Comment le Président, si prompt à se déplacer au moindre fait divers, peut-il manquer à ce point de considération la plus élémentaire pour les Guadeloupéens et, au-delà, pour tous les habitants de la France d’outre-mer ? Le prétexte de la maîtrise des dépenses publiques est une fausse excuse, car il était tout à fait possible de redéployer les exonérations fiscales existantes, notamment celles pour l’immobilier privé, en faveur des entreprises, pour alléger les charges sociales.

De même, il est stupéfiant de voir le gouvernement si timide face à la compagnie pétrolière Total, qui bénéficie par sa filiale locale d’un monopole de distribution du carburant dans les métropoles d’Outre-mer. Il est tout à fait possible d’imposer à Total une péréquation minimum qui permettrait à tout le moins d’aligner dans les DOM le tarif de l’essence sur la Métropole, afin de donner un coup de pouce immédiat au pouvoir d’achat.

Si le Président et le gouvernement ne réagissent pas face à une telle crise, comment peuvent-ils demander aux Guadeloupéens et plus généralement à tous les habitants d’Outre-mer, de se sentir Français ?

Mais au fond, Nicolas Sarkozy et son gouvernement, aiment-ils l’Outre-mer ?

Quelle est leur vision, quels sont leurs projets pour cette partie de nous-mêmes ? Telle est la vraie question que l’on doit se poser. Il y a urgence, plus qu’urgence !