Au retour de quelques jours de repos bien nécessaire pour digérer la déception (oui la déception, pourquoi ne pas l’avouer ?) de ne pas participer à la campagne officielle. Je découvre une fois de plus que certains journalistes, peu soucieux de vérifier leurs sources, veulent décider à ma place de mes choix pour le 1er tour de scrutin.

Comme je l’ai indiqué sur ce blog la semaine dernière, je ne prendrai aucune décision avant le 31 mars, date de l’Assemblée Générale de Debout la République, suivie d’un rassemblement ouvert à tous.

Comment imaginer que je puisse ainsi après des mois de campagne au service d’un idéal rallier x ou y, à la dérobée ! Je souhaite, au contraire, que nous fassions bloc autour de nos convictions sur la France, l’Europe, l’idée de la République, notre vision économique et sociale.

Comme je l’ai déjà rappelé malgré la déception immédiate, j’ai confiance en l’avenir. Et c’est justement parce que de plus en plus de Français sont sensibles à ma personnalité et à mon discours que tout a été fait pour me casser. C’est d’ailleurs pour la même raison que l’on cherche à me discréditer en faisant croire que je serais une girouette. Alors une fois de plus je vous demande, chers amis internautes, de ne pas vous laisser impressionner par l’accessoire mais de vous concentrer sur l’essentiel.

L’essentiel en ce début de semaine c’est bien l’affaire européenne. Hier, les chefs d’Etats se sont réunis à Berlin pour signer une déclaration scélérate appelant à une réforme institutionnelle avant 2009, sur la base de la Constitution européenne. Réforme précisément refusée par les peuples français et hollandais.

Le rouleau compresseur médiatique a repris sa propagande éhontée. Les Français seraient la cause de la crise. Il faudrait se renier, le plus vite serait le mieux.

En vérité se joue là la question de la survie de la France comme Nation démocratique. En effet, la réforme institutionnelle que l’on nous présente comme inéluctable n’a qu’un objectif : étendre le système de la majorité qualifiée c'est-à-dire mettre fin une fois pour toutes au droit de veto des peuples. Notre pays étant minoritaire dans une Europe à 27 pays sur la plupart des sujets (agriculture, services publics, politique étrangère, laïcité…) qui font l’exception française, cela reviendrait à condamner le peuple français à se suicider.

Cette réforme institutionnelle doit être bloquée. Nous devons tout faire pour préparer l’échéance de 2009 en espérant que le référendum soit proposé. Là est d’ailleurs l’enjeu de 2007. Des trois candidats du Oui, Nicolas Sarkozy s’est engagé sur un vote parlementaire, Ségolène Royal semble hésiter et François Bayrou demande un référendum.

Nous savons que les trois sont favorables à un passage au vote à la majorité qualifiée mais toute la question est de savoir s’ils respecteront ou non la démocratie française ! En un mot si le prochain Président de la République respectera le peuple, nous permettant par là même de nous mobiliser pour convaincre les Français de voter à nouveau Non à un projet fédéraliste dangereux pour la France comme pour l’Europe.

Nous aurons l’occasion d’en reparler le 31. Je vous attends nombreux…