Au-delà des difficultés d’organisation du travail entre les différents sites de production, la crise d’Airbus est principalement liée à la surévaluation de l’euro qui pénalise les exportations.

Les 10 000 suppressions d’emplois annoncées seront aussi inefficaces que les « saignées » des médecins de Molière qui croyaient au 17ème siècle qu’en vidant les malades de leur sang, on les guérissait.

Pour résoudre la crise d’Airbus, il faut plutôt mettre fin à la politique de l’euro cher en réformant la Banque Centrale européenne. N’oublions pas que l’A380 a été conçu avec un euro égal à un dollar alors qu’aujourd’hui il vaut 1,30 dollar soit un prix de vente des avions de 30% supérieur.

Il faut aussi rétablir un minimum la préférence communautaire aux frontières de l’Europe. Il n’est pas normal que Lufthansa, Air France, British Airways achètent en ce moment majoritairement des avions Boeing au détriment d’Airbus.

Enfin, face à des actionnaires privés défaillants, l’Etat doit reprendre la main, refuser la fermeture des sites de Méaulte et de Saint Nazaire, et développer massivement l’actionnariat salarié.