Au même moment, la direction annonçait le rachat pour 240 millions d’euros du numéro 1 de l’électro ménager chinois employant 5000 personnes en Chine ! Et encore faut-il savoir que cette acquisition, contestée par les Chinois eux-mêmes, est loin d’être assurée !

La CFDT, syndicat réformiste est indigné, comme en témoigne son responsable, Monsieur Guégout : « On voulait juste que les bénéfices soient reversés aux salariés qui vont se retrouver bientôt sur le carreau, et on voit aujourd’hui qu’ils dépensent des millions d’euros pour racheter une usine en Chine. Nous, on avait une usine rentable dans les Vosges. Mais elle n’était pas assez rentable ».

Cette histoire est emblématique du climat de tension, d’injustice et de désespoir qui règne de plus en plus souvent dans de nombreuses entreprises de nos régions.

Je ne refuse pas bien sûr aux entreprises françaises de vouloir investir en Chine pour conquérir des marchés et accroître leur compétitivité, mais faut-il pour autant « jeter » ceux qui font en France la réussite de l’entreprise ?

Tant que ne seront pas mises en œuvre des clauses environnementales et sociales dans les accords de libres échanges, nous serons aspirés vers le fond du nivellement par le bas.

Dans mon livre qui sort le 11 octobre, je propose des pistes réalistes pour armer notre économie et éviter des délocalisations massives.