Il est en effet de tradition à chaque débat, lors de l’examen de chaque projet de loi, de réserver aux députés non-inscrits cinq minutes de temps de parole (à charge pour eux de se les partager). Cinq minutes, c’est peu, mais c’est ce qui a tout de même permis, par exemple lors de la déclaration de politique générale du gouvernement Fillon, à François Bayrou comme à moi-même, de nous exprimer sur les sujets importants. Or, aujourd’hui, même ces cinq minutes sont insupportables à ceux qui nous gouvernent…

Ainsi, il y a deux jours, est tombée cette décision-couperet, qui est d’autant plus choquante qu’elle s’applique à un débat (précédant un vote) sur la poursuite d’une action de guerre de notre armée hors de ses frontières. Choquante, mais aussi contreproductive pour les dirigeants de la majorité et le gouvernement qui, à propos d’une guerre de plus en plus contestée dans l’opinion publique, auraient eu tout intérêt à ouvrir en grand les portes et les fenêtres du Parlement, à laisser s’exprimer le plus grand nombre possible des sensibilités représentées dans l’hémicycle…

Sur les deux sujets de l’Europe et de la politique étrangère, où l’importance des enjeux et des défis n’est plus à démontrer, on entend ainsi restreindre la vocation représentative et délibérative du temple de notre République, l’Assemblée nationale. Quel gigantesque paradoxe, qui constitue à l’évidence le symptôme le plus visible de la maladie de langueur qui fait dépérir, petit à petit, la démocratie française.

Mais puisque les médias ne sont pas (ou pas encore ?) aux ordres du pouvoir établi, j’ai envoyé aujourd’hui à la presse un communiqué (http://www.debout-la-republique.fr/DLR-s-invite-dans-le-debat.html) qui, je l’espère, rencontrera quelque écho et touchera ainsi le plus grand nombre de nos concitoyens.

Face à la tentation de la lassitude et du découragement, qui saisit parfois celles et ceux qui ne se résignent pas à laisser aller les choses à vau-l’eau, il est nécessaire de garder le cap et surtout d’imaginer et proposer les orientations qui permettraient à la France d’aller moins mal. Mercredi prochain, 24 septembre, je présenterai ainsi plusieurs mesures pour relancer l’économie française et la protéger le plus possible de la tempête financière mondiale.