La nuit fut courte mais heureuse. Pourquoi ne pas le reconnaître : mon élection dès le 1er tour avec un score encore amélioré par rapport à 2002 me procure un grand bonheur. Malgré la candidature réussie du MODEM (7,1%) qui n’était pas présent en 2002 je gagne presque 4 points (57,4% hier contre plus de 53% en 2002).

Après la déception de ne pas avoir pu concourir au 1er tour de l’élection présidentielle, la confiance des électeurs apaise les cicatrices de la vie politique et donne l’énergie de poursuivre le combat.

Je suis d’autant plus heureux que l’analyse des résultats par secteurs démontre une percée dans des bureaux de vote pourtant favorables à Ségolène Royal ou François Bayrou au 1er tour de la présidentielle.

Je suis majoritaire ou même largement en tête dans tous les « quartiers difficiles » de la circonscription. L’électorat populaire me récompense ainsi autant pour le travail de terrain au quotidien que pour mon indépendance d’esprit politique au niveau national. Je suis aussi heureux de voir la fidélité des Yerrois qui depuis 12 ans sont toujours là à mes côtés.

Je ne regrette pas d’avoir fait preuve de franchise vis-à-vis des électeurs en affichant haut et fort mon appartenance à Debout la République. J’ai clairement indiqué que si je soutenais la majorité présidentielle, je ne reviendrai pas à l’UMP et que je resterai « moi-même » à l’Assemblée Nationale notamment sur les questions européennes.

En un mot, les électeurs ont approuvé ma vision d’un partenariat vigilant.

Partenaire car la France ne peut pas se permettre d’échouer à nouveau. Il faut donc aider le gouvernement à réussir.

Vigilant car l’ampleur de la majorité qui s’annonce exige de la diversité et de la liberté. Les Français attendent des résultats tangibles et il faudra, à l’Assemblée Nationale, des Députés capables de faire respecter les engagements et de s’en donner les moyens.

Ma victoire malheureusement sera solitaire au sein de Debout la République. Malgré des scores honorables (17 candidats dépassent les 5%, ou 1% des voix) les 62 candidats de Debout la République ne permettront pas, en raison du durcissement de la loi, de bénéficier du financement des partis (il en fallait 50 à plus de 1% chacun). Pour autant, il ne faut pas se décourager. Jamais nos idées n’ont été autant au cœur du débat. Le Président et la majorité ont été élus sur le retour de la Nation, le sens de l’effort et du mérite. Toute la question est désormais de savoir si les actes suivront les discours.

A nous d’exiger ; à nous d’incarner la cohérence qu’attend le peuple.

A bientôt.