L’ambiance était à la fois joyeuse et grave. Des gens de tous âges et de tous horizons se sont mêlés pour manifester leur amour de la France et leur foi intacte dans une « certaine idée » de celle-ci. Pour la première fois, la presse est venue en nombre et même TF1 a dépêché une équipe.

Signe qui ne trompe pas, dès le lendemain les seconds couteaux de l’UMP se sont mis à dénigrer ma candidature, l’accusant contre tout bon sens d’accroître le risque d’un « 21 avril à l’envers », selon l’expression de François Fillon. Comme si le vote de révolte de nombreux électeurs du Front National n’était pas dû au lâche abandon par la droite républicaine de la Nation et de la défense de ses intérêts. Décidément, qu’elle soit à la botte d’Alain Juppé ou de Nicolas Sarkozy, l’UMP apparaît hélas comme le parti de ceux qui n’ont rien oublié ni rien appris !

Comment son candidat officiel, que ce soit Nicolas Sarkozy ou un(e) autre, peut-il s’imaginer l’emporter sur la base d’un projet qui bafoue la souveraineté nationale et populaire exprimée le 29 mai 2005 et qui, ce faisant, interdit tout changement d’ampleur dans la conduite du pays ? Si les caciques de l’UMP veulent vraiment échapper à une réplique du 21 avril, qu’ils commencent par répondre à cette question majeure pour l’avenir du pays, de la démocratie française et des Français !

L’Europe, justement, à propos de laquelle je ne me contente pas, comme les deux candidats du système, de propos incantatoires, par exemple sur la nécessité de mettre l’euro au service de la croissance et de l’emploi. Je l’ai dit dans mon discours que vous pouvez retrouver sur mon site de campagne (www.nda2007.fr) et je le répète ici : si l’UE refuse cette indispensable inversion des priorités, il faudra organiser un référendum dans notre pays sur le retour au franc. Celui que Jacques Chirac nous avait promis en 1995 (sur le passage à l’euro) et dont il n’a plus jamais été question dès le soir de son élection. Celui que n’importe quel président, de droite comme de gauche, pourrait soumettre sans inquiétude aucune au pays, tant les Français (mais aussi les Allemands, les Italiens,…) se mordent les doigts d’avoir été bernés à ce point par François Mitterrand, un triste soir de 1992 !

N’en déplaise aux apparatchiks de l’UMP : j’irai jusqu’au bout de ma candidature, disant la vérité comme je la pense et comme la vit une majorité de nos concitoyens. Ma campagne lancée, il me faut maintenant creuser le sillon. Toucher le plus grand nombre possible de Français, notamment les 66% d’entre eux qui ne se reconnaissent ni dans Ségolène Royal ni dans Nicolas Sarkozy et qui, de droite ou de gauche, balancent entre l’abstention et le vote de désespoir ; diffuser mon livre qui explique cette démarche et précise le projet concret que je veux engager pour redresser la France ; multiplier mes déplacements en régions au contact des Français et de leurs élus ; développer nos réseaux de soutiens et de militants ; mettre le paquet sur la campagne internet qui, loin du débat officiel, réanime notre démocratie, etc. telles sont mes priorités pour transformer l’essai de ce meeting mémorable du 18 octobre et pour transformer le NON historique du 29 mai à un retentissant OUI à la France et à la République en 2007 !

La tâche est immense, mais je suis très serein car de plus en plus d’entre vous m’appellent, m’écrivent et me rejoignent. C’est le début d’une longue marche… Rassemblons-nous pour la France !