’idéologie du « Laissez Faire ».

Il aura donc fallu une grève de la faim et la concentration des medias sur Jean Lassalle, la peur de sa mort brutale pour que les pouvoirs publics se préoccupent soudain de la question.

Cette belle mais triste histoire prouve qu’un homme seul peut déplacer des montagnes !

Mais Jean Lassalle aura été utile à tous les français si l’Etat retrouve enfin au nom de l’intérêt général le goût du volontarisme politique .

Merci Jean, mais on en est encore loin !