Imaginons un instant que Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy restent seuls en lice face à Jean-Marie le Pen. Croyez-vous sincèrement que Jean-Marie le Pen sera empêché d’être au second tour ? Non, pour la simple raison que lassé de ce battage médiatique sans égal, nos compatriotes exaspérés risquent de se tourner encore plus vers lui.

En vérité, plutôt que de s’attaquer aux causes de la désespérance des Français qui explique leur vote, la petite caste qui nous gouverne veut casser le thermomètre.

Je crois, au contraire, que le seul moyen de mettre un terme à la montée des extrêmes comme de l’abstention est de proposer une alternative sérieuse à la pensée unique de gauche comme de droite. C’est pourquoi, les menaces, les intimidations, les conseils appuyés des uns ou des autres, ne me feront pas changer d’avis.

Ma candidature est d’autant plus une nécessité que tous ceux qui partagent peu ou prou une « certaine idée de la France » et de la République sont en train de se ranger dans un camp ou un autre.

Jean-Pierre Chevènement vient de rallier Ségolène Royal pourtant encore très ambiguë sur sa vision de l’Europe. MAM s’est à tort prêtée à la mascarade des primaires de l’UMP. Le spectacle fut ridicule comme je le craignais.

Je serai en définitive probablement le seul à présenter un projet républicain et national transformant l’essai du 29 mai 2005 et rompant avec les politiques de démission des dirigeants du PS ou de l’UMP.

Plus que jamais, je dois obtenir les parrainages. Ils feront tout pour nous en empêcher. Il m’en manque encore 200. Chacun doit, s’il connaît un Maire me prévenir pour que mon équipe puisse le convaincre. La course de vitesse est lancée !