Chers Compagnons, Chers Amis,

Le 31 mars à la Maison de la Chimie, nous avons collectivement décidé que DLR ne donnerait aucune consigne de vote pour l’élection présidentielle, chacun étant laissé entièrement libre, en conscience, de son choix.

Pour ma part, j’avais alors précisé que je ferais connaître, le moment venu, mon choix personnel pour le second tour.

Depuis lors, et après un premier tour inattendu, certains ont fait savoir qu’ils opteraient qui pour l’abstention, qui pour le vote blanc, qui même pour Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy. Beaucoup d’entre vous, par ailleurs, sont curieux de ma propre décision.

Je vous l’avais promis, je n’avais aucunement l’intention de me dérober : en effet, j’estime inimaginable de me laver les mains, tel Ponce Pilate, du second tour de l’élection majeure pour l’avenir de notre pays.

Au premier tour, on exprime une préférence, qui pour nous, gaullistes et républicains, n’existait pas dès lors qu’aucun candidat de nos idées n’était sur les rangs. Au second tour, en revanche, on élimine celui ou celle dont le projet est le moins pertinent pour la France, quelles que soient par ailleurs les désaccords qu’on peut avoir sur tel ou tel aspect.

C’est ainsi que je viens de faire connaître mon choix pour dimanche prochain, dans un communiqué adressé à la presse et que je vous joins ci-dessous.

Vous vous en doutez, je ne nie aucunement le profond désaccord que j’ai avec Nicolas Sarkozy sur la Constitution européenne. Certes, je me suis réjoui de le voir reprendre à son compte nos thèses sur l’euro cher, la préférence communautaire ou encore la TVA sociale. Pour autant, je demeure très vigilant sur la question institutionnelle européenne, car si d’un côté Nicolas Sarkozy dit ne pas vouloir revenir sur un traité rejeté par les Français, de l’autre il propose d’introduire par la voie parlementaire certaines réformes de la Constitution selon lui consensuelles, y compris l’extension de la majorité qualifiée assortie de la double pondération qui sont et resteront pour nous totalement inacceptables.

Aussi, pour nous donner les moyens de nos ambitions, au-delà de cette échéance difficile, je veux m’atteler à la construction du vrai parti gaulliste et républicain indépendant dont nous avons jeté les bases le 31 mars.

C’est pourquoi je vous confirme que Debout la République présentera des candidats lors des élections législatives de juin (une centaine au plus) afin de garantir à l’avenir son indépendance financière et de poursuivre son travail d’implantation locale.

Plus que jamais, nous devons serrer les rangs et nous mobiliser pour bâtir un avenir gaulliste et républicain pour la France.

Le 3 mai 2007

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le 6 mai, Nicolas DUPONT-AIGNAN votera Nicolas SARKOZY

Le temps du choix est venu. Le 6 mai les Français devront décider du chemin de la France pour les cinq prochaines années. Si Debout la République a collectivement et démocratiquement décidé ne pas donner de consignes de vote, j’ai pour ma part clairement indiqué que je ne me déroberai pas et que je rendrai public mon vote.

J’ai décidé d’apporter mon suffrage à Nicolas Sarkozy pour faire barrage à une gauche sans projet précis. Le flou du programme socialiste sur les retraites et la réforme de l’Etat, comme sur les questions essentielles de l’immigration et de la Turquie, est préjudiciable à l’avenir du pays.

Si je refuse par sens de l’intérêt national cinq ans d’immobilisme socialiste, je m’oppose et m’opposerai cependant à toute ratification parlementaire, sous quelque forme que ce soit, des dispositions de la Constitution européenne massivement rejetées par les Français.

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député de l’Essonne Président de Debout la République