Sous la pression des idéologues de Bruxelles, les petits marquis de Bercy, pour boucler les fins de mois de l’Etat, bradent nos fleurons énergétiques les uns après les autres.

Il y a une contradiction totale entre la politique à courte vue des privatisations (Total, puis EDF, puis GDF) et les exigences de l’époque d’investir à long terme pour préparer le pays au choc énergétique. Cette politique de gribouille se paiera cher.

Les Français commencent à comprendre les méfaits de l’abandon par l’Etat de ce secteur clef. Constat d’étranglement dans les capacités de raffinage en raison des sous investissements des pétroliers, hausse du prix de l’électricité à cause de l’alignement par le haut des tarifs français sur le marché européen ce qui pénalise notre industrie, jungle tarifaire, etc…

Il y a plusieurs années déjà, Debout la République avait alerté sans succès le monde politique sur l’ampleur des défis. Je me souviens d’une conférence de presse mémorable avec un seul journaliste présent pour présenter le remarquable cahier de François Durovray exposant nos propositions (site Debout la République : www.deboutlarepublique.com).

Une fois de plus, le Gouvernement semble indifférent au sujet. Au moment où le prix des carburants à la pompe atteint des sommets, il serait judicieux de prendre des mesures.

J’ai ainsi proposé aujourd’hui quelques pistes simples :

  • instauration d’une taxe exceptionnelle sur les super profits des compagnies pétrolières alimentant un fonds de financement des transports en commun ;
  • relance des aides de l’Etat pour la construction de tramways dans les grandes métropoles régionales ;
  • rétablissement de la TIPP flottante ;
  • accélération du programme en faveur des biocarburants annoncé par le gouvernement il y a quelques semaines.

A moyen terme, il faut regrouper EDF, GDF et Suez pour créer Energie de France. Il faut aussi reprendre une participation publique dans Total. Le temps est venu de faire à nouveau coïncider intérêt des firmes et intérêt général.