A droite, Nicolas Sarkozy ne peut s’empêcher de laisser apparaître sa vision de la France et du monde. Visite à Bruxelles pour prêter allégeance à M. Barroso et pour annoncer une constitution européenne sans référendum. Voyage à Washington pour dire sa flamme à Bush au moment, d’ailleurs, où les Américains découvrent l’ampleur de la manipulation politique dont ils ont été victimes sur l’Irak ! N’oublions pas en effet que l’occupation de ce pays se traduit par la main-mise des chiites et le renforcement de l’Iran beaucoup plus dangereux pour la paix du monde !

Retour à Paris avec l’annonce de la suppression de la carte scolaire qui est la mesure la plus démagogique qui soit. En effet, supprimer cette carte qui n’est bien sûr pas parfaite reviendrait à supprimer le dernier mécanisme de brassage social dans notre pays (après la disparition du service national). En revanche, il faut aller à la racine du mal scolaire en soignant la cause de la fuite des élèves. C’est pourquoi la seule solution est de remettre de l’ordre dans les établissements décriés, de revoir à la hausse les exigences scolaires, de mettre en œuvre un système de rattrapage.

Que penser, enfin, de l’annonce fracassante de François Fillon sur la remise en cause des régimes spéciaux de retraites ? Au-delà d’un débat légitime qui appelle à tout mettre sur la table (et pas seulement les « petits privilèges » des régimes spéciaux) pour décider avec les Français d’un nouveau Pacte social pour 20 ou 30 ans, qui ne voit la grossière manœuvre de diversion de l’UMP pour occulter le débat décisif de l’heure, la privatisation de GDF !

La position de Nicolas Sarkozy, sur ces questions, démontre une fois de plus l’absolue nécessité d’offrir un autre choix aux Français. Libre au candidat de la droite américaine de proposer son système à nos concitoyens, si tant est qu’il annonce franchement la couleur en toutes circonstances, sans chercher à s’approprier un héritage gaulliste qui n’est pas le sien. Mais libre aussi à moi de présenter mon projet gaulliste et républicain plus conforme à mon sens à l’âme française et aux intérêts permanents de la Nation.

Je vous invite à lire mon discours des Universités d’été du 10 septembre 2006 comme à venir au rassemblement national que j’organise le mercredi 18 octobre 2006, à 18H30, salle de la Mutualité, à Paris, où je présenterai mes principales propositions pour la France.