Trois évènements apparemment sans rapport traduisent bien le dérèglement de l’esprit public dans notre pays.

- La libération conditionnelle tout d’abord de Philippe Bidart, condamné 2 fois à la réclusion à perpétuité pour la mort de 2 CRS et d’un gendarme. 18 ans seulement après son incarcération, le Chef du mouvement indépendantiste basque, à sa sortie de prison en soi déjà scandaleuse, a osé insulter publiquement la France devant tous les médias français. La Chambre d’application des peines de la cour d’appel de Paris a vraiment perdu la tête. Comment des magistrats peuvent-ils à ce point se tromper ? Au-delà des familles des 3 membres des forces de l’ordre, lâchement assassinés, c’est la nation toute entière qui est insultée par cette décision. Les terroristes ont de beaux jours devant eux ; la vie d’un homme qui sert l’Etat ne vaut pas chère sous notre République !

- Le même jour, l’entreprise Alcatel annonçait la suppression de 1500 emplois, principalement d’ingénieurs reconnus comme les meilleurs du monde. Au nom de la rentabilité boursière la plus extravagante tout est désormais permis. Il y a quelques mois, lors de la fusion entre Alcatel et Lucent (entreprise américaine) il avait été indiqué que cette perte d’indépendance de l’entreprise française permettrait de mieux résister à la mondialisation. Comme d’habitude, une fois perdu le pouvoir de décision (le mariage entre Alcatel et Lucent s’est fait au détriment de l’entreprise française) les intérêts français sont malmenés et comme pour Pechiney, avalé par le canadien Alcan ou comme pour Arcelor, racheté par Mital, les centres de recherche sont progressivement délocalisés hors du pays.

- Le même jour enfin, le Gouvernement annonçait que l’Assemblée nationale serait privée d’un débat sur les OGM, puisqu’il prévoyait de transposer la directive OGM simplement par décret. Non seulement la directive adoptée à Bruxelles est scandaleuse, mais de surcroît, elle ne fera l’objet d’aucun contrôle démocratique. Sur les OGM ma position est claire : OUI aux expérimentations sous serre, car la recherche doit progresser, NON à la culture en plein champ, car le principe de précaution doit être appliqué.

Ces trois évènements de la fin de semaine illustrent l’esprit de démission qui imprègne les élites de notre pays.

Les Français sont de plus en plus écoeurés ; ils ont le sentiment à juste raison, que le pouvoir politique les a « abandonné ». Certes cela n’est pas totalement nouveau, mais désormais les Français s’en aperçoivent car ils vivent très concrètement les conséquences de cette désinvolture politique:

- insécurité en raison des milliers de délinquants qui ne sont pas condamnés par la justice - chômage par la faute des dirigeants d’entreprises assoiffés de stock-options qui privilégient leurs intérêts personnels au détriment de l’intérêt collectif. - environnement menacé en l’absence du plus élémentaire principe de précaution.

Bien entendu il est possible d’agir autrement, il faut au préalable rétablir le bon sens républicain, rendre le pouvoir aux Français, en un mot refonder notre démocratie !!