Il y a désormais urgence à prendre à bras le corps le problème : la présidence Sarkozy est en train de laisser s’évanouir les résultats incontestables obtenus par le Nicolas Sarkozy ministre de l’Intérieur lorsque Jacques Chirac était à l’Elysée !

Mais le gouvernement ne semble pas prendre la mesure des enjeux, laissant deux dérives très graves se développer.

Tout d’abord, comment ignorer la gestion de plus en plus comptable des effectifs des forces de l’ordre ? Ce sont plusieurs milliers de postes qui sont actuellement en train de disparaître, notamment par non-renouvellement de départs en retraite. Cela aggrave la distribution parfois très insatisfaisante des effectifs sur le terrain, comme j’ai moi-même souvent l’occasion de le rappeler au Préfet de l’Essonne, à propos du commissariat dont dépend la ville d’Yerres et où plusieurs postes restent désespérément non-pourvus…

Et puis, comment ne pas s’inquiéter de la fusion annoncée de la police et de la gendarmerie, qui pose une foule de problèmes nouveaux dont personne n’a besoin pour l’instant !

Sur ce plan, l’inertie relative de l’actuelle locataire de la place Beauvau, le sentiment qu’elle donne de ne pas défendre son ministère face à Bercy et Matignon comme avait pu le faire Nicolas Sarkozy, sont consternants.

Ensuite, il est évident que la politique pénitentiaire de la garde des Sceaux prend une tournure de plus en plus laxiste : par manque de moyens pour résorber la surpopulation carcérale ou par idéologie, Rachida Dati prévoit la création de dispenses d’emprisonnement pour les peines de prison inférieures à deux ans. A l’heure même où la petite délinquance est tentée par l’escalade de la violence, ces mesures de substitution à l’incarcération ne pourront que nourrir un sentiment d’impunité qui fait déjà des ravages.

Sur cette question, DLR a toujours plaidé pour la construction de centres éducatifs fermés et d’établissements nouveaux, permettant de ne pas mettre au contact les uns des autres les jeunes délinquants des criminels endurcis. Mais, hélas, la France dépense toujours deux fois moins par habitant que l’Allemagne et la Grande-Bretagne pour son système judiciaire et pénitentiaire !

Enfin, pour en revenir à l’embuscade de la Courneuve, il faut dire et répéter que l’ouverture des frontières de notre pays à l’espace Schengen a vu l’explosion de tous les trafics, notamment d’armes de guerre en provenance, par exemple, de l’ex-Yougoslavie. Une raison supplémentaire de rétablir ces contrôles, tant que les frontières extérieures de l’UE ne seront pas suffisamment sûres.

Cette mesure est l’une de celles défendues par les listes de Debout le République pour l’élection européenne du 7 juin. Une raison supplémentaire de leur apporter un maximum de soutien !