Il y avait une réelle ferveur et l’assistance était très diverse. Gaullistes, chevènementistes, indépendants, sans étiquettes, abstentionnistes,… mais tous patriotes et républicains. Beaucoup de jeunes aussi !

Depuis, je n’ai pas arrêté une seconde, enchaînant visites, contacts avec les Maires, interviews. Je découvre à quel point une campagne présidentielle exige un sang-froid permanent et une conviction inébranlable.

Ce qui est, sans doute, le plus pénible pour moi est d’avoir toujours à me battre pour simplement être reconnu comme candidat. Tout est fait, bien sûr, pour empêcher les Français d’avoir le choix. Le climat est particulièrement malsain. Comme je l’ai indiqué dans mon discours de dimanche, la petite aristocratie politico-médiatique parisienne et bruxelloise entend visser solidement le couvercle sur la marmite et empêcher tout nouveau candidat de parler aux Français.

La confusion manifeste entre les rôles de Ministre de l’Intérieur et de candidat est le symbole de cette dérive antidémocratique. Je n’en reviens toujours pas que Nicolas Sarkozy ignore ce qu’il y a de choquant dans cette situation. Sommes-nous encore dans une vraie démocratie ? Où sont donc passées l’égalité de traitement entre les candidats, l’indispensable neutralité partisane de l’Etat républicain ? A en croire que le scandaleux précédent de la campagne référendaire, qui a vu une odieuse propagande d’Etat se déchaîner contre le non et jusqu’à des ministres en exercice inviter leurs homologues européens pour insulter sur notre propre sol et en leur présence les opposants à la Constitution, a fait disparaître dans l’esprit de nos classes dirigeantes tout respect des règles les plus élémentaires de la démocratie républicaine !

Et de débat, bien évidemment, il n’y en a pas davantage. En fait de confrontation d’idées et de projets, on assiste, consterné, au triste spectacle d’un concours de crocs-en-jambes, lancer de boules puantes et autres petites phrases de pur marketing politicien. Un peu comme si les principaux candidats n’avaient rien à se dire, étant d’accord sur l’essentiel. Les médias déplorent cette dérive affligeante, mais ne font guère d’effort pour rappeler à l’ordre du débat démocratique les candidats. Et ensuite, ce seront les mêmes qui feront la morale aux millions de Français tentés par les extrêmes ? !

Comment les Français pourraient-ils subir cette mascarade encore trois mois ? Je crois en mon for intérieur à la sagesse du peuple français. Mais pourra-t-il réagir à temps ? J’espère que le bon sens républicain le conduira à s’exprimer dans les urnes plutôt que dans la rue après l’élection.

Pour ma part, je ne dévierai pas. Je poursuis ma campagne avec une série de déplacements (5 départements la semaine prochaine). Je continue à développer mes trois thèmes de campagne - la Nation, la République, le Progrès social - en précisant mes propositions.

Je recherche activement les derniers parrainages nécessaires. A cet égard, je demande à tous ceux qui peuvent me lire de ne négliger aucun appui. Il nous reste peu de temps pour atteindre le chiffre de 500. Chaque signature compte. A ceux qui parfois s’interrogent sur ce blog, je ne réponds qu’une seule chose : mobilisez-vous, allez voir les Maires, aidez-nous au siège de campagne, sur le net,…

Au-delà de la campagne présidentielle elle-même, n’oublions pas que c’est la survie, puis la renaissance, d’une « certaine idée » de la France et de la République qui est en jeu. Seule ma candidature permettra ensuite de bâtir la force politique de rassemblement capable de bouleverser le triste paysage politique d’aujourd’hui.