D’ores et déjà, 30 000 suppressions de postes ont été annoncées sans qu’aucune garantie sérieuse, mises à part les vagues promesses de la famille Mittal de ne pas supprimer d’emplois en Europe pendant 5 ans, ne prémunisse les salariés français de licenciements massifs.

Les contribuables français, qui avaient payé le sauvetage de notre sidérurgie dans les années 80, sont ainsi spoliés d’un fleuron national que l’on abandonne contre tout bon sens à une multinationale indienne ! Après les déboires d’EADS, on voit désormais clairement à quels errements peuvent conduire une européanisation hasardeuse de nos champions industriels.

L’Etat est coupable de cette déroute annoncée de l’industrie sidérurgique française, qu’il n’a à aucun moment cherché à empêcher alors qu’il en avait les moyens. En effet, on se souviendra que ce fut le petit Luxembourg qui a haussé le ton face à la famille Mittal et menacé de faire capoter la transaction par un renforcement de sa législation nationale anti-OPA ! Résultat, en ayant montré les dents, le Grand Duché a obtenu des contreparties, certes fragiles, là où la France n’a pas eu une seule miette ! La France moins capable d’agir pour son avenir industriel que le Luxembourg, on croit rêver !

L’élection présidentielle de l’année prochaine sera aussi un moment de vérité sur l’avenir industriel de notre pays. Pour ma part, je défendrai un patriotisme économique qui ne sera pas que verbal.