Après quelques semaines d’interruption, je suis décidé à reprendre mon blog.

Soyons francs, les lendemains de ma précampagne présidentielle ne furent pas faciles à gérer. D’un côté, un grand nombre de témoignages de soutien de tous ceux qui comptaient sur moi pour porter les valeurs gaullistes, de l’autre côté les portes qui soudain se ferment au prétexte que vous n’êtes plus dans la course.

Le mérite de ce genre de situation est de pouvoir vite trier les vrais amis des faux. Je tiens à cet égard à remercier sincèrement tous ceux qui loin de se décourager se sont retroussés les manches pour relever les défis immédiats.

Il a fallu tout d’abord surmonter le choix du 2nd tour. Je sais que certains m’ont reproché mon vote en faveur de Nicolas Sarkozy. Mais que voulaient-ils faire ? Voter Ségolène Royal ? Son projet était inepte. Ne pas se déterminer ? Je ne me voyais sincèrement pas aller à la pêche tout en demandant aux Français d’aller voter !

Je crois, au contraire avoir fait le bon choix car dans la vie, quels que soient les désaccords, il faut savoir choisir. Et entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, mon choix pour la France était simple. Ce choix ne m’interdit d’ailleurs en rien de faire part de mes sentiments en fonction de mes convictions. Ce choix me permet de conquérir définitivement mon autonomie.

C’est dans cet esprit que Debout la République présentera au 1er tour comme le MPF ou le CNI des candidats aux élections législatives. Je remercie les candidats gaullistes et républicains présents dans 59 circonscriptions pour leur courage. Leur tâche n’est pas facile mais elle est indispensable pour faire vivre notre idéal et faire connaître notre mouvement.

Debout la République est désormais autonome de l’UMP. Il lui fallait donc voler de ses propres ailes. Certes le début est modeste mais il était impératif d’être présent. Le scrutin uninominal à deux tours permet à des partis politiques d’exister au 1er tour malgré la bipolarisation imposée par le second.

On peut avoir voté pour Nicolas Sarkozy, souhaiter le succès de son gouvernement et en même temps défendre nos propres convictions pour que cette certaine idée de la France inspire l’action de la majorité.

Debout la République, comme le MRC de Jean-Pierre Chevènement à gauche ou le MPF à droite, doit cependant éviter deux écueils :

- celui de la fusion avec le parti majoritaire. C’est tout le sens de notre départ de l’UMP. Nous sommes différents, notamment sur l’Europe, et nous devons l’assumer.

- celui du « ni-ni » car sous la Vème République, il est impossible d’être « ailleurs », sauf à être nulle part. Il faut bien se positionner. C’est la logique institutionnelle.

La tâche est difficile car il est évident que le PS comme l’UMP veulent imposer une bipolarisation totale. Mais pour cela, il faudrait qu’ils passent à un scrutin législatif à 1 tour et à une élection présidentielle à un tour.

Nous en sommes loin. Les Français sont attachés à la diversité politique. A nous donc de la faire vivre.