« Deux peuples pour une même terre avec un Dieu de chaque côté ». J’ai toujours gardé en mémoire cette phrase de François Mitterrand qui résume la guerre tragique entre les Israéliens et les Palestiniens.

Il est vrai que depuis soixante ans, d’escalades en blocus, on semble remettre toujours au lendemain – et sans trop d’illusions – un espoir de paix durable.

La question qui se pose après l’embrasement de ces derniers jours est la suivante : Israël devait-il répondre de manière si disproportionnée à la provocation du Hamas ?

Il est probable que par cette opération, l’Etat hébreu ne gagne qu’à court terme, car il est sûr que rapidement, son offensive aidera le Hamas à développer son emprise sur l’ensemble de la population palestinienne, pourtant plus sceptique qu’on ne le croit à l’égard des extrémistes.

Quant à la timidité de la réaction française, elle ne rend service ni aux Israéliens, ni aux Palestiniens. Là aussi on a l’impression que le manque de courage politique et diplomatique fera, à terme, un peu plus le jeu des islamistes radicaux comme des jusque-boutistes israéliens. Quel dommage, on est si loin du temps d’Yitzhak Rabin !

Mais il faudra bien reprendre le fil des négociations car il n’y aura jamais d’issue militaire définitive avec une telle disproportion démographique et sur un aussi petit territoire.

Une fois de plus, la France devrait rappeler la base des résolutions de l’ONU, le droit d’Israël à vivre en sécurité et en paix, le droit des Palestiniens d’avoir un Etat qui corresponde à leur peuple et à leur nation, un compromis enfin, sur Jérusalem qui appartient à l’humanité tout entière.