J’ai reçu ainsi hier un habitant de ma commune dont la maison est en adjudication car il n’a pas réglé quelques mensualités de 711 euros pour un prêt en fin de parcours. Il ne lui reste que 23 500 euros à payer, pourtant. Bien que disposant d’un revenu de 2 500 euros par mois et n'ayant aucun autre emprunt, il ne trouve pas d'établissement qui lui prête le solde. Le Crédit Agricole l’a traîné devant les tribunaux, sa maison est en vente le 8 avril !

Par ailleurs, il a été révélé mercredi que la Société générale avait décidé de verser quelques stock-options à ses dirigeants méritants, sans doute en récompense de leurs bons et loyaux services : quelque 70 000 titres à son président, 150 000 à son directeur général et 50 000 à ses deux directeurs généraux adjoints.

Les clients de la Société générale, qui se voient par exemple prélever des frais au-delà de quelques retraits mensuels hors distributeurs SG, même si leur banque n’a pas de distributeur à proximité de leur domicile, apprécieront.

Les contribuables, dont l’argent et la garantie ont été apportés à cette banque pour consolider sa position fragilisée par une stratégie inadéquate, apprécieront plus encore.

Sans parler, enfin, des grévistes d’hier, qui manifestent pour demander que l’Etat agisse davantage pour soutenir l’économie, notamment par le rétablissement du crédit des banques aux entreprises comme aux particuliers.

Bref, au lendemain de la grève générale, mieux vaut ne pas être client de la Société générale, contribuable et manifestant, au risque de trouver particulièrement salées ces 320 000 stock-options !