23 07 2008
Autoroutes : la privatisation contre l'intérêt général.
Par Nicolas Dupont-Aignan le mercredi, juillet 23 2008, 07:21 - Economie - Lien permanent
23 07 2008
Par Nicolas Dupont-Aignan le mercredi, juillet 23 2008, 07:21 - Economie - Lien permanent
Commentaires
Retour aux "101 propositions de DLR" (Prop.52)
"...réintégrer dans le giron public les sociétés d'autoroutes..."
"...investir dans les infrastructures de transport conformes aux exigences du développement durable (ferroutage, transport fluvial...)..."
Effectivement, pour l'intérêt général, les recettes des péages pourraient alors, dans un premier temps, être investis dans:
- les transports en commun
- le développement de pistes cyclables
- la recherche puis l'acquisition de véhicules propres
- les installations-aménagements (naturels, techniques...) anti-bruit et anti-pollution
-et pour l'embellissement visuel autour des axes routiers.
Ces recettes pourraient aussi être utilisées pour favoriser les relocalisations commerciales, industrielles et agricoles:
- en aidant à l'installation de commerces de proximité, de PME-PMI et d' AMAP -circuits courts de distribution alimentaire ou autre...
Alors là,je suis entièrement d'accord avec N.D.A;c'est un discours posé d'un homme honnête qui veut le bien de ses concitoyens.
Bien vu cette video!
Parle DU problème de fond tout en s'appuyant sur un exemple populaire.
J'aimerai tant Nicolas Dupont Aignan, avant d'aller plus loin, vous entendre parler ou vous lire sur un autre sujet, moins évident, et qui concerne très concrètement "la privatisation contre l'intérêt général" : celle du régime des partis et des leaders qui de fait n'ont plus de légitimité représentative et réagissent aux demandes ou viennent des appuis de lobbies, et comment en sortir.
Problème à régler probablement au croisement de Modalités d'élection / Constitution (hotpoint = PAR QUI?) / Contrôles citoyen et boucles de rétroaction sur les élus / Media.
Faite svp plaisir à de nombreux citoyens plus "cérébraux" que ceux visés par le problème certes réel des autoroutes, et gagnez de l'aura auprès d'eux aussi.
A propos de l'intérêt d'un tout petit nombre, en opposition à l'intérêt général :
Le dossier Tapie met en lumière les pratiques d'arbitrage.
L'arbitrage est-il, comme certains l'ont affirmé avec l'affaire Tapie, un « détournement de la justice » ?
Le 11 juillet, les trois arbitres saisis par le Consortium de réalisation (CDR), chargé de gérer pour l'Etat le passif du Crédit lyonnais – Pierre Mazeaud, ex-président du Conseil constitutionnel, Jean-Denis Bredin, avocat, et Pierre Estoup, ancien président de la cour d'appel de Versailles – ont accordé 285 millions d'euros à M. Tapie, après plus de dix ans de procédures judiciaires.
« On a voulu mettre en place des arbitres pour éviter la décision de justice dont on savait qu'elle serait défavorable à Bernard Tapie », a accusé le président du MoDem, François Bayrou.
Le Monde.fr : Les 300 000 euros d'honoraires accordés à chacun des trois arbitres de l'affaire Tapie se situent-ils dans la norme ?
Thomas Clay : Si ce montant est avéré, on peut dire qu'il est rarement atteint dans les cas d'arbitrages internes, surtout pour une affaire qui n'apparaît, de prime abord, ni extraordinairement longue, ni extraordinairement complexe. On trouve en revanche de telles rémunérations dans les arbitrages internationaux.
www.lemonde.fr/societe/ar...
En clair :
Trois arbitres ont décidé que les contribuables français devraient verser 285 millions d’euros à Bernard Tapie.
Ces trois arbitres sont :
1- Pierre Estoup, ancien président de la Cour d’Appel de Versailles.
2- Pierre Mazeaud, ancien ministre et ancien député, proche de Jacques Chirac.
3- Jean-Denis Bredin, ancien vice-président du Mouvement des Radicaux de Gauche, le parti politique auquel appartenait Bernard Tapie !
Ces trois arbitres seront payés 300 000 euros chacun.
Coût total pour les contribuables français : 286 millions d’euros.
C’est le scandale politique de l’année 2008.
Outre le fait que chaque fois que l'on privatise un secteur, on dépouille les citoyens de leur bien collectif, payé par eux de génération en génération, on leur inflige la double peine, puisqu'ils doivent payer pour l'usage qu'ils en font. Les sociétés qui tirent profit des autoroutes sont plus préoccupées de leurs dividendes que de l'intérêt des usagers. Qu'est devenu le projet d'éclairage de centaines de km pour améliorer la sécurité? Mais pour revenir aux propos de mr Dupont-Aignan, le ministère concerné devrait être le premier à évoquer les tarifs autoroutiers, chers et souvent abusifs (ne parle-t-on pas de "moduler" les tarifs?").Va-t-on comme à la SNCF, payer différemment selon la fréquentation, l'affluence, le jour?
En "hauts lieux" on est très très pressé de s'en mettre plein les fouilles.
Et oui un des effet pervers de la compression des délais entre les elections crée l'Urgence!
Auparavent on prenait le temps de dénaturer l"entreprise et de la mettre en faillite, sociale avec l'aval des syndicats ou financiere avant de s'en débarrasser au prix de la friche . Au moins on sauvait les apparences.
Friche qui "au miracle!" devenait beneficiaire a peine entre les mains du predateur "moins disant".(chantiers de l'Atlantique entre autres sans parler des tapie...)
Aujourd'hui plus le temps tout et tout de suite, bling bling!
Encore a venir La poste (projet de socité anonyme), l'energie nucléaire (les incidents actuels me semble opportuns) , a vous de developper et dieu sais qu'il y a encore a vendre et les prédateurs ne manquent pas...
Je reviens a l'avenir que restera-t'il aprés cette grande braderie ?
Plus d'arrogance des potantas crées de toute piece, et quel sera la capacité au pouvoir face a des groupes dont le C.A. sera supérieur voire intouchable par un état moribond.
En bref Nous n'avons que le choix de baisser la tête, et attendre ...si j'en veux a notre actuel "camembert qui pue et sa cloche " (président) c'est d'avoir usurpé cet espoir, espoir d'avenir.
La même réflexion peut être faite avec la SNCF.
Quand on demande à cette dernière pourquoi ses recettes augmentent beaucoup plus vite que le nombre de passagers c'est parce que les clients fréquentent plus la première classe !!!. Un peu court. De même la Nième réforme du frêt porte déjà ses fruits avec une nouvelle baisse au deuxième trimestre.
Tout cela alors que le train connait, grâce à l'envolée du prix de l'essence (et des péages!) un environnement économique historiquement exceptionnel. Ou sont les contrôles (Commission d'enquête parlementaire, maintenant que le parlement à tellement plus de pouvoirs) ?
Enfin, il est à noter que la commission européenne envisage de rappeler à l'ordre 24 des 25 pays ayant un réseau ferroviaire (pas de chemin de fer à Chypre et à Malte) pour non respect de la directive sur la séparation des activités d'exploitation et de possession des réseaux, alors que l'ensemble des états membres avaient marqués leurs désaccord sur cette directive. (source: La Vie du Rail)
Extraordinaire : la CE a raison contre la quasi totalité des Etats !
Pourquoi insister dans une direction qui ne marche pas ?
Pourquoi tous les média continuent à prétendre que la CE ne fait que ce qui lui est demandé ? Les exemples contraires se multiplient!
Pourquoi tous ceux qui ont prétendu combattre l'idéologie communiste éprouvent le besoin d'appliquer la doctrine la plus proche, celle de l'ultralibéralisme qui, en plus, est moins morale puisqu'elle préfère la possession des biens d'utilité générale par une oligarchie plutôt que par l'Etat ? Si encore la concurrence était maintenue!
Je suis tombé sur cette initiative de la part de cette fameuse Société Civile qui bouge, initiative tout à fait louable et intéressante je trouve.
www.renovation-democratiq...
extrait de la page d'accueil :
Vous avez cinq minutes ?
RÉFORME DES INSTITUTIONS : EXIGEONS UN DÉBAT NATIONAL ET UN RÉFÉRENDUM !
Lancé avant les échéances électorales de 2007, Rénovation-démocratique s’est fixé pour objectif de soutenir et d’amplifier les propositions allant dans le sens d’une rénovation de notre démocratie. Ainsi, lors de la campagne, nous sommes nous engagés aux côtés des candidats qui annonçaient dans leur programme la mise en œuvre d’une profonde refondation de nos institutions et, plus globalement, d'un changement de République.
En mai 2007, Nicolas Sarkozy a été élu. Si pendant sa campagne électorale, le candidat UMP a rappelé son attachement à la Ve République, il a confié à Édouard Balladur l’animation d’un comité chargé de la «modernisation des institutions».
Cette instance a rendu ses conclusions que nous avons analysées fin 2007 et, le 12 décembre, Nicolas Sarkozy a adressé à François Fillon une lettre d'orientation pour les mettre en œuvre… ou pas. Mi-mars, le Premier ministre a soumis au Conseil d’État un avant-projet de réforme qui passera prochainement devant l’Assemblée nationale.
Il ressort de cet avant-projet que la principale proposition du comité Balladur : «l’interdiction du cumul des mandats, la SEULE MESURE qui corresponde aux exigences d’une démocratie parlementaire moderne» a été purement et simplement abandonnée.
Par ailleurs, cet avant-projet n’envisage pas d’accorder un droit de représentation à l’Assemblée nationale à toutes les forces politiques du pays. Ainsi, 30 à 40% de nos Concitoyennes et Concitoyens sont sous représentés ou pas du tout représentés à l’Assemblée. Dans ce contexte de DÉNI DE DÉMOCRATIE, ne nous étonnons pas de voir croître, scrutin après scrutin, l’abstention (malgré un court répit à l’occasion des dernières Présidentielles).
Nous déplorons ici que le Peuple soit totalement exclu des débats portant sur cette réforme qui devrait être adoptée par le Congrès (c’est-à-dire par les trois cinquièmes des députés et sénateurs). Le seul à être en mesure de s’opposer à cette ratification est François Hollande, aussi surnommé Super Cumulard, en qualité de maire de Tulle, de Président du Conseil général de la Corrèze, de député, de Premier secrétaire du PS… Nous sommes bien défendus !
Rénovation-démocratique exige l’organisation d’un débat national, puis d’un référendum portant sur cette réforme des institutions qui concerne toutes les Françaises et tous les Français.
Nous invitons nos lectrices et lecteurs à copier cet édito et à le diffuser largement, afin que nos Concitoyennes et Concitoyens se saisissent enfin d’un sujet fondamental, celui du fonctionnement de notre Démocratie.
PS : Rénovation-démocratique est édité par APNÉE, l’association éditrice du site Actuchomage.
C’est fou ce qu’il peut se passer comme choses très importantes cet été quand même pendant que les français sont ailleurs!
Celle ci aussi :
www.lemonde.fr/economie/a...
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Le conseil municipal de Chevaigne, républicain avant tout, qui a refusé de nommer des délégués au Sénat :
“Nous ne recherchons pas la publicité mais si notre acte peut entrainer à la réflexion dans un cercle plus large que la commune nous nous en féliciterons.
<B>Les institutions ne devraient pas appartenir aux partis politiques. En tous cas il nous paraît impossible qu’ils les réforme sérieusement puisqu’ils en vivent.</B>
contribution personnelle qui n’engage pas mes collègues.”
<B>La conclusion évidente est : il faut réformer en profondeur les institutions, et que ce NE SOIENT PAS les politiques professionnels qui le fassent eux mêmes, mais des constituants différents désignés selon des modalités à définir démocratiquement et qui ne soient désignés QUE POUR cette tâche.
Tout part de là, et notamment cette plaie ouverte qu’est le manque actuel de représentativité populaire de la part des soi-disantes élites élues, et donc le manque de défense des intérêts du plus grand nombre.</B>
"Un changement de statut de la Poste est prévu en 2009, accompagné d’une privatisation partielle du capital. Ce projet se situe dans la logique d’un démantèlement du service public, voulu par les institutions européennes et le futur Accord général sur le commerce des services (AGCS), négocié au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC)."
solidariteetprogres.org/a...
et comme l'impudeur n'a pas de limite, un petit communiqué :
PARIS (Dow Jones)--Les sociétés autoroutières souhaitent obtenir un allongement de la durée de leurs concessions pour compenser les limitations de tarifs susceptibles de leur être imposées par l'Etat, rapporte jeudi Les Echos en citant les cas de Sanef, du groupe Abertis (ABE.MC), Cofiroute, filiale de Vinci (12548.FR) et APRR, filiale d'Eiffage (13045.FR).
Ces trois sociétés négocient depuis quelques semaines leur contrat de plan 2009-2013, indique le quotidien, en soulignant que l'Etat "est décidé à obtenir une sensible modération des hausses de prix aux péages".
En contrepartie, les sociétés concernées souhaiteraient voir la durée de leurs concessions allongée de quelques années afin de financer leurs investissements, ajoute Les Echos.
J'aimerais savoir de quelles limitations il s'agit !
J'aimerais savoir aussi quelles limitations, et également quels investissements, vu que le réseau autoroutier est terminé depuis longtemps et que de toute façon, l'adossement est interdit.
Le réseau autoroutier est peut-être terminé, mais il faut l'entretenir, sans quoi il serait vite dégradé (ceci dit, nombreuses sont les routes qui le sont).
Je me demande simplement pourquoi en France, on n'adopterait pas un système de vignette autoroutière comme en Suisse ou en Autriche.
S'il ne s'agissait que d'entretenir les routes, les hausses exorbitantes des péages ne seraient pas justifiées.
Le coeur du problème est les deux grands partis ne représentent plus les intérêts et la voix de la très grande majorité des français.
Ceci n’est pas un détail, car ce pourrissement général de la République est ce qui permet le passage de lois indignes concernant le TEMPS DE TRAVAIL ou le TRAITE DE LISBONNE, ou cette gestion privatisée des autoroutes, entre autre!
Il faut que les personnes engagées pour que les choses changent dans ce pays soutiennent l’idée d’un <B>ASSEMBLEE CONSTITUANTE PROVISOIRE</B> dont le but serait de rédiger une Constitution qui redonne le contrôle aux français sur les institutions politiques.
Seulement de cette manière des lois qui ne servent qu’un petit nombre d’intérêts privés ne pourront plus passer.
<B>Les membres de cette assemblée ne peuvent pas être ceux qui vivent directement de la politique, car ils ont tout intérêt à ce que rien ne change dans ce qui est devenu un République confisquée. </B>
Clair, non?!
Le 30 mars 2008, sur le site Le Monde.fr, le commissaire européen Peter Mandelson expliquait qu’il était un partisan du libre-échange mondial généralisé. Peter Mandelson prononçait cette phrase historique : « Je défendrai le libre-échange ici jusqu'à mon dernier souffle ». Peter Mandelson n’est pas élu au suffrage universel. Aujourd’hui, pour le meilleur et surtout pour le pire, Peter Mandelson incarne l’aristocratie européenne.
www.lemonde.fr/opinions/a...
Nicolas Sarkozy, lui, est contre le libre-échange. Nicolas Sarkozy, lui, est élu au suffrage universel. Aujourd’hui, pour le meilleur et surtout pour le pire, Nicolas Sarkozy incarne la démocratie française.
Lisez cet article :
Organisation Mondiale du Commerce (OMC) : Sarkozy menace d'un veto, Mandelson réplique aussitôt.
Nicolas Sarkozy a affirmé, jeudi 24 juillet, que la France ne signerait pas en l'état l'accord en discussion à l'OMC à Genève, suscitant une mise au point immédiate du commissaire européen Peter Mandelson. Ce dernier a rappelé au président français que c'était lui qui négociait, et non la présidence française de l'UE, au nom de tous les Etats membres.
"A l'OMC, cet accord qui est sur la table, s'il n'est pas modifié, nous ne le signerons pas", a déclaré Nicolas Sarkozy lors d'une réunion avec des restaurateurs à Batz-sur-Mer, en Loire-Atlantique.
Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne, évoquait les difficiles négociations commencées lundi à Genève entre les sept grands acteurs de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Le commissaire européen au commerce, Peter Mandelson, a rapidement répondu au président français, avec lequel il entretient des relations notoirement tendues. "La Commission Européenne est chargée de négocier ici à l'OMC au nom de tous les Etats membres", a-t-il dit aux journalistes, ajoutant : "Nous continuerons ainsi sur la base du mandat que nous avons."
www.lemonde.fr/economie/a...
Une remarque supplémentaire pour montrer le côté néfaste de la privatisation des autoroutes.
Depuis quelques mois, de nombreuses petites sorties d'autoroutes n'ont plus du tout de personnel. En plus de mettre des personnes au chomage, cette mesure apporte bien des désagréments aux usagers.
L'automobiliste est obligé de payer par carte bancaire. Que fait on si on n'a pas de carte bancaire ?
Il est possible, parait-il, de payer aussi en liquide mais je n'ai jamais vu les distributeurs.
La semaine dernière, devant moi, sur l'A16 dans la Somme des personnes agées avaient égaré le ticket. IL faut alors appeler des préposés d'un gros péage situés à plusieurs kilomètres.
Il est plus que temps que l'état rejoue son role de service public, mais pour cela il faudra attendre au moins quatre ans. Dans quel état sera la France d'ici là ?
Le réseau d'autoroutes restera inachevé parce c'est le bon plaisir de Sarkoléon, entériné lors de la mascarade de Grenelle. Avec cette situation nouvelle il n'est plus nécessaire que les société d'autoroutes investissent autant et les tarifs pourraient baisser. La proposition d'une vignette calquée sur la Suisse ou l'Autriche me semble très judicieuse.
Etat pas état c'est l'europe qui commande. Le prochain voyage c'est les couvertures sociales qui vont être attaquées juste après les mutuelles qui sont actuellement dans le collimateur.
Tant que nous serons dans cette europe rien de positif n'en sortira et le pire est encore devant nous.
dlrcomminges.jimdo.com/
moi je fais grève des autoroutes, je prends que les nationales ! c'est plus cool ,en roulant modérément et en étant pas pressé, ça reviens en fait moins cher ! ( à condition quand même d'avoir un GPS )
Dans notre série " Intérêts particuliers contre l'intérêt général ", vendredi 25 juillet, dans Le Monde.fr, François Bayrou écrit un article exceptionnel. Quoi que l’on pense de François Bayrou, il faut lire cet article :
www.lemonde.fr/politique/...
LA PRIVATISATION DE LA REPUBLIQUE.
Pourquoi le PS et l’UMP, pour ne parler que de ces deux là, sont devenus des abhérations politiques, de simples appareils totalement verrouillés et corrompus pour reproduire la même chose depuis 30 ans : la confiscation de la Représentativité républicaine par un groupuscule de bons amis de gauche et de droite assez largement incompétents d’ailleurs car coupés du réel.
Rappel :
www.monde-diplomatique.fr...
En effet, dans tous les cas, la réalité sociale est gommée au profit d’un jeu de représentation qui évite les questions de fond. Le partage des richesses ou les conflits sociaux disparaissent des échanges politiques. En fait, c’est l’espace politique lui-même qui se désintègre. D’un côté, la mondialisation comme la construction européenne amoindrissent le pouvoir des élus nationaux ; de l’autre, les institutions de la Ve République cooptent au sommet de l’Etat une caste de personnalités qui pensent à peu près la même chose sur nombre de questions essentielles.
« On n’imagine pas, estime André Bellon, ancien président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, le nombre d’élus et de cadres militants qui, découragés, ont abandonné la vie politique depuis vingt-cinq ans, ou qui ont été éliminés par leur parti parce qu’ils ne rentraient plus dans le cadre. »
(suite)
Pourquoi largement incompétents ces confiscateurs de République et de Démocratie?
Car coupés de la réalité de la Cité, tout simplement!
Il faut mettre fin à la professionnalisation des politiques, et ceci devrait être un des points centraux d’une nouvelle Constitution non définie par ceux qui vivent aux dépends de la République, c’est à dire la classe politique actuelle.
A combien sera chiffré le pretium doloris du citoyen lambda, le cochon de contribuable, vache à lait par excellence et tête de veau par recette ?
L' "Affaire" du Crédit Lyonnais avait déjà un coût : 6000 Francs par foyer fiscal pendant un siècle .... une bagatelle ...
de quoi donner des remords de fleuve au perchoir d'une certaine lavandière ...
pendant que le rmiste se voit retiré du montant de son RMI (447,91 € pour une personne seule jusqu'au 31/12/08) une déduction, un forfait de 53,75 € si vous n'avez plus de charges de logement !
Ca veut dire qu'une personne, dans la rue, sans domicile fixe, se voit retirer de son RMI mensuellement un forfait de 53,75 € parce que, "justement" elle n'a pas de logement.
C'est "ça" la justice française, l'équité, l'égalité ? Les valeurs de la République sont bafouées, piétinées avec une insolence pesante, écoeurante jusqu'à la lie qui m'insupporte de plus en plus, jusqu'au moment ou ...
Effrayant !
A cette bagatelle il convient de rajouter les 400 millions d'euros tombés dans l'escarcelle de Bernard Tapie.
Un gouffre incommensurable pour les contribuables pas pour Bernard Tapie, gauchiste par snobisme, qui pourra assurer la "subsistance" de plusieurs générations.
Pendant ce temps là, le gouvernement nous claironne que le budget de l'état est soi disant en déficit.
Rien ne va plus, c'est le marasme ...
Les débats "de fond", les idées politiques, le dessein politique n'existent plus, c'est pourquoi l'Europe telle qu'elle nous donne l'impression d'exister, nous amène droit dans le mur.
L'Europe, elle est sur pilotage automatique et la France aussi.
Montesquieu, un internaute, parlait de l'Europe comme un ectoplasme (j'ai bien aimé la définition et le despote non éclairé) et ça définit très clairement ce qu'est l'europe que nous condamnons, une europe de technocrates et de banquiers qui sont des gestionnaires, des administrateurs, une captation de privilégiés qui ne se mesure pas seulement en monnaie sonnante et trébuchante (dumpings économiques, dont dumping social puis, à venir, dumping sur l'agriculture en forçant les agriculteurs, les paysans à racheter leurs semences à coup de brevets) dont l'augmentation du coût actuel des céréalesl, en vue d'un dumping - agricole et énergétique -, est le prémisce et l'Arche verte construite en Arctique (il me semble), une banque de céréales ...
mais qui ont réalisés un hold-up sur la matière grise, ce qui est le pire, des succubes qui nous pompent le cosmogol afin de nous abêtir et de mieux contrôler les populations.
La réforme la plus urgente à faire était et est, non pas la réforme de l'appareil institutionnel, mais la réforme des idées ramenant le débat, le politique sur le devant de la scène, encore faut il qu'il y ait véritablement la volonté a-politique de réformer les idées.
Les débats sont excamotés parce que l'idée d'avoir des idées est devenue un dumping sur la matière grise. C'est le plus terrible parce que cette idée procède à l'anéantissement de la valeur humaine, en ramenant l'Homme à un fonctionnement. L'Homme fonctionne ou devra fonctionner et ne pas ou plus réfléchir. La réflexion "les élites" s'en chargent ...
d'ailleurs on a bien vu ce type de réflexion dans la ratification par voie parlementaire, les politichiens s'abritant derrière cette idée ô combien révélatrice, pour confisquer le débat d'idée au peuple, le peuple n'est pas assez "intelligent" pour se prononcer par référendum, donc nous ous prononçons à sa place.
De ce fait, les "élites" se placent en position de décider ce qui est bon pour le peuple et confisque au passage l'idée même de la démocratie.
Il faut faire la révolution des idées, il faut qu'ensemble nous ramenions le débat et les idées dans la politique, un pavé dans la mare qui aura plus d'impact qu'un pavé dans la rue ...
Tout est fait pour que nous soyions divisibles, à commencer par l'esprit de la nation française dans sa constitution, il nous faut, pour résister, au contraire être indivisibles sur des idées partagées et qui sont les valeurs de la République Française.
Bonsoir, j'ai écouté votre intervention aujourd'hui 16/08 sur Europe 1 à 12h30 au sujet des tarifs des autoroutes; je crois vous ne maitrisez pas complètement le sujet ;les stés d'autoroutes sont liées par un contrat de plan qui oblige aux concessionnaires un volume d'investissements en contre partie de l'assurance d'augmentations de tarifs (-0.2 point de l'inflation officielle). Vous ne pourrez donc pas obtenir le blocage de ceux ci pendant un an ; il faudra même s'attendre à de très fortes hausses l'année prochaine ; ces augmentations de tarifs sont par ailleurs présentés et validés par la DGCCRF : comme les stés n'acceptent pas la menue monnaie les prix sont arrondis ce qui provoquent des disparités normalement lissées dans le temps. Mais il ne faut pas se faire d'illusion si ces sociétés à force de "lobiing" auprès de Mr Sakozy alors ministre de l'économie ont obtenu à bas prix les concessions c'est pour faire de très bonnes affaires (Mr Zakarias n'a t il pas demandé le versement d'une prime de 8 millions d'euros à la signature du contrat de concession entre Vinci et ASF ?); Aujourd'hui les investissements sont regardés à la loupe, tout ce qui n'entre pas dans le contrat est rejeté.
Par ailleurs, comme souvent vous ne vous préoccupez que des tarifs aux usagers de l'autoroute mais l'impact social de cette privatisation n'est jamais évoqué : savez vous que tous les Directeurs d'ASF ont été poussés vers la sortie avec de très gros chèques en compensation , que tous les personnels de 57 ans ont été convoqués à la DRH pour trouver une solution équilibrée pour un départ; et aujourd'hui 2 ans après, la purge continue mais pas au même tarif que les Directeurs : on pousse les gens à la faute pour des licenciements secs ......
Autre point les dividendes qui assuraient une manne financière pour le budget de l'état (à l'origine pour l'entretien des routes) : si Vinci a payé 9 milliards sa concession pour ASF , il s'est déjà remboursé (en même pas 3 ans) de 4 milliards d'euros en perception de dividendes : il a transféré l'endettement de son achat sur la société achetée (c'est fort ça , intérêt fiscal s'en doute), Vinci perçoit 500 millions d'euros de dividendes annuels : autant d'argent qui ne rentre plus dans les caisses de l'état. Les gouvernements ne pourront plus faire machine arrière, même les actions que vous avez annoncées ne serviront à rien, le Président de la République a vendu les bijoux de famille et les autoroutes resteront à jamais payantes (et même bientôt les voies urbaines) c'est désolant mais c'est le libéralisme à outrance (cf privatisation de GDF) , le seul schéma qui compte est celui des USA qui a mon sens et loin d'être le meilleur.
Sincères salutations ; Au plaisir
Vous avez parfaitement raison de demander un ajournement de la hausse des tarifs autoroutiers. Les hausses successives que les sociétés ont réalisées en 4 ans dépassent la hausse qui leur était autorisée sur la durée du contrat d'entreprise de 5 ans. C'est en contournant les règles, comme l'a démontré la Cour des Comptes, qu'elles ont pu réaliser cette surtaxation. Mais le Gouvernement n'a pas le courage de mettre en cause ces pratiques. Au contraire, il déplace les quelques fonctionnaires qui avaient osé les dénoncer et essayer de les rectifier (voir le précédent Directeur des Routes).
Outre ces augmentations tarifaires abusives, les sociétés d'autoroutes, par l'automatisation des péages, suppriment des emplois par centaines et bénéficient de l'effet d'aubaine des réductions des remises tarifaires accordées au poids lourds, imposées par la Communauté Européenne (Directive Eurovignette). Ces gains de productivité et ces augmentations de recettes se chiffrent en centaines de millions d'euros dont ni les usagers, ni l'Etat ne bénéficient. Seuls les actionnaires en tirent largement profit.
Comble de tout: au moment de la privatisation, un certain groupe de BTP avait fait miroîter la création de plusieurs centaines d'emplois (600 chez APRR) s'il bénéficiait de la cession de la société. Deux ans plus tard, c'est 300 emplois qui ont été supprimés sans que cela ne fasse sourciller le cédant.
Il serait temps que l'Etat et les Parlementaires prennent l'initiative de demander à la tutelle de jouer son rôle de pilotage et de contrôlle du secteur autoroutier et de réorienter ses finances, surtout quand elles ont été prélevées ou gagnées indûment.
Leur silence devient complicité.
Sincères Salutations et bon courage