Demain matin commence l’examen du projet de loi sur la privatisation de GDF. Il est d’ailleurs étonnamment paradoxal que ce texte scélérat soit discuté le surlendemain de la projection, au Ministère de l’environnement, d’un film américain remarquable sur le combat d’Al Gore, ancien candidat à l’élection présidentielle de 2000, pour ouvrir les yeux des Américains sur le réchauffement climatique.

Ce film mériterait d’être diffusé sur toutes les chaînes de télévision françaises tant il est impressionnant. Il démontre parfaitement le processus du réchauffement climatique, son accélération récente, comme l’ampleur de la catastrophe qui nous menace. Il révèle comment sont liées la multiplication des ouragans, des canicules, la fonte des glaces de l’Arctique et de l’Antarctique, le recul des glaciers, la disparition des espèces animales. Il montre enfin comment le système démocratique est sous l’emprise d’un individualisme et de puissances d’argent à courte vue.

A la fin du film, je me suis éclipsé discrètement. Je ne voulais pas être désagréable avec les membres de la majorité qui, d’un côté, s’enthousiasmaient à juste raison pour ce film et, de l’autre, allaient pour certains cautionner, en France, le démantèlement programmé de toute politique énergétique publique efficace avec la privatisation de GDF.