C’est pourquoi je ne suis pas choqué à l’idée de permettre de solenniser cette volonté d’union. Certains en ont déduit que j’étais pour le mariage homosexuel. Soyons clairs, si la notion de mariage comporte l’idée d’élever des enfants, il ne peut s’agir d’un mariage au sens strict puisque je suis totalement hostile à l’adoption.

Si en revanche le mariage ne comporte pas cette potentialité d’adoption et que cela est strictement précisé, alors il faut laisser la possibilité d’une union.

Il faudra bien que les personnalités politiques clarifient leur position sur ces sujets. Pour ma part, je tiendrai le même discours au magazine «Têtu» ou à Radio Notre Dame. Ma position est peut-être trop nuancée pour certains mais elle a le mérite d’être claire. Tant qu’il n’y a pas d’enfants, deux êtres peuvent gérer leur vie comme ils l’entendent. En revanche, il ne peut y avoir dérive de principe si un enfant est en cause.

Au delà de ce débat somme toute secondaire, il va de soi que la question centrale demeure la relance d’une véritable politique familiale qui permette à la France de renouveler ses générations et qui offre aux familles françaises la possibilité d’avoir le 2ème ou le 3ème enfant que la rigueur des temps les dissuade aujourd’hui de concevoir.

Cette politique a bien sûr un prix que la collectivité, pour son avenir, son dynamisme et ses emplois, devra accepter de prendre en charge. Cette politique implique surtout de rompre avec le malthusianisme d’une certaine gauche qui accuse toute velléité nataliste de pétainisme.

C’est tout le sens de la proposition que j’ai faite de majorer les droits à la retraite des parents à la naissance du 3ème enfant.