La tradition des vœux est parfois moquée comme un exercice rituel, une sorte d’obligation collective pesante.

Cela est dommage car ce moment charnière d’une année à l’autre est l’occasion bienvenue de porter un regard renouvelé sur les êtres qui nous entourent et les évènements qui ont marqué l’année ou se profilent à l’horizon. L’occasion aussi de réfléchir ensemble à la meilleure feuille de route pour les temps à venir.

Alors permettez-moi, vous toutes et vous tous qui suivez de près ou de loin mon action politique (que vous en partagiez ou non le sens d’ailleurs), d’avoir avant tout une pensée pour vous, votre famille et vos proches.

Je vous souhaite, dans ce monde de plus en plus brutal, où l’argent roi veut tout acheter, de préserver votre cocon, de profiter de chaque instant, de bâtir votre bonheur. En un mot, d’être épanouis et sereins en 2008.

Je veux aussi souhaiter une bonne année à notre pays, la France. Une année qui s’annonce périlleuse puisque ses dirigeants, de droite comme de gauche, s’apprêtent à la conduire de force, par une révision constitutionnelle décidée par le Congrès le 4 février prochain, dans une direction que son peuple a pourtant refusé clairement par référendum le 29 mai 2005.

Manœuvre d’autant plus dangereuse que, par le Traité de Lisbonne, le peuple français – dans l’indifférence générale – risque de perdre sa souveraineté dans plus de 50 compétences clés.

Concrètement, les Français ne maîtriseront plus leur destin et verront leur démocratie se vider un peu plus de sa substance.

Le tout, bien sûr, sans aucunement renforcer la construction européenne puisque l’Union Européenne, pour être solide, doit à l’inverse s’appuyer sur les Nations et servir le progrès des peuples.

Mais, heureusement, l’histoire de notre pays a prouvé que des sursauts collectifs étaient toujours possibles.

Comme nous le savons tous, la braise du sentiment national et républicain couve sous la cendre et ne manquera pas, un jour, de rallumer le feu. A nous de tout faire pour en accélérer l’échéance.

Dans l’attente, formons le vœu qu’en 2008 les peuples d’Europe refusent cette dangereuse façon de construire l’Europe et préparent un nouveau projet.

Formons le vœu aussi que le peuple français ne soit plus dupe de la politique spectacle et ouvre les yeux sur la démission de ses dirigeants.

Formons le vœu que nous soyons en mesure de bâtir l’alternative politique conforme à cette certaine idée de la France républicaine, patriote et sociale, qui nous rassemble.

Formons le vœu enfin que notre pays conserve son indépendance et continue d’incarner dans le monde la voix de la liberté des peuples, de la justice sociale et de la protection de la planète.