Les dirigeants européens au sommet de Bruxelles se moquent une fois de plus des peuples français et hollandais.

Après avoir en début de semaine accepté de clore un chapitre des négociations d’adhésion de la Turquie, alors même que ce pays refuse toujours de reconnaître Chypre, voilà maintenant une nouvelle étape du processus de contournement du vote du 29 mai.

En mettant au congélateur la Constitution jusqu’en 2008 pour pouvoir la faire adopter avec des modifications mineures ensuite par les parlements une fois les élections françaises de 2007 passées, les dirigeants européens se livrent à une grossière manœuvre anti démocratique.

Ils feraient mieux de se souvenir que la France n’a pas pour habitude de se déjuger sous la pression d’autrui.

Plus que jamais l’enjeu de l’élection présidentielle de 2007 est clair : il faut déjouer ce piège. Je ferai tout pour faire respecter le vote du 29 mai. En tout état de cause seul le peuple par référendum pourra décider.

Il faut ouvrir les yeux de nos concitoyens sur l’arrière-pensée tant de Ségolène Royal que de Nicolas Sarkozy. Ce dernier a d’ailleurs été franc le 10 janvier lors de sa conférence de presse des vœux en annonçant qu’il proposera au Parlement l’adoption du cœur de la Constitution.

En vérité à Bruxelles le Président Chirac a trahi son peuple se soumettant comme les émigrés de l’ancien régime au diktat de ses partenaires en acceptant un calendrier institutionnel intenable.